Casque homologué, gants certifiés CE, blouson ou veste à manches longues, pantalon et chaussures montantes : ces cinq équipements sont exigés par le texte qui encadre l’examen du permis moto, sur le plateau comme en circulation. Sans eux, l’examen ne peut tout simplement pas avoir lieu. Une fois le permis obtenu, seuls le casque et les gants restent obligatoires sur la route.
Le sujet revient à chaque nouvelle promotion d’élèves, et les réponses qui circulent se contredisent : blouson facultatif pour les uns, pantalon simplement recommandé pour les autres, casque jet refusé selon certains. La règle tient pourtant en quelques lignes, celles de l’arrêté du 23 avril 2012 modifié, qui fixe les modalités pratiques de l’examen des catégories A1 et A2. Encore faut-il la lire jusqu’au bout. Décryptage, pièce par pièce.
Le récapitulatif de l’équipement obligatoire au permis moto
Le texte réglementaire impose le port d’un casque de type homologué, de gants homologués, d’un blouson ou d’une veste manches longues, d’un pantalon ou d’une combinaison et de bottes ou de chaussures montantes, « lors des épreuves hors et en circulation ». Il exclut nommément les bottes en caoutchouc et les coupe-vents. Le tableau ci-dessous résume les exigences et les points qui font échouer un candidat avant même le premier exercice.
| Équipement | Exigence du texte | Motif de refus fréquent |
|---|---|---|
| Casque | Homologué, attaché, à la bonne taille | Étiquette d’homologation absente, casque trop grand |
| Gants | Homologués, marquage CE | Gants de ville, mitaines, gants sans étiquette |
| Haut du corps | Blouson ou veste à manches longues | Coupe-vent, sweat, manches courtes |
| Bas du corps | Pantalon ou combinaison | Short, pantacourt |
| Pieds | Bottes ou chaussures montantes | Baskets basses, bottes en caoutchouc |
Le casque pour le permis moto
C’est la pièce la plus contrôlée de la journée. L’inspecteur regarde son homologation, son état, sa taille et la façon dont il est attaché, avec des conséquences directes sur la notation.
Un casque homologué ECE 22.05 ou 22.06
Le casque doit porter une étiquette d’homologation européenne, généralement cousue sur la jugulaire : une lettre E suivie du numéro du pays qui a délivré l’homologation, puis un numéro qui commence par 05 ou 06 selon la version de la norme. Les deux versions sont acceptées. Service Public précise que l’ancienne norme française NF tend à disparaître. Un casque dont l’étiquette a été découpée n’est plus vérifiable, et l’inspecteur peut le refuser. Les modèles d’allure ancienne n’échappent pas à la règle : les spécialistes de l’équipement rétro comme Classic Ride vendent leurs casques d’inspiration vintage avec l’étiquette ECE cousue à l’intérieur, exactement comme un casque de facture moderne.
Le casque jet autorisé au permis moto
L’arrêté parle d’un « casque de type homologué », sans imposer de forme. Intégral, modulable ou jet : les trois sont recevables. Rien n’interdit donc de se présenter avec un casque jet homologué, à condition que son étiquette porte la lettre J, qui désigne les casques sans mentonnière, et que sa jugulaire soit en bon état. Les modèles intégraux sont marqués P, les modulables P/J.
Certaines moto-écoles déconseillent pourtant le jet, voire l’écartent pendant les leçons. L’argument est sérieux : sans mentonnière, le bas du visage n’est pas protégé, et le plateau reste l’endroit où les petites chutes sont les plus fréquentes. Le règlement intérieur d’un établissement peut être plus exigeant que l’arrêté. Mieux vaut donc poser la question à son enseignant avant d’acheter.
Quatre bandes réfléchissantes sur la coque
L’homologation emporte une obligation souvent oubliée : quatre éléments rétroréfléchissants, un à l’avant, un à l’arrière et un de chaque côté, d’une surface minimale de 18 cm² chacun. La plupart des casques sont livrés avec leurs autocollants dans la boîte, à poser soi-même. Un casque neuf encore vierge de bandes n’est donc pas conforme le jour de l’examen.
Taille et jugulaire vérifiées par l’inspecteur
Sur le plateau, si le casque n’est pas attaché ou mal attaché, l’inspecteur demande au candidat d’y remédier. S’il paraît manifestement de taille inadaptée, il lui demande de trouver un casque conforme. Le texte a de bonnes raisons d’insister : la fiche consacrée à l’équipement, en annexe du même arrêté, rappelle que 20 % des casques sont éjectés lors d’un accident grave, à cause d’une taille mal adaptée ou d’une jugulaire trop lâche.
Des gants homologués CE pour le permis moto
Les gants sont obligatoires pour tous les usagers de deux-roues motorisés depuis le 20 novembre 2016. À l’examen, l’exigence est la même : le texte en vigueur renvoie à l’article R. 431-1-2 du Code de la route, celui qui impose des gants certifiés.
