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[Réforme] La DSR annonce des mesures de simplification

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Ministère de l'Intérieur DSR réforme permis de conduire

Présente au 52ème Congrès ECF à Biarritz le week-end dernier, une délégation de la DSR est intervenue à la tribune pour annoncer un ensemble de réformes à l’étude. Ces dernières devraient être mises en place à relativement court terme. Elles concernent RDVPermis et plus globalement la réglementation du secteur de l’enseignement de la conduite. Un temps de questions-réponses a également permis d’obtenir des clarifications sur les positions du Ministère. PermisMag vous propose un compte-rendu exhaustif.

Les modifications à venir sur RDV Permis

Première annonce, la fin des réservations de places nominatives pour les examens moto à compter du 25 novembre. Les coordonnées du candidat devront être renseignées au plus tard 10 jours avant l’examen. Une modification bienvenue car elle donne plus de souplesse aux écoles de conduite. Les plus chagrins diront qu’elle est illégale puisqu’elle va à l’encontre de la loi 2019-1428 du 24 décembre 2019, qui prévoit que « les places d’examen du permis de conduire sont attribuées directement de manière nominative aux candidats » (Article 98). Un participant dans la salle s’est exclamé « Il ne manque plus qu’ils fassent ça pour les examens B et on reviendra à Printel ».

Deuxième annonce, la modification du coefficient affecté aux leçons en boîte automatique. Actuellement, une leçon en boîte automatique équivaut à 1,2 leçons en boîte manuelle dans le calcul des ETP. Ce coefficient sera passé prochainement à 1,4. Non seulement le raisonnement utilisé pour justifier ce changement ne tient pas la route, mais il revient sur l’autre grande promesse de RDVPermis, c’est-à-dire une répartition équitable des places d’examen, basée sur la production de leçons. En ajoutant des coefficients et autres clés de calcul dans l’équation, la DSR construit une usine à gaz et incite les auto-écoles peu vertueuses à chercher des brèches dans le dispositif. Ce nouveau mode de calcul aura un impact sur les formations. Il devrait finir de convaincre les auto-écoles à effectuer la première partie de leurs formations sur boîte automatique et à délaisser complètement les forfaits 20h boîte manuelle. Celles qui en décideraient autrement seront lourdement pénalisées. Ainsi, à titre d’exemple, une auto-école qui propose un forfait 20h (13h BVA + 7h BM) remontra 25,2h comptabilisées dans les ETP, soit 26% de plus qu’une auto-école qui fait les 20h en boîte manuelle.

La troisième annonce concerne les formations qualifiantes (formations 125 cm3 / passerelles BEA vers B / passerelles A2 vers A, permis AM et AM quadricycle). Elles seront intégrées au livret numérique, non pas pour générer des ETP mais lutter contre la fraude et pour éviter que les formateurs soient déclarés à la fois en leçon B et en formation passerelle.

Une quatrième annonce, déjà connu, les heures d’enseignement théorique seront limitées à 25 heures par moniteur et par mois, là encore pour éviter la fraude. Les établissements qui déclareront des heures d’enseignement théorique anormalement élevées feront l’objet de contrôles.

Une simplification de la réglementation auto-école

Ces mesures annoncées par Philippe Cambray s’inscrivent dans la continuité des groupes de travail sur l’arrêté du 8 janvier 2001 et de celui du 22 décembre 2009, auxquels participent les organisations professionnelles et les réseaux. Elles concernent l’ensemble des auto-écoles et apportent une simplification qu’il convient de saluer.

Agrément préfectoral

La durée de validité de l’agrément préfectoral sera étendue de 5 à 6 ans. Un travail d’homogénéisation sera effectué pour que les procédures de demandes d’agrément soient les mêmes d’un département à l’autre (ce qui n’est pas le cas actuellement).

Un travail de simplification des demandes d’agrément sera également mené. Les systèmes informatiques de la DSR seront reliés avec d’autres bases de données de l’État (celle des plaques d’immatriculation et des autorisations d’enseigner). La base de données RAFAEL (Registre national de l’enseignement de la conduite) sera prochainement abandonnée et remplacée par un nouveau système plus moderne.

Pour les renouvellements d’agrément, les écoles de conduite n’auront plus à fournir l’ensemble des documents, mais uniquement ceux ayant changé par rapport à leur demande initiale. La DSR préviendra les auto-écoles 4 mois avant la date de renouvellement pour éviter les mauvaises surprises.

Aujourd’hui l’agrément est lié à une personne physique, cela pourrait changer afin de relier l’agrément à l’entreprise et à son numéro SIREN. Quand il y aura une cession, le repreneur aura la possibilité de conserver l’agrément.

Autre réforme envisagée, les véhicules auto-école pourront être utilisés pendant une durée de 8 ans à compter de leur première mise en circulation, contre sept ans actuellement.

Des mesures concerneront les enseignants de la conduite qui n’auront plus de carte d’autorisation d’enseigner papier, mais une autorisation d’enseigner dématérialisée sur smartphone. L’âge d’accès à la profession sera baissé à 18 ans et non plus 20 ans comme actuellement (Article R212-2 du Code de la route).

Enfin, des modifications concernent le Groupe lourd avec une volonté de simplifier les visites médicales pour les titulaires de permis des catégories C et D.

Ces différents points pourraient être modifiés relativement rapidement. Les membres de la DSR ont rendez-vous au Conseil d’État ce vendredi. La publication des arrêtés pourrait avoir lieu avant fin d’année ou début d’année 2026 au plus tard.

La suite du plan Buffet

Des annonces ont également été faites, par Tristan Riquelme, le Sous-directeur adjoint délégation à la sécurité routière. Elles concernent des mesures complémentaires au plan Buffet de juillet 2025, destinées à augmenter les taux de réussite et diminuer les délais d’attente.

