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Ruée vers les auto-écoles avant la restriction du CPF

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Ruée inscriptions CPF auto-écoles

Après le rejet des motions de censure déposées par le RN et par LFI, le projet de loi de finances a été définitivement adopté hier, lundi 2 février, par l’Assemblée nationale. Sauf surprise lors du passage devant le Conseil constitutionnel, sa promulgation interviendra dans les prochains jours. Et avec elle, une mesure très redoutée : la limitation du recours au CPF pour le financement du permis de conduire, désormais réservé aux seuls demandeurs d’emploi.

L’annonce de cette mesure, il y a 8 jours, n’a pas tardé à produire ses effets. Dans les heures qui ont suivi, les auto-écoles proposant le CPF ont constaté une vague d’inscriptions d’une ampleur inédite. Un phénomène, largement relayée par les médias grand public. TF1 évoque des « ventes de panique », Le Figaro parle d’une « ruée vers les auto-écoles », tandis que France Info écrit que « les auto-écoles font le plein ».

Plusieurs mois d’inscriptions… en quelques jours

Sur le terrain, les chiffres donnent le tournis. À Paris, Sabrina Abizid (ECF Faidherbe, 12ème arrondissement) résume la situation sans détour : « Ce que l’on fait sur deux mois environ, là on l’a fait sur une semaine ». Même constat dans le 15ème arrondissement, où Alexandra Maréchal annonce être passée de « deux ou trois dossiers CPF par mois » à « presque vingt en quatre jours ».

En province, le phénomène est tout aussi marqué. À Vernon (Eure), Matthieu Jouveau, gérant de l’auto-école Montlhéry, confirme avoir « reçu beaucoup d’appels » et observe un doublement de ses inscriptions hebdomadaires : « Au lieu de 10 à 12 inscriptions par semaine, on est à une vingtaine ».

Dernière ligne droite avant la fermeture du robinet

Pour de nombreux candidats, l’objectif est clair : s’inscrire avant qu’il ne soit trop tard. Il resterait encore une petite dizaine de jours pour bénéficier du CPF, la mesure n’entrant vraisemblablement pas en vigueur avant la mi-février.

Pour capter ces inscriptions de dernière minute, certaines auto-écoles sont même restées ouvertes le dimanche pour absorber l’afflux. D’autres structures adaptent leur discours commercial et proposent des contrats de formation valables jusqu’à 24 mois, une durée inhabituelle en auto-école — mais parfaitement conforme au contrat-type.

Gérer la hausse d’inscriptions et anticiper la baisse

Si cet afflux massif d’élèves a de quoi rassurer à court terme, il soulève aussi de sérieuses interrogations pour la suite. Difficile, pour les gérants, de ne pas y voir un air de déjà-vu. La situation rappelle en effet la fin 2020 et la période post-déconfinement : avec une explosion des inscriptions pendant 2 ans, puis pénurie d’enseignants et une forte tension sur les places d’examen… jusqu’à aujourd’hui.

Le défi sera donc double : absorber une hausse brutale mais temporaire, tout en anticipant une probable baisse des inscriptions dans les mois à venir. Un exercice délicat, en particulier pour les petites structures, souvent moins flexibles en termes de ressources humaines et de trésorerie.

Car après la ruée, l’inquiétude pointe déjà. « Nous nous attendons à une baisse d’activité », confie Mathieu Jouveau, rappelant que « 15 à 20 % » de ses inscriptions étaient jusqu’ici financées via le CPF. Il anticipe une contraction d’au moins 10 % de son chiffre d’affaires. Une crainte partagée par de nombreux professionnels. Selon la Dares, le permis de conduire représente près d’un quart des formations financées par le CPF. De quoi expliquer les alertes lancées par la profession : « Les fermetures constituent un risque réel », prévient le président national de l’Unic, Benjamin Panis.

Et pour l’État, l’opération est-elle vraiment rentable ?

Officiellement, la restriction du CPF vise à réaliser des économies. Mais cet objectif sera-t-il atteint ? On peut légitimement en douter… Avec cette ruée, certaines auto-écoles auront encaissé en deux semaines l’équivalent de trois à huit mois de « chiffre d’affaires CPF ». Autant dire que les économies attendues en 2026 pourraient être… relativement modestes.
Autre effet collatéral possible : la fin du CPF pourrait encourager un retour aux paiements en espèces — et, parfois, à des pratiques moins déclarées. Ce que l’État économisera d’un côté pourrait ainsi se perdre de l’autre, notamment en recettes de TVA.

Enfin, et sans trop de surprises, les structures ayant développé des pratiques abusives autour du CPF ont déjà commencé à s’organiser pour contourner les futures restrictions. Par esprit de responsabilité (et pour éviter de donner de mauvaises idées), nous n’entrerons pas ici dans les détails.

Préparer l’avenir

Si, à court terme, il semble improbable que le gouvernement revienne sur une loi qui vient d’être votée, les auto-écoles et leurs représentants gardent un rôle à jouer. À elles de convaincre le gouvernement et le Ministère du Travail de la pertinence d’un outil tel que le CPF pour financer le permis de conduire. Est-ce que de nouvelles règles doivent être mises en place pour empêcher les dérives ? Peut-être. Est-ce qu’il faut imaginer un autre type de financement pour le permis de conduire ?  C’est ce qu’avait proposé l’Unidec en 2023 et son président d’alors, Bruno Garancher, avec le Compte personnel de Mobilité (CPM). Toutes les idées sont les bienvenues…


Avocat en droit routier : kesako ?

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avocat droit routier

En 2024, plus de 27,6 millions d’infractions ont été constatées en France, dont 1,1 million de délits sérieux, tels que la conduite sans assurance ou sans permis. Pour les conducteurs, ces situations fragilisent les acquis et la crédibilité. L’aide d’un avocat en droit routier s’avère nécessaire, car il assure la défense des droits des conducteurs. Son action garantit des procédures justes et une approche claire face aux sanctions.

Défendre les conducteurs et leurs permis de conduire

Un avocat en permis de conduire est un spécialiste qui intervient dès lors qu’un conducteur est confronté à une sanction menaçant son permis de conduire. Face aux juridictions compétentes, comme le tribunal de police ou le tribunal correctionnel, son expertise couvre :

  • les infractions ;
  • les délits routiers ;
  • les accidents.

Il négocie les peines ou l’aménagement de sanctions associées. Il analyse chaque dossier, identifie les failles procédurales et construit une défense adaptée. En avoir connaissance vous oriente rapidement vers une solution fiable en cas de nécessité.

Domaines d’intervention essentiels

L’action de l’avocat s’articule autour de plusieurs missions précises. Il conteste des infractions comme :

  • l’excès de vitesse ;
  • le franchissement de feu rouge ;
  • la conduite en état d’ivresse ou sous stupéfiants ;
  • le défaut d’assurance ;
  • l’absence ou l’invalidité de permis.

Il défend le permis face aux invalidations administratives comme la notification 48SI. De plus, il accompagne les victimes d’accidents dans leurs démarches d’indemnisation et négocie avec les compagnies d’assurance. Chaque intervention contribue à préserver la légitimité des sanctions et la sécurité des usagers.

Pourquoi les auto‑écoles sont directement concernées

La perte du permis de conduire affecte directement le fonctionnement de la structure. Lors des leçons de conduite, le moniteur est responsable des infractions commises, car l’apprenant n’est pas encore titulaire d’un permis de conduire. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 3 750 euros d’amende pour l’auto-école en cas de non-assurance et une mise en fourrière. L’avocat en droit routier est alors un allié pour maintenir la stabilité de la formation. L’accompagnement couvre aussi bien la défense des agréments préfectoraux que la gestion des litiges avec les élèves ou les infractions commises par les moniteurs.

Coûts et modalités pratique

Les honoraires varient selon la complexité du dossier. Comptez entre 120 et 300 euros hors taxes de l’heure. Certains avocats proposent des forfaits allant de 250 à plus de 3 000 euros.

Le coût dépend de la gravité de l’infraction et du temps consacré à la procédure. Il est recommandé de contacter un avocat dès la rétention du permis. Cette réactivité augmente les chances de succès et réduit les impacts financiers.

Impact stratégique sur la sécurité routière et la formation

L’action d’un avocat ne défend pas seulement l’individu. Elle contribue à la légitimité des sanctions et au respect des règles. Une défense juridique juste assure que chaque conducteur est jugé selon des procédures claires.

Cette dynamique renforce la perception selon laquelle les règles de sécurité routière ne sont pas arbitraires, mais structurées et appliquées équitablement. Pour une auto-école, cela crée un environnement au sein duquel les élèves sont mieux informés des conséquences d’un comportement à risque, ce qui améliore la culture de sécurité au sein de vos formations.

L’avocat en droit routier représente un soutien majeur pour tout conducteur confronté à une infraction ou à une suspension de permis. Son intervention permet de préserver la mobilité, de garantir une défense adaptée et de sécuriser l’avenir professionnel et personnel des automobilistes. Ces derniers peuvent ainsi agir rapidement en cas de sinistre ou de litige pour protéger leur droit à circuler et renforcer leur responsabilité face aux règles de sécurité routière.


Gérant d’auto-école : Comment trouver une alternative aux financements CPF ?

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Alors que le financement du permis de conduire par le CPF représente près de 25% des
entrées en formation CPF en 2023, le gouvernement a décidé de mettre un coup de frein à
ce type de financement.

Malgré la représentation très forte de cette formation au sein des formations financées par
le CPF, nous ne pensons pas que cela que l’impact sur les auto-écoles sera majeur.
En 2023, on recensait plus de 300 000 dossiers financés par le CPF, pour environ 13 000
auto-écoles en France soit en moyenne 25 dossiers par an par auto-école. Ce constat nous
oblige à penser qu’il n’existe pas de dépendance réelle des auto-écoles au financement par
le CPF.

Source : Dares, Ministère du Travail

Réflexion sur les moyens de financements nouveaux à proposer

Alors que le gouvernement a décidé de réduire la voilure de ce type de financement, ce qui
sur le principe ne nous choque pas plus que ça, comment justifier que le permis de conduire est une formation professionnelle essentielle à des salariés ayant, de fait, déjà un emploi ?

Cette nouvelle donne nous oblige à réfléchir à des méthodes de financement alternatives.
Nous constatons que les Français ont fait entrer dans leurs habitudes de paiement la
méthode que l’on appelle Buy Now Pay Later, ou encore paiement en plusieurs fois. Il est
temps, selon nous, que les auto écoles trouvent des partenaires adaptés (Alma, Klarna,
FLOA ?) pour proposer à leurs clients de financer leurs permis en 3, 4 fois ou carrément 12
ou 24 fois. Ce type de financement est certainement un des meilleurs vecteurs de croissance pour les auto-écoles qui seront les premières à l’adopter.

Pour rappel, le paiement en 3 ou 4 fois n’est pas considéré comme un crédit à la
consommation et de ce fait ne nécessite pas de vérifications complexes pour être octroyé (au même titre qu’un mini-prêt en 4 fois), ce type de paiement est proposé par Alma, Klarna ou Scalapay.

Le paiement en plus de 4 fois est plus complexe à mettre en place et nécessite d’être opéré
par un établissement ayant la qualité d’organisme de crédit comme Floa, Cofidis ou Cetelem.

