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Auto-école : proposez des formations à l’éco-conduite !

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Eco conduite auto-écoles

Depuis 15 jours, la hausse des prix du carburant pèse lourdement sur le budget des automobilistes… mais aussi sur celui des entreprises disposant de flottes de véhicules. Dans ce contexte, l’éco-conduite n’est plus un simple argument écologique : c’est devenu un véritable levier économique. Les auto-écoles auraient tout à gagner à se positionner sur ce marché !

Un gisement d’économies encore sous-exploité

Chaque jour, des millions de conducteurs prennent la route sans mesurer l’impact réel de leur manière de conduire sur leur consommation de carburant. Accélérations trop franches, freinages tardifs, manque d’anticipation : autant de réflexes coûteux qui, mis bout à bout, pèsent sur le budget.

Pourtant, les résultats sont immédiats. Une conduite optimisée permet de réduire la consommation de carburant de 10 à 20 %. À l’échelle d’un particulier, l’économie est déjà significative. Mais pour une entreprise disposant d’une flotte de véhicules, le potentiel devient considérable. Sur une année, les gains peuvent atteindre plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers d’euros.

Dans un contexte économique tendu, cet argument à lui seul suffit à susciter l’intérêt des professionnels.

Des effets visibles sur l’ensemble des coûts d’exploitation

Réduire la consommation de carburant n’est que la partie la plus visible des bénéfices de l’éco-conduite. Une conduite plus souple limite l’usure des véhicules.

Moins sollicités, les freins, les pneus ou encore l’embrayage s’usent moins rapidement. Les besoins en entretien diminuent, les pannes sont plus rares et les véhicules restent en circulation plus longtemps. À la clé, une baisse sensible du coût global d’exploitation et une meilleure disponibilité des véhicules. Pour les entreprises, il devient de plus en plus intéressant d’investir dans la formation de ses conducteurs.

Une conduite plus économique… mais aussi plus sûre

L’éco-conduite apprend à anticiper davantage, à porter son regard plus loin et à adopter une conduite plus fluide. Les conducteurs modifient en profondeur leur rapport à la route.

Cette évolution a un impact direct sur la sécurité. Les freinages brusques sont plus rares, les situations d’urgence sont mieux gérées et le risque d’accident diminue. Pour les entreprises, cela se traduit par moins de sinistres, moins d’interruptions d’activité et une meilleure protection des collaborateurs.

Un marché B2B à développer

Face à la hausse des coûts et aux enjeux environnementaux, de plus en plus d’entreprises vont chercher des solutions pour optimiser leurs dépenses et améliorer leur image. L’éco-conduite est une réponse à ces problématiques et les auto-écoles ont un rôle à jouer !

Qu’il s’agisse de flottes de véhicules légers, d’utilitaires, de transport de marchandises ou de passagers, les besoins sont nombreux. Les collectivités territoriales elles-mêmes s’intéressent de plus en plus à ces formations.

Pour les auto-écoles, cette demande représente une opportunité stratégique. En développant des offres adaptées aux professionnels, elles peuvent diversifier leur activité et accéder à des prestations à plus forte valeur ajoutée que la formation traditionnelle. Certaines n’ont pas attendu, dans un post publié sur Linkedin, Karl Raoult, le président du réseau CER écrit : « Au sein du réseau CER, nous accompagnons les entreprises dans cette transition. Les résultats sont immédiats, mesurables et durables. »

Une offre complémentaire à fort potentiel après le permis

Au-delà de la formation initiale, l’auto-écoles ont tout intérêt à proposer des modules d’éco-conduite destinés aux conducteurs déjà titulaires du permis. Ces formations, souvent courtes, répondent à une attente concrète : consommer moins, dépenser moins et conduire mieux.

Elles permettent aux auto-écoles d’élargir leur offre tout en fidélisant leur clientèle. Elles constituent également une porte d’entrée vers le marché des entreprises, en démontrant concrètement les bénéfices de la démarche.

Une opportunité stratégique pour les auto-écoles

Répondant à des enjeux économiques, environnementaux et sécuritaires, l’éco-conduite s’impose comme un axe de développement pertinent pour les auto-écoles.

En se positionnant dès aujourd’hui sur ce segment, elles peuvent non seulement répondre à une demande croissante, mais aussi renforcer leur image d’experts de la conduite. Dans un secteur en pleine évolution, proposer des formations à l’éco-conduite n’est plus un simple atout : c’est une véritable opportunité de croissance.


Stationnement vélo en entreprise : ce que dit la loi LOM et comment s’équiper

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local vélo entrepris Loi LOM

Le développement de la mobilité durable nécessite des changements d’infrastructure. La loi oblige les employeurs à aménager des espaces de stationnement adaptés aux cycles.

La loi LOM et les obligations liées au stationnement vélo en entreprise

La loi d’orientation des mobilités, adoptée en 2019, introduit plusieurs dispositions concernant le stationnement des vélos dans les bâtiments professionnels. Ce cadre réglementaire vise le développement du vélo dans les trajets domicile-travail. Tout bâtiment tertiaire doté d’un parking d’au moins 10 places a l’obligation de prévoir des emplacements vélo sécurisés. Pour un bâtiment neuf, 15 % de l’effectif salarié bénéficie d’une place vélo. En cas de rénovation d’un parking existant, ce seuil est de 10 %. Chaque emplacement occupe 1,5 m² et permet d’attacher le cadre et une roue. Les locaux vélos se situent au rez-de-chaussée ou au premier sous-sol. Dans les bâtiments tertiaires, une porte fermée à clé ou un badge conditionne l’accès. D’ici à 2027, toute entreprise disposant de plus de 20 places de parking sera dans l’obligation de proposer un stationnement vélo sécurisé. Cliquez ici pour en savoir plus sur les solutions de range vélos.