Ces mesures complémentaires porteront :

  1. sur l’harmonisation des pratiques des inspecteurs du permis de conduire. La DSR a constaté des écarts anormaux entre inspecteurs. Elle souhaite davantage d’équité sur les critères d’évaluation.
  2. sur la mise en place d’un groupe de travail sur l’erreur éliminatoire. Il existe une directive européenne qui définit l’erreur éliminatoire à l’examen du permis de conduire. La DSR est en train d’examiner si l’arrêté du 23 avril 2012 n’a pas sur-transposé la directive européenne. Si c’est le cas, cette erreur pourrait être redéfinie.
  3. Enfin, il existe une réflexion sur la définition de la conduite pratique et éventuellement une réécriture de l’arrêté de 2009, déjà évoquée dans un précédent article. Aujourd’hui, certains candidats passent le permis avec moins de 20 heures effectives grâce au e-learning. Il y a une volonté de définir plus précisément ce que l’on appelle la théorie de la pratique et les leçons hors circulation. Une réécriture de cet arrêté aurait des conséquences potentiellement importantes. Le sujet est actuellement sur le bureau du directeur de cabinet du Président de la République. La décision résultera d’un choix politique. L’occasion pour Patrick Mirouse de rappeler que les ECF sont « favorables à l’innovation et la modernisation de l’apprentissage, mais les règles doivent être claires et les mêmes pour tous ».

Réunion le 12 novembre avec la Ministre déléguée

Le gouvernement ayant été nommé, les organisations professionnelles et SNICA-FO seront reçues au Ministère de l’Intérieur pour un point d’étape sur la mise en place du plan Buffet, après-demain mercredi 12 novembre par la Ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne.

Questions et autres points divers

L’intervention de la DSR s’est conclu par un échange et un temps de questions-réponses. Nous vous retranscrivons ces échanges ci-dessous :

  • sur la possibilité de débuter la Conduite supervisée à 17 ans. Cette modification ne peut être faite par arrêté, elle doit être inscrite dans une loi, avec tout ce que cela comporte comme procédure. La DSR a tenté à deux reprises de le faire, mais cela a été rejeté car trop éloigné du sujet de la loi (cavalier législatif). Il se pourrait qu’il y ait une opportunité bientôt.
  • sur la comptabilisation des examens dans le calcul des ETP par les écoles de conduite non labellisées (à la demande des OP et des réseaux). La DSR n’entend pas revenir sur cette décision, en revanche dans une prochaine version du label, il est possible que les auto-écoles labellisées ne soient plus obligées d’envoyer un formateur. La DSR a fourni le chiffre de 5 000 auto-écoles labellisées sur 11 000.
  • Formations qualifiantes. Une question a été posée sur l’obligation de délivrer une attestation au bout de 7 heures alors même que l’élève n’est pas prêt. Une école de conduite présente a été assignée et condamnée par le tribunal. Il s’agit d’une attestation de suivi pas de compétence. La DSR va vérifier ce point et pourrait envisager une modification de la réglementation.
  • enfin, une question a été posée sur l’absence d’équivalence entre la conduite supervisée et le permis AM quadricycle et alors qu’elle existe pour la conduite accompagnée.

52e Congrès ECF : l’IA au service de l’humain. Patrick Mirouse réélu Président

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Patrick Mirouse, entouré du bureau national et des responsables régionaux ECF
Patrick Mirouse, entouré du bureau national et des responsables régionaux ECF au 52ème congrès ECF à Biarritz

Le week-end dernier, le 52ème congrès des ECF se déroulait à Biarritz. Un rendez-vous annuel placé sous le thème « L’intelligence artificielle au service de l’humain ». Cette édition a réuni quelques 300 participants dans un cadre propice aux réflexions stratégiques, aux démonstrations pratiques et aux échanges sur l’avenir de la profession. Il a vu la réélection de Patrick Mirouse en tant que Président du Groupe ECF. Autre temps fort : des annonces importantes de la DSR sur les réformes prévues dans les mois à venir.

Patrick Mirouse reconduit pour un second mandat

Moment institutionnel fort du congrès : la réélection de Patrick Mirouse à la présidence du Groupe ECF. Déjà engagé depuis plusieurs années dans la modernisation du réseau, il entame un second mandat placé sous le signe de la transformation digitale et de la pédagogie augmentée.

Sous sa présidence, ECF a renforcé sa stratégie d’innovation, notamment en matière :

  • d’outils pédagogiques numériques,
  • d’optimisation du parcours élève,
  • d’amélioration des process internes pour les équipes,
  • et d’harmonisation des pratiques commerciales dans le réseau.

Sa reconduction confirme la volonté des adhérents de poursuivre cette dynamique, en particulier à l’heure où les enjeux d’intelligence artificielle bousculent l’ensemble du secteur.

Un programme ambitieux centré sur l’innovation pédagogique

Le congrès a proposé un programme dense, mêlant des interventions d’experts, des ateliers immersifs et des échanges avec la Délégation à la Sécurité routière (DSR). L’objectif : permettre aux dirigeants d’auto-écoles d’identifier comment l’intelligence artificielle (IA) peut renforcer (plutôt que remplacer) l’intelligence humaine au quotidien.

Plusieurs temps forts ont marqué ce Congrès :

  • L’intervention de Luc Julia, co-créateur de Siri, figure mondiale de l’IA. Son intervention a posé les bases d’une IA pragmatique, au service de la pédagogie et de la simplification du travail des équipes ;
  • des ateliers sur l’IA générative, animés notamment par Olivier Martinez (professeur à Sciences Po Paris) et les équipes d’Infostrates : des sessions concrètes pour comprendre comment automatiser certaines tâches, enrichir les supports de formation ou optimiser l’accompagnement des élèves.
  • Présentation du Grand Plan de Transformation Digitale ECF 2026-2028, feuille de route stratégique visant à moderniser les outils du réseau et les interactions avec les publics.
  • Regards croisés de dirigeants d’autres réseaux : Olivier Cohn (Best Western) et Brice Cardi (L’Adresse) ont partagé leur retour d’expérience sur la digitalisation dans d’autres secteurs de services.
  • Des échanges institutionnels avec Michèle Lugrand, Déléguée interministérielle à la Sécurité routière par intérim, ainsi que des représentants de la DSR : l’occasion d’annoncer un ensemble de réformes à venir pour les auto-écoles.

Des solutions concrètes et des outils innovants

En plus de ces interventions, les participants se sont vus présenter des solutions concrètes destinée à améliorer la pédagogie : un apprentissage du code de la route intégrant l’intelligence artificielle, des simulateurs de conduite dopés à l’IA, etc.

Mais également des outils innovants pour une meilleure efficacité commerciale : un agent vocal IA permettant de renseigner les élèves en dehors des horaires d’ouverture et un nouveau CRM intégrant des briques d’intelligence artificielle.

Jusqu’à présent, les écoles de conduite n’ont pas vraiment intégré l’intelligence artificielle dans leurs pratiques. Le développement et l’adoption des outils présentés ce week-end prendra sûrement un peu de temps, mais les perspectives qu’ils ouvrent sont très intéressantes.


Karl Raoult élu président du Réseau CER

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Karl Raoult elu president cer reseau

À l’occasion du 42ᵉ Congrès du Réseau CER, organisé le week-end dernier à La Rochelle, Karl Raoult a été élu président du groupement. L’entrepreneur rouennais, issu du monde du commerce, entend insuffler une nouvelle dynamique de croissance et de rentabilité pour les auto-écoles adhérentes.

Un congrès placé sous le signe du renouveau

Le week-end dernier les gérants des auto-écoles CER se réunissaient à La Rochelle à l’occasion de leur 42ᵉ Congrès. Deux jours pour échanger sur les défis économiques et pédagogiques du secteur, en présence des représentants de la DSR.

Ce congrès s’est achevé sur l’élection de Karl Raoult à la présidence du réseau, marquant le début d’une nouvelle ère pour les auto-écoles rouges et noires. Il succède à Patrick Crespo qui occupait ce poste depuis 16 ans.

Du commerce à la conduite : le parcours d’un entrepreneur tourné vers le développement

Avant de reprendre l’auto-école familiale, Karl Raoult a débuté sa carrière dans le secteur du commerce et de la grande distribution. Après un passage chez E.Leclerc, il rejoint ensuite L’Oréal, où il acquiert un savoir-faire en marketing, management et développement de la performance.

Animé par l’esprit d’entreprise, il décide par la suite de revenir à ses racines familiales en prenant la direction de l’auto-école fondée par sa mère, à Rouen. Son expérience dans le commerce lui permet d’y apporter une approche moderne et orientée vers la rentabilité. Depuis 30 ans, il gère et développe son groupe qui compte aujourd’hui 7 agences à Rouen et dans les environs.

Son implication au sein de CER l’a progressivement conduit à la vice-présidence du réseau, puis à sa présidence aujourd’hui.

Une feuille de route ambitieuse pour les cinq prochaines années

Lors de son discours d’investiture, Karl Raoult a présenté une stratégie à long terme axée sur deux priorités : renforcer la solidité économique des adhérents, et stimuler la croissance collective du réseau.

« Notre force, c’est notre collectif. Notre responsabilité, c’est de lui donner les moyens de prospérer et de s’imposer comme la référence sur le marché », a déclaré le nouveau président.

Quatre axes stratégiques pour renforcer la performance du réseau CER

1. Générer du chiffre d’affaires pour les adhérents
Le site national du Réseau CER sera transformé en plateforme de génération de prospects. Chaque internaute téléchargeant une brochure sera mis en relation avec l’établissement le plus proche pour bénéficier d’une évaluation de départ gratuite, créant ainsi un flux régulier de nouveaux clients.
2. Créer de nouvelles sources de revenus
Des partenariats stratégiques seront noués avec des acteurs clés afin de développer des offres commerciales exclusives : prestations additionnelles, produits mutualisés, services innovants…
Une première piste évoquée : la création d’un produit d’assurance spécifique pour les élèves du réseau.
3. Soutenir les adhérents en difficulté
Le nouveau bureau prévoit un accompagnement personnalisé pour les structures fragilisées. Des outils de gestion et des dispositifs de prévention seront proposés pour anticiper les difficultés et préserver la pérennité des établissements.
4. Étendre le maillage national
Karl Raoult souhaite également attirer de nouvelles auto-écoles au sein du réseau pour renforcer la couverture territoriale, mutualiser les ressources et consolider la visibilité du label CER sur l’ensemble du territoire.

Une vision collective et moderne du métier d’enseignant de la conduite

« Les cinq prochaines années seront celles du développement, de la modernisation et du partage », a conclu Karl Raoult.

Nous avons les outils, les talents et surtout une vision commune : faire du réseau CER la référence de la conduite et de la formation en France.

Avec cette feuille de route ambitieuse, le nouveau président entend positionner le Réseau CER comme un acteur incontournable de la formation à la conduite et du développement économique des auto-écoles.


Isolons-nous… mais pas tout seuls !

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Auto-école Isolation thermique

Et si on faisait de cet hiver la saison de l’action solidaire ? Après un été caniculaire qui nous a tous rappelé que le climat ne change pas seulement dans les rapports des scientifiques, l’automne nous offre une belle opportunité : celle de nous préparer ensemble aux grands froids. Pas question de nous pelotonner chacun dans notre coin ! Auto-écoles, fournisseurs, partenaires, micro-entreprises ou grandes PME, nous avons tous un rôle précieux à jouer pour isoler nos locaux, réduire nos factures et alléger notre empreinte carbone. Parce qu’en unissant nos forces, notre impact est décuplé.

L’hiver arrive, et avec lui, une chance pour que notre secteur agisse en équipe. Cet été, nous avons tous transpiré sous les mêmes vagues de chaleur. Alors, quand les thermomètres vont chuter, pourquoi ne pas nous serrer les coudes pour garder la chaleur là où elle doit rester : dans nos bureaux, nos salles de code, nos ateliers ? Que l’on soit une petite auto-école avec un seul bureau ou un grand fournisseur installé dans des locaux industriels, chaque contribution compte. Et surtout, chacune de nos actions est encore plus puissante quand nous la faisons ensemble.

Propriétaires, locataires : l’isolation, c’est l’affaire de tous. Vous êtes propriétaire ? N’attendez pas que des lois viennent vous contraindre pour agir. Dès aujourd’hui, en isolant vos murs, vos toits ou vos fenêtres, vous valorisez votre bien et offrez un cadre plus agréable et plus économe à vos locataires. Vous êtes locataire ? Parlez-en avec votre bailleur, motivez-le, négociez avec lui pour qu’il améliore l’isolation dès maintenant. Faites-lui prendre conscience que, dans les années à venir, certains bâtiments de classe énergétique médiocre seront difficiles à louer, voire interdits à la location. Vous êtes en copropriété ? Organisez une réunion sur ce sujet pour agir avec vos voisins. À nous tous, fournisseurs, partenaires, réseaux d’auto-écoles… Imaginez le résultat si nous nous lancions tous en même temps ! Les économies d’énergie réalisées par un seul bâtiment sont déjà significatives, mais quand des dizaines, voire des centaines d’entre nous s’y mettent, c’est toute une profession qui agit massivement pour le climat.

Des astuces pour commencer dès aujourd’hui, avant les grands travaux. Pas besoin de tout révolutionner du jour au lendemain. Commençons par des actions simples et efficaces : calfeutrer les portes, poser des rideaux épais ou thermiques, fermer les volets la nuit, isoler les pièces inutilisées, s’équiper de brosses de porte ou de boudins, ou encore installer des panneaux réflecteurs derrière les radiateurs. Organisons aussi des « ateliers flash » entre collègues pour partager les bonnes pratiques.

Et quand viendra le moment des travaux, les solutions techniques sont nombreuses. Il y en a pour tous les budgets et toutes les tailles de locaux. Une bonne isolation réduit instantanément les émissions de CO₂ de nos locaux : de quelques centaines de kilos par an pour un petit bureau à plusieurs tonnes pour les grands bâtiments. Alors, multipliez ces chiffres par le nombre d’auto-écoles et de partenaires en France, et vous obtenez un impact impressionnant, concret et motivant !

Les aides existent, profitons-en ! De nombreuses aides financières sont disponibles pour nous accompagner, au niveau national comme local (régions, départements et communes proposent souvent des subventions complémentaires). En voici deux particulièrement adaptées aux professionnels : Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : accessibles à tous les professionnels, ils financent une partie des travaux d’isolation. Le Prêt Vert ADEME : destiné aux PME, il finance les projets de rénovation énergétique avec un accompagnement technique et financier.

Renseignons-nous, partageons nos infos, aidons-nous à monter nos dossiers. Selon les retours d’expérience, les économies réalisées peuvent amortir les travaux en 5 à 10 ans. Un investissement qui se rentabilise vite, surtout avec la hausse des prix de l’énergie. Et le gain pour le climat, rappelons-le encore une fois, lui, il est immédiat !

Alors, prêts à relever ce défi en équipe ? Cet hiver, isolons nos murs, mais pas nos expériences. Isolons-nous du froid, mais pas de nos consœurs et confrères. Et surtout, gardons en tête que chaque euro économisé, chaque tonne de CO₂ évitée, chaque sourire en voyant notre facture allégée, c’est une victoire pour nous toutes et nous tous. Une route qui mérite vraiment d’être empruntée ensemble !


[PLF 2026] Fin de l’aide aux apprentis, le CPF dans le viseur ?

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Aides apprentis CPF Permis

Mardi 14 octobre, le gouvernement présentait son projet de loi de finances (PLF) pour l’année 2026. Un document qui détaille les orientations budgétaires du pays pour l’année à venir et qui doit faire l’objet d’un vote du Parlement d’ici la fin de l’année. Ce PLF comporte un article relatif à l’aide aux apprentis et un article concernant le CPF.

Suppression de l’aide aux apprentis

Le projet de loi de finances 2026 prévoit la suppression de l’aide de 500 € accordée aux apprentis pour la formation au permis de conduire (article 80). Le gouvernement justifie cette mesure en expliquant que « cette aide induit une rupture d’égalité vis-à-vis des autres étudiants qui n’en bénéficient pas et n’est ni conditionnée au niveau de ressources de l’apprenti, ni ajustée en fonction des autres aides qu’il perçoit ». Il estime également que cette aide crée une « superposition avec de nombreux dispositifs existants », tels que le permis à un euro par jour, le compte personnel de formation (CPF) ou les aides locales.

Ce dispositif, en vigueur depuis le 1er janvier 2019, était pourtant soumis à de strict conditions (arrêté 2019-1). Selon le rapport d’activité de France Compétence pour l’année 2024, environ 73 000 apprentis ont pu bénéficier de ce dispositif l’an passé (sur les 942 000 apprentis en contrat d’apprentissage).

Cette mesure permettrait à l’État d’économiser 36,5 millions d’euros par an à partir de l’an prochain. Un impact relativement faible si l’on prend en compte le chiffre d’affaires du secteur (2,2Mds€) et le fait que les apprentis peuvent effectivement bénéficier d’autres aides : aides locales, régionales et CPF (dès l’âge de 15 ans, par dérogation).

Vers une nouvelle limitation du recours au CPF ?

Un second article du PLF 2026 pourrait concerner les financements des formations au permis de conduire. Il s’agit de l’article 81 « Diverses mesures relatives à la régulation du financement du compte personnel de formation (CPF) ». L’objectif de cet article est de s’attaquer aux formations non certifiantes (comme le bilan de compétences). Cependant, une phrase dans l’exposé des motifs laisse entendre que les formations au permis de conduire seront également concernées.

D’une part, afin de remettre en cohérence le CPF avec ses objectifs initiaux et de maîtriser plus efficacement ses dépenses, une régulation des actions non certifiantes est nécessaire au regard de l’importance de ces dernières.
Une prise en charge partielle de ces actions, à l’instar du permis de conduire et de la validation des acquis de l’expérience (VAE), est adaptée et cohérente avec l’ambition du CPF, ces dernières menant respectivement à un passage d’examen et à l’obtention d’une certification professionnelle.

Que les choses soient claires, le gouvernement ne prévoit pas de retirer les formations aux permis de conduire des formations éligibles au CPF. En revanche, il parle d’une « prise en charge partielle ». La formulation est relativement ambiguë et mériterai d’être clarifiée. En effet, les formations au permis de conduire (comme l’ensemble des formations) sont déjà prises en charge partiellement, depuis l’instauration d’un reste à charge de 100€ en 2024.

Plus loin, il est précisé :

Le projet d’article propose ainsi d’introduire la possibilité de plafonner le montant des droits inscrits mobilisables au titre de ces actions au II de l’article L. 6323-6 du code du travail et d’exclure les bilans de compétences de l’éligibilité au CPF.

L’article L. 6323-6 du code du travail, dans son paragraphe 2, fait explicitement référence aux formations au permis de conduire. Ces informations, si elles étaient vérifiées, viendraient confirmer ce que disait un article des Échos du mois de juillet 2025 intitulé Formation professionnelle : vers un nouveau coup de rabot sur le CPF. Ce même article donnait des chiffres concrets « Le permis de conduire auto pourrait aussi être passé à la toise, avec deux seuils envisagés, 700 ou 1.000 euros, sachant que le prix catalogue moyen était de 1.260 euros pour 25 heures l’année dernière. »

Quelles conséquences ?

La suppression ou la diminution des aides financières est une mauvaise nouvelle pour leurs bénéficiaires… et en particulier pour les candidats les plus modestes. Pour les auto-écoles, ces mesures devraient avoir un impact relativement limité. En effet, d’après une étude de la DARES (Ministère du Travail et de l’Emploi) de mai 2025 :

  • Près des 2/3 des élèves ayant recours au CPF seraient prêts à autofinancer leur formation si le CPF n’existait pas. « Si le CPF n’existait pas, 64 % des entrants auraient tout de même préparé le permis (en le finançant eux-mêmes ou par d’autres moyens – aide de la famille, emprunt, aide d’autres acteurs institutionnels, etc.) » (page 3 de l’étude)
  • La majorité des candidats financent déjà partiellement leur formation. « 70 % des individus terminant une formation au permis B via le CPF en novembre 2021 déclarent que seule une partie de leur préparation au permis est financée grâce à ce dispositif » (page 3 de l’étude)
  • Le coût médian des formations Permis B financées par le CPF est de 1395€. En cas de financement partiel, les montants à autofinancer seraient relativement faible pour la moitié des candidats.

Cette étude, très intéressante, comporte énormément de données chiffrées sur les formations au permis B financées par le CPF. Sa lecture est vivement recommandée.

Un mal pour un bien ?

La réduction des aides financières pour le permis de conduire risque d’avoir un impact inégal selon les publics. En première ligne, on trouvera les personnes disposant des revenus les plus modestes. L’accès à la formation leur sera plus compliqué. Faute de pouvoir avancer une part du coût, certaines repousseront leur inscription, voire renonceront temporairement à passer le permis. Les autres, disposant de davantage de moyens ou éligibles à d’autres dispositifs d’aide — non concernés par cette réforme — continueront de se former sans difficulté majeure. Le risque est donc de creuser une forme d’inégalité dans l’accès à la mobilité.

Mais cette baisse des aides pourrait avoir des effets bénéfiques. De nombreuses auto-écoles ont constaté que les élèves finançant leur formation via le CPF étaient généralement moins impliqués que ceux finançant sur fonds propres ou via d’autres dispositifs. Manque d’assiduité, retards, difficulté à terminer le volume d’heures prévu… Certaines structures se retrouvent même avec des dossiers impossibles à finaliser et des difficultés de paiement de la part de la Caisse des Dépôts. En réduisant l’attractivité du CPF, ces mesures pourraient mécaniquement dissuader les inscriptions opportunistes. À terme, cela pourrait contribuer à résorber la pénurie de places d’examen et à réduire les délais d’attente, problème majeur dans de nombreux départements.

Pour les auto-écoles, ces évolutions doivent servir d’alerte. La dépendance à un type de financement représente un danger majeur. Une structure dont 70% du chiffre d’affaires dépend du CPF est très fragile : elle dépend d’un seul financeur, et donc d’une règle administrative qui peut changer du jour au lendemain. Comme le dit l’adage populaire, « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». Les auto-écoles doivent engager une réflexion sur la diversification de leurs sources de revenus : financement personnel, aides locales et régionales, partenariats avec des entreprises, paiements échelonnés, etc. Plus une auto-école sera capable d’équilibrer ses canaux de financement, moins elle subira les décisions politiques à venir.


« Priorité au respect » : la nouvelle campagne de la Sécurité routière

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La Sécurité routière a lancé, le 15 octobre 2025, une campagne nationale intitulée « Priorité au respect », afin de lutter contre l’impatience, l’incivilité et l’agressivité sur la route. L’idée est de rappeler que tous les usagers — piétons, cyclistes, automobilistes, conducteurs de deux-roues ou trottinettes — partagent le même espace et doivent se comporter avec empathie, bienveillance et courtoisie.

Cette campagne dépasse la stricte application du Code de la route : elle appelle chacun à adopter une attitude respectueuse envers les autres usagers, quel que soit le mode de déplacement.

Cinq engagements citoyens

La campagne propose cinq engagements citoyens facilement intégrables dans les cours en salle de code ou pendant les leçons de conduite :

  • Privilégier la vie plutôt que la confrontation : rappeler qu’un klaxon agressif ou une queue de poisson n’a jamais fait gagner de temps, mais peut coûter très cher.
  • Se mettre à la place des autres usagers : un angle mort, une hésitation, un passage piéton… tout le monde peut se tromper.
  • Être attentif aux plus vulnérables : piétons distraits, cyclistes instables, élèves conducteurs…
  • Aucun usager n’est « prioritaire par nature » : même avec un SUV ou un permis poids lourd, la route se partage.
  • Adopter la « permission de sourire » : un geste simple (main levée, regard, remerciement) apaise instantanément une situation tendue.

Un message à transformer en réflexe pédagogique

En tant qu’enseignant de conduite et de la sécurité routière, les auto-écoles sont invitées à reprendre et diffuser ces engagements. Quelques pistes concrètes :

  • Aborder la thématique de la courtoisie / gestion de conflit dans les leçons de conduite ;
  • Afficher les engagements de la campagne dans ses locaux ou sur ses réseaux sociaux ;
  • Valoriser les bons comportements sur la route ;
  • Lors de l’examen blanc, noter l’attitude envers les autres usagers.

Examen du permis moto : qu’est-ce qui va changer ?

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Le 31 juillet, le désormais ex-ministre François-Noël Buffet officialisait plusieurs ajustements majeurs concernant l’examen du permis moto, applicables à partir du 1er novembre 2025. Objectif affiché : réduire les délais d’attente à l’examen en augmentant le nombre d’examen produits par les inspecteurs. Décryptage.