Notre recommandation se tourne vers Floa qui propose à la fois des solutions de paiement
en 4 fois et en 12, 24 ou 36 fois. Nous ne doutons pas du fait que le marché est mature pour mettre en place ce mode de financement, et que ce financement compensera nettement la baisse à anticiper avec la fin du financement par le CPF.


Le financement CPF restreint aux demandeurs d’emploi : quel impact sur les auto-écoles ?

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Financement CPF permis demandeurs emploi

La nouvelle est tombée vendredi soir et elle a fait l’effet d’une douche froide pour de nombreuses auto-écoles. Le projet de loi de finance (PLF) 2026 voté par l’Assemblée nationale en application de l’article 49.3 de la Constitution prévoit d’une part de restreindre l’utilisation du CPF aux seuls demandeurs d’emploi (pour les catégories A et B) et d’autre part un plafonnement des sommes mobilisables (dont le montant sera défini ultérieurement par décret).

PermisMag vous propose des explications et une analyse de ce à quoi les auto-écoles doivent s’attendre dans les jours à venir.

Le permis de conduire, première formation financée par le CPF

Selon les chiffres de la Caisse des Dépôts, l’an dernier, les formations financées par le CPF ont représenté 2,38 milliards €, pour 1 338 000 dossiers financés. Plus de 22% de ces dossiers concernaient le permis de conduire, soit un peu moins de 300 000 dossiers. Cela signifie que 25% à 30% des candidats qui s’inscrivent en auto-école mobilisent (au moins en partie) leur compte personnel de formation.

La France connaît un déficit budgétaire structurel depuis 40 ans, aggravé ces dernières années par une succession de crises (crise de 2008, Covid-19, etc.). La note souveraine de la France a été dégradée par les trois grandes agences de notation et les finances publiques sont exsangues. Au pied du mur, le gouvernement a été contraint de faire des arbitrages et de trouver des sources d’économies dans ce PLF 2026.

Une charge trop importante pour les finances publiques

Un système structurellement déficitaire puisque contrairement à une idée reçue, les salariés ne cotisent pas à hauteur de ce qu’ils récupèrent sur leurs CPF. Le salaire moyen est de 32 800€ nets (42 000€ bruts) et le taux de cotisation est compris entre 0,55% (entreprises de moins de 11 salariés) et 1% (entreprises de plus de 11 salariés). Ce qui signifie qu’un salarié avec le salaire moyen cotise entre 231 et 432€ / an… mais un salarié au SMIC ne cotise que 121€ ou 220€ par an. Dans tous les cas, les cotisations ne permettent pas de couvrir les dépenses !

Fin 2025, lors de la première lecture du PLF 2016, les députés avaient choisi de ne pas toucher au financement du permis par le CPF. Ce sont les sénateurs qui ont décidé de voter un texte limitant le recours à ce financement aux demandeurs d’emploi.

Pour les sénateurs, le CPF a vocation à aider les gens à accéder à un emploi. Selon cette logique, rien ne justifie que la collectivité finance une formation au permis de conduire que le salarié peut autofinancer. On peut toujours arguer du fait que le permis est nécessaire pour évoluer vers un nouveau poste… mais de manière générale, le raisonnement des sénateurs est assez logique.

Les mesures précédentes restées sans effet

La volonté de l’Etat de faire des économies n’est pas nouvelle. Dès son lancement, le CPF a suscité un fort engouement et la convoitise d’organismes de formation plus ou moins honnêtes. Cela a contraint la Caisse des Dépôts à prendre différentes mesures pour tenter de limiter les abus : les mesures anti-démarchages, la connexion sécurisée avec l’Identité numérique de La Poste, le reste à charge de 100€, etc.

Ces mesures ont eu des effets, mais pas au niveau escompté. Les fraudeurs se sont adaptés et les dépenses liées au CPF ont continué à progresser chaque année.

Un double coup de rabot

Cette fois-ci, le gouvernement a décidé de frapper très fort… trop fort ! Il prévoit deux mesures :

  • le fait que seuls les demandeurs d’emploi puissent mobiliser leur CPF pour financer une formation au permis de conduire du groupe léger (les formations du groupe lourd ne sont pas concernées) ;
  • le plafonnement des sommes mobilisables pour ces mêmes formations au permis. Les plafonds de 800€ ou 1200€ avaient été évoqués dans la presse à l’été 2025. Le montant du plafonnement sera publié par décret.

Combiner les deux est difficilement compréhensible. Prenons l’exemple d’une personne en recherche d’emploi, elle souhaite opter pour un forfait avec 30 leçons de conduite à 1800€. Si le plafonnement est fixé à 800€, elle devra commencer par payer 1 000 euros de sa poche en début de formation. De nombreux chômeurs ne pourront pas le faire et renonceront à se former.

Les auto-écoles touchées à différents niveaux

L’impact de cette mesure sera très différent selon les auto-écoles.

L’impact sera nul pour environ la moitié des auto-écoles. Quelque 4 000 auto-écoles disposent du label d’Etat et environ 1 000 auto-écoles d’une certification Qualiopi privée. Cela signifie que 5000-6000 auto-écoles ne proposent pas le CPF et ne seront pas impactées.

Pour les auto-écoles qui proposent le CPF, l’impact sera différencié. Selon leur emplacement et les procédures commerciales mises en place, le financement CPF peut représenter entre 10% et 80% du chiffre d’affaires de l’auto-école. Il dépendra également du pourcentage de chômeurs dans leur clientèle.

Ces auto-écoles vont devoir prendre des décisions à court terme pour assurer leur survie.

Une responsabilité collective

En pareilles circonstances, il peut être tentant de rejeter la responsabilité sur le gouvernement et d’affirmer que les auto-écoles sont les « pauvres victimes » du pouvoir politique. La réalité est plus nuancée.

L’État est le premier responsable des limites du système et du déséquilibre des comptes publics. Il est responsable de ne pas avoir mieux encadré dès le début l’obtention du CPF. En laissant une grande liberté et en menant peu de contrôle, il a laissé les professionnels s’emparer de ce financement… à l’excès. Les « mesurettes » prises pour tenter d’encadrer le dérapage se sont révélées inutiles. Combien de déclarations sur l’honneur mensongères ont été signées avant des entrées en formation ? Combien de contrôles ont été menés sur la nécessité de passer le permis dans le cadre d’un parcours professionnel ?

Certaines auto-écoles sont également co-responsables de ce double coup de rabot. En voulant profiter à l’excès des financements CPF, elles ont contribué à « tuer la poule aux œufs d’or ». En gonflant les prix de manière démesurée, en acceptant le CPF des parents ou en faisant passer des formations moto à une époque où c’était interdit, en facturant les formations hors-taxe y compris après la clarification de la DGFIP, elles ont contribué à faire peser une charge excessive sur les finances publiques.

OP et plateformes condamnent d’une même voix

Fait assez rare pour être souligné, l’ensemble de la profession condamne la décision du gouvernement. Les organisations professionnelles représentant les auto-écoles de proximité. Benjamin Panis (Président de l’UNIC) évoque « un passage en force politique sur un sujet qui touche directement des millions d’actifs, de jeunes et de travailleurs modestes » et parle « d’une décision injuste, brutale et socialement régressive. »

Dans une vidéo postée sur Facebook, Lorenzo Lefebvre (vice-président de Mobilians), invite les jeunes travailleurs à mobiliser leurs droits CPF avant que la loi n’entre en vigueur dans quelques semaines et accuse le Premier Ministre d’« empêcher la mobilité des jeunes travailleurs ».

Du côté des plateformes, même son de cloche, Edouard Rudolf (En Voiture Simone et président de la FENAA) parle d’une « bombe sociale » et il ajoute sur France Info « arrêter du jour au lendemain un flux important de candidats, c’est aussi fragiliser économiquement toutes les auto-écoles de France ». On appréciera l’ironie d’une telle déclaration…

Les prochaines étapes

Le vote de l’Assemblée nationale est décisif, mais il ne s’agit là que de la première étape d’un parcours législatif qui devrait durer jusqu’à la mi-février. Date de promulgation de la loi. Le texte devra passer devant le Sénat et pourrait faire l’objet d’un examen par le Conseil Constitutionnel si un des partis d’opposition le saisit.

Les différentes échéances à venir ont été détaillées dans un article très clair, publié par La Tribune.

D’un point de vue technique, la mise en place devrait être rapide. MonCompteFormation est déjà interfacé avec France Travail puisqu’il applique un reste à charge à 0€ aux demandeurs d’emploi.

Quelles mesures adopter ?

Selon les chiffres de la Caisse des Dépôts, les demandeurs d’emploi représentent environ 30% des formations financées par le CPF. Les auto-écoles qui proposent des formations CPF doivent donc s’attendre à ce que la part de leur chiffre d’affaires réalisé via le CPF baisse de l’ordre de 70%.

La première mesure à adopter dès aujourd’hui est d’estimer l’impact de la loi sur sa structure afin d’établir un diagnostic. Une autre mesure à prendre à court terme est d’informer ses clients et prospects des restrictions à venir afin d’inscrire le maximum d’élèves avant la promulgation de la loi d’ici la mi-février.

À moyen terme, il convient de se prémunir d’une trop forte dépendance aux décisions du gouvernement. Une entreprise qui réalise 80% de son CA sur des fonds publics est, de facto, une entreprise dirigée par l’Etat. Pour cela, chaque auto-école doit veiller à :

  • diversifier le plus possible ses formations ;
  • diversifier les sources de financement (autofinancement, CPF, permis à 1€, aides locales et régionales, etc…)

Pour certaines structures, les mois qui vont venir vont être difficiles. Après des années fastes, une correction risque de s’opérer. Elle va réguler le marché. Elle va obliger les entreprises à repenser leurs méthodes, elle va les obliger à avoir plus de rigueur dans la gestion financière.

Certaines décisions seront dures à prendre (fermer une agence, se séparer d’un enseignant) mais elles seront nécessaires. Cela pourrait également être l’occasion de repenser ses méthodes pédagogiques, opter pour un simulateur de conduite, inciter les élèves à passer en boîte automatique, etc…

Les autres conséquences à prévoir

La baisse drastique du financement des formations au permis de conduire avec le CPF devrait avoir des effets en cascade. De nombreuses auto-écoles pourraient décider de ne pas renouveler leur certification Qualiopi privée ou leur label de qualité auto-école (qui reste néanmoins intéressant pour pouvoir proposer les formations passerelles). Ces certifications ont un coût qui se justifiait par la réalisation d’un chiffre d’affaires supplémentaire. Demain, ce coût sera peut-être excessif.

Nous avons dressé jusque là un tableau relativement pessimiste, il ne l’est pas totalement. En limitant l’appel d’air, créé par le CPF, le nombre de candidats au permis devrait reculer en 2026. Les problèmes de places d’examen devraient disparaître ou du moins diminuer dans les mois qui viennent.

De la même façon, moins de candidats signifient que moins de leçons devront être dispensées et que la tension sur le marché du travail devrait diminuer. Pour les écoles de conduite, cela signifie des salaires des enseignants revus à la baisse (pour les nouvelles embauches) et de meilleures marges.

Se mobiliser pour prévoir l’avenir

En l’état actuel des choses, une mobilisation des auto-écoles n’aurait pas de sens. Députés et sénateurs ne déferont pas dans les mois qui viennent un texte qu’ils viennent de voter.

