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Enseignement de la conduite : Des acteurs s’engagent en faveur de l’environnement

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Professionnels auto-école environnement (1)

Plusieurs fournisseurs du secteur de l’enseignement de la conduite ont choisi d’unir leurs forces pour accompagner activement la transition écologique.  Ils affirment reconnaître l’urgence de la situation environnementale et la nécessité d’agir dès aujourd’hui, chacun à son niveau. Un manifeste déjà signé par de nombreux acteurs est proposé à l’ensemble de la profession : éditeurs de solutions pédagogiques, de logiciels, opérateurs du code de la route, réseaux, et tout autre acteur qui le souhaite.

Manifeste pour une filière de l'enseignement de la conduite plus respectueuse de l'environnement
AGX Informatique

co-animateur

VroomVroom

co-animateur

La Poste Codes et Examens
Objectifcode
Code'n Go
Pointcode
réseau ECF
CER Réseau
Davantages Formation
WBD
Drivup
Coach AAC
Orata

Une boîte à outils pour passer à l’action

Bien sûr la question est vaste, complexe et mondiale. Faut-il pour autant attendre ?

Justement, le principe de ce manifeste est de se rassembler pour agir dès aujourd’hui. Tous en même temps ! L’objectif des signataires est de s’encourager à adopter des pratiques vertueuses et de les partager. Pour en fin de compte, créer une boite à outils d’actions concrètes accessibles à tous les professionnels du secteur. Ils souhaitent à la fois agir sur leur propre structure et participer à la transition de tout l’écosystème. Conscients de la place centrale des écoles de conduite dans ce projet, une consultation est lancée pour mieux comprendre leurs attentes, interrogations ou freins sur ces sujets.

Auto-école : Dites-nous tout !

Prenez 3 minutes pour répondre à notre sondage. Dites nous les sujets qui vous préoccupent et sur lesquels vous souhaiteriez avoir plus d’informations et/ou conseils pour agir à votre échelle.

Car l’impact de ces actions sera d’autant plus puissant que l’ensemble des acteurs va s’impliquer : Auto-écoles, fournisseurs, enseignants, mais aussi élèves et partenaires locaux. Persuadés que le changement s’accélère grâce à la diffusion d’idées et de bonnes pratiques, PermisMag ouvre cette semaine une rubrique dédiée à ce sujet intitulée : « Écoresponsabilité »

Plusieurs fois par mois, vous y découvrirez des témoignages, des éclairages, des retours d’expérience et des pistes d’actions simples et réalisables. Le but : aider les professionnels – et pas seulement les auto-écoles – à réduire tous notre empreinte carbone. Il s’agira d’une véritable bibliothèque adaptée à notre filière. Dans laquelle chacun pourra piocher des idées et les mettre en place à son rythme et selon ses moyens.

Une démarche collaborative et tournée vers les solutions

Notre démarche se veut positive et inspirante. Principalement tournée vers les solutions car l’information sur les problèmes existe déjà en abondance. Ce que nous voulons apporter, c’est du tangible, du pratique.

Notre approche est également totalement dénuée d’arrière-pensée commerciale. Bien sûr les sociétés qui agissent améliorent leur image, mais nous veillerons à ce que ce soit le seul bénéfice pour les participants. Le but de ces articles est uniquement de souligner l’impact positif de leurs contributions. Notre démarche se veut enfin humble et ouverte à toutes les suggestions car nous ne sommes ni scientifiques ni spécialistes du climat.

Nous croyons en la force de l’intelligence collective et savons que nos meilleures idées viennent des autres. L’invitation est donc lancée, vous êtes les bienvenus !

Une initiative inclusive et ouverte à tous

La protection de l’environnement est l’affaire de tous. La démarche initiée par ces acteurs de l’enseignement de la conduite se veut ouverte à tous. Chacun d’entre vous peut rejoindre cette initiative et signer le manifeste.

Vous agissez pour le climat, l’air, l’eau, la nature, le vivant ? Partagez vos actions avec nous ! Nous aurons à cœur de les mettre en lumière à travers des articles et de faire en sorte que votre expérience bénéficie à tous.

N’hésitez pas à nous contacter sur les courriels : contact@permismag.com et convivialeattitude@agx.fr.


Auto-écoles : les dates de dé-confinement enfin connues!

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Après six semaines de fermeture administrative en raison de l’épidémie de Covid-19, l’annonce des dates de reprise pour les leçons et les examens de conduite représente, pour beaucoup, une lumière au bout du tunnel. Cette reprise progressive se fera selon des modalités et des protocoles sanitaires qui seront validés d’ici la semaine prochaine. Voici ce que l’on sait à l’heure actuelle.

Une réouverture progressive selon les départements

L’information a été donnée hier (28 avril) par le Premier Ministre, Édouard Philippe, le dé-confinement et la reprise de l’activité économique se fera de manière différenciée selon les départements. Dans les départements les moins impactés par l’épidémie, les entreprises pourront redémarrer plus tôt, alors que celles situées dans les départements les plus touchés devront patienter encore un peu.

Les départements seront classés par couleur : les départements « verts » et les départements « rouges ». La carte des départements sera dévoilée le 30 avril par le Professeur Jérôme Salomon lors de son point presse journalier sur l’évolution de la pandémie.

Une réouverture des bureaux dès le 11 mai

Quelle que soit la zone (verte ou rouge), les écoles de conduite pourront rouvrir leurs bureaux à partir du lundi 11 mai. La reprise des leçons et des examens dépendra, elle, du département et de la catégorie de permis concernée.

La reprise des activités devra se faire, a minima, selon les règles de sécurité sanitaire éditées par le Haut Conseil de la Santé Publique. Les organisations professionnelles ont travaillé sur des protocoles sanitaires. L’UNIC a établi un « guide de sécurité sanitaire » avec la SOCOTEC, alors que le CNPA a rédigé un « protocole de reprise » validé par une infectiologue du CHU de Strasbourg. Ces documents ont été soumis pour validation aux Ministères concernés.

Une conférence téléphonique doit avoir lieu lundi 4 mai entre la DSR et les organisations professionnelle pour définir de manière précise les mesures sanitaires qui devront être prises par les écoles de conduite. Il semblerait que la séparation en plexiglas, entre l’élève conducteur et l’enseignant ou l’inspecteur, ne soit pas retenue, pour des questions de sécurité et d’efficacité (une telle paroi n’empêcherait en rien la propagation du virus).

IMPORTANT :
Les auto-écoles (comme toute entreprise) devront mettre en place et veiller à une stricte application des mesures de sécurité sanitaire retenues à l’issue de la réunion du 4 mai! En effet, la responsabilité légale de l’entreprise sera engagée en cas de transmission du virus d’un élève vers un de vos salariés (ou inversement). La démonstration que la contamination a eu lieu pendant une leçon de conduite s’annonce néanmoins assez compliquée à démontrer…

La reprise dans les départements « verts »

11 mai

Ouverture des bureaux au public, reprise des leçons de conduite et de toutes les activités pour toutes les catégories de permis. Reprise des examens de code

18 mai

Reprise des examens moto et PL. Les places seront attribuées uniquement par options sur Printel. Pour les examens moto les durées seront modifiées : 12 minutes pour le plateau et 36 minutes pour la circulation.

1er juin

Reprise des examens B. La première semaine par options et à partir de la deuxième semaine retour à la méthode de population de référence.

La reprise dans les départements « rouges »

11 mai

Ouverture des bureaux au public. Possibilité de dispenser des leçons moto et poids-lourds (uniquement), après accord du Préfet du département.

18 mai

Dans les départements où le Prefet a donné son accord, reprise des examens moto et PL. Les places seront attribuées uniquement par options sur Printel.

1er juin

Reprise des leçons et des examens B. La première semaine par options et à partir de la deuxième semaine retour à la méthode de population de référence.


Candidats libres: des taux de réussite toujours mauvais

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Taux de réussite candidats libres permis de conduire
La Sécurité routière a mis en ligne fin février son Bilan des examens du permis de conduire pour l’année 2018. Nous nous sommes intéressés, cette année encore, aux chiffres concernant les candidats libres. Si leur nombre a été multiplié par deux comparé à 2017, leur taux de réussite reste lui toujours inférieur de 10 à 15 points selon les départements.

Un nombre de candidats libre en augmentation

Le nombre de candidats libre ne cesse d’augmenter rapidement, depuis 2015. Ils sont passés de 3081 (en 2015) à 23 311 (en 2018). L’accélération est particulièrement forte au cours de cette dernière année puisque leur nombre augmente de 132,8% entre 2017 et 2018.

Leur nombre reste néanmoins limité comparé au total de candidats se présentant à l’examen pratique. En 2018, ils ne représentaient pas plus de 1,4% du nombre total de candidats. Par ailleurs, le phénomène touche principalement les grands centres urbains : Paris et les départements limitrophes (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-et-Marne et Yvelines), le Rhône et la Seine-Maritime.

La plupart de ces candidats libres se présentent dans la catégorie B (95,8% d’entre eux), le reste se présentant en groupe lourd ou en moto (0,8%).

Des taux de réussite toujours très inférieurs à la moyenne

Le taux de réussite des candidats libres à l’examen pratique pour l’année 2018 s’élève à…. 44,9%. Ce taux de réussite est en très légère hausse par rapport à celui constaté en 2017 (42,1%). En revanche, il reste très inférieur :

  1. à la moyenne nationale, qui est de 58% (-13 points pour les candidats libres) ;
  2. à la moyenne pour les candidats en conduite accompagnée, qui est de 74,6% (-32,6 points pour les candidats libres) ;
  3. à la moyenne dans les départements où les candidats libres sont les plus nombreux. En Seine-Saint-Denis, par exemple, le taux de réussite moyen est de 62,4% (- 15,5 points pour les candidats libres).

Consultez le Bilan du permis de conduire 2018 en intégralité sur le site de la Sécurité routière.