Plateau sans passager et circulation raccourcie : les deux grandes évolutions

Deux modifications principales vont entrer en vigueur prochainement. L’épreuve de circulation est réduite de 40 à 32 minutes à compter du 1er novembre (Arrêté du 14 octobre 2025). Elle aura la même durée que pour le permis B (avec une convocation toutes les 30 minutes). Résultat attendu : la mesure doit permettre de passer de 10 à 13 examens moto par jour et par inspecteur. Une hausse de places bienvenue pour les auto-écoles et les candidats en attente.

Une deuxième évolution suivra, sans date fixée à ce stade. L’épreuve du plateau se fera désormais sans passager. Jusqu’ici, certaines manœuvres étaient réalisées avec un passager assis derrière le candidat. Cette contrainte logistique est supprimée. La durée de l’épreuve reste inchangée (10 minutes), mais cette mesure devrait permettre de faire progresser le taux de réussite de l’examen du plateau (62,6% contre 85,4% en circulation en 2024, selon les chiffres de la Sécurité routière).

Mais la communauté motarde, elle, grince des dents.

« Moto sans passager » ? La colère des motards

La mesure proposée par l’ancien gouvernement est la suivante :

Mettre en place une option « sans passager » pour l’épreuve du permis moto donnant lieu à un code restrictif « sans passager » sur le permis (et création d’une formation qualifiante en auto-école « transport de passager moto »).

Et le moins que l’on puisse dire est que cette mesure ne passe pas. Le ton est donné dans un article de Caradisiac, qui parle d’une réforme « aberrante » où le passager devient optionnel. Le site ironise :

« On pensait avoir tout vu. (…) La moto va devenir monoplace, réservée au seul pilote. (…) À ce stade, on peut déjà suggérer d’autres pistes de simplification au Gouvernement (…) que ce soient de faire passer l’examen sur des motos disposant de petites roulettes, ou même sur des vélos, mettant le moteur en option. Payante bien sûr. »

Car oui, si le passager disparaît de l’examen, il ne disparaîtra pas de la route. Le gouvernement prévoit un « code restrictif » sur le permis pour les candidats qui choisiront la version sans passager, avec une « formation qualifiante complémentaire » à suivre ensuite pour transporter quelqu’un.

Une formation qui sera évidemment payante et qui renchérira le coût de la formation moto, contrairement aux engagements de l’ex-ministre, qui annonçait s’opposer à « tout surcoût pour les candidats ».

Si le raccourcissement des épreuves en circulation est prévu à compter du lundi 3 novembre, la mise en place de cette option « sans passager » et le contenu (et la durée) de la « formation qualifiante complémentaire » ne sont pour l’heure pas connus.

Comme souvent, le diable se cache dans les détails ! Qu’adviendra-t-il des milliers de candidats ayant passé le plateau sans passager pendant l’épidémie de COVID-19 ? Auront-ils l’obligation de faire cette formation ? A priori, non !

Les formations complémentaires moto seront-elles réservées aux auto-écoles labellisées (comme c’est le cas pour la passerelle BEA vers B). Les leçons effectuées dans le cadre de ces formations seront-elles comptabilisées dans les déclarations d’ETP mensuelles ? Un beau casse-tête en perspective !

Et si le vrai sujet était ailleurs : faut-il conserver l’examen du plateau ?

Au-delà du débat sur le passager, une question plus profonde divise les exploitants et les enseignants 2-roues que nous avons interrogés, celle du maintien l’examen du plateau.

Si tous reconnaissent l’intérêt pédagogique d’un apprentissage hors circulation pour maîtriser la moto à basse vitesse, certains d’entres eux estiment que sanctionner cette partie de la formation par un examen séparé n’est plus cohérent, pour plusieurs raisons :

  • Le profil des candidats a évolué : on passe le permis moto plus tard, souvent avec plus de maturité (et davantage d’expérience de conduite).
  • L’accidentologie en moto est majoritairement liée à la vitesse, pas au maniement du véhicule, ni à la capacité à tenir une moto à l’arrêt.
  • Une formation plus longue et plus dense en circulation serait sans doute plus utile en termes de sécurité routière.
  • Enfin, ils soulignent l’hypocrisie de la réglementation actuelle qui permet à un élève de rouler sur route ouverte à la circulation pour rejoindre une piste moto sans avoir validé le plateau…

Selon le Bilan du permis de conduire 2024, l’examen du plateau représente un peu plus de 10 % de tous les examens pratiques en France, toutes catégories confondues. Supprimer cette épreuve permettrait dégager environ 210 000 places d’examen.

Et pourtant, cette suggestion est loin de faire l’unanimité. La majorité des exploitants que nous avons interrogés restent attachés à l’examen du plateau. Pour ces derniers, l’examen hors-circulation permet de s’assurer que l’élève maîtrise la moto.

Si l’examen du plateau venait à être retiré, certains élèves forceront pour débuter la circulation au bout de quelques heures. Le déroulement de l’examen tel qu’il existe permet de mettre de l’objectivité et de faire de la pédagogie. Si l’élève fait tomber les cônes ou que la vitesse sur le radar n’est pas bonne, il est ajourné.

Et vous, que pensez-vous de ces modifications à venir ? Permettront-elles de dégager des places d’examen supplémentaires sans détériorer la qualité des formations ?

Les places moto deviennent non nominative à compter de décembre

Allez, une dernière petite modification pour la route. La DSR a annoncé un n-ième changement de règles dans RDVPermis. Dès la fin novembre, les moto-écoles pourront réserver des places d’examen (plateau et circulation) sans renseigner de candidat. Elles pourront affecter un candidat jusqu’à J-10 avant l’examen, sans quoi la place sera restituée (cf. le flyer de la DSR).


Et si votre auto-école accueillait des candidats d’Île-de-France ?

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Passer son permis en Province

De plus en plus de candidats parisiens choisissent de quitter la capitale pour passer leur permis en province. Ce mouvement s’explique par des délais d’attente records en Île-de-France, accentués depuis l’abaissement de l’âge légal à 17 ans, qui a généré un afflux massif d’inscriptions. Résultat : jusqu’à six mois d’attente dans le Val-de-Marne contre à peine un mois en Lozère.

L’auto-école Passer son Permis en Province propose un partenariat aux auto-écoles situées en région afin d’accueillir des candidats originaires de Paris et d’Île-de-France. Une solution idéale pour remplir les plannings et pour générer un complément de revenus pour votre auto-école.

Des conditions de conduite plus favorables

Au-delà des délais, c’est aussi l’environnement qui fait la différence. En province, les routes sont moins saturées, la diversité des usagers moindre (moins de trottinettes, de bus, de travaux), et les parcours d’examen plus lisibles. Pour les candidats, cela se traduit par une formation plus efficace : deux heures derrière le volant représentent réellement deux heures de conduite, contrairement aux grandes villes où une partie du temps est absorbée par les embouteillages. Logiquement, les taux de réussite suivent : 73 % en Lozère contre 35 % à Val-de-Marne…

Des formules intensives plébiscitées par les jeunes

Face à ces écarts, des structures se sont spécialisées dans l’accompagnement des candidats vers la province, en proposant des stages intensifs incluant transport, hébergement et date d’examen garantie. Si la facture est plus élevée (2 000 à 2 500 € contre 1 200 € affichés pour une formule classique), elle reflète en réalité le coût réel du permis, puisque rares sont ceux qui obtiennent le précieux sésame avec seulement 20 heures en région parisienne.

La nouvelle génération, adepte du « tout, tout de suite », préfère concentrer son apprentissage en une semaine plutôt que d’étaler des cours sur plusieurs mois.

Quels impacts pour la profession ?

Pour les auto-écoles, ce phénomène met en lumière plusieurs défis :

  • le manque de places d’examen, qui crée une inégalité territoriale et pousse les candidats à l’exode ;
  • la pénurie de moniteurs, estimée à 10 %, qui fragilise la capacité à absorber la demande ;
  • la montée en puissance des formules intensives, qui bousculent les modèles traditionnels d’apprentissage hebdomadaire.

Le succès des permis « en province » révèle les limites structurelles du système en Île-de-France. Pour les professionnels, il pose la question d’une meilleure répartition des places d’examen et d’un renforcement du recrutement de moniteurs. À défaut, les candidats franciliens continueront de prendre la route… pour apprendre à conduire ailleurs.

Dans ce contexte, des acteurs spécialisés comme Passer son Permis en Province jouent un rôle clé : en organisant des stages intensifs avec transport, hébergement et date d’examen garantie, l’agence permet à de nombreux candidats parisiens de concrétiser plus rapidement leur projet de mobilité. Une réponse pragmatique, en attendant des solutions structurelles au niveau national.

Contactez Passer son Permis en Province

Pour plus d’informations sur l’offre de Passer son Permis en Province ou sur les conditions du partenariat proposé aux auto-écoles, vous pouvez envoyer un message ou appeler au appeler au 06 99 17 73 87.


Fin de Windows 10 ? 10 manières de garder notre PC !

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Obsolescence programée cimetière numérique ordinateur Windows 10

Votre ordinateur fonctionne sous Windows 10, et vous savez qu’à partir du 14 octobre 2025, sa sécurité pourrait être compromise ? Avant de courir acheter un nouvel appareil, prenez un moment pour envisager des solutions plus durables. Cet article vous aidera à faire un choix éclairé, bénéfique pour :

  • Votre portefeuille, en évitant une dépense inutile ou prématurée
  • Votre temps, en vous épargnant l’achat et la réinstallation de tous vos logiciels
  • Votre sécurité informatique, en restant protégé
  • Votre impact environnemental, car un ordinateur neuf a déjà généré 70 % de ses émissions de CO₂ dès sa fabrication (source : DataGouv).Voici donc 10 solutions concrètes, présentées comme autant de « fenêtres ouvertes » pour concilier sécurité, économie et écologie !
  1. Fenêtre fluidité : Passer à Windows 11

Si votre ordinateur est récent, il est certainement compatible avec Windows 11. La mise à jour est gratuite et peut se faire sans compétences techniques particulières.
Si votre ordinateur semble ne pas supporter Windows 11, d’autres fenêtres restent ouvertes :

  1. Fenêtre sérénité : Prolonger jusqu’en 2028 avec l’ESU

Microsoft vient de prolonger en Europe les mises à jour de sécurité pour Windows 10 avec le système ESU. Prolongation gratuite la première année dans de nombreux cas, et renouvelable jusqu’en 2028. Profitons de ce dispositif pour rallonger la durée de vie de nos ordinateurs et préparer notre transition sereinement.
Si à cette étape, vous n’êtes pas totalement à l’aise techniquement, ouvrez vite la prochaine fenêtre 😉

  1. Fenêtre « coaching informatique »

Votre travaillez certainement déjà avec votre conseiller matériel préféré qui vous assiste pour les paramétrages, réparations, sécurité etc. C’est le moment de lui faire appel en lui demandant de concilier : sécurité, économies et écologie. Même s’il n’est pas encore sensibilisé à l’impact environnemental du numérique, vous pouvez l’y inviter en tant que client.

  1. Fenêtre réglages : Ajustements logiciels

Parfois, un simple réglage (pilotes, mémoire, mises à jour) peut suffire à rendre votre PC éligible à l’installation de Windows 11. Un professionnel saura donc facilement diagnostiquer et corriger cela.

  1. Fenêtre grand nettoyage et réinstallation Pro.

Si votre ordinateur est lent ou instable, profitez de cette occasion pour repartir avec une installation propre et Pro.
Demandez à votre conseiller de faire des sauvegardes puis reformater votre ordinateur et tout réinstaller proprement (Windows 10 ou 11, selon la compatibilité). Là encore, vous pouvez agir au niveau « sobriété numérique » en allégeant votre disque dur de tout ce qui est inutile ou périmé.

 

  1. Fenêtre Upgrade : Le coup de jeune matériel

C’est rare, mais il peut suffire d’ajouter de la mémoire (RAM) ou d’installer un disque SSD adéquat pour que Windows 11 passe ! Et cela peut lui redonner un second souffle pour plusieurs années. Résultat ? Un ordinateur plus rapide, sans avoir à en racheter un nouveau.

  1. Fenêtre Optimiste et Engagée

Comme Microsoft a déjà fait un pas récemment pour éviter à des ordinateurs fonctionnels d’aller à la casse, nous pouvons être optimistes pour qu’ils prolongent encore Windows 10 et sauvent d’autres millions de PC. Et donc agir concrètement pour le climat aussi !
Pour montrer notre préoccupation, signons par exemple la pétition lancée par une coalition de 22 organisations (UFC-Que Choisir, HOP, Emmaüs Connect…) Non à la taxe Windows !

  1. Fenêtre long terme : Windows 10 LTSC

Votre conseiller vous proposera peut-être d’installer sur votre parc informatique Windows 10 LTSC (Long-Term Servicing Channel). Un système compatible avec les anciens PC dont les mises à jour sont assurées jusqu’en 2027 voire 2032 ! Il est plutôt destiné aux grandes structures mais à étudier !

Evoquez aussi les autres alternatives qui existent si vous ne tenez pas absolument à rester sur Windows comme Linux, Chrome OS…

  1. Fenêtre achat responsable (en dernier recours)

Si vous devez vraiment changer d’ordinateur, pensez au reconditionné : testé, garanti, moins cher et bien plus écologique. Et dans tous les cas, privilégiez un appareil durable, réparable et économe en énergie.

  1. Votre fenêtre Perso

Vous avez expérimenté une autre solution de numérique écoresponsable que nous n’avons pas listée ici et qui fonctionne. S’il vous plait, partagez-là avec vos consœurs et confrères ici ou ailleurs. Les générations futures vous remercieront.

Et maintenant, on fait quoi ?

  • Vérifiez la compatibilité de votre PC avec Windows 11
  • Profitez de l’ESU pour prendre votre temps.
  • Echangez avec votre conseiller informatique : il vous guidera vers les solutions les plus durables.
  • Choisissez la fenêtre qui vous convient, pour une transition sereine, pro, économique et responsable !

Le Parti communiste français souhaite nationaliser le permis

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Le PCF pour la privatisation de l'examen du permis

On pourrait croire à une mauvaise blague, il n’en est rien ! Le Parti communiste français (PCF) a récemment publié une série de propositions visant à faire du permis de conduire un « droit universel accessible à toutes et tous ». Pour atteindre cet objectif, le parti va jusqu’à envisager de nationaliser la formation à la conduite, transformant l’apprentissage de la conduite en un véritable service public. Une ambition qui, sur le papier, peut séduire certains… mais qui, dans les faits, relève davantage de la posture politique que d’un projet réaliste.

Les propositions du PCF pour réformer la formation au permis

Dans son appel publié sur son site officiel, le PCF dresse le constat d’un permis trop cher et trop difficile d’accès pour une partie de la population. Pour y remédier, plusieurs mesures sont avancées :

Les principales mesures proposées par le PCF

  • Création d’un service public national du permis de conduire, piloté par l’État.
  • Gratuité totale ou quasi-totale de la formation pour les jeunes et les personnes en situation de précarité.
  • Financement public massif, via la solidarité nationale, pour remplacer les financements privés actuels (familles, entreprises, CPF, etc.).
  • Déploiement de structures publiques locales pour assurer la formation partout en France.
  • Renforcement du rôle des lycées professionnels et d’autres établissements publics dans la formation à la conduite.
  • Extension du réseau d’inspecteurs du permis de conduire, afin de réduire les délais d’examen.
  • Encouragement d’un enseignement « civique et citoyen » de la conduite, avec une approche plus tournée vers la sécurité routière et l’écologie.

L’intention est claire : retirer progressivement des mains du privé la formation à la conduite pour en faire un monopole d’État. Mais est-ce seulement réalisable ? Et surtout… est-ce souhaitable ?

Une proposition qui ne tient pas la route

À première vue, l’idée d’un permis accessible à tous est évidemment louable. Mais confier sa formation à l’État serait une erreur majeure — pour trois raisons fondamentales.

1. L’État incapable d’assurer un service équivalent

Aujourd’hui, plus de 12 000 auto-écoles maillent le territoire, jusque dans les villages les plus reculés. Elles connaissent leur clientèle, s’adaptent aux besoins locaux, innovent dans leurs offres (boîte auto, post-permis, simulateur, conduite accompagnée…).

Croire qu’une administration centralisée pourrait faire aussi bien est une illusion. Il suffit de regarder la Poste, l’hôpital public ou les préfectures pour savoir ce qu’il advient des services publics lorsqu’ils sont saturés et mal gérés : délais interminables, fermetures locales, perte de lien humain… Est-ce cela que l’on souhaite pour la formation à la conduite ?

2. L’État cherche des recettes, pas de nouvelles dépenses

Dans sa situation budgétaire actuelle, le gouvernement traque les économies. Or, nationaliser le permis reviendrait à supprimer toute une branche d’activité privée qui paie des impôts et des cotisations : TVA sur les leçons et examens, CSG, URSSAF sur les salaires des enseignants, impôt sur les sociétés ou sur le revenu des dirigeants

Se priver volontairement de plusieurs centaines de millions d’euros de recettes fiscales annuelles pour assumer à la place une dépense colossale et permanente, c’est tout simplement incohérent.

3. Qui pour former les conducteurs ?

Même en supposant qu’on finance la structure, qui assurerait les cours ? L’État ne dispose pas d’enseignants de la conduite, à l’exception de quelques instructeurs militaires. Les enseignants actuels, pour la plupart salariés ou indépendants, n’ont aucune envie de devenir fonctionnaires. Ils tiennent à leur liberté pédagogique, à leur relation client, à leur façon de travailler.

Faudrait-il les forcer à intégrer un corps administratif ? Créer un nouveau concours ? Recruter en urgence des milliers de contractuels ? On voit bien que ce projet n’a jamais été pensé jusqu’au bout.

Une idée à oublier de toute urgence

Le permis n’a pas besoin d’être nationalisé. Il a besoin d’être soutenu, modernisé, simplifié — en collaboration avec les acteurs existants, pas contre eux. Les auto-écoles sont des entreprises de proximité, des employeurs, des pédagogues investis. Elles font partie de la solution, pas du problème.

Le PCF veut faire du permis un symbole politique ? Très bien. Mais de grâce — pas au détriment du bon sens, de la liberté d’entreprendre et de la qualité de la formation. Nationaliser le permis ? Non merci.