Ceci étant dit, des élections présidentielles auront lieu en 2027. Il est de la responsabilité des écoles de conduite de sensibiliser les différents candidats pour qu’ils mettent le sujet du financement du permis dans leurs programmes électoraux. À nous tous de jouer !


Drivup annonce sa certification NF 525 et la sortie de Drivup V2

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Drivup v2 certification NF 525

L’éditeur du logiciel de gestion pour auto-écoles Drivup annonce l’obtention de la certification NF525 pour la version 2 de sa solution. Cette certification intervient dans un contexte réglementaire renforcé pour les logiciels de facturation et marque également le lancement d’une nouvelle version du logiciel, baptisée Drivup V2.

Une certification exigée par la loi de finances

La certification NF525 atteste que le logiciel respecte les obligations légales en matière de facturation, notamment concernant l’inaltérabilité, la sécurisation, la conservation et l’archivage des données. Ces exigences découlent de la loi de finances, qui impose aux éditeurs de logiciels de gestion et de facturation d’être certifiés.

Avec la loi de finances 2025, cette obligation est étendue : l’ensemble des éditeurs concernés devra être certifié avant le 1er septembre 2026. Dans ce cadre, Drivup indique avoir engagé plus de huit mois de travail pour mettre sa solution en conformité et obtenir la certification NF525.

Une refonte technique du logiciel

Selon l’éditeur, cette mise en conformité réglementaire s’est accompagnée d’une refonte en profondeur du logiciel. L’objectif affiché est de proposer une solution plus robuste et plus fiable, capable de répondre durablement aux besoins des professionnels de l’enseignement de la conduite.

Une partie importante du code source aurait notamment été réécrite à l’aide de technologies plus récentes, afin d’améliorer les performances générales de l’application.

Drivup V2 : une offre unifiée

Parallèlement à l’obtention de la certification, Drivup annonce une évolution de son offre avec le lancement de Drivup V2. Cette nouvelle version regroupe désormais Drivup GO et Drivup CONNECT au sein d’un produit unique, destiné à simplifier l’utilisation du logiciel et à proposer une expérience plus cohérente.

Nouvelles fonctionnalités et ergonomie revue

Drivup V2 intègre plusieurs évolutions fonctionnelles et ergonomiques, parmi lesquelles :

  • une nouvelle interface, annoncée comme plus moderne et mieux adaptée aux usages mobiles ;
  • un nouveau planning et un tableau de bord modulable ;
  • une gestion avancée des droits utilisateurs, permettant un paramétrage plus fin des accès au sein des équipes ;
  • une amélioration globale des performances du logiciel.

Un enjeu stratégique pour les éditeurs de logiciels

L’obtention de la certification NF525 représente un enjeu majeur pour les éditeurs de logiciels de gestion, y compris dans le secteur des auto-écoles. Au-delà de l’obligation réglementaire, cette certification vise à garantir aux professionnels que leur outil respecte les normes en vigueur et sécurise les données de facturation.

Avec Drivup V2, l’éditeur belfortain s’inscrit ainsi dans une dynamique d’anticipation des échéances légales, tout en faisant évoluer son offre logicielle.

Contacter Drivup

Vous souhaitez plus d’informations sur le logiciel Drivup, ses fonctionnalités, son tarif, etc. Vous avez la possibilité de demander une démonstration ou de contacter l’entreprise au 0 805 38 16 16.


Économie ou Écologie ? Le monde des auto-écoles choisi les 2 !

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Economie Ecologie Bonne année 2026

Avez-vous remarqué à quel point ces deux mots : Economie et Ecologie se ressemblent étrangement ?

On dirait deux sœurs jumelles :

  • qui commencent par ce beau préfixe éco qui signifie « maison »
  • qui se terminent par la même sonorité,
  • et qui ne diffèrent que par deux lettres.

Loin d’être une simple coïncidence, c’est une invitation à les penser ensemble !

Ces deux notions d’économie et d’écologie sont souvent perçues injustement comme opposées.

Alors qu’en réalité elles sont deux outils inséparables mis à notre disposition pour mieux organiser notre vie en société. Et cela s’applique en particulier à notre secteur d’activité des écoles de conduite.

Deux sciences, une même ambition :

L’économie et l’écologie sont des sciences !

A l’origine, elles ne sont ni des idéologies, ni des croyances, ni des politiques ni des modes. Les sciences économiques étudient comment nous pouvons produire, répartir et consommer nos ressources. Et l’écologie (science des relations entre les êtres vivants avec leur environnement) vient nous montrer comment la gestion de ces ressources peut préserver le vivant.

Et justement préserver le vivant : n’est-ce pas notre première mission dans notre secteur de l’auto-école ? Que faisons-nous d’autre au quotidien, qu’apprendre à nos élèves comment conduire en respectant leur sécurité et celle des autres ?

Le permis de conduire lui-même, n’existe que pour préserver la vie des conducteurs, des piétons et de tous les autres usagers !

Tout cela nous montre bien que nous sommes au centre de cette conciliation entre économie et écologie. Oui, nous gagnons notre vie… en préservant la Vie !

Alors poussons le raisonnement jusqu’au bout : préservons aussi la vie des générations futures en mettant l’écologie au même niveau que notre économie.

Le monde de l’entreprise regorge d’exemples de sociétés qui ont fait ce choix d’intégrer les questions écologiques dans leur stratégie et leurs pratiques quotidiennes. Non seulement elles témoignent que cette idée reçue que « l’écologie coûte cher » est fausse, mais qu’au contraire assez rapidement, elles font de belles économies en adoptant les attitudes qui préservent la vie.

2026, l’année de la transition heureuse

Nous vous proposons que 2026 soit une année charnière pour notre secteur pour de ne plus jamais opposer ces deux sciences.