Le Ministère de nouveau impuissant face aux robots sur RDVPermis

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Nouveau robots RDVPermis Ministère

Depuis une semaine, la rumeur courrait dans certaines auto-écoles d’Île-de-France… chauffées à blanc par la canicule et par le manque de places d’examens (dans le 77 et le 93 notamment). Des robots d’un nouveau type permettraient de prendre des places d’examen au-delà du seuil fixé sur RDVPermis. Ce matin, un message des BER semble confirmer l’existence de ces robots.

Le message de la DSR

Relayé par les différents BER, le message se veut pédagogique. Il rappelle que l’utilisation des robots au-delà du seuil est interdite. Nous reproduisons le message dans son intégralité :

Il est rappelé que l’utilisation d’outils automatisés (robots, scripts ou tout autre dispositif de réservation automatique) n’est autorisée que dans le respect des conditions d’utilisation de RdvPermis.
En particulier, il est strictement interdit d’utiliser un robot pour réserver des places d’examen situées au-delà du seuil formateur attribué à l’établissement.
Les services de l’administration sont en mesure d’identifier les réservations effectuées au moyen de tels dispositifs.
Tout établissement qui serait détecté comme utilisant une solution automatisée pour réserver des places au-delà de son seuil formateur s’expose au blocage de son accès à RdvPermis.
Vous êtes invités à vous assurer que les outils éventuellement proposés par des prestataires privés respectent pleinement les règles d’utilisation de l’application.
Le recours à une solution commerciale ne saurait exonérer un établissement de sa responsabilité quant au respect de ces règles.

Ce message reconnaît en filigrane l’existence de ces robots et l’impuissance de la DSR à lutter contre. Il nous rappelle ceux publiés au printemps 2023.

Le déni avant l’acceptation

Revenons trois ans en arrière. Beaucoup d’auto-écoles constataient la présence de robots sur RdvPermis. Le 20 avril 2023, PermisMag publie alors un article pour dénoncer cette injustice flagrante.

Le lendemain, la DSR convoquait les éditeurs pédagogique au Ministère pour une réunion d’urgence. Le chef de projet en charge du dossier démentait l’existence des robots et critiquait le contenu de notre article. En parallèle, des mesures d’application immédiates étaient annoncées pour interdire les robots, à compter du lundi 24 avril.

Quelques semaines plus tard, ces robots qui « n’existaient pas » obtenaient des accès aux API officielles de RDVPermis et la position du Ministère évoluait au gré d’une mise à jour des Conditions d’utilisation de RDVPermis. Selon ces nouvelles CGU, qu’ils soient conçus par des éditeurs ou par des sociétés tierces, l’utilisation des robots devenait légale à condition de ne pas réserver davantages de places que le nombre prévu par le seuil. Les pirates d’hier recevaient leur lettre de marque !

Des robots officiels vs. les nouveaux robots pirates

Les robots désormais officiels fournissent un confort de réservation mais leur utilisation a un coût. Ils permettent de gagner du temps mais ils ne permettent pas d’avoir d’avantages de places d’examen.

La nature ayant horreur du vide, des « petits malins » ont construit des robots d’un nouveau genre. L’intelligence artificielle en générale, et Claude Code en particulier, ont permis de rendre le développement informatique beaucoup plus rapide et beaucoup moins onéreux. Ces robots – que nous avons pu voir à l’œuvre – permettent de prendre des places au-delà du seuil. Leur utilisation est, pour l’instant réservée à quelques initiés, qui restent le plus discret possible.

L’impuissance de la DSR

Le message de la DSR est incompréhensible. Il rappelle qu’il est interdit de prendre des places au-delà du seuil… son auteur semble compter sur l’esprit de responsabilité des exploitants et sur la menace de blocage des accès RDVPermis.

Deux hypothèses ici :

  1. Soit la DSR n’a pas mis en place de mesure technique permettant de bloquer les réservations au seuil, quand elles sont faites par des robots ;
  2. Soit la DSR n’est pas en mesure d’identifier ces nouveaux robots pirates pour la bonne et simple raison qu’ils ne passent pas par leurs API.

C’est cette deuxième hypothèse qu’il faut évidemment retenir. Comme souvent, les voleurs ont plusieurs coups d’avance sur la police qui est contrainte de leur courir après… En attendant, les auto-écoles vertueuses sont pénalisées en termes de places (et leurs élèves avec).

Le dernier clou dans le cercueil de RDVPermis?

RDVPermis était censé remettre de l’équité et de la transparence. Malgré toutes les mesures mises en places et les innombrables changements de règles, la plateforme n’arrive pas à empêcher la triche et les pratiques déloyales. Le manque chronique de places d’examen de les progrès de l’IA favorisent ces comportements.

Le rapport de l’IGA publié il y a 10 jours préconisait de réintégrer les taux de réussite dans l’attribution des places (a minima pour les places supplémentaires – Recommandation n°11). On ne reviendra pas sur RDVPermis et sur le calcul des places en fonction des ETP, mais le temps est peut être venu de revenir à l’ancienne méthode de répartition ou l’administration distribuait les places d’examen aux écoles de conduite…


Cette startup qui met de l’IA dans les leçons de conduite

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Leçon de conduite intelligence artificielle

Au salon VivaTech 2026, une startup européenne a présenté un produit destiné au secteur de la formation à la conduite. Son nom : Mettis AI. Déjà déployée en Espagne et en Italie, la solution propose d’utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les leçons de conduite, objectiver l’évaluation des élèves et aider les auto-écoles à mieux piloter la progression pédagogique.

Une caméra embarquée pour analyser la conduite

Le principe de Mettis AI repose sur un dispositif installé dans le véhicule d’auto-école. Grâce à une caméra embarquée intérieure et extérieure, couplée à des outils d’intelligence artificielle et de vision par ordinateur, la solution analyse le comportement de conduite de l’élève pendant la leçon.

L’objectif n’est pas de remplacer l’enseignant, mais de lui fournir des indicateurs complémentaires. Le système observe différents paramètres de conduite, détecte certains comportements, identifie des erreurs récurrentes et transforme ces observations en données exploitables. À l’issue des séances, l’auto-école peut disposer d’un suivi plus précis de la progression de l’élève.

Pour les enseignants de la conduite, l’intérêt est de disposer d’un retour plus factuel sur les compétences acquises, les points à consolider et le niveau réel de préparation à l’examen.

Vers une évaluation plus objective des élèves

Dans les auto-écoles, l’évaluation du niveau d’un candidat repose avant tout sur l’expertise de l’enseignant. Cette expertise reste centrale. Mais elle peut parfois être difficile à formaliser, notamment lorsqu’il faut expliquer à un élève ou à sa famille pourquoi une présentation à l’examen est prématurée.

C’est précisément sur ce terrain que Mettis AI entend apporter une valeur ajoutée. La solution permet d’établir un score et des indicateurs de progression à partir de données collectées pendant les leçons. Pour l’établissement, cela peut devenir un outil d’aide à la décision. Pour l’élève, cela peut rendre la progression plus lisible. Pour les familles, cela peut contribuer à mieux comprendre les besoins réels en formation.

Dans un contexte où les délais de présentation à l’examen, la qualité de la formation et le bon moment de présentation au permis de conduire sont régulièrement débattus, l’idée d’une évaluation plus objective pourrait intéresser une partie de la profession.

Un outil pour renforcer le dialogue pédagogique

L’un des enjeux majeurs de ce type de technologie est son usage concret dans la relation entre l’enseignant et l’élève. Bien utilisée, l’intelligence artificielle peut devenir un support pédagogique supplémentaire.

Elle peut aider à identifier des schémas d’erreurs, à prioriser les objectifs de travail et à suivre l’évolution d’un candidat sur plusieurs séances. Elle peut aussi permettre d’éviter certains malentendus, notamment lorsque l’élève estime être prêt alors que l’enseignant considère que des compétences essentielles ne sont pas encore suffisamment maîtrisées.

Pour les auto-écoles, cela peut aussi représenter un outil de transparence. Un tableau de bord clair, des indicateurs neutres et des rapports de progression peuvent renforcer la confiance dans le parcours de formation. À condition, bien sûr, que ces données restent au service de la pédagogie et ne deviennent pas un simple outil de notation automatique.

Une innovation déjà testée en Europe

Filippo M. Brunelleschi, CEO de Mettis AI, et ses équipes ont présenté leur solution à VivaTech 2026. La startup revendique déjà un déploiement en Espagne et en Italie, avec une ambition européenne affirmée.

La France constitue naturellement un marché stratégique. Le pays compte un réseau dense d’auto-écoles, un système d’examen très encadré et une profession particulièrement attentive aux questions d’évaluation, de sécurité routière et de transparence pédagogique.

Selon les premiers échanges engagés autour de la solution, une expérimentation en France pourrait permettre de mesurer concrètement l’intérêt du dispositif dans les conditions réelles d’une auto-école française : installation du matériel, acceptation par les enseignants, compréhension par les élèves, utilité dans le suivi pédagogique et pertinence des indicateurs produits.

L’IA ne remplacera pas l’enseignant

Comme souvent avec l’intelligence artificielle, la question de la place de l’humain se pose immédiatement. Dans la formation à la conduite, elle est d’autant plus importante que l’apprentissage repose sur l’observation, l’adaptation, la psychologie et la relation de confiance entre l’élève et son enseignant.

Aucune caméra, aucun algorithme et aucun tableau de bord ne peuvent remplacer cette expertise. Un enseignant ne se contente pas de constater une erreur : il l’interprète, l’explique, l’adapte au profil de l’élève et choisit la bonne méthode pour la corriger.

L’intérêt d’une solution comme celle-ci se situe donc ailleurs. Elle peut apporter davantage d’objectivité, de traçabilité et de transparence. Elle peut compléter l’analyse de l’enseignant, enrichir le suivi pédagogique et sécuriser certaines décisions, notamment la présentation à l’examen.

Une piste à suivre pour les auto-écoles françaises

L’arrivée de l’intelligence artificielle dans les leçons de conduite ouvre une nouvelle phase pour la profession. Après les logiciels de gestion, la prise de rendez-vous en ligne, les outils de suivi des élèves et les applications de code, l’innovation touche désormais le cœur même de la formation pratique.