Le marquage CE et la norme EN 13594
Un gant moto conforme porte une étiquette CE qui renvoie à la norme européenne EN 13594, spécifique aux gants de motocyclisme. Les anciennes consignes qui toléraient des gants simplement « renforcés et munis d’un dispositif de fermeture au poignet » circulent encore sur certains sites : elles ne correspondent plus au texte actuel. Comme pour le casque, l’étiquette doit être lisible.
Mitaines et gants de ville refusés à l’examen
Gants en laine, gants de ski, gants de jardinage ou mitaines ne passent pas, même s’ils couvrent la main. Un conseil pratique, qui vaut pour toutes les pièces : porter ses gants dès les premières leçons. Une paire neuve et raide gêne le dosage de l’embrayage et du frein avant, précisément ce que l’on évalue au plateau.
Rappel
Le passager doit lui aussi porter des gants certifiés sur la route. Au plateau, le passager qui participe au test à allure réduite doit présenter un équipement aux caractéristiques identiques à celui du candidat.
Le blouson obligatoire pour le permis moto
C’est le point où les idées reçues sont les plus nombreuses. Sur la route, aucun texte n’impose de blouson. À l’examen, si : l’arrêté exige un blouson ou une veste à manches longues, sur les deux épreuves.
Blousons et vestes acceptés le jour de l’examen
Le texte ne demande ni certification CE ni coques de protection. Un blouson de moto en cuir ou en textile, une veste épaisse ou une parka à manches longues remplissent l’exigence réglementaire. Les enseignants recommandent évidemment un vrai blouson moto, avec protections aux coudes et aux épaules et, idéalement, une dorsale. Il servira bien au-delà du jour de l’examen, et il rassure l’inspecteur sur la maturité du candidat.
Pourquoi le coupe-vent est interdit
Le coupe-vent est la seule veste expressément exclue par l’arrêté. Sa matière fine se déchire au premier contact avec le bitume et peut fondre sous l’effet du frottement. Même logique pour un sweat ou une polaire : à manches longues, certes, mais sans aucune résistance à l’abrasion.
Le dossard de l’épreuve en circulation
Pour l’épreuve en circulation, le blouson doit être muni d’un dossard tel que défini par l’arrêté du 8 janvier 2001 relatif à l’exploitation des établissements d’enseignement de la conduite. La première version du texte imposait des éléments rétroréfléchissants sur le blouson lui-même : c’est désormais ce dossard qui assure la visibilité du candidat. Les élèves qui ne l’ont jamais porté en leçon ont intérêt à en parler à leur moto-école avant le jour J.
Pantalon ou combinaison pour l’examen moto
Plusieurs guides présentent le pantalon comme une simple recommandation. C’est inexact pour l’examen : l’arrêté mentionne « un pantalon ou une combinaison » dans la liste des équipements obligatoires.
Le jean accepté par le texte
Aucune norme n’est exigée pour le bas du corps. Un jean classique est donc conforme, tout comme un pantalon de travail épais. Le short, le bermuda et le pantacourt sont exclus. Un pantalon moto renforcé aux genoux et aux hanches, ou un jean moto doublé de fibres anti-abrasion, reste le choix le plus sûr pour un apprentissage où les chutes à basse vitesse font partie du parcours.
La combinaison comme alternative
La combinaison, une pièce ou deux pièces zippées entre elles, est explicitement prévue par le texte. Elle remplace alors à la fois le pantalon et le blouson, à condition d’être à manches longues. Elle reste rare chez les élèves, mais un candidat qui roule déjà sur piste peut parfaitement se présenter ainsi.
Les chaussures pour le permis moto
Le texte demande « des bottes ou des chaussures montantes ». Le critère est simple : la cheville doit être couverte. Aucune homologation n’est vérifiée sur ce point, mais l’inspecteur apprécie visuellement la conformité.
Chaussures montantes et bottes moto acceptées
Bottes moto, baskets montantes, chaussures de randonnée ou chaussures de sécurité montantes remplissent l’exigence. Les chaussures moto certifiées selon la norme EN 13634 ajoutent des renforts aux malléoles et une protection du sélecteur, appréciable pour le passage des vitesses. Une semelle antidérapante et une tige assez souple pour sentir les commandes font la différence au plateau.
Baskets basses et bottes en caoutchouc refusées
Une basket basse laisse la malléole à nu : elle n’est pas « montante » au sens du texte. Les bottes en caoutchouc sont, elles, nommément interdites. Elles glissent sur les repose-pieds et n’offrent aucune tenue de cheville.
Le contrôle de l’équipement le jour de l’examen
L’équipement n’est pas vérifié une seule fois, mais à plusieurs moments. Le texte et le guide d’évaluation des inspecteurs décrivent précisément ces contrôles.
Une première présentation à l’appel
Au moment de la vérification d’identité, l’inspecteur s’assure que le candidat dispose bien de toutes les pièces. Ce premier contrôle est sommaire. Il suffit pourtant à arrêter la journée : en cas de non-présentation de ces équipements avant le début des épreuves, l’examen ne peut avoir lieu.
Équipé dès la première manœuvre du plateau
Les candidats doivent porter leurs équipements de protection dès l’exercice de déplacement de la moto sans l’aide du moteur. C’est à ce moment que l’inspecteur vérifie que le casque est attaché et à la bonne taille, et que les gants sont enfilés.
La compétence savoir s’équiper notée en circulation
Avant le départ en circulation, le candidat présente l’équipement qui assure sa protection, l’ajuste, puis règle sa moto. L’inspecteur évalue alors la compétence « savoir s’équiper et s’installer » :
- 2 points si l’équipement est présenté et l’installation correcte ;
- 1 point si ces opérations ne sont réalisées que partiellement ;
- 0 point si un ou plusieurs éléments importants sont oubliés.
Selon le guide d’évaluation, un casque non attaché ou mal attaché entraîne à lui seul la note de 0.
Un passager du plateau soumis aux mêmes règles
Tant que l’exercice avec passager figure au programme du plateau, la personne assise derrière le candidat doit porter un équipement aux caractéristiques identiques. C’est souvent l’accompagnateur de la moto-école qui tient ce rôle. L’arrêté rappelle enfin que la conformité et le bon état des équipements relèvent de la seule responsabilité du candidat, ou de son représentant légal s’il est mineur.
Un équipement incomplet empêche de passer l’examen
La formule de l’arrêté ne laisse aucune marge : sans les équipements obligatoires, l’examen ne peut avoir lieu. Il n’existe pas de tolérance pour une paire de gants oubliée ou des baskets un peu trop basses.
Une place d’examen perdue
Pour le candidat, c’est une place qui part en fumée et une nouvelle date à attendre. Pour la moto-école, c’est un créneau gâché alors que les places d’examen restent comptées dans de nombreux départements. Le coût réel d’une paire de bottes oubliée dépasse donc largement son prix en boutique.
À ne pas faire
Compter sur l’indulgence de l’inspecteur. Le texte ne lui laisse aucune latitude sur la présence des équipements : il apprécie leur conformité, pas leur nécessité.
La liste de vérification avant l’examen
La veille, quelques minutes suffisent pour passer chaque pièce en revue :
- Casque : étiquette ECE présente, quatre bandes réfléchissantes collées, jugulaire en bon état, écran propre ;
- Gants : étiquette CE lisible, taille adaptée, paire déjà portée en leçon ;
- Haut : blouson ou veste à manches longues, jamais un coupe-vent ;
- Bas : pantalon long ou combinaison ;
- Pieds : chaussures qui couvrent les chevilles, jamais de bottes en caoutchouc.
Pour les moto-écoles, transmettre cette liste aux élèves au moment de la convocation évite bien des déconvenues.
Le budget de l’équipement pour le permis moto
L’équipement représente un poste de dépense à part entière, qui s’ajoute au coût de la formation. Il se prépare donc dès l’inscription.
S’équiper dès les premières leçons
L’arrêté d’examen ne vise que le jour des épreuves. Pendant la formation, sur la voie publique, le Code de la route s’applique déjà avec au minimum le casque et les gants, et chaque moto-école fixe ses propres exigences pour les leçons sur piste. S’équiper dès le début présente surtout un intérêt pédagogique : on apprend à doser l’embrayage avec les gants que l’on portera à l’examen, et l’on évite les petites blessures des premières chutes à l’arrêt.
Le prix d’un équipement complet pour le permis A2
Les fourchettes publiées par les guides spécialisés, comme celui de l’application Liberty Rider, donnent un ordre de grandeur :
| Équipement | Entrée de gamme | Gamme recommandée |
|---|---|---|
| Casque homologué | 150 € | 250 à 400 € |
| Gants CE | 30 € | 70 à 100 € |
| Blouson renforcé | 100 € | 200 à 300 € |
| Pantalon moto | 100 € | 150 à 250 € |
| Chaussures montantes | 80 € | 150 à 200 € |
| Total | 460 € environ | 800 à 1 200 € |
Le minimum réglementaire coûte moins cher : un jean et des chaussures montantes déjà présentes dans le placard suffisent pour le bas du corps. Les packs proposés aux élèves, qui regroupent casque, gants, blouson et chaussures, permettent aussi de réduire la facture.
Un casque à ne jamais acheter d’occasion
La fiche équipement annexée à l’arrêté est formelle : il convient de ne jamais acheter son casque d’occasion et de le remplacer obligatoirement après tout impact violent. Un choc peut écraser la calotte intérieure sans laisser de trace visible sur la coque. Sur les autres pièces, l’occasion reste une piste raisonnable, à condition de vérifier les étiquettes.
L’équipement obligatoire à moto après le permis
Le contraste est saisissant. Le jour de l’examen, cinq équipements sont exigés. Le lendemain, avec le permis en poche, seuls deux restent obligatoires.
Casque et gants obligatoires sur la route
Le conducteur et le passager doivent porter un casque homologué et attaché, muni de ses quatre éléments rétroréfléchissants, ainsi que des gants marqués CE. Blouson, pantalon et chaussures montantes ne sont plus exigés. Dans une réponse à une question écrite de l’Assemblée nationale, le ministère de l’Intérieur rappelait que la France est, avec la Belgique, le seul pays de l’Union européenne à aller au-delà du seul casque homologué. L’alignement des règles de circulation sur celles de l’examen n’était alors pas programmé.
Le gilet haute visibilité à garder sur soi
Tout motard doit avoir un gilet de haute visibilité marqué CE, sur lui ou dans un rangement de la moto. Il doit l’enfiler s’il quitte son véhicule immobilisé sur la chaussée ou ses abords après un arrêt d’urgence.
Les amendes pour défaut d’équipement à moto
| Infraction | Amende forfaitaire | Retrait de points |
|---|---|---|
| Casque absent, non homologué ou non attaché | 135 € (jusqu’à 750 €) | 3 points |
| Gants non portés ou non certifiés | 68 € (jusqu’à 450 €) | 1 point |
| Gilet de haute visibilité absent | 11 € (jusqu’à 38 €) | Aucun |
| Gilet non porté après un arrêt d’urgence | 135 € (jusqu’à 750 €) | Aucun |
Pour le casque et les gants, l’immobilisation et la mise en fourrière de la moto peuvent également être ordonnées, selon Service Public.
Airbag et dorsale vivement recommandés
Aucun texte n’impose le gilet airbag ni la protection dorsale, que ce soit à l’examen ou sur la route. Les pouvoirs publics misent sur l’incitation : une charte de promotion du port de l’airbag moto a été signée par la Délégation à la sécurité routière, les assureurs et les représentants des professionnels de la formation. Pour un jeune permis, c’est souvent le premier investissement à envisager après le casque.
FAQ sur l’équipement obligatoire du permis moto
Peut-on passer le permis moto avec un casque jet ?
Oui. L’arrêté exige un casque de type homologué sans imposer de forme. Un jet dont l’étiquette ECE porte la lettre J est donc accepté, à condition d’être attaché, à la bonne taille et muni de ses quatre bandes réfléchissantes. Certaines moto-écoles recommandent toutefois un intégral pour les leçons.
Peut-on passer le permis moto en jean ?
Oui. Le texte impose un pantalon ou une combinaison, sans exiger de norme. Un jean classique est donc conforme. Le short, le bermuda et le pantacourt sont refusés. Un jean moto renforcé ou un pantalon moto reste préférable pour limiter les blessures lors des chutes d’apprentissage.
Les baskets sont-elles acceptées au permis moto ?
Seulement si elles sont montantes et couvrent la cheville. Les baskets basses ne répondent pas à l’exigence de « bottes ou chaussures montantes ». Les bottes en caoutchouc sont expressément interdites. Des baskets moto montantes, avec renfort de malléole, représentent un bon compromis pour le plateau.
Le blouson est-il obligatoire pour le permis moto ?
Oui, pour l’examen. L’arrêté impose un blouson ou une veste à manches longues lors des épreuves hors et en circulation, et interdit le coupe-vent. Aucune certification n’est exigée. Sur la route, après l’obtention du permis, le blouson n’est plus obligatoire mais reste fortement recommandé.
Peut-on rouler en short à moto ?
Sur la route, aucun texte ne l’interdit : seuls le casque et les gants sont obligatoires. À l’examen en revanche, le short est exclu puisque le pantalon ou la combinaison est exigé. Rouler jambes nues expose à des brûlures graves, même lors d’une chute à faible vitesse.
L’équipement est-il le même pour le permis A1 et A2 ?
Oui. Le même arrêté fixe les modalités de l’examen des catégories A1 et A2, avec une liste d’équipements identique pour les deux. Casque homologué, gants CE, blouson ou veste à manches longues, pantalon et chaussures montantes sont exigés dans les deux cas.
Sources : arrêté du 23 avril 2012 modifié fixant les modalités pratiques de l’examen du permis de conduire des catégories A1 et A2 (Légifrance), guide d’évaluation de l’épreuve pratique du permis moto, Service Public (équipements obligatoires pour conduire une moto), réponse du ministère de l’Intérieur à la question écrite n° 20188 de l’Assemblée nationale.




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