Que nous nous regroupions auto-écoles, fournisseurs, groupements, etc. pour faire de cette transition écologique nécessaire un évènement souhaitable. Un évènement profitable à la fois pour le vivant, pour nos entreprises, pour nos équipes, pour nos élèves et pour toute notre société.

Nous continuerons à publier ici au cours de cette année des pistes d’actions concrètes à la fois écologiques et économiques pour nous inspirer les uns les autres, nous soutenir et nous encourager. Votre contribution, vos suggestions, vos expériences sont les bienvenues et nous sont même nécessaires !
Très belle année 2026


Agrément auto-école, autorisation d’enseigner… : ce qui change concrètement au 1er janvier 2026

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auto ecole 2026

À l’automne, la DSR avait annoncé un certain nombre de réformes à venir, elles se matérialisent avec le décret n° 2025-1437 du 31 décembre 2025 qui introduit des changements dans la réglementation applicable aux professions de l’enseignement de la conduite et de la sécurité routière. Derrière l’objectif affiché de simplification administrative, le texte entraîne des conséquences très concrètes pour la gestion quotidienne des auto-écoles et la carrière des enseignants.

Allongement des durées de validité, nouvelles règles transitoires, articulation avec l’aptitude médicale, clarification des conditions d’honorabilité : PermisMag vous propose un tour d’horizon des changements à anticiper, avec un focus volontairement opérationnel.

L’agrément auto-école désormais valable 6 ans

Le changement le plus notable concerne la durée de validité de l’agrément préfectoral. L’arrêté d’application (à paraître) portera la durée de validité de l’agrément à six ans (contre cinq ans auparavant). Avec une extension possible de 2 ans, en cas d’incapacité du titulaire.

La mesure consistant à rattacher l’agrément à la personne morale (entreprise) plutôt qu’à la personne physique (exploitant) n’est pas présente dans ce décret. Elle sera présente dans l’arrêté.

Le décret prévoit des mesures transitoires pour les auto-écoles dont l’agrément arrive à échéance en 2026.

  • Si l’agrément est en cours de validité à l’entrée en vigueur de l’arrêté et qu’aucune demande de renouvellement n’a encore été déposée, il sera prolongé automatiquement d’un an.
  • Si une demande de renouvellement a déjà été déposée avant l’entrée en vigueur de l’arrêté, l’agrément sera renouvelé directement pour six ans.

Diplômes et équivalence : peu de changements

Le décret met à jour la rédaction relative aux diplômes permettant de justifier de la capacité à gérer un établissement (sans effectuer la CQP RUESRC), en intégrant explicitement la notion de certification de niveau 5 ou équivalent.

Dans les faits, cette évolution n’impose pas de nouvelles obligations aux gérants déjà en conformité. Elle sécurise simplement les références juridiques.

Autorisation d’enseigner : durée, conditions d’âge et visite médicale

Une durée appelée à s’aligner sur la visite médicale

Comme pour les agréments, la durée de validité de l’autorisation d’enseigner sera fixée à 6 ans par arrêté, avec une limite maximale de huit ans. L’objectif est clair : aligner la durée administrative sur la durée de validité de l’aptitude médicale.

Dans l’attente de l’arrêté, la durée de cinq ans reste applicable.

Suppression de la condition d’âge

Le décret supprime la condition d’âge minimale pour obtenir l’autorisation d’enseigner la conduite et la sécurité routière. En revanche, l’obligation de ne plus être en période probatoire est maintenue. Cette disposition est applicable immédiatement.

Aptitude médicale : des règles désormais clairement posées

La périodicité des contrôles médicaux est désormais inscrite directement dans le code de la route :

  • tous les 6 ans pour les catégories AM, A1, A2, A, B1, B et BE ;
  • pour les catégories lourdes (C, D, CE…), des durées variables selon l’âge de l’enseignant. Tous les deux ans entre 60 et 76 ans, puis tous les ans au-delà de 76 ans.

À terme, la validité de l’autorisation d’enseigner sera strictement limitée par la durée de l’avis médical.

Condamnations incompatibles avec la profession d’enseignant

La liste des condamnations incompatibles avec la profession est réorganisée. Le décret opère désormais un renvoi global aux principaux codes (pénal, code de la route, sécurité intérieure, transports…), pour couvrir l’ensemble des infractions graves empêchant d’exercer le métier.

Pour les exploitants, cela signifie moins d’ambiguïtés dans l’analyse des situations individuelles et une meilleure sécurité juridique en cas de contrôle ou de contentieux. Cette clarification est applicable immédiatement.

Mesures diverses

Formation post-permis : des évolutions à venir

Le décret renvoie à un arrêté les modalités d’organisation de la formation post-permis (conditions de mise en œuvre, transmission des attestations, avantages conférés par la formation). Cet arrêté sera pris courant 2026. Aucune conséquence immédiate pour les auto-écoles.

Stages de récupération de points : des délais désormais stricts

Les règles de transmission des attestations de stage sont précisées, notamment pour les situations de remboursement ou d’interruption du recouvrement des amendes.

  • délai de 15 jours ouvrables pour transmettre l’attestation ;
  • délai porté à 30 jours ouvrables en cas de demande de pièces complémentaires ;
  • à défaut, la demande est rejetée.

Le permis de conduire numérique désormais pleinement reconnu

Le décret reconnaît officiellement le permis de conduire numérique comme titre justificatif valable pour l’autorisation de conduire.

CPF : revalorisation du reste à charge

Le décret n° 2024-394 du 29 avril 2024 prévoit que chaque titulaire souhaitant s’inscrire à une formation, en mobilisant ses droits CPF, doit désormais participer au financement de sa formation.