Pour les auto-écoles, cette évolution pose plusieurs questions : quel coût ? Quelle simplicité d’installation ? Quelle protection des données ? Quelle acceptation par les enseignants et les élèves ? Quelle articulation avec le livret d’apprentissage et les compétences attendues à l’examen ?

Ces questions devront être posées avant tout déploiement à grande échelle. Mais l’approche mérite l’attention. À l’heure où la profession cherche à mieux valoriser la qualité de la formation, à objectiver les parcours et à renforcer la confiance avec les élèves, l’IA pourrait devenir un outil utile, à condition de rester à sa juste place : un assistant au service de l’enseignant, et non un substitut à son expertise.


Canicule : des examens annulés dans plusieurs départements

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Canicule examen du permis annulés

La France fait face à une nouvelle vague de chaleur, la deuxième de l’année. Alors que plusieurs départements ont été placés en vigilance orange ou rouge canicule, certains bureaux de l’éducation routière (BER) ont décidé d’adapter l’organisation des examens du permis de conduire.

Dans plusieurs territoires, des épreuves sont annulées ou reportées, notamment pour les catégories moto et poids lourds. Les auto-écoles concernées sont invitées à ne pas tenir compte de certaines convocations encore visibles dans RDVPermis.

Des examens annulés dans les Yvelines

Dans les Yvelines, le département a été placé en vigilance rouge canicule à compter du dimanche 21 juin à midi. Le Bureau de l’éducation routière a donc annoncé l’annulation des examens hors circulation des catégories moto et poids lourds du lundi 22 juin matin au mercredi 24 juin.

Dans son message adressé aux établissements d’enseignement de la conduite, le BER 78 précise : « Ne pas tenir compte des convocations PL et moto listées du lundi 22 juin de 8h à 10h toujours présentes dans RDVPermis. Les examens hors circulation sont bien annulés. »

Les examens annulés seront repositionnés ultérieurement. Le service indique qu’un point sera effectué à la fin de cet épisode de canicule, qualifié de « particulièrement intense ».

Le BER justifie cette décision par la nécessité de garantir la sécurité de l’ensemble des personnes présentes sur les centres d’examen : « La priorité est de ne faire courir aucun risque aux inspecteurs, aux candidats et aux accompagnateurs. »

Dans les Hauts-de-Seine, des reports et des véhicules climatisés exigés

Dans les Hauts-de-Seine, le BER 92 a également annoncé des mesures d’adaptation en raison de la vigilance canicule. Le département a d’abord été placé en vigilance orange du jeudi 18 juin au lundi 22 juin 2026.

Le service indique que le dernier examen de la journée sera reporté à une date ultérieure, « la plus proche » possible, pour les catégories B, moto et poids lourds.

Le BER 92 précise également que, pour les examens poids lourds, il est demandé de ne programmer que des circulations les après-midis.

Autre point important pour les auto-écoles : les véhicules présentés aux examens doivent être climatisés. Le BER 92 indique ainsi qu’« afin de garantir des conditions de travail et d’examen acceptables pour les inspecteurs comme pour les candidats, il est impératif que les véhicules présentés aux examens soient équipés d’un système de climatisation en état de fonctionnement ».

Le service ajoute que ce dispositif sera mis en place « à chaque alerte canicule, de niveau orange au moins, émise par Météo France ».

Des conséquences directes pour les auto-écoles

Ces décisions ont un impact immédiat sur l’organisation des établissements d’enseignement de la conduite. Les auto-écoles doivent prévenir les candidats concernés, réorganiser leurs plannings et attendre le repositionnement des examens annulés ou reportés.

Dans certains cas, les convocations restent visibles dans RDVPermis alors même que les épreuves sont annulées. Les établissements doivent donc se référer aux consignes transmises par leur BER, et non uniquement aux informations affichées dans l’outil.

Ces annulations devraient être compensées une fois l’épisode caniculaire terminé. Les services concernés indiquent que les examens seront remis ou repositionnés dans les meilleurs délais, sans qu’un calendrier précis puisse toujours être communiqué immédiatement.

Une adaptation appelée à se répéter

La canicule pose une difficulté particulière pour les examens du permis de conduire, notamment pour les catégories moto et poids lourds, où les candidats, les inspecteurs et les accompagnateurs peuvent être exposés plus longuement à la chaleur.

Les mesures annoncées dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine pourraient donc se multiplier dans les prochains jours si l’épisode caniculaire se poursuit ou s’intensifie dans d’autres départements.

Pour les auto-écoles, la consigne est claire : surveiller les messages transmis par les BER, vérifier les convocations dans RDVPermis avec prudence et s’assurer, lorsque les examens sont maintenus, que les véhicules présentés disposent bien d’une climatisation en état de fonctionnement.


[Manque de places d’examen] Le rapport de l’IGA enfin dévoilé !

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Rapport IGA 2026 Permis de conduire

Ce mercredi 17 juin 2026, les représentants de l’éducation routière (auto-écoles, inspecteurs et plateformes), ont été reçus Place Beauvau par Marie-Pierre Vedrenne, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, pour présenter les conclusions du rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), réalisé après cinq mois de consultations auprès de 123 acteurs de la profession.

PermisMag s’est procuré ce rapport de 80 pages contenant 27 recommandations. On vous les livre en exclusivité.

Trouver des solutions au manque de places d’examen

Ce rapport s’inscrit dans le prolongement des mobilisations de l’intersyndicale en 2025. Reçus à plusieurs reprises au Ministère de l’Intérieur et à Matignon, les représentants de la profession s’étaient vu proposer une mission parlementaire dite « mission flash ».

Cette mission avait finalement été confiée à l’IGA (Inspection générale de l’Administration), et pilotée par deux hauts fonctionnaires.

La présentation du rapport

La réunion de mercredi a permis de faire le point sur les enjeux liés à l’accès à l’examen du permis de conduire, à la réduction des délais d’attente et à l’amélioration durable de la formation des conducteurs, tout en maintenant un haut niveau d’exigence en matière de sécurité routière.

Les 27 recommandations recoupent des sujets très variés. Certaines de ces mesures étaient attendues (recrutement d’inspecteurs supplémentaires, amélioration du taux de réussite, promotion de la conduite accompagnée), d’autres l’étaient moins : formation continue des enseignants, rendre l’examen payant à partir de la troisième présentation, réintroduire les taux de réussite dans le calcul pour l’attribution des places d’examen sur RDVPermis, etc.

Retrouvez en détail les 27 recommandations de l’IGA et les commentaires de PermisMag

Comme leur nom l’indique, il s’agit de recommandations de l’IGA, à destination de la DSR. Certaines seront reprises et d’autres ne le seront pas !

Elles concernent l’ensemble des acteurs : auto-écoles, centres de formation de moniteur, opérateurs agréés, mais également les délégués et inspecteurs du permis de conduire (DPCSR et IPCSR).

Des groupes de travail pour avancer sur les différents sujets

Plusieurs groupes de travail vont désormais être constitués pour travailler sur ces sujets. Une première réunion d’organisation est prévue dès la semaine prochaine, avec un point d’étape national annoncé pour début juillet afin de poursuivre les travaux sans attendre la rentrée.


[Exclusif] Les 27 recommandations de l’IGA pour le permis de conduire

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PermisMag s’est procuré le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) publié ce mercredi 17 juin et présenté aux professionnels de l’enseignement de la conduite. Intitulé « Réformer l’apprentissage et l’examen du permis de conduire », il émet 27 recommandations. Il est issu d’un travail de 5 mois, mené par deux hauts-fonctionnaires, après consultation de 123 acteurs de l’éducation routière.

PermisMag vous livre en exclusivité ces 27 recommandations, les justifications avancées par les auteurs du rapport et notre analyse.

Les recommandations de l’IGA

Recommandation n°1 : Renforcer la dimension pratique de la formation des enseignants de la conduite, y compris dans les critères de délivrance de leur titre professionnel, et mettre en place une formation continue obligatoire des personnels de cette profession

L’IGA propose de renforcer la formation des enseignants de la conduite autour de trois axes. Le premier concerne le contenu de la formation initiale, avec une meilleure prise en compte de la psychologie des apprenants, de la gestion des émotions et des comportements, mais aussi un développement du mentorat en auto-école et une préparation accrue aux outils modernes comme les simulateurs, les plateformes numériques ou le suivi des données d’apprentissage.

Le deuxième axe porte sur la révision de l’examen du titre professionnel d’ECSR, jugé trop peu sélectif par une grande partie de la profession. L’IGA estime que l’examen devrait davantage évaluer les compétences pédagogiques réelles des futurs moniteurs, et non se limiter à une validation d’acquis théoriques.

Enfin, le troisième axe concerne la formation continue. L’IGA recommande d’instaurer des temps de formation obligatoires et réguliers afin de permettre aux enseignants de se tenir à jour sur la réglementation, de partager leurs pratiques et de continuer à progresser tout au long de leur carrière.

Recommandation n°2 Revoir le dispositif de labellisation des établissements d’enseignement de la conduite et renforcer l’information diffusée par les auto-écoles en intégrant le critère de transparence dans le label refondu ainsi qu’en communiquant davantage sur les outils déjà existants, notamment la plateforme mise en place par la DSR

L’IGA estime que le dispositif actuel de labellisation des auto-écoles doit être revu, car il reste trop lourd administrativement pour les professionnels et peu lisible pour les candidats. La mission propose de le rendre plus incitatif et plus utile, à la fois comme outil d’orientation pour les élèves et comme levier d’amélioration pour les établissements.

Le label rénové pourrait insister sur la transparence des informations fournies aux élèves : délais de présentation à l’examen, taux de réussite, satisfaction des candidats.

Enfin, l’IGA suggère de ne plus limiter le label à une logique binaire (auto-école labellisée ou non labellisée). Elle propose la création de plusieurs niveaux, par exemple sous forme d’étoiles (comme pour les restaurants), afin de mieux refléter la qualité des établissements et de permettre aux élèves de comparer plus facilement les auto-écoles. Ce dernier point nous semble pas souhaitable. Il n’appartient pas à l’administration de juger qu’une auto-école est meilleure qu’une autre.