Déterminer l’organisation du stationnement vélo

Plusieurs éléments guident le choix des installations : le nombre de salariés concernés, l’espace disponible et la configuration du parking. Une enquête auprès des salariés identifie le nombre de cyclistes actuels et potentiels. Elle précise les trajets, les horaires et les attentes de sécurité. Ce travail préalable garantit un équipement adapté aux usages. Si le stationnement accueille quelques cyclistes, l’installation de plusieurs arceaux près de l’entrée du bâtiment constitue une solution simple. Dans un espace plus important, une zone spécifique du parking peut accueillir plusieurs rangées de supports. La surface disponible détermine aussi l’organisation du stationnement. Les espaces larges facilitent l’installation de rangées d’arceaux. Les parkings restreints nécessitent des équipements compacts ou des solutions verticales.

Les normes techniques à respecter

Les emplacements vélo se situent à moins de 50 mètres des entrées principales. Un sol non glissant et un éclairage suffisant sont exigés. Les abris extérieurs couvrent les vélos et résistent à l’intrusion. Un point de recharge électrique répond aux besoins des vélos à assistance électrique. Des allées suffisamment larges facilitent les manœuvres quotidiennes. L’acier galvanisé ou l’aluminium garantissent la durabilité des installations avec peu d’entretien. Une signalétique visible guide les salariés depuis l’entrée du site.

Les équipements pour aménager un stationnement vélo

L’arceau est la solution la plus économique et la plus simple à installer. Il permet d’attacher cadre et roue avec un cadenas standard. Le râtelier double étage multiplie la capacité de stationnement sans augmenter l’emprise au sol. Il convient aux entreprises avec un espace intérieur limité. L’abri couvert protège les vélos des intempéries et rassure les salariés sur l’état de leur matériel. Le box sécurisé offre la meilleure protection contre le vol pour les vélos de valeur. Les systèmes connectés avec accès par badge conviennent aux grands sites ou aux entreprises multi-bâtiments. Chaque solution répond à un niveau de sécurité, une capacité et un budget différents.

Compléter l’équipement pour les cyclistes

Certains équipements complètent les installations afin d’améliorer les conditions d’utilisation du vélo. La présence d’une pompe ou d’une borne de réparation facilite l’entretien des cycles. Des casiers ou des vestiaires peuvent également accueillir les affaires personnelles des salariés qui viennent à vélo. Dans les bâtiments accueillant un nombre important de cyclistes, l’installation de douches apporte un confort supplémentaire. Un affichage des itinéraires cyclables locaux rend le dispositif encore plus utile. Ces petits équipements transforment un simple parking vélo en espace mobilité.

Les aides financières disponibles

Plusieurs dispositifs permettent de réduire le coût des aménagements. Le programme Alvéole+ couvre jusqu’à 50 % du coût des équipements. Le label Employeur Pro-Vélo prend en charge 40 % des dépenses. L’ADEME propose des subventions via ses appels à projets mobilité durable. Les collectivités, villes et métropoles disposent souvent de fonds d’aide dédiés. Un achat via l’UGAP simplifie l’accès à du matériel labellisé et éligible aux subventions. Le forfait mobilités durables exonère jusqu’à 900 euros par an et par salarié. Certaines collectivités appliquent une TVA à taux réduit sur les équipements. Les entreprises de plus de 100 salariés situées en périmètre de transport urbain ont l’obligation d’élaborer un Plan de Mobilité Employeur. Ce cadre ouvre l’accès à des financements supplémentaires. En combinant toutes ces aides, le coût net du projet peut descendre en dessous de la moitié de l’investissement initial.

Un stationnement vélo bien organisé comprend des supports adaptés et un emplacement accessible. Ces aménagements facilitent l’usage du vélo dans les déplacements professionnels.

Sources : 


Pourquoi les réparations auto coûtent-elles si cher en ce moment ?

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cout garage automobile pas cher

Vous êtes sur la route du travail. Rien de spectaculaire : un rond-point, un ralentisseur, une radio trop forte. Puis, ce son. Un clac bref, comme si quelque chose se plaignait sous le plancher. Le lendemain, un voyant s’allume-pas le rouge panique, plutôt l’orange qui vous laisse espérer que « ça peut attendre ». Et c’est là que commence la vraie facture : pas seulement celle du garage, mais celle de l’hésitation.

Car la voiture moderne ne « tombe » plus en panne comme avant. Elle se dégrade souvent en silence, puis vous présente la note quand un capteur, un logiciel ou une pièce mécatronique décide que la tolérance est dépassée. Le problème, c’est que l’époque du « petit bricolage » s’éloigne : les réparations coûtent plus cher parce que nos véhicules sont devenus des réseaux d’ordinateurs roulants, et parce que les mains qui savent les diagnostiquer manquent-ou coûtent plus cher.

Dans ce contexte, le réflexe « je commande la pièce plus tard » se transforme en stratégie. Que vous cherchiez des Renault pièces détachées ou une simple révision, la question n’est plus seulement quoi remplacer, mais quand et comment éviter que le reste suive.

Quand le mécanicien devient diagnosticien

Pendant des décennies, une grande partie du coût d’atelier tenait à la main-d’œuvre physique : démonter, remplacer, remonter. Aujourd’hui, le temps s’est déplacé. On démonte toujours-mais on scanne, on calibre, on met à jour.

Un exemple simple : un pare-brise. Sur un véhicule récent, il ne s’agit pas seulement de verre. Derrière, il y a souvent une caméra d’aide au maintien dans la voie, de lecture de panneaux, de gestion des feux. L’ADAC résume la nouvelle réalité : remplacer une vitre implique souvent une recalibration des caméras, et cette étape peut, à elle seule, peser lourd dans la facture.

Le virage s’explique aussi par la généralisation des aides à la conduite. Depuis juillet 2024, plusieurs systèmes sont devenus obligatoires sur les voitures neuves immatriculées dans l’UE (freinage d’urgence, assistance au maintien dans la voie d’urgence, détection de somnolence, assistant intelligent de vitesse, etc.). Résultat : plus de capteurs, plus d’unités de contrôle, plus de diagnostics… et plus de points de défaillance.

Le coût caché, c’est l’outillage… et le temps

Calibrer un radar, vérifier un angle de caméra, faire un « pré-scan » et un « post-scan » après intervention : tout cela demande des équipements coûteux, des procédures documentées, et une rigueur quasi médicale. Le garage ne facture pas seulement un geste ; il facture un processus.

La pénurie de compétences : quand l’heure d’atelier prend de la valeur

Même sans parler d’automobile, le coût du travail augmente. En 2024, le coût horaire moyen de la main-d’œuvre dans l’UE est estimé à 33,5 € (et 37,3 € dans la zone euro), avec de fortes disparités selon les pays. Et au troisième trimestre 2024, les coûts horaires ont continué de progresser, de +5,1 % dans l’UE sur un an.

Mais dans l’auto, ce n’est pas qu’une histoire d’inflation. C’est une histoire de compétences rares. Un document du Parlement européen, s’appuyant notamment sur le rapport Draghi (septembre 2024), souligne que les pénuries de compétences constituent un problème pressant pour une part importante des entreprises de l’UE. Dans un atelier, cela se traduit par :

  • moins de techniciens formés aux systèmes ADAS et à l’électronique,
  • plus de temps d’attente,
  • et des taux horaires qui doivent financer la formation continue.

En France, la branche des services automobiles compte 140 700 entreprises et 480 000 salariés, avec un secteur qui recrute et forme, mais qui doit aussi absorber la montée en complexité des véhicules. Autrement dit : même quand les effectifs progressent, la demande en compétences « high-tech » progresse souvent plus vite.

Ce que votre voiture essaie de vous dire

Avant la facture, il y a presque toujours un signal. Et dans l’ère actuelle, ignorer un symptôme coûte double : d’abord parce que la panne s’aggrave, ensuite parce que l’ordinateur de bord « enregistre » des erreurs en cascade qui compliquent le diagnostic.

Voici une lecture utile en mode Symptôme → Conséquence → Solution.

Symptôme (ce que vous remarquez) Ce que ça peut cacher Le risque si vous attendez La “solution” typique (ce que paie vraiment la facture)
Freinage moins mordant, pédale « spongieuse” Air dans le circuit, fuite, liquide dégradé, ABS/ESP perturbé Distance de freinage en hausse (friction et pression hydraulique moins efficaces) Contrôle du circuit, purge, test ABS/ESP, parfois diagnostic capteurs
Voyant moteur intermittent + surconsommation Capteur défaillant, mélange air/carburant incorrect, ratés Catalyseur endommagé, coût multiplié Lecture défauts, tests, remplacement ciblé + vérification post-réparation
Alerte « radar/caméra indisponible » Caméra sale/déréglée, pare-brise remplacé, géométrie perturbée Aides à la conduite inutilisables, comportement imprévisible Calibration ADAS, réglages, contrôle géométrie, procédure documentée
Vibrations à vitesse stable Pneus, équilibrage, roulement, transmission Usure accélérée, casse secondaire Contrôle, essai, mesure, remplacement, validation

 

Les chiffres

Les chiffres racontent la même histoire : plus de véhicules, plus âgés, plus complexes.

Au niveau européen, on compte 249 millions de voitures sur les routes de l’UE en 2023 (encore en hausse), et la part des véhicules « électrifiables » continue de progresser. Ce parc vieillissant et hétérogène oblige les ateliers à jongler entre l’ancien monde (mécanique pure) et le nouveau (logiciel, capteurs, calibrations).

En France, l’ANFA note un parc de plus de 49 millions de véhicules et souligne que le marché du neuf ne retrouve pas ses niveaux d’avant 2019 : 1 696 506 véhicules neufs immatriculés en 2024, soit environ -22 % par rapport à 2019, avec un âge moyen du parc à 11,2 ans. Plus un véhicule vieillit, plus il a besoin d’entretien-mais pas forcément d’un entretien « simple ».

Et pendant que le parc vieillit, le neuf devient plus technologique. L’ACEA indique qu’en 2025, les immatriculations de voitures neuves dans l’UE ont augmenté de +1,8 %, avec une part des électriques à batterie à 17,4 % (contre 13,6 % un an plus tôt), et une forte montée des hybrides. Chaque étape d’électrification ajoute des systèmes : gestion thermique, haute tension, capteurs supplémentaires, logiciels plus présents.

Enfin, pour comprendre le choc psychologique des devis, l’ADAC a mis des montants sur des scénarios « du quotidien ». Selon son analyse, un « petit » choc ou un remplacement courant peut basculer dans le quatre chiffres dès qu’il faut remplacer des modules complets et recalibrer des systèmes. L’ADAC donne même un ordre de grandeur parlant : après remplacement de pare-brise, la recalibration des caméras peut représenter plusieurs centaines d’euros à elle seule sur certains modèles.

La vraie défense : la maintenance prédictive (même sans être ingénieur)

La meilleure façon de « battre » l’inflation des réparations, ce n’est pas de négocier chaque facture. C’est d’éviter que la voiture arrive au garage trop tard, quand la panne a déjà contaminé le reste.

La maintenance prédictive, ce n’est pas forcément de la télémétrie sophistiquée. C’est une discipline simple : observer, mesurer, intervenir tôt.

Les gestes qui évitent les factures « explosives »

  • Ne pas ignorer un voyant : un défaut intermittent est souvent le début d’un défaut permanent.
  • Surveiller les consommables (liquides, filtres, plaquettes) : c’est l’assurance-vie du moteur, de la boîte et du freinage.
  • Écouter les changements : un bruit nouveau est rarement « gratuit ».
  • Faire contrôler avant de remplacer : la pièce la plus chère est celle qu’on change pour rien.
  • Conserver l’historique : un garage diagnostique plus vite quand il sait ce qui a déjà été fait.

Petite leçon de coût total de possession

Le piège, c’est de raisonner « à la ligne ». Exemple concret : repousser un remplacement de filtre ou une vidange parce que « ça roule ». À court terme, vous économisez. À moyen terme, vous payez la dégradation : surchauffe, usure prématurée, dépôts, voire casse. L’économie de 50 € se transforme en 500, 1000, parfois plus-parce qu’on ne répare plus un élément, on répare une chaîne de conséquences.

S’approvisionner intelligemment

Quand vous devez remplacer une pièce, le prix final dépend autant de la bonne référence que du geste du garage. C’est là qu’un acteur comme Trodo devient logique pour un conducteur proactif : l’enjeu n’est pas de « chasser le moins cher », mais d’obtenir une pièce compatible du premier coup, avec une logistique claire.

Concrètement, la livraison repose sur des transporteurs majeurs (DHL, DPD) et, selon les marchés, des réseaux de proximité comme Venipak, ce qui permet de couvrir efficacement une grande partie de l’Europe. La même logique vaut pour les zones hors UE : les conditions de livraison mentionnent explicitement les envois vers des pays non-UE, dont le Royaume-Uni, avec les précautions liées aux taxes d’import. Et l’empreinte nordique n’est pas un détail marketing : l’entreprise revendique des racines norvégiennes et un écosystème régional.

Le point décisif, côté « anti-erreur », c’est la vérification de compatibilité : le service indique vérifier l’adéquation entre produits commandés et véhicule, et affiche une politique de retour sous 30 jours, utile quand une référence ne correspond pas ou qu’une réparation change de plan.

Conclusion

Si les réparations auto coûtent si cher « en ce moment », c’est parce que deux forces se rencontrent : des voitures plus intelligentes (et plus sensibles) et un marché du travail qui rend l’expertise plus rare, donc plus chère. Les ateliers ne facturent plus seulement des pièces et des heures ; ils facturent de la précision, des procédures, des calibrations, et une responsabilité croissante.

La bonne nouvelle, c’est que vous avez encore un levier puissant : le timing. La maintenance prédictive-celle qui traite un symptôme avant qu’il ne devienne une cascade-reste l’arme la plus efficace contre les factures « inflationnées ». Elle ne demande pas d’être mécanicien. Elle demande d’être attentif, méthodique, et d’accepter une idée contre-intuitive : payer un petit montant aujourd’hui, c’est souvent refuser une grosse surprise demain.


Hausse du prix du carburant : quel impact attendre pour les auto-écoles ?

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Impact hausse carburant auto-école

La brusque hausse du prix du carburant observée ces derniers jours inquiète de nombreux professionnels de l’enseignement de la conduite. Pour les auto-écoles, une augmentation durable du prix à la pompe peut rapidement peser sur les marges. Faut-il s’attendre à une hausse des tarifs des leçons de conduite ? Et comment évaluer concrètement l’impact sur son activité ?

Un contexte géopolitique extrêmement tendu

La flambée récente du prix du pétrole s’explique avant tout par une dégradation brutale de la situation au Moyen-Orient. Les États-Unis et Israël ont lancé une opération militaire contre l’Iran qui s’est soldée par l’assassinat du Guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei. Cet événement a provoqué une escalade immédiate dans la région. En représailles, l’Iran a bombardé plusieurs monarchies pétrolières du Golfe, alliées de Washington.

Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution ont annoncé la fermeture du détroit d’Hormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. La fermeture de ce corridor énergétique majeur a immédiatement provoqué une tension sur les marchés pétroliers et une hausse des prix du brut.

Cette situation intervient par ailleurs dans un contexte déjà fragile pour l’approvisionnement mondial en carburant. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les sanctions économiques imposées à la Russie ont contribué à réduire l’offre sur les marchés internationaux de l’énergie. Autrement dit, le marché pétrolier était déjà sous tension. Les événements récents au Moyen-Orient ont agi comme un catalyseur, entraînant une hausse rapide des prix.

Une hausse qui pèse directement sur les marges des auto-écoles

Pour les auto-écoles, cette hausse du carburant représente un enjeu économique important. Dans la structure de coûts d’une école de conduite, plusieurs postes de dépenses pèsent lourd : les salaires des enseignants, le loyer des locaux, l’assurance, le financement et l’entretien des véhicules et bien sûr le carburant.

Ce dernier constitue un coût variable directement lié à l’activité. Chaque heure de conduite implique une consommation de carburant. Lorsque le prix à la pompe augmente, la marge réalisée sur chaque leçon de conduite diminue mécaniquement. À volume d’activité constant, une hausse durable des prix du carburant peut donc peser sur la rentabilité.

Afin d’aider les professionnels à mesurer concrètement cet impact, VroomVroom.fr a développé un calculateur permettant de calculer en 30 secondes l’effet d’une hausse du carburant sur la marge d’une auto-école.

calculateur VroomVroom hausse carburant

Cet outil est mis gratuitement à disposition  des écoles de conduite. Chaque établissement peut y renseigner ses propres paramètres : distance parcourue lors d’une leçon, consommation moyenne des véhicules, prix du carburant avant et après la hausse, etc.

Chaque auto-école ayant une structure de coûts différente, cet outil permet d’obtenir une estimation adaptée à sa situation réelle. Si la situation se stabilise au niveau actuel, le manque à gagner pour une auto-école est compris entre 40 centimes et 1,10€ par leçon de conduite, soit entre 60€ et 160€ par mois et par ETP.

Faut-il augmenter le prix des leçons de conduite ?

Face à la hausse du carburant, une question se pose naturellement : faut-il répercuter cette augmentation sur le prix des leçons ?

La réponse dépend largement de la durée de la crise. Si l’on estime que la guerre restera limitée dans le temps — quelques jours ou quelques semaines — il n’est pas forcément nécessaire d’augmenter immédiatement les tarifs.

Dans ce cas, l’auto-école devra absorber un surcoût temporaire de quelques centaines d’euros. Un coût que l’auto-école devra payer quoi qu’il arrive quelle que soit sa décision. En effet, augmenter les prix entraîne également d’autres coûts indirects : modification des flyers, mise à jour des affichages en agence, modification du site internet, paramétrage des logiciels de gestion. Autant d’ajustements qui demandent du temps et peuvent générer des frais.

En revanche, si le conflit devait durer plusieurs mois, la situation serait différente. Une hausse durable du prix du carburant finirait par peser lourdement sur les charges d’exploitation. Dans ce scénario, une augmentation des tarifs pourrait devenir nécessaire pour préserver l’équilibre économique de l’entreprise.

Un autre élément doit également être pris en compte : le contrat-type des auto-écoles. Celui-ci fixe un tarif au moment de la signature du contrat, au moins pour le nombre d’heures minimum obligatoire. Cette règle limite la flexibilité tarifaire en cours de formation. Les augmentations de prix concernerait donc essentiellement les nouveaux contrats, ce qui limiterait à court terme l’effet d’une hausse de prix sur les finances de l’entreprise.

Garder la tête froide et penser à long terme

Dans un contexte international très incertain, il peut être tentant de réagir rapidement. Pourtant, les marchés pétroliers peuvent évoluer très vite, à la hausse comme à la baisse. Le contexte économique étant relativement morose et le pouvoir d’achat des Français ne progressant plus, il faut faire attention aux signaux tarifaires envoyés. Pour faire un choix éclairé, chaque chef d’entreprise doit se baser sur des données et analyser précisément l’impact réel sur son activité avant de prendre une décision.

La hausse actuelle du prix des carburants peut également être l’occasion de se projeter à plus long terme et de réfléchir à faire évoluer sa flotte de véhicules-école, en introduisant davantage de boîtes automatique et, pourquoi pas, des véhicules électriques ou au bio-éthanol.


CPF : le décret plafonnant le financement du permis de conduire à 900 € publié au Journal Officiel

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plafonnement CPF permis 900 euros

Nous vous l’annoncions en avant-première il y a 10 jours déjà, c’est désormais officiel ! Le décret n° 2026-127 du 24 février 2026 relatif aux conditions d’éligibilité au compte personnel de formation et au plafonnement de prise en charge par ce compte de certaines actions de formation, publié au Journal Officiel du 25 février 2026, vient modifier en profondeur les règles d’utilisation du CPF pour plusieurs actions de formation.
Parmi elles, les formations au permis de conduire sont directement concernées.

Le texte prévoit en effet un plafonnement des droits mobilisables pour certaines formations. Ainsi, à compter du 26 février 2026, le montant maximum pouvant être mobilisé via le CPF est désormais fixé à 900 euros pour les préparations aux épreuves théoriques et pratiques des catégories de véhicules terrestres à moteur du groupe léger.

Ce plafond concerne donc les formations au permis B, mais également A et remorque (B96 et BE).

Un changement majeur pour le financement du permis

Jusqu’à présent, les candidats disposant d’un CPF pouvaient mobiliser l’intégralité de leurs droits acquis pour financer leur formation au permis de conduire. Ce n’est plus le cas. Il faudra désormais soit être demandeur d’emploi, soit bénéficier d’un cofinancement.

Avec ce plafonnement à 900€, la part restant à charge pour les élèves va mécaniquement augmenter, dans un contexte où le coût moyen d’un permis B est de 1250€, selon les chiffres de la Caisse des Dépôts.

Ce décret précise également le montant minimal du cofinancement, qui est fixé à 100€. Les modalités de ce cofinancement restent à éclaircir…

Mobilisation le 2 mars, Mobilians-ESR parle de « une mise à mort » du CPF

La publication du décret a immédiatement provoqué une levée de boucliers dans la profession. Une mobilisation est prévue le 2 mars devant le Ministère du Travail, à l’initiative de Mobilans-ESR et l’UNIDEC.

Mobilians-ESR a publié un communiqué particulièrement virulent, dénonçant ce qu’il qualifie de « mise à mort » du CPF. L’organisation professionnelle déclare : « Contrairement à la présentation faite par le ministère, il ne s’agit pas d’un simple « recentrage » du dispositif mais d’un véritable suicide assisté qui rendra dans les faits, l’accès au permis de conduire largement inaccessible aux jeunes salariés. Après la loi de Finances pour 2026, qui avait déjà limité l’éligibilité du permis au CPF et instauré des mécanismes de cofinancement, le nouveau décret introduit un dispositif cumulatif particulièrement dissuasif ».

Et la suite ?

La manifestation du 2 mars risque fort d’être symbolique. La loi a été votée, le décret a été publié… on imagine difficilement le gouvernement revenir sur ces deux textes. Ce qui compte à présent, c’est (1) de s’adapter et (2) de préparer l’avenir.

Les auto-écoles doivent impérativement s’adapter aux nouvelles règles. Celles dont l’activité dépendait à plus de 50% du CPF doivent le faire en urgence, en se redimensionnant et en baissant leurs frais fixes. Elles doivent revoir leur modèle économique, adapter le discours commercial, diversifier l’offre de formation et les solutions de financement proposées aux élèves, etc.

Les auto-écoles doivent également préparer l’avenir, en particulier les organisations professionnelles. Un travail de fond doit être entamé en vue des prochaines élections présidentielles et législatives. Il faudra sensibiliser les candidats susceptibles d’être élus à l’importance du permis de conduire. Il faudra être force de proposition sur la mise en place de nouveaux financements. Enfin, il faudra savoir faire une forme d’auto-critique en reconnaissant les dérives qui ont eu lieu avec le CPF et en proposant des mesures d’encadrement.


Sarool : AGX repense et modernise son appli élève

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Sarool AGX - PermisMag

En ce début d’année, l’éditeur toulousain AGX Informatique a procédé à une refonte de son application Sarool, dédiée aux élèves des auto-écoles utilisatrices de sa solution de gestion HarMobil’. Objectif : moderniser l’interface et améliorer l’expérience utilisateur.

Déjà bien implantée dans les établissements équipés du logiciel HarMobil’, Sarool évolue aujourd’hui vers une application plus fluide, plus intuitive et mieux adaptée aux usages mobiles actuels.

Cette mise à jour s’inscrit dans une logique de digitalisation complète du parcours élève, de l’inscription au suivi pédagogique, jusqu’au règlement des prestations.

Une interface modernisée pour renforcer l’engagement des élèves

La nouvelle version de Sarool met l’accent sur l’ergonomie et la lisibilité. Navigation simplifiée, accès rapide aux informations essentielles, meilleure hiérarchisation des contenus : l’application vise à faciliter la consultation quotidienne par les élèves.

Pour les auto-écoles, cette modernisation représente un levier stratégique. Un outil numérique clair et performant contribue à valoriser l’image de l’établissement, à renforcer la relation client et à limiter les sollicitations administratives liées aux demandes d’informations (planning, solde, documents, attestations).

Les fonctionnalités incluses dans la version gratuite

Dans sa version incluse par défaut avec le logiciel HarMobil’, Sarool propose un ensemble complet de services destinés à centraliser les informations de l’élève.

Côté administratif, l’élève dispose d’un accès à son compte détaillé : formules souscrites, règlements effectués, solde restant. La fiche d’évaluation, les documents contractuels et justificatifs peuvent être consultés et partagés directement depuis l’application. La signature digitale du contrat type peut également être intégrée pour une dématérialisation complète.

Côté planning, l’élève peut saisir ses « dispos » et ainsi permettre à l’auto-école de lui proposer les créneaux adaptés à son emploi du temps. Sarool inclut bien sûr la consultation du planning des leçons passées et à venir, avec les informations relatives au moniteur, à la durée et au lieu du rendez-vous.

Des notifications mobiles et rappels automatiques viennent sécuriser l’organisation des leçons et réduire les absences.

L’application intègre par ailleurs des fonctionnalités complémentaires telles que l’accès rapide aux coordonnées de l’auto-école, aux itinéraires vers l’agence et à certains contenus informatifs.

Enfin, dans l’esprit du manifeste écoresponsable de notre profession, Sarool inclut une section spéciale « Ma Planète », qui donne à l’élève des infos et astuces sur la Sobriété numérique, l’éco-conduite,…

Les modules optionnels et fonctionnalités avancées

Au-delà de la version de base, Sarool peut être enrichie par des modules complémentaires activés par l’auto-école.

Sur le plan pédagogique, l’application permet l’accès au livret d’apprentissage numérique (module Suivi Mobil’). L’élève peut consulter sa progression, visualiser les compétences évaluées, les observations du formateur ainsi que les trajets effectués en conduite accompagnée ou supervisée.

Le module de réservation et de paiement en ligne permet aux élèves de planifier leurs leçons directement depuis l’application et de régler par carte bancaire. Cette fonctionnalité facilite la gestion administrative, fluidifie la trésorerie et réduit le passage au bureau pour les règlements.

Ce module est d’autant plus pratique lorsqu’il est associé à l’inscription en ligne (Sarool.fr), et permet donc aux prospects de sélectionner leur formule et transmettre leurs informations, puis de réserver et payer directement via un parcours 100% digitalisé sur l’appli Sarool.

Pour les établissements, il s’agit d’un outil supplémentaire d’acquisition et d’optimisation du traitement des dossiers.

Captures ecran Sarool

Un outil utile dans un contexte de digitalisation accrue

Avec cette refonte, AGX confirme sa volonté d’accompagner les auto-écoles dans la modernisation de leur organisation. Sarool est un véritable espace élève, centralisant gestion administrative, interactions financières, suivi pédagogique…

Dans un contexte de concurrence accrue et d’attentes croissantes en matière de services digitaux, proposer une application performante constitue un argument différenciant. Pour les gérants d’auto-écoles, il s’agit d’optimiser la gestion interne tout en améliorant l’expérience client.


La loi de finances 2026 promulguée au Journal officiel, les restrictions sur le CPF entrent en vigueur

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Fin du CPF permis de conduire auto-écoles

Le budget de l’État français pour 2026 a été promulgué ce vendredi au Journal officiel après une longue séquence politique et parlementaire marquée par l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale et plusieurs recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances.

Les différents recours déposés, notamment sur le CPF, ont été rejetés par le Conseil Constitutionnel. Ce dernier ayant estimé qu’un traitement différencié des salariés et des chômeurs était « conforme à la Constitution ».

CPF limité aux demandeurs d’emploi et cofinancement

Comme cela est prévu à l’article 203 de la loi de finances 2026 :

  • seuls les demandeurs d’emploi pourront continuer à mobiliser leur CPF pour financer leur formation au permis de conduire. Ces financements seront plafonnés ;
  • les salariés pourront continuer à utiliser leur CPF, à condition que leur entreprise s’engage à cofinancer leur formation.

Le montant du plafonnement pour les demandeurs d’emploi et celui du cofinancement pour les employeurs sera fixé par décret dans les jours à venir. Comme nous vous l’indiquions en début de semaine, le projet de décret que nous avons pu consulter parle d’un plafonnement à 900€ et d’un cofinancement de 100€ minimum. Ces montants seront à confirmer.

Les auto-écoles doivent arrêter d’inscrire à compter d’aujourd’hui

Les auto-écoles disposant de la certification Qualiopi ont fait le plein d’inscriptions CPF ces derniers jours. Elles doivent arrêter d’effectuer des inscriptions à compter d’aujourd’hui, sous peine d’enfreindre la loi et de ne pas être payées pour ces formations.

Par ailleurs, il y a fort à parier que les auto-écoles qui ont inscrit massivement depuis un mois seront contrôlées par les prestataires de la Caisse des Dépôts, dans les mois qui viennent.

Une manifestation le 2 mars… pour la forme

Mobilians ESR appelle les écoles de conduite et tous les salariés qui le souhaitent à participer à un rassemblement le lundi 2 mars devant le ministère du Travail pour protester contre les mesures votées et pour demander à être associés à la rédaction du décret d’application.

Cette manifestation risque avant tout d’être symbolique, la loi ayant été votée et le décret est prêt à être publié… il le sera peut-être avant le 2 mars. Nous continuerons à vous informer en fonction de l’évolution de la situation.


La DSR envisage de réformer l’erreur éliminatoire

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DSR réforme erreur éliminatoire

La Délégation à la sécurité routière envisage de modifier la définition de l’erreur éliminatoire à l’examen du permis de conduire. Une réforme qui viserait à améliorer les taux de réussite et à réduire les délais d’attente, mais qui suscite une vive opposition des inspecteurs et des organisations professionnelles dans un contexte de hausse de la mortalité routière.

Vers une nouvelle définition de l’erreur éliminatoire à l’examen du permis

Selon un communiqué de presse commun des organisations professionnelles et du syndicat majoritaire des inspecteurs, la Délégation à la sécurité routière (DSR) envisagerait de revoir la définition de l’erreur éliminatoire lors de l’examen pratique du permis de conduire.

Deux exemples, cités dans le communiqué, illustrent cette orientation :

  • Le non-respect d’un STOP pourrait ne plus être éliminatoire, s’il n’y a aucun usager à l’intersection ;
  • Un changement de voie sans contrôle pourrait être toléré, s’il n’y a pas de danger immédiat.

Pour les organisations signataires, ces modifications reviendraient à transformer des fautes aujourd’hui considérées comme graves en erreurs simplement sanctionnées par des points, sans échec automatique à l’examen.

Un levier pour améliorer les taux de réussite et réduire les délais

Toujours selon le communiqué, cette évolution s’inscrirait dans une logique d’amélioration des taux de réussite à l’examen du permis de conduire.

En rendant certaines erreurs non éliminatoires, le Ministère de l’Intérieur pourrait mécaniquement augmenter le nombre de candidats reçus, et ainsi :

  • réduire les délais de première présentation ;
  • diminuer les délais de représentation après un échec.

Cette stratégie permettrait également de limiter le besoin de recruter de nouveaux inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR), en réduisant le besoin de places d’examen.

Une proposition critiquée dans un contexte de hausse de la mortalité routière

Cette perspective de réforme intervient dans un contexte jugé préoccupant par les professionnels. Selon le baromètre de la Sécurité routière, 290 personnes ont été tuées sur les routes de France métropolitaine en décembre 2025, soit 11 de plus qu’en décembre 2024.

La hausse concerne notamment les usagers vulnérables : les cyclistes, les usagers de deux-roues motorisés, les utilisateurs d’EDPm et les piétons. Plus globalement, le bilan provisoire fait état de 3 260 morts sur les routes de France métropolitaine en 2025, en hausse de 2,1 % par rapport à 2024.

Dans ce contexte, plusieurs organisations jugent paradoxal d’assouplir les critères d’élimination à l’examen du permis, alors même que les indicateurs de mortalité repartent à la hausse.

Une opposition commune des inspecteurs et des organisations professionnelles

Le syndicat majoritaire des inspecteurs, le SNICA-FO, ainsi que les organisations professionnelles représentant les auto-écoles (Mobilians ECSR, UNIDEC et UNIC), se disent « vivement opposés » à ce projet.

Dans leur communiqué commun, ils dénoncent une réforme qui viserait à « brader l’examen du permis de conduire » et qui ferait « perdre toute crédibilité à la réglementation routière, aux enseignants de la conduite et aux inspecteurs ».

Les signataires estiment que transformer des fautes graves en erreurs tolérées reviendrait à créer une « véritable roulette russe » lors de l’examen, en laissant le candidat « s’en remettre au hasard ».

Ils rappellent également deux positions de principe :

  1. « Seule une réelle montée en compétences des apprentis conducteurs peut améliorer le taux de réussite à l’examen et garantir une meilleure sécurité routière » ;
  2. « Seul le recrutement d’inspecteurs du permis de conduire peut permettre de réduire significativement et durablement les délais d’attente. »

Voitures électriques et Auto-Ecoles : Le témoignage d’un confrère qui a franchi le pas.

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voiture électrique auto-école

Une nouvelle ère pour l’auto-école a-t-elle démarré ?

On n’invente rien : « Nouvel’R » est bien le nom de cette auto-école de la Vienne qui témoigne aujourd’hui. Elle partage avec nous son expérience de transition vers une flotte de voitures électriques.

Randy et Rudy, les deux co-gérants ont franchi le pas de l’électrique depuis 2022. Leur motivation première était de pouvoir affirmer un jour « Tous nos véhicules sont plus respectueux de l’environnement que les traditionnels thermiques essence ou diesel ». Et ce jour, c’est aujourd’hui ! Leur flotte contient maintenant 5 voitures électriques et 3 scooters électriques. Et pour pousser leur engagement pour l’environnement plus loin, ils ont privilégié l’achat de leurs voitures et scooters en reconditionné et en occasion.

L’électrique en auto-école : un choix gagnant pour la planète et le portefeuille !

Avec l’expérience et le recul qu’ont maintenant Randy et Rudy, ils constatent que ce qui devait être une aventure écologique s’est transformée rapidement en une véritable aubaine économique. Oui ces deux mots se ressemblent tellement… (une nouvelle illustration de l’article précédent).

Concrètement voici ce qu’ils nous confient : « Notre consommation de « carburant » pour la flotte de 5 véhicules électriques doit être à peu près équivalente à la consommation d’une seule voiture thermique actuelle. En effet, pour 35h/hebdo, un véhicule électrique consomme moins d’une centaine d’euros sur un mois. Alors que nous rechargeons sur des bornes rapides (bien plus chères que les recharges à domicile) »

Un argument de poids quand on sait que l’entretien suit la même logique : « Les disques et plaquettes de notre premier véhicule, qui a roulé 160 000 km, sont toujours d’origine, alors qu’il a fallu les changer à 67 000 km sur la voiture thermique. On s’y retrouve aussi côté entretien (pas d’entretien constructeur imposé pour 4 de nos véhicules électriques) ».

Véhicules électriques : Stop aux idées reçues !

Cette expérience réelle raisonnera-t-elle plus fort en nous que toutes les idées reçues sur les véhicules électriques qui circulent et qui ont la peau dure ? Nous espérons que ce témoignage concret et vivant que l’école de conduite Nouvel’R nous livre, va nous éclairer sur le vrai du faux sur ce sujet.

Nous vous suggérons également cette publication très complète réalisée par Carbone 4 :
« Les idées reçues sur la voiture électrique » qui peut nous aider à y voir plus clair avant de faire notre propre expérience.

Voiture électrique et énergie verte ; un engagement global pour l’environnement.

Pour l’énergie utilisée pour ses leçons de conduite, Nouvel’R partage également avec nous que : « Le contrat souscrit auprès du fournisseur d’électricité nous garantit une électricité 100% d’origine renouvelable. »

En effet, notre profession pourrait parallèlement à l’électrification de sa flotte et donc la diminution instantanée de nos émissions, opter pour des énergies plus propres. Tout en privilégiant les véhicules électriques les plus légers pour réduire encore davantage notre empreinte carbone. A l’échelle de toute notre filière, ces actions sont loin d’être des « petits gestes » pour le climat et les générations futures. En langage auto-école, nous pourrions dire : nos élèves de demain nous remercieront !

Et vous, avez-vous déjà franchi le pas d’une flotte électrique dans votre auto-école ? Ou seriez-vous prêt à le franchir en 2026 ?

Retrouvez l’analyse complète de Carbone 4 et lien vers l’article « économie et écologie ».


CPF & permis de conduire : les dernières informations au 15 février

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CPF permis informations 15 février 2026

Alors que le Conseil Constitutionnel est en train d’examiner les recours déposés et devrait rendre sa décision dans les jours qui viennent, de nouvelles informations nous parviennent, notamment sur les montants du plafonnement, du ticket modérateur et du co-financement envisagés par le gouvernement. Jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel et la parution des textes au Journal officiel, ces informations sont susceptibles d’évoluer.

3 à 4 mois d’inscriptions CPF en 15 jours

Depuis l’annonce de la fin du CPF « pour tous », les auto-écoles ont connu un afflux massif de candidats, notamment sur la dernière semaine de janvier et la première semaine de février. Certaines ont mis en place des ouvertures exceptionnelles (le soir ou le dimanche) pour pouvoir inscrire l’ensemble des candidats.

Cet afflux massif de candidats a fait planter le site MonCompteFormation et – très probablement RDVPermis – l’espace de 48 heures.

Le site MonCompteFormation en maintenance, face au nombre de demandes

MonCompteFormation indisponible

La Caisse des Dépôts et Consignation a publié ses chiffres pour le mois de janvier et ces derniers confirment le phénomène constaté sur le terrain. En janvier 2026, ce sont 59 141 dossiers qui ont été déposés (contre  25 245 en janvier 2025), ce qui représente une hausse de 134% du nombre d’inscriptions et un montant de 98 millions d’euros pour la CDC. Autrement dit, sur la dernière semaine de janvier, les auto-écoles ont réalisé l’équivalent d’un mois et demi d’inscriptions CPF.

Le phénomène a continué sur la première semaine de février, avec une ampleur assez proche, avant de ralentir par la suite. En 15 jours, ce sont donc l’équivalent de 3 à 4 mois d’inscriptions qui ont été réalisées.

Certaines structures ont volontairement limité le nombre d’inscriptions pour ne pas avoir à faire face à un afflux de candidats qu’elles auraient du mal à former (et à présenter).

Un plafonnement à 900€ pour les demandeurs d’emploi

Le CPF devrait, sauf décision contraire du Conseil Constitutionnel, être réservé aux demandeurs d’emplois et aux personnes bénéficiant d’un cofinancement par leur employeur.

Un projet de décret est paru dans la presse spécialisée. Il précise les montants des plafonds envisagés par Jean-Pierre Farandou, le Ministre du Travail et des Solidarités. Ces derniers seraient de :

  • 900€ pour le passage du permis de conduire, pour les véhicules du groupe léger
  • 1 500€ pour les formations inscrites aux Répertoire spécifique (i.e. les formations qui ne débouchent pas sur un diplôme inscrit au RNCP) ;
  • 1 600€ pour les bilans de compétence.

Par ailleurs, le projet de décret précise également le montant minimum du cofinancement prévu dans la Loi de finance 2026. Une personne (qui n’est pas demandeuse d’emploi) pourra mobiliser son CPF pour financer son permis de conduire si elle dispose d’un cofinancement pour un montant minimum de 100€ de la part de son employeur. Les procédures pour mettre en place ces cofinancements seront plus longues et compliquées que pour les inscriptions actuelles.

Que retenir de tout ça ?

La prudence s’impose tant que le Conseil constitutionnel n’a pas donné sa réponse et tant que la Loi de finance et le décret n’ont pas été publiés au Journal officiel. Nous vous tiendrons informés dès que ce sera le cas.

Les auto-écoles doivent sans attendre réfléchir à des stratégies de diversification de leur offre de formation et de leurs sources de revenus. La situation actuelle montre la dangerosité d’un modèle qui repose sur une source de financement unique.

Si l’on examine la situation à moyen-long terme. Les auto-écoles ont fait le plein de candidats pour les 4 à 6 mois à venir. Une fois la « vague » passée, la situation risque d’être plus compliquée pour les écoles de conduite et pour les élèves (dont le pouvoir d’achat est au plus bas). Plutôt que de militer pour des mesures qui vont renchérir la formation, il serait pertinent de se mobiliser collectivement pour trouver des financements (publics ou privés) pour aider les jeunes à financer leur permis.

En 2023, l’ECF avait fait des propositions de financement : cagnotte, Livret Permis de conduire, Pass permis – qui pourrait être abondé par les sociétés pétrolières, les sociétés d’autoroute aux profits exceptionnels, par les assurances mais aussi par la famille dans le cadre d’une épargne utile. Ces propositions pourraient être remises sur la table !