La participation financière obligatoire mise en place le 2 mai 2024, avec un montant initial fixé à 100 €. L’arrêté du 26 décembre 2024 a entrainé une revalorisation de ce montant. Depuis le 5 janvier 2026, la participation financière obligatoire est fixée à 103,20€.

Code de la route : les opérateurs agréés davantage encadrés

Le Décret n° 2025-1437 du 31 décembre 2025 concerne également les opérateurs agréés pour faire passer les épreuves théoriques du permis de conduire (ETG et ETM) que sont La Poste, Objectifcode, Code’nGo!, Pointcode et Dekra.

Dans une volonté de mieux lutter contre la fraude, que le Ministère de l’Intérieur reconnait désormais officiellement comme étant « massive », deux grandes mesures seront prises.

Les demandes d’agrément des opérateurs agréés (OA) seront désormais valables 5 ans (contre 10 ans précédemment). Le Ministère va renforcer les vérifications sur les capacités de l’OA à pourvoir à son obligation de couverture territoriale (min. 1 centre par département et par opérateur, NDLR), ainsi qu’aux processus de contrôle interne des centres d’examen.

L’ouverture d’un nouveau centre sera désormais soumis à agrément préfectoral (et non plus à une simple déclaration préalable, comme c’était le cas actuellement). Une instruction renforcée sera mise en place par les BER, ils vérifieront des éléments relatifs aux centres d’examen et aux examinateurs (notamment leur casier judiciaire B2).


RDVPermis : nouveaux changements en vue

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Ce week-end, le Congrès annuel de l’UNIC avait lieu à Strasbourg. L’occasion pour Estelle Balit, la nouvelle Déléguée interministérielle à la sécurité routière, de prendre la parole pour la première fois devant les professionnels de l’enseignement de la conduite. À cette occasion, les représentants de la DSR ont dévoilé plusieurs évolutions à venir concernant RDVPermis et d’autres réformes à venir dont nous vous parlions déjà il y a un mois. Tour d’horizon des annonces.

La priorité territoriale allongée à 30 jours

La mesure, validée lors du dernier comité Livret numérique & RDVPermis, est entrée en vigueur ce week-end. La priorité territoriale passe de 15 à 30 jours.

Concrètement, une auto-école sans formateur déclaré dans un département ne peut réserver des places d’examen encore disponibles dans ce département qu’à partir de 30 jours après leur mise en ligne par le BER. Autant dire que cela ne sera plus possible.

Officiellement, il s’agit de renforcer la cohérence territoriale, d’éviter la concurrence jugée déloyale entre structures et fluidifier l’accès aux places pour les écoles réellement implantées localement. Officieusement, la DSR s’est rendu compte que certaines auto-écoles réservaient des places, parfois à plusieurs centaines de kilomètres de leur agence, et les mettait en vente plusieurs centaines d’euros sur les réseaux sociaux.

Vers des places d’examen B non nominatives ?

C’est l’annonce forte de ce congrès : la DSR envisage de rendre les places d’examen du permis B non nominatives. Le dispositif est déjà en place pour les examens moto. Si les résultats sont satisfaisants, la généralisation au permis B sera lancée d’ici la fin du premier trimestre 2026.

Les auto-écoles pourront réserver des places d’examen sans y affecter de candidats immédiatement. Elles devront positionner des candidats dessus quelques jours avant l’examen.

Cette mesure devraient ravir la majorité des professionnels qui, près de 5 ans après le déploiement de RDVPermis, restent très critiques quant au fonctionnement de la plateforme.

Les plus moqueurs s’interrogent néanmoins : pourquoi avoir investi autant d’énergie — et plusieurs millions d’euros — pour finalement revenir à un système très proche de Printel ?

Stages post-permis : contenu et modalités bientôt remaniés

Dernier chantier évoqué par la DSR : la réforme des stages post-permis. Le constat est sans appel : cette formation n’a jamais trouvé son public. Selon le Ministère, seuls 2 000 à 3 000 jeunes conducteurs suivent ces stages chaque année, alors que près de 800 000 obtiennent le permis B.

Plusieurs pistes sont désormais sur la table :

  • Assouplir les conditions d’accès, notamment en permettant aux jeunes conducteurs de suivre ce stage entre 3 et 24 mois après l’obtention du permis.
  • Repenser le contenu pédagogique ;
  • Réexaminer les avantages accordés, afin de rendre ce stage réellement attractif, qu’il s’agisse de sécurité routière ou de réduction de la période probatoire.

L’objectif est clair : relancer un dispositif qui devait être une pierre angulaire du continuum éducatif, mais qui reste aujourd’hui largement boudé.

Le Sénat vote contre la suppression de l’aide aux apprentis et l’encadrement CPF

Le 21 octobre, nous vous annoncions la volonté du gouvernement de supprimer l’aide aux apprentis et d’encadrer le CPF (en limitant à 700 ou 1000 euros les montants mobilisables pour financer le permis). Les élus du Palais du Luxembourg ont modifié la copie gouvernementale sur le Compte professionnel de formation revenant sur les mesures votées par l’Assemblée nationale. Les sénateurs ont également voté contre la suppression de l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis.

Dans les faits, cela ne change pas grand chose puisque le Gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale, qui a le dernier mot, de statuer définitivement. Ces aides financières ne sont donc pas définitivement enterrées pour l’instant… mais il faudra attendre encore un peu pour être surs qu’elles soient maintenues l’an prochain.


Leasing automobile : comprendre les obligations d’assurance et les protections essentielles

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leasing automobile obligation assurance

De plus en plus de conducteurs se tournent vers le leasing automobile, séduits par sa flexibilité et la possibilité de rouler régulièrement dans un véhicule récent. Pourtant, cette solution de financement cache des obligations d’assurance particulières que beaucoup ignorent encore. Contrairement à l’achat classique, le véhicule appartient ici à la société bailleresse, bouleversant ainsi les règles du jeu en matière de couverture. Décrypter ces subtilités s’avère indispensable pour naviguer sereinement dans son contrat et éviter les écueils financiers.

Les spécificités de l’assurance dans un contrat de leasing

Assurer un véhicule en leasing, c’est entrer dans un univers aux règles bien différentes de celui de la propriété classique. Le bailleur, véritable propriétaire du véhicule, n’hésite pas à imposer des garanties minimales qui dépassent largement la simple responsabilité civile légale. Exit donc l’assurance au tiers basique : place à une couverture tous risques incluant systématiquement les dommages accidentels, le vol et l’incendie.

Ces sociétés de location ne laissent rien au hasard. Elles fixent des plafonds de franchise, imposent des délais de déclaration draconiens et parfois même une liste d’assureurs agréés. Pour naviguer dans ces exigences, mieux vaut se renseigner sur les formules d’assurance auto leasing spécialement conçues pour ces contrats particuliers.

Imaginez la situation : après un accrochage, un conducteur réalise que son assurance au tiers ne prend pas en charge les réparations de son véhicule loué. Résultat ? Il doit sortir de sa poche les frais de remise en état, tout en continuant à honorer ses mensualités pour un véhicule abîmé. Un scénario que personne ne souhaite vivre !

Les garanties essentielles à ne pas négliger

Si la responsabilité civile reste le minimum légal, elle ne suffit absolument pas dans le cadre d’un leasing. La garantie dommages tous accidents devient votre bouée de sauvetage lors d’un sinistre non responsable, vous épargnant de lourdes factures de réparation sur un bien qui ne vous appartient même pas.

N’oublions pas la protection du conducteur, qui couvre vos préjudices corporels même quand vous êtes fautif. Les services d’assistance prennent également une dimension cruciale : dépannage express, remorquage et véhicule de remplacement deviennent vos meilleurs alliés. D’autant plus que vous ne pouvez pas choisir votre garagiste comme bon vous semble ou reporter les réparations aux calendes grecques.

Attention particulière aux franchises spécifiques au leasing ! Souvent plafonnées par le contrat de location, elles peuvent vous obliger à souscrire des options de rachat pour respecter les exigences du bailleur. Un détail qui peut peser lourd dans votre budget.

Les pièges courants et comment les éviter

Premier écueil : minimiser les obligations contractuelles imposées par le bailleur. Certains conducteurs se retrouvent le bec dans l’eau en découvrant que leur assurance habituelle ne correspond pas aux critères exigés. Changement de formule en catastrophe garanti !

L’oubli de déclaration dans les temps impartis constitue un autre piège redoutable. Contrairement au propriétaire classique qui peut parfois négocier avec son assureur, le locataire doit jouer selon les règles à la lettre pour éviter la résiliation pure et simple de son contrat.

La confusion des responsabilités entre conducteur et société de leasing sème également la pagaille. Même si le véhicule ne vous appartient pas, vous restez bel et bien responsable des sinistres et de leur déclaration. Une nuance de taille !

Les critères de choix d’une assurance adaptée

Choisir son assurance leasing demande de la méthode. Le type de contrat influence directement vos besoins : un leasing courte durée appelle une couverture flexible, tandis qu’un engagement longue durée permet d’optimiser les garanties dans la durée.

Comparer les offres ne se résume pas à aligner les tarifs. La compatibilité avec les exigences du bailleur pèse tout autant dans la balance. Heureusement, certains assureurs ont développé des formules sur mesure pour le leasing, simplifiant grandement les démarches administratives.

La qualité de la relation avec votre assureur mérite aussi votre attention. En cas de sinistre, une gestion rapide évite l’immobilisation prolongée de votre véhicule – un détail qui compte quand on dépend de sa voiture au quotidien.

Les responsabilités du conducteur en leasing

Maintenir une couverture valide tout au long du contrat n’est pas négociable. L’oublier, c’est risquer la résiliation immédiate du leasing. Cette obligation s’accompagne d’une déclaration immédiate des sinistres et du strict respect des procédures d’expertise.

Prendre soin de votre véhicule contribue à prévenir les sinistres évitables et préserve vos relations avec le bailleur. Car une assurance défaillante ou expiréepeut vous coûter très cher : pénalités financières et résiliation anticipée du contrat créent un cocktail explosif pour vos finances.

Négliger ces obligations vous expose à devoir rendre immédiatement le véhicule tout en assumant les pénalités contractuelles. Une situation financière particulièrement inconfortable que personne ne souhaite affronter.

Bien choisir son assurance auto leasing dépasse largement le cadre d’une simple obligation contractuelle. C’est un véritable investissement dans votre tranquillité d’esprit et votre protection financière. Prendre le temps de décortiquer les spécificités de votre contrat et de sélectionner une couverture sur mesure vous permettra de savourer pleinement les avantages du leasing sans vous soucier des risques. Face à la complexité de ces contrats, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel qui saura vous conseiller selon votre situation particulière.


La commission des finances de l’Assemblée Nationale rétablit l’aide au permis de conduire pour les apprentis

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Il y a un mois, nous vous annoncions que le gouvernement avait inscrit au Projet de loi de Finance (PLF) 2026 la suppression de l’aide aux apprentis pour le passage du permis de conduire, ainsi que des mesures visant à limiter l’utilisation du CPF.

Un article d’Alernatives économiques paru la semaine dernière nous apprend que la mesure visant les apprentis a finalement été rejetée par la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Cette dernière rétablit l’aide au permis de conduire pour les apprentis. Une bonne nouvelle pour les quelques 70 000 apprentis qui bénéficient de cette aide chaque année.