Recommandation n°3 Redynamiser l’apprentissage anticipé de la conduite à travers une communication adaptée, en insistant sur les avantages que procure cette pratique

L’IGA recommande de redynamiser l’apprentissage anticipé de la conduite, qui obtient les meilleurs taux de réussite à l’examen pratique et bénéficie d’un large soutien de la profession. La mission propose d’abord de mieux communiquer sur ses avantages : meilleure préparation des candidats, acquisition de réflexes de conduite plus sûrs et amélioration des chances de réussite.

Cette communication pourrait être menée dans les établissements scolaires afin de toucher les jeunes concernés, mais aussi auprès des parents, qui doivent être rassurés sur l’intérêt et la sécurité du dispositif. Pour renforcer l’attractivité de l’AAC, l’IGA suggère également d’élargir ses avantages, par exemple en réduisant encore la durée du permis probatoire pour les jeunes passés par cette formule, ou en incitant les assureurs à mieux valoriser les économies possibles après l’obtention du permis.

Recommandation n°4 Abaisser l’âge minimal du recours à la conduite supervisée à 17 ans

L’IGA recommande de mieux valoriser la conduite supervisée, encore trop peu utilisée et parfois perçue négativement comme une solution réservée aux candidats en échec. Pourtant, elle améliore les taux de réussite et permet aux élèves de gagner en expérience sans payer d’heures supplémentaires.

La mission propose donc de renforcer la communication sur ce dispositif, d’obliger les auto-écoles à le proposer aux élèves concernés et de corriger l’incohérence actuelle : la conduite supervisée n’est accessible qu’à 18 ans, alors que l’examen pratique peut être passé dès 17 ans. Une proposition de loi allant dans ce sens vient d’être déposée cette semaine par le député du Gard, à la demande de l’UNIC.

Recommandation n°5 Constituer un vivier d’accompagnateurs volontaires qui accepteraient de pratiquer la conduite supervisée avec des candidats au permis de conduire.

La conduite accompagnée est souvent réservée aux « familles heureuses » et exclue les familles divorcées ou en situation de précarité.

L’IGA propose de créer des viviers locaux d’accompagnants volontaires pour permettre aux élèves sans proche disponible de bénéficier malgré tout de l’apprentissage accompagné ou supervisé. Cette idée, déjà formulée dans le rapport Dumas de 2019, pourrait être portée par les collectivités locales, notamment à travers des structures associatives. Ces accompagnateurs seraient forcément bénévoles, pour ne pas tomber sous le coup de l’enseignement à titre onéreux. On imagine mal cette proposition être généralisée.

Recommandation n°6 Mettre en place au plus tôt le module de prévention des biais de genre dans la formation continue des inspecteurs et rendre obligatoire le suivi de ce module par l’intégralité des agents en fonction dans un délai de deux ans

L’IGA estime que l’écart persistant de taux de réussite entre les hommes et les femmes au permis de conduire constitue un enjeu d’égalité, mais aussi un levier pour libérer des places d’examen en réduisant le nombre d’échecs. Selon les études citées, ces écarts ne s’expliquent pas principalement par les compétences de conduite, mais par des stéréotypes de genre qui influencent tout le parcours des candidates, de la formation jusqu’à l’examen.

La DSR a commencé à agir en intégrant depuis 2023 un module de sensibilisation aux biais de genre dans la formation initiale des inspecteurs. L’IGA recommande d’étendre rapidement ce module à la formation continue, de le rendre obligatoire pour tous les inspecteurs dans un délai de deux ans et de suivre ce sujet au niveau national comme départemental.

Recommandation n°7 Sensibiliser les enseignants de la conduite aux effets pluriels des stéréotypes de genre expliquant les écarts de taux de réussite entre hommes et femmes et inviter la profession à oeuvrer pour réduire ces écarts, notamment dans le cadre du label

L’IGA recommande de compléter la sensibilisation des inspecteurs par une action spécifique auprès des auto-écoles. La mission estime que les gérants et enseignants sont encore trop peu informés des écarts de réussite entre hommes et femmes et de l’impact des stéréotypes de genre dans l’apprentissage.

Elle invite donc la DSR à sensibiliser davantage les enseignants afin qu’ils adaptent leurs méthodes de formation et de préparation à l’examen. Cette démarche bénéficierait à la fois aux candidates, en améliorant leurs chances de réussite, et aux auto-écoles, en renforçant leur taux de réussite. Ce sujet pourrait notamment être intégré à la refonte du dispositif de labellisation.

Recommandation n°8 lnstaurer un délai minimal d’une semaine pour se réinscrire à l’ETG après un échec, délai porté à un mois si le candidat a commis plus de 10 fautes à l’examen

L’IGA constate que l’accès à l’ETG est aujourd’hui très simple, notamment grâce à l’inscription en ligne et aux nombreuses places disponibles. Mais cette facilité conduit de nombreux candidats à se présenter sans préparation suffisante : le taux de réussite reste faible, avec environ un candidat sur deux reçu, et les acteurs de terrain constatent une baisse du niveau de connaissance du code au début de la formation pratique.

La mission ne souhaite pas remettre en cause l’inscription en ligne ni le développement de la préparation à distance, mais elle propose d’encadrer les réinscriptions après un échec. L’objectif est d’éviter les passages répétés sans réelle progression et d’inciter les candidats à mieux choisir le moment de leur première présentation.

L’IGA recommande donc d’instaurer un délai minimal d’une semaine avant une nouvelle inscription à l’ETG après un échec, porté à un mois lorsque le candidat a commis plus de dix fautes.

Recommandation n°9 Faire signer au candidat le compte-rendu de l’évaluation initiale et mettre en place, en cours de formation, un temps d’échange formalisé entre le formateur et l’élève pour adapter, le cas échéant, cette évaluation a son rythme de progression.

L’IGA ne recommande pas de modifier le seuil minimal de 20 heures de conduite avant l’examen pratique. Elle écarte l’idée de le porter à 28 heures, estimant que certains candidats peuvent réussir avec 20 heures et qu’une hausse serait perçue comme une mesure coûteuse et mal acceptée. Elle refuse également de supprimer totalement ce seuil, qui reste un garde-fou contre les présentations trop précoces.

En revanche, la mission invite les auto-écoles à mieux adapter leurs offres commerciales, en proposant davantage de forfaits de 25 ou 30 heures afin de ne pas enfermer les candidats dans la référence des 20 heures. Elle souhaite aussi renforcer le rôle de l’évaluation initiale réalisée par l’enseignant, par exemple avec une fiche signée par l’élève, afin de mieux faire accepter le volume d’heures réellement nécessaire avant une présentation à l’examen.

Recommandation n°10 Rendre obligatoire la délivrance par l’auto-école d’une attestation de fin de formation initiale (AFFI) à l’issue du parcours de formation de l’apprenant, valant autorisation de pratiquer la conduite supervisée, et compléter le contrat type servant de base de référence à la relation contractuelle entre l’auto-école et l’élève pour préciser que celle-ci n’a l’obligation d’inscrire son candidat qu’après délivrance de l’AFFI.

L’IGA propose de formaliser la fin de formation par la délivrance systématique d’une attestation de fin de formation initiale (AFFI), y compris pour les formations traditionnelles. Ce document indiquerait que l’enseignant estime l’élève prêt à passer l’examen et lui permettrait aussi de pratiquer la conduite supervisée en attendant une date d’épreuve.

La mission souhaite également intégrer cette attestation dans le contrat type afin de clarifier les obligations de l’auto-école : la présentation à l’examen ne serait due qu’une fois l’élève jugé prêt, après délivrance de l’attestation.

On voit mal comment cette recommandation pourrait régler le problème de places. L’auto-école qui n’a pas les places pour présenter ses élèves ne délivrera pas l’AFFI.

Recommandation n°11 Réintégrer, dans le calcul du nombre de places d’examen attribuées aux auto-écoles, la prise en compte de leur taux de réussite.

L’IGA recommande de réintroduire le taux de réussite des auto-écoles dans le calcul des places d’examen qui leur sont attribuées via RDV Permis. Cette mesure viserait à encourager les établissements à présenter les candidats au bon moment, lorsqu’ils sont réellement prêts, afin de favoriser leur réussite.

La mission reconnaît toutefois un risque : certaines auto-écoles pourraient être tentées d’écarter les élèves les plus en difficulté pour préserver leur taux de réussite. Elle estime néanmoins que ce risque peut être limité par une meilleure individualisation des parcours de formation.

Cette mesure est pour le moins surprenante, elle marque un retour vers la MNA. Elle pourrait cependant n’être limitée qu’aux places supplémentaires, hors seuil… 

Recommandation n°12 Renforcer les limites actuelles en matière de réinscription à l’examen pratique après un échec en augmentant le délai d’attente minimal si le candidat a fait montre d’un niveau manifestement insuffisant, et en ajoutant à la durée de validité de la réussite à l’ETG une limite relative au nombre de présentations de l’examen pratique

L’IGA estime nécessaire de mieux encadrer la réinscription à l’examen pratique après un échec. Aujourd’hui, les délais d’attente existent déjà selon la note obtenue, mais ils sont peu lisibles et souvent masqués par les délais réels d’accès aux places. La mission souhaite éviter à la fois les représentations trop rapides de candidats insuffisamment préparés et la mise à l’écart informelle des élèves ayant déjà échoué.

Elle propose donc un cadre plus clair : un délai de 45 jours après un échec avec une note inférieure à 15 points, accompagné d’au moins cinq heures de conduite supplémentaires attestées dans le livret numérique. À l’inverse, les candidats ayant échoué avec plus de 21 points, souvent à cause d’une erreur éliminatoire, pourraient se réinscrire sans délai particulier, hors délai administratif de deux jours. Enfin, après cinq échecs à l’examen pratique, le candidat devrait repasser l’ETG, même si sa réussite au Code est encore valable.

Recommandation n°13 lnstaurer une contribution financière à la charge du candidat à compter du troisième passage de l’examen pratique.

L’IGA propose d’instaurer une contribution financière à partir de la troisième présentation à l’examen pratique, après deux échecs. Les deux premiers passages resteraient gratuits, afin de ne pas alourdir excessivement le coût du permis.

L’objectif ne serait pas principalement de financer l’organisation de l’examen, mais de responsabiliser les candidats et d’éviter les inscriptions prématurées, parfois utilisées comme des « tests ». La mission estime que cette mesure concernerait une minorité de candidats, puisque plus de 80 % réussiraient actuellement après deux tentatives. Le montant envisagé serait d’environ 80 euros par passage à partir du troisième examen.

Cette recommandation peut avoir du sens. Il est ironique de noter que l’Etat fixe à 80€ le prix d’un examen, alors qu’il encadre les frais d’accompagnement au tarif d’une heure de conduite (entre 50€ et 70€ selon les auto-écoles). 

Recommandation n°14 Fixer un quota de places d’examen dédiées aux réinscriptions après deux échecs sur RdvPermis

L’IGA propose de permettre aux candidats ayant échoué au moins deux fois à l’examen pratique de se réinscrire directement sur RDV Permis, sans passer obligatoirement par leur auto-école. Des créneaux spécifiques leur seraient réservés afin d’éviter qu’ils soient pénalisés par la priorité parfois donnée aux primo-candidats.

Les auto-écoles pourraient toutefois continuer à réserver ces places pour leurs élèves concernés, notamment afin de mettre à disposition un véhicule à doubles commandes. Cette mesure nécessiterait une adaptation technique de RDV Permis, jugée réalisable à court terme, ainsi qu’une marge d’appréciation locale pour déterminer le volume de places réservées.

Recommandation n°15 Accroître le nombre de questions portant sur la signalisation routière dans les séries de questions de l’épreuve théorique générale pour la recentrer sur les enjeux de connaissance et de respect de la réglementation et du code de la route.

L’IGA recommande de recentrer l’épreuve théorique générale sur les règles essentielles du code de la route. La mission estime que l’ETG ne filtre pas suffisamment les candidats avant la pratique, en raison d’une préparation parfois insuffisante, d’un contenu trop large et de problèmes de fraude.

Elle propose donc de revoir la composition des séries de questions afin d’accorder une place plus importante à la signalisation routière, jugée insuffisamment maîtrisée par les candidats. Aujourd’hui, seules six à huit questions sur quarante portent sur ce thème. L’IGA souhaite augmenter cette proportion pour mieux vérifier la connaissance des règles fondamentales avant l’apprentissage de la conduite.

Recommandation n°16 Supprimer les trois questions théoriques posées lors de l’épreuve pratique après la production d’une étude d’impact devant permettre de préciser la traduction opérationnelle de cette mesure.

La mission considère qu’un ETG plus fiable permettrait de redonner à l’épreuve théorique son rôle de filtre avant la conduite. En conséquence, elle propose de supprimer les trois questions théoriques actuellement posées lors de l’examen pratique du permis B, tout en demandant à la DSR d’évaluer l’impact de cette mesure sur le taux de réussite et sur l’organisation de l’épreuve.

Recommandation n°17 Afficher, au sein des services de la DSR, le portage de la mission de lutte contre la fraude par le bureau en charge de l’organisation des examens.

L’IGA estime que l’externalisation de l’épreuve théorique générale impose de renforcer la lutte contre la fraude, notamment en matière de prévention, de détection et de sanctions. Même si la DSR a intensifié son action ces dernières années, la mission considère que des progrès restent nécessaires, en particulier face aux usurpations d’identité et aux réseaux organisés.

Elle recommande un pilotage national plus fort, avec une meilleure coordination des services de l’État et un bureau clairement identifié au sein de la DSR pour suivre ces questions. Ce bureau deviendrait l’interlocuteur de référence des BER et assurerait également un contrôle renforcé des organismes agréés chargés de faire passer l’ETG.

Elle recommande de surveiller plus étroitement les auto-écoles qui présenteraient des candidats ayant obtenu l’ETG frauduleusement ou se présentant à l’examen dans des conditions irrégulières, par exemple sous stupéfiants ou avec une usurpation d’identité.

La mission estime que la responsabilité de l’établissement pourrait être engagée dans ces situations, avec des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de l’agrément.

Recommandation n°18 Procéder à court terme au recrutement de 47 examinateurs dans le cadre de contrats de trois ans, affectés au niveau régional pour former des cellules déployées dans les départements ayant des besoins temporaires en main d’oeuvre et/ou présentant des délais de passage élevés

Recommandation n°19 Proposer un concours adapté pour les examinateurs n’ayant pas le statut de fonctionnaire permettant à la fois de garantir la qualité des recrutements dans le corps des IPCSR tout en valorisant l’expérience professionnelle acquise

L’IGA écarte plusieurs pistes concernant l’examen pratique du permis B : l’ajout d’un test de perception des risques, jugé redondant avec l’ETG et susceptible d’alourdir le parcours ; la remise en cause des règles sur l’erreur éliminatoire, dont le cadre actuel est considéré comme suffisamment clair ; et l’externalisation de l’examen pratique, notamment en raison des difficultés déjà observées avec l’externalisation de l’ETG en matière de fraude.

Pour réduire les délais d’examen, la mission recommande plutôt d’augmenter temporairement le nombre d’examinateurs, sans accroître davantage la cadence de travail des inspecteurs. Elle propose d’achever les créations de postes prévues par la LOPMI, soit 47 examinateurs supplémentaires, sous forme de contractuels recrutés pour trois ans, spécialisés sur le permis B et mobiles à l’échelle régionale.

Ces agents pourraient être affectés dans les départements les plus en tension, afin de répondre aux pics d’activité ou aux vacances de postes. Leur recrutement serait piloté par la DSR, avec une formation adaptée incluant la déontologie, la probité et la lutte contre la fraude. À l’issue de leur contrat, ils pourraient passer un concours adapté pour intégrer durablement le corps des inspecteurs.

Recommandation n°20 Redéfinir les cibles des effectifs départementaux, à plafond d’emplois constant, afin de mieux tenir compte des réalités territoriales.

L’IGA estime que les renforts temporaires d’examinateurs doivent permettre de mieux ajuster les moyens aux besoins des territoires, en remplaçant les actuelles démarches de solidarité entre départements, aujourd’hui dépendantes des initiatives locales.

La mission précise toutefois que ces renforts ne doivent pas servir à compenser durablement les sous-effectifs de certains BER. Elle invite donc la DSR à revoir les cibles d’effectifs départementaux, à plafond d’emplois constant, afin de mieux tenir compte des besoins réels des territoires, au-delà du seul critère de population.

Recommandation n°21 À très court terme, renouveler les dispositifs d’heures supplémentaires prévues dans le cadre du plan Buffet tant que les mesures proposées par la mission ne sont pas mises en œuvre et ne peuvent produire leurs effets

Le rapport souligne que les mesures proposées pour fluidifier l’accès à l’examen pratique mettront plusieurs mois à produire leurs effets, notamment celles liées aux recrutements. À très court terme, elle recommande donc de renouveler les dispositifs d’heures supplémentaires prévus dans le plan Buffet, afin d’ouvrir rapidement des créneaux d’examen supplémentaires.

Cette mesure vise aussi à absorber les inscriptions générées début 2026 par les candidats souhaitant utiliser leurs droits CPF avant l’évolution de la réglementation.

Recommandation n°22 Renforcer l’intégration des agents des BER au sein de l’ATE en dotant les SGCD des outils permettant d’assurer leur gestion RH de proximité et en veillant à les associer autant que possible aux temps collectifs organisés pour l’ensemble des agents

L’IGA recommande de revoir le pilotage administratif des examens du permis de conduire en clarifiant les rôles entre les niveaux départemental, régional et central. Le niveau départemental doit rester responsable de l’organisation et du bon déroulement des examens, mais il doit disposer de moyens mieux adaptés et d’un meilleur accompagnement RH.

La mission souligne notamment les écarts importants entre les effectifs théoriques et les inspecteurs réellement mobilisables, qui réduisent la capacité d’examen dans certains départements. Elle insiste donc sur le rôle managérial des délégués (DPCSR), sur la nécessité de mieux intégrer les agents des BER dans leur administration de rattachement et sur la fin du traitement RH différencié des IPCSR et DPCSR.

Recommandation n°23 Conduire, à l’échelle départementale, une réflexion sur la couverture territoriale et la configuration des centres d’examen du permis de conduire

L’IGA invite les préfets à réexaminer localement l’organisation des centres d’examen, à la fois leur répartition géographique et leurs conditions d’accueil. Sans recommander une rationalisation générale au niveau national, la mission estime que certains départements comptant de nombreux centres, parfois très proches les uns des autres, pourraient identifier des gains de productivité.

Elle propose notamment d’évaluer l’utilité des centres secondaires en fonction de leur nombre de jours d’ouverture par mois. Certains doivent être maintenus pour garantir l’accès à l’examen, tandis que d’autres pourraient être fermés si un centre proche offre de meilleures conditions pour les candidats, les auto-écoles et les inspecteurs. L’IGA souligne toutefois la nécessité d’accompagner ces évolutions auprès des inspecteurs, des auto-écoles et des collectivités locales.

Recommandation n°24 Assurer la détection et la correction systématiques des écarts éventuels de pratiques et de taux de délivrance entre inspecteurs

L’IGA appelle les DPCSR à renforcer le suivi de la qualité des évaluations réalisées par les inspecteurs, afin de garantir l’égalité de traitement des candidats et la sécurité routière. Elle recommande de surveiller les écarts de pratiques, notamment les différences de taux de réussite ou d’ajournement entre inspecteurs, avec une attention particulière aux écarts entre hommes et femmes.

La mission insiste aussi sur l’importance des réunions techniques, qui doivent rester des temps essentiels d’harmonisation des pratiques et ne pas être sacrifiées pour absorber ponctuellement les tensions sur les places d’examen.

Recommandation n°25 Confier au DPCSR du département chef-lieu de région la mission d’élaboration et de mise en oeuvre de la stratégie régionale de pilotage des effectifs d’IPCSR, ainsi que la supervision hiérarchique directe des agents contractuels en renfort

L’IGA propose de renforcer le rôle du niveau régional dans le pilotage des effectifs d’inspecteurs. Aujourd’hui, la répartition des moyens entre départements repose encore trop souvent sur des initiatives locales entre BER, sans coordination régionale suffisante.

La mission souhaite donc que l’échelon régional assure une répartition plus stratégique des inspecteurs, en fonction des besoins réels des départements et de l’évolution des tensions locales. Elle propose notamment que les renforts contractuels recrutés pour trois ans soient pilotés au niveau régional, sous la responsabilité du DPCSR du département chef-lieu de région, qui définirait la stratégie d’affectation et superviserait ces agents mobiles.

Recommandation n°26 Lever le caractère obligatoire de l’obtention de la qualification moto pour les IPCSR et réduire concomitamment la durée de la formation initiale des inspecteurs à l’INSERR.

L’IGA rappelle que le niveau central doit garantir la qualité du recrutement et de la formation des inspecteurs, tout en laissant les échelons départementaux et régionaux exercer pleinement leurs responsabilités. Elle insiste aussi sur la nécessité de rendre les fonctions d’IPCSR et de DPCSR plus attractives.

La mission propose notamment de supprimer l’obligation, pour les inspecteurs stagiaires, d’obtenir dès la formation initiale la qualification permettant de faire passer les examens moto. Cette qualification pourrait être acquise plus tard, en formation continue, comme c’est déjà le cas pour d’autres compétences. Cette évolution permettrait de réduire la durée de la formation initiale, souvent perçue comme un frein par les BER et les candidats au métier.

L’IGA estime enfin qu’une formation initiale plus courte, accompagnée d’une communication ciblée, pourrait favoriser le recrutement de profils issus de la gendarmerie ou des armées, aujourd’hui peu nombreux à rejoindre les fonctions d’inspecteur malgré leur expérience en matière de sécurité routière.

Recommandation n°27 Créer un troisième grade au sein du corps des DPCSR (délégués hors classe)

L’IGA recommande de créer un troisième grade de « délégué hors classe » au sein du corps des DPCSR, afin de reconnaître les nouvelles responsabilités régionales qui pourraient être confiées aux délégués des départements chefs-lieux de région.

Cette évolution offrirait également de meilleures perspectives de carrière dans un corps marqué par de nombreuses mobilités vers d’autres administrations.


Les points essentiels à connaître avant d’assurer un scooter

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Circuler en scooter, c’est profiter d’une liberté de mouvement précieuse, surtout quand on évolue en ville. Mais cette facilité de déplacement ne dispense pas de certaines responsabilités, notamment légales, et comporte son lot de risques. Bien comprendre ce qui se joue autour de l’assurance scooter, c’est s’assurer de rouler l’esprit tranquille, sans mettre son portefeuille en péril.

Pourquoi l’assurance scooter est incontournable

Dès lors qu’on pilote un véhicule motorisé, la loi impose une couverture au titre de la responsabilité civile. Cette obligation vaut évidemment pour les scooters. Concrètement, elle garantit que les victimes seront indemnisées si vous causez des dommages, qu’ils soient corporels ou matériels. Mais au-delà de cette contrainte réglementaire, il faut garder à l’esprit que les deux-roues exposent davantage leur conducteur : chocs plus violents, accidents fréquents dans la circulation dense, vols à répétition, dégradations diverses.

Sans protection adaptée, un simple accrochage peut vite se transformer en gouffre financier. Imaginez : vous êtes responsable d’une collision avec une voiture, et votre contrat se limite au strict minimum. Résultat ? Vous devrez sortir de votre poche les réparations du véhicule adverse – parfois plusieurs milliers d’euros – tout en assumant seul les dégâts sur votre propre scooter. De quoi regretter amèrement d’avoir fait l’impasse sur une couverture plus complète.

Comprendre les principales garanties d’une assurance scooter

Les garanties de base

La responsabilité civile, c’est le socle obligatoire. Elle prend en charge uniquement les dommages infligés à autrui. En revanche, elle ne couvre ni votre scooter ni vos propres blessures. Les formules minimales y ajoutent généralement une défense et recours ainsi qu’une protection juridique sommaire. Certes, on respecte la loi avec ce type de contrat, mais on reste vulnérable face au vol ou aux dégâts subis par son propre véhicule.

Les garanties intermédiaires et tous risques

Les formules plus étoffées intègrent des protections qui changent vraiment la donne : vol, incendie, bris de glace, catastrophes naturelles, dommages collision, tous accidents. Parmi elles, la garantie du conducteur mérite qu’on s’y attarde. Souvent négligée, elle assure pourtant la prise en charge de vos propres blessures – un aspect crucial quand on sait à quel point les deux-roues sont exposés.

Prenons un cas concret : vous chutez seul, sans témoin ni tiers identifiable. Avec une simple formule au tiers, vous ne toucherez rien pour réparer votre scooter. En revanche, une garantie tous accidents vous permet d’être indemnisé selon les modalités prévues au contrat. La différence est de taille.

Les options utiles selon votre profil

Certaines options peuvent vraiment faire la différence au quotidien. L’assistance 0 km, par exemple, vous dépanne dès votre domicile – bien pratique quand la panne survient avant même d’avoir démarré. Le prêt d’un véhicule de remplacement évite de se retrouver coincé, tandis que la couverture des équipements (casque, gants, top-case) protège vos accessoires souvent coûteux.

Ces compléments s’avèrent particulièrement judicieux si vous utilisez votre scooter tous les jours, effectuez de longs trajets, le garez en extérieur ou venez de l’acheter neuf. Certes, ils alourdissent la prime, mais ils peuvent aussi vous épargner des frais considérables le jour où survient un pépin.

Facteurs qui influencent le prix de l’assurance scooter

Le profil du conducteur

Votre âge, l’ancienneté de votre permis, votre historique de sinistres et votre coefficient bonus-malus pèsent lourd dans la balance tarifaire. Un jeune conducteur qui circule dans une métropole dense paiera nettement plus qu’un pilote chevronné vivant à la campagne. La bonne nouvelle ? Adopter une conduite responsable permet de préserver son bonus et de voir sa cotisation diminuer progressivement.

Les caractéristiques du scooter

La cylindrée – 50, 125 ou maxi-scooter –, la puissance, la valeur à neuf et l’âge du véhicule influencent directement le montant de votre prime. L’endroit où vous le garez joue aussi un rôle déterminant : un garage fermé réduit le risque de vol et, par ricochet, le tarif. À l’inverse, un stationnement systématique dans la rue fait grimper la facture. Installer un antivol homologué peut également vous valoir une réduction appréciable.

L’usage du scooter

Vous l’utilisez pour vos trajets domicile-travail, pour vos loisirs ou dans un cadre professionnel ? Le kilométrage annuel estimé compte aussi. Un scooter qui ne sort que le week-end coûtera moins cher à assurer qu’un deux-roues sollicité quotidiennement dans les embouteillages urbains.

Comment bien définir ses besoins avant de souscrire

Avant de vous lancer dans une comparaison d’offres, prenez le temps de clarifier vos attentes. Quelle est la valeur de votre scooter ? Comment l’utilisez-vous principalement ? Dans quel environnement évoluez-vous – centre-ville dense, zone pavillonnaire calme ? Êtes-vous prêt à payer davantage pour une couverture optimale, ou préférez-vous accepter une part de risque pour alléger votre budget ?

Un point mérite toute votre attention : les exclusions, les franchises et les plafonds d’indemnisation. Ces détails, souvent relégués en petits caractères, déterminent pourtant ce qui sera réellement pris en charge en cas de sinistre. Deux contrats au tarif similaire peuvent cacher des différences majeures sur ces aspects.

Intégrer la dimension pratique : démarches et comparaison des offres

Points à vérifier dans un contrat

Examinez attentivement la durée d’engagement, les modalités de résiliation, le montant et le type de franchises, ainsi que les délais d’indemnisation. Lisez systématiquement les conditions générales et particulières – oui, c’est fastidieux, mais indispensable. Préparez aussi vos questions : comment se passe concrètement la prise en charge en cas de sinistre ? Quelle est l’étendue réelle de l’assistance ? Les accessoires sont-ils couverts ?

Intégrer naturellement l’ancre

Avant de choisir son assurance pour votre scooter, comparez plusieurs devis en vérifiant non seulement le niveau de garanties, mais aussi les franchises et les services d’assistance proposés. Cette démarche comparative permet d’identifier l’offre la plus adaptée à votre situation personnelle, bien au-delà du simple critère tarifaire.

Erreurs fréquentes à éviter lorsque l’on assure un scooter

Certains pièges reviennent régulièrement et méritent qu’on s’y attarde :

  • Souscrire uniquement la formule minimum sans mesurer les conséquences réelles en cas de vol, d’accident seul ou de blessures
  • Se focaliser exclusivement sur le prix sans analyser les franchises, les exclusions et les plafonds
  • Oublier de déclarer certains éléments importants comme un usage professionnel ou des modifications apportées au scooter
  • Négliger la mise à jour du contrat lors de changements significatifs : déménagement, nouveau lieu de stationnement, changement d’emploi

Synthèse pour faire les bons choix sur la durée

L’assurance scooter, c’est à la fois une obligation légale et une protection financière dont on aurait tort de se passer. Maîtriser les différentes garanties et comprendre ce qui fait varier les prix permet d’adapter son contrat à sa situation réelle. Définir précisément ses besoins avant de signer évite les mauvaises surprises le jour où survient un sinistre.

Pensez à relire régulièrement votre contrat, ajustez vos garanties quand votre situation évolue – nouveau scooter, changement de trajet – et adoptez une conduite responsable pour préserver votre sécurité et celle des autres usagers. Abordée avec méthode, l’assurance cesse d’être une simple contrainte administrative pour devenir un véritable outil de sérénité au quotidien.


Ornikar + En Voiture Simone : les enseignants sont-ils toujours indépendants ?

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Moniteur indépendant Ornikar En Voiture Simone

Avec le rachat d’En Voiture Simone par Ornikar, annoncé la semaine dernière, le leader français de l’auto-école en ligne franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de consolidation. Le nouvel ensemble revendique désormais 145 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, plus de 100 000 nouveaux élèves formés chaque année et près de 10 % du marché français de l’apprentissage de la conduite. Mais derrière les chiffres et les synergies annoncées, cette opération pourrait également soulever une question juridique majeure : les milliers d’enseignants indépendants qui travaillent pour les deux plateformes peuvent-ils encore être considérés comme véritablement indépendants ?

Un nouveau géant de l’enseignement de la conduite

L’acquisition d’En Voiture Simone par Ornikar marque sans doute l’un des mouvements les plus importants de l’histoire récente du secteur de la formation à la conduite.

En réunissant les deux principales plateformes d’auto-école en ligne du marché français, le nouveau groupe affiche désormais des dimensions impressionnantes : 145 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé en 2025, plus de 100 000 nouveaux élèves au permis de conduire chaque année et environ 10 % du marché national.

Au-delà de la croissance externe, cette opération permet à Ornikar de renforcer sa position sur le segment des auto-écoles en ligne, dans un contexte où les investissements publicitaires et technologiques deviennent de plus en plus importants pour attirer de nouveaux candidats.

Pour les élèves, peu de changements devraient être visibles à court terme. Pour les enseignants partenaires, en revanche, cette fusion pourrait modifier profondément l’équilibre juridique qui prévalait jusqu’à présent.

3 000 enseignants indépendants au cœur du modèle économique

Le modèle économique d’Ornikar et d’En Voiture Simone repose largement sur un réseau d’enseignants de la conduite exerçant sous statut indépendant.

Ces plateformes revendiquent ensemble environ 3 000 enseignants partenaires qui réalisent les leçons de conduite auprès des élèves recrutés par les deux marques. Elles assurent la commercialisation, la mise en relation, les outils numériques et une partie de l’organisation, tandis que les enseignants effectuent les prestations de formation.

Jusqu’à présent, la coexistence de plusieurs acteurs importants du marché permettait à de nombreux enseignants de travailler simultanément avec plusieurs plateformes ou donneurs d’ordre, renforçant ainsi leur argumentaire en faveur d’une véritable indépendance économique.

La création d’un groupe unique regroupant désormais Ornikar et En Voiture Simone pourrait toutefois changer la donne.

Un risque de requalification majeur

La question n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les plateformes numériques de différents secteurs sont régulièrement confrontées au risque de requalification de leurs travailleurs indépendants en salariés.

Dans le cas de l’enseignement de la conduite, la fusion entre Ornikar et En Voiture Simone pourrait faire émerger un risque juridique particulièrement important.

Jusqu’à présent, un enseignant indépendant pouvait soutenir qu’il travaillait pour plusieurs plateformes concurrentes et qu’il ne dépendait donc pas économiquement d’un seul donneur d’ordre. Cet argument pourrait devenir plus difficile à défendre lorsque les deux principaux acteurs du marché appartiennent désormais au même groupe.

Le sujet est d’autant plus sensible qu’Ornikar et En Voiture Simone représenteraient ensemble plus de 90 % des leçons dispensées par des enseignants indépendants.

Si l’on regarde les autres acteurs du secteur : Stych repose majoritairement sur des enseignants salariés, les indépendants ne représentant qu’une part minoritaire de son réseau (environ 10%). Quant à Lepermislibre, qui continue à s’appuyer principalement sur des indépendants, son chiffre d’affaires 2025 de 8,5 millions d’euros ne représente que 5% du poids économique du nouveau groupe constitué par Ornikar et En Voiture Simone.

Autrement dit, pour un grand nombre d’enseignants, l’essentiel de l’activité pourrait désormais provenir directement ou indirectement d’un même actionnaire.

Un risque d’amende élevé ?

Si l’URSSAF venait à s’intéresser de près à cette nouvelle configuration, plusieurs questions pourraient être soulevées.

Le fait de travailler pour deux marques commerciales distinctes serait-il suffisant pour démontrer l’absence de dépendance économique ? Rien n’est moins certain. L’administration pourrait considérer que les deux plateformes obéissent désormais à une même stratégie, à une même direction et à un même actionnaire.

Dans cette hypothèse, elle pourrait examiner la réalité de l’autonomie des enseignants : liberté de fixer leurs tarifs, possibilité de refuser certaines prestations, capacité à développer une clientèle propre ou encore dépendance économique vis-à-vis du groupe.

Le risque théorique est considérable. Une requalification massive entraînerait non seulement le paiement de cotisations sociales supplémentaires, mais également des rappels de charges sur plusieurs années, assortis de pénalités et majorations éventuelles.

Rapporté à un réseau de près de 3 000 enseignants, même exerçant à temps partiel, le montant pourrait rapidement atteindre plusieurs millions d’euros.

À ce stade, rien ne permet d’affirmer que l’URSSAF retiendrait une telle analyse. Mais la concentration du marché provoquée par cette acquisition pourrait inévitablement attirer l’attention des autorités sur un modèle économique déjà observé avec prudence dans d’autres secteurs de l’économie des plateformes.

Une question qui dépasse le seul cas Ornikar

Au-delà du cas particulier d’Ornikar et d’En Voiture Simone, cette opération pose un certain nombre de questions.

Le modèle de l’enseignant indépendant est-il encore compatible avec l’émergence d’acteurs concentrant une part croissante du marché ? À partir de quel seuil de dépendance économique l’indépendance devient-elle purement théorique ?

L’administration choisira-t-elle de maintenir sa lecture actuelle du dossier ? Considérera-t-elle que les spécificités du secteur justifient une approche particulière ? Ou estimera-t-elle que la taille atteinte par le nouvel ensemble justifie un réexamen complet du statut de ses partenaires ?

Une autre interrogation demeure : quelles seraient les conséquences économiques d’une sanction majeure visant un groupe qui forme aujourd’hui plus de 100 000 élèves par an ?

Autant de questions qui, pour l’instant, restent sans réponse. Mais une chose est certaine : avec cette acquisition, le débat sur le statut des enseignants indépendants dans les auto-écoles en ligne vient probablement d’entrer dans une nouvelle phase.


Auto-école en ligne : Ornikar rachète En Voiture Simone

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Ornikar acquiert En Voiture Simone

La première plateforme auto-école en ligne poursuit sa croissance. Ornikar a annoncé ce matin le rachat de son concurrent, En Voiture Simone. Cette opération donne naissance à un groupe revendiquant plus de 10 % du marché national des auto-écoles et plus d’un million d’élèves accompagnés chaque année. Une consolidation qui confirme la montée en puissance des acteurs numériques dans le secteur de l’éducation routière.

Une consolidation majeure des auto-écoles en ligne

Le paysage de l’enseignement de la conduite poursuit sa transformation. Ornikar a annoncé le rachat d’En Voiture Simone, l’un des principaux acteurs de l’apprentissage de la conduite en ligne en France. Cette opération donne naissance à un ensemble qui revendique désormais plus de « 10 % du marché » du permis B et accompagne plus d’un million d’élèves chaque année. Le montant et les modalités de l’opération n’ont pas été précisés.

Ce rapprochement constitue un nouvel épisode dans la consolidation progressive d’un marché auto-école historiquement très fragmenté. Côté plateformes, cette union rebat également les cartes. Face au nouveau groupe Ornikar-EVS, on retrouve Stych qui poursuit sa croissance et Lepermislibre (dont la santé financière est plus que fragile et qui a frôlé la liquidation en il y a moins d’un an).

Plus de 100 000 élèves formés par an

Créées respectivement en 2013 et 2015, Ornikar et En Voiture Simone ont connu une croissance importante au cours de la dernière décennie. Le nouvel ensemble revendique des chiffres significatifs :

  • Plus de 8 millions d’élèves accompagnés depuis le lancement des deux plateformes ;
  • Plus de 100 000 nouveaux élèves au permis de conduire chaque année ;
  • Environ 1 million d’élèves préparant le code de la route chaque année ;
  • Plus de 3 000 enseignants indépendants partenaires ;
  • 276 collaborateurs au total (230 chez Ornikar / 46 chez En Voiture Simone).

Comme toujours, nous invitons à la plus grande prudence lors de la lecture de ces chiffres. Ornikar ayant depuis longtemps tendance à gonfler ses chiffres.

Malgré ce rapprochement, les deux marques devraient continuer à exister séparément. Ornikar précise vouloir conserver les identités respectives des deux entreprises tout en mutualisant progressivement certaines ressources et expertises.

Une stratégie qui dépasse désormais le seul permis de conduire

Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie plus large engagée par Ornikar ces dernières années. Avec le lancement d’Ornikar Assurances en 2023, l’entreprise a commencé à étendre son activité au-delà de la formation à la conduite.

L’ambition affichée est désormais d’accompagner les jeunes conducteurs sur l’ensemble de leur parcours de mobilité : apprentissage du code, préparation à l’examen pratique, assurance automobile et, demain, potentiellement financement ou location de véhicules.

Pour Philippe Maso y Guell Rivet, directeur général d’Ornikar, ce rapprochement permet de renforcer cette vision d’un accompagnement global des conducteurs tout au long de leurs premières années de mobilité.

Un partenariat stratégique avec Cosmobilis

L’opération ne se limite pas au rapprochement entre deux auto-écoles en ligne. Elle s’accompagne également d’un partenariat entre Ornikar et Cosmobilis, ancien actionnaire majoritaire d’En Voiture Simone.

À travers sa filiale bee2link, spécialisée dans les technologies destinées à la distribution automobile, Cosmobilis entend mettre à disposition du nouvel ensemble ses outils et son réseau de concessionnaires.

L’objectif annoncé est de développer de nouveaux services pour les élèves et les enseignants partenaires, notamment autour du financement automobile, de la location de véhicules et de l’accès à certaines offres commerciales.

Trois complémentarités mises en avant

Pour justifier cette acquisition, les dirigeants des deux entreprises mettent en avant trois axes de complémentarité.

Une complémentarité technologique

En Voiture Simone dispose d’une application de préparation au code particulièrement populaire auprès des candidats (étant donné qu’elle est gratuite). De son côté, Ornikar a développé un écosystème plus large couvrant l’ensemble du parcours du jeune conducteur.

La mise en commun progressive de ces outils pourrait permettre d’enrichir les services proposés aux élèves ainsi qu’aux enseignants indépendants partenaires.

Une complémentarité géographique

Les deux réseaux d’enseignants couvrent des territoires parfois différents. Leur rapprochement doit permettre de renforcer la présence du groupe dans certaines zones où l’offre de formation reste insuffisante face à la demande.

Une complémentarité de marques

Ornikar et En Voiture Simone ne s’adressent pas toujours exactement aux mêmes publics et ne bénéficient pas de la même image auprès des candidats. Le groupe entend conserver cette diversité afin de toucher des audiences complémentaires.

Un signal fort pour l’ensemble de la profession

Au-delà des chiffres, cette opération confirme la montée en puissance des acteurs numériques dans le secteur de l’éducation routière… que nous documentons depuis 10 ans sur PermisMag. Elle illustre également l’accélération des mouvements de concentration observés ces dernières années.

Pour les auto-écoles traditionnelles comme pour les enseignants indépendants, ce rapprochement ne devrait pas avoir d’impact à court terme. Ceci étant dit, le nouvel ensemble Ornikar – En Voiture Simone s’impose désormais comme un mastodonte de la formation à la conduite en France et pourra à l’avenir peser encore davantage sur les réformes à venir.


Entretien avec Lorenzo Lefebvre, le nouveau Président de Mobilians ESR

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Lorenzo Lefebvre Président Mobilians ESR

Bonjour Lorenzo, vous avez été élu Président de Mobilians Éducation et Sécurité Routière ce week-end à l’occasion du Congrès de Toulon. Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Je suis gérant d’écoles de conduite depuis de nombreuses années. Quelques années après être devenu enseignant de la conduite, j’ai repris puis développé l’entreprise familiale créée par mes parents à Rouen et dans ses alentours. Aujourd’hui, je dirige au quotidien cette entreprise avec enthousiasme, conviction et passion. J’ai également la chance d’être entouré d’une équipe extraordinaire et extrêmement compétente.

Je suis engagé depuis longtemps au sein de Mobilians parce que je crois profondément au collectif.

Une profession qui ne se défend pas elle-même finit toujours par subir les décisions des autres. Aujourd’hui, je prends cette présidence avec beaucoup de fierté, mais surtout avec un immense sens des responsabilités dans une période charnière pour notre métier.

Vous prenez la succession de Patrice Bessone, dont vous étiez le vice-président. Est-ce que le « style Lorenzo Lefebvre » sera différent ou allez-vous prolonger l’action de votre prédécesseur ?

Patrice Bessone a énormément apporté à la profession. C’est quelqu’un qui a consacré une partie de sa vie à défendre les écoles de conduite avec beaucoup d’engagement, de sérieux et d’intelligence collective. J’ai énormément de respect pour lui.

Il n’y a pas de « style Lorenzo ». Heureusement, ce n’est pas une histoire de style personnel.

Une organisation professionnelle n’est pas une aventure individuelle. Je suis là pour défendre un collectif et obtenir des résultats concrets : porter la voix des adhérents, valoriser notre métier, impulser une dynamique positive et conserver une vision terrain, à court comme à long terme.

Je souhaite une organisation capable d’être offensive quand il le faut, mais également force de proposition. C’est un véritable travail d’équipe, un collectif au service du collectif.

Notre profession est à un tournant majeur : transition énergétique, évolution des mobilités, difficultés économiques, gestion administrative de plus en plus complexe, manque de places d’examen, évolution des attentes des jeunes générations, baisse démographique à venir…

Nous devons évoluer sans subir.

Et surtout, je veux remettre encore davantage en avant le rôle fondamental des écoles de conduite et des enseignants de la conduite dans la sécurité routière. Nous ne sommes pas simplement des préparateurs d’examen. Nous sommes des formateurs à la mobilité et à la responsabilité.

Quelles sont les priorités de votre action et de Mobilians ESR dans les prochains mois ?

La priorité, c’est clairement la qualité de la formation, l’accès à l’examen et la simplification des procédures administratives.

Aujourd’hui, notre système est arrivé à saturation. Nous faisons face à un manque structurel de places d’examen depuis des années, et cela pénalise à la fois les élèves, les familles et les entreprises. Nous ne pouvons plus continuer avec un modèle où certains candidats attendent des mois pour passer ou repasser un examen.

Je vais défendre trois mesures fortes.

La première, c’est l’augmentation du nombre d’inspecteurs du permis de conduire. Nous ne réglerons jamais durablement le problème sans moyens humains supplémentaires. Dans une société où tout va toujours plus vite, il est impensable qu’un jeune puisse être empêché d’accéder à la mobilité faute de place d’examen.

La mobilité a fortement contribué à l’évolution de notre société et à l’émancipation des individus. Elle ne doit jamais être sacrifiée pour quelques économies budgétaires. La mobilité est un droit fondamental, et l’accès à l’examen du permis de conduire doit l’être tout autant.

La deuxième mesure concerne la montée en qualité de la formation, avec un socle plus solide avant le premier passage à l’examen. Il faut renforcer la formation ; cela aura un impact direct sur les résultats en matière de sécurité routière.

Quand on regarde les chiffres, les candidats issus de la conduite accompagnée, qui bénéficient de davantage d’expérience et d’un volume de formation plus important, obtiennent des taux de réussite largement supérieurs. Il faut arrêter de penser qu’on résoudra les problèmes avec toujours moins de formation, il faut stopper immédiatement le bricolage qui consiste à considérer que les heures de formations pratiques sont substituables à des vidéos.

Une formation plus qualitative, c’est plus de réussite, moins d’échecs, moins d’engorgement du système et surtout une amélioration concrète de la sécurité routière.

Le minimum d’heures actuel est devenu incohérent et met souvent les écoles de conduite dans une position difficile vis-à-vis des élèves et des familles.

La théorie doit redevenir un élément central de la formation. Il est impensable de se présenter à l’examen du permis de conduire sans avoir participé à de véritables cours théoriques.

Les attitudes, les comportements et l’acquisition des fondamentaux du Code de la route se construisent dans une salle, avec un formateur.

Lorsqu’il devient possible de réussir l’ETG sans véritable formation, cela favorise inévitablement certaines dérives et la fraude. Une formation théorique solide permet d’atteindre le niveau requis, d’augmenter les compétences et de limiter naturellement la fraude.

Je suis capable d’entendre que l’ETG doit répondre aux exigences de la directive européenne et qu’une partie des questions réglementaires répond à un cadre précis imposé à la France.

Mais la directive européenne n’interdit absolument pas les cours théoriques. Si nous considérons que l’examen seul ne répond plus totalement à nos exigences pédagogiques, alors soyons plus exigeants avec la formation.

Cette réflexion sur une formation plus efficace doit également concerner la formation à la catégorie AM du permis de conduire.

Nous devons également réformer la formation et l’examen du titre professionnel d’enseignant de la conduite. Depuis 2016, nous avons suffisamment de recul pour constater certaines dérives et corriger des dispositifs qui ne correspondent plus toujours aux réalités du terrain.

Je souhaite également engager un véritable chantier de simplification administrative pour les élèves, mais aussi pour l’ensemble des équipes administratives des écoles de conduite qui les accompagnent au quotidien.

Sous l’impulsion de Mobilians, plusieurs avancées importantes ont déjà été obtenues : simplification des agréments, allongement de leur durée, allègement de certains documents demandés, portabilité des agréments lors des cessions d’entreprise ou encore développement des démarches numériques au niveau national.

Ce sont des progrès concrets, mais il reste encore énormément à faire.

Aujourd’hui, le principal problème réside dans le manque d’harmonisation. Selon les départements, les demandes peuvent varier, les pièces exigées ne sont pas toujours identiques et les délais deviennent parfois incompréhensibles pour les professionnels comme pour les usagers.

Je souhaite donc lancer un grand chantier avec la Délégation à la Sécurité Routière afin de travailler conjointement avec les CERT, l’ANTS et les organisations professionnelles.

L’objectif est clair : créer un guide national commun, validé par l’ensemble des parties prenantes, afin d’harmoniser les pratiques et les documents demandés sur l’ensemble du territoire.

Je suis convaincu que cette simplification est essentielle. Aujourd’hui, beaucoup d’écoles de conduite passent un temps considérable sur des démarches administratives complexes, parfois incohérentes, au détriment de leur cœur de métier : la formation.

Des procédures claires, identiques pour tous et des documents harmonisés permettraient non seulement de simplifier le quotidien des entreprises, mais aussi de réduire les délais d’inscription et de délivrance des titres pour les élèves. Tout le monde y gagnerait : les professionnels, l’administration et surtout les usagers.

Nous devons également accompagner la transition vers les nouvelles mobilités et l’électrification du parc automobile. Les écoles de conduite vont devenir de véritables acteurs de l’électromobilité : gestion de l’énergie, compréhension des recharges, nouvelles technologies embarquées… Ce sont de nouvelles compétences à transmettre.

Enfin, il y a évidemment les enjeux économiques. Beaucoup d’entreprises souffrent : hausse des coûts, carburant, investissements, contraintes administratives… Notre rôle sera aussi de défendre la viabilité économique des écoles de conduite.

Des actions judiciaires ont été entamées par les organisations professionnelles, notamment sur les places d’examen et le plafonnement CPF. Est-ce que vous avez des nouvelles à nous donner à ce sujet ?

Oui, deux actions judiciaires sont actuellement en cours et nous restons extrêmement mobilisés.

La première concerne les places d’examen. Cela fait des années que nous alertons