Accueil Législations Stationnement vélo en entreprise : ce que dit la loi LOM et...

Stationnement vélo en entreprise : ce que dit la loi LOM et comment s’équiper

0
3
local vélo entrepris Loi LOM

Le développement de la mobilité durable nécessite des changements d’infrastructure. La loi oblige les employeurs à aménager des espaces de stationnement adaptés aux cycles.

La loi LOM et les obligations liées au stationnement vélo en entreprise

La loi d’orientation des mobilités, adoptée en 2019, introduit plusieurs dispositions concernant le stationnement des vélos dans les bâtiments professionnels. Ce cadre réglementaire vise le développement du vélo dans les trajets domicile-travail. Tout bâtiment tertiaire doté d’un parking d’au moins 10 places a l’obligation de prévoir des emplacements vélo sécurisés. Pour un bâtiment neuf, 15 % de l’effectif salarié bénéficie d’une place vélo. En cas de rénovation d’un parking existant, ce seuil est de 10 %. Chaque emplacement occupe 1,5 m² et permet d’attacher le cadre et une roue. Les locaux vélos se situent au rez-de-chaussée ou au premier sous-sol. Dans les bâtiments tertiaires, une porte fermée à clé ou un badge conditionne l’accès. D’ici à 2027, toute entreprise disposant de plus de 20 places de parking sera dans l’obligation de proposer un stationnement vélo sécurisé. Cliquez ici pour en savoir plus sur les solutions de range vélos.

Déterminer l’organisation du stationnement vélo

Plusieurs éléments guident le choix des installations : le nombre de salariés concernés, l’espace disponible et la configuration du parking. Une enquête auprès des salariés identifie le nombre de cyclistes actuels et potentiels. Elle précise les trajets, les horaires et les attentes de sécurité. Ce travail préalable garantit un équipement adapté aux usages. Si le stationnement accueille quelques cyclistes, l’installation de plusieurs arceaux près de l’entrée du bâtiment constitue une solution simple. Dans un espace plus important, une zone spécifique du parking peut accueillir plusieurs rangées de supports. La surface disponible détermine aussi l’organisation du stationnement. Les espaces larges facilitent l’installation de rangées d’arceaux. Les parkings restreints nécessitent des équipements compacts ou des solutions verticales.

Les normes techniques à respecter

Les emplacements vélo se situent à moins de 50 mètres des entrées principales. Un sol non glissant et un éclairage suffisant sont exigés. Les abris extérieurs couvrent les vélos et résistent à l’intrusion. Un point de recharge électrique répond aux besoins des vélos à assistance électrique. Des allées suffisamment larges facilitent les manœuvres quotidiennes. L’acier galvanisé ou l’aluminium garantissent la durabilité des installations avec peu d’entretien. Une signalétique visible guide les salariés depuis l’entrée du site.


Les équipements pour aménager un stationnement vélo

L’arceau est la solution la plus économique et la plus simple à installer. Il permet d’attacher cadre et roue avec un cadenas standard. Le râtelier double étage multiplie la capacité de stationnement sans augmenter l’emprise au sol. Il convient aux entreprises avec un espace intérieur limité. L’abri couvert protège les vélos des intempéries et rassure les salariés sur l’état de leur matériel. Le box sécurisé offre la meilleure protection contre le vol pour les vélos de valeur. Les systèmes connectés avec accès par badge conviennent aux grands sites ou aux entreprises multi-bâtiments. Chaque solution répond à un niveau de sécurité, une capacité et un budget différents.

Compléter l’équipement pour les cyclistes

Certains équipements complètent les installations afin d’améliorer les conditions d’utilisation du vélo. La présence d’une pompe ou d’une borne de réparation facilite l’entretien des cycles. Des casiers ou des vestiaires peuvent également accueillir les affaires personnelles des salariés qui viennent à vélo. Dans les bâtiments accueillant un nombre important de cyclistes, l’installation de douches apporte un confort supplémentaire. Un affichage des itinéraires cyclables locaux rend le dispositif encore plus utile. Ces petits équipements transforment un simple parking vélo en espace mobilité.

Les aides financières disponibles

Plusieurs dispositifs permettent de réduire le coût des aménagements. Le programme Alvéole+ couvre jusqu’à 50 % du coût des équipements. Le label Employeur Pro-Vélo prend en charge 40 % des dépenses. L’ADEME propose des subventions via ses appels à projets mobilité durable. Les collectivités, villes et métropoles disposent souvent de fonds d’aide dédiés. Un achat via l’UGAP simplifie l’accès à du matériel labellisé et éligible aux subventions. Le forfait mobilités durables exonère jusqu’à 900 euros par an et par salarié. Certaines collectivités appliquent une TVA à taux réduit sur les équipements. Les entreprises de plus de 100 salariés situées en périmètre de transport urbain ont l’obligation d’élaborer un Plan de Mobilité Employeur. Ce cadre ouvre l’accès à des financements supplémentaires. En combinant toutes ces aides, le coût net du projet peut descendre en dessous de la moitié de l’investissement initial.

Un stationnement vélo bien organisé comprend des supports adaptés et un emplacement accessible. Ces aménagements facilitent l’usage du vélo dans les déplacements professionnels.


Sources : 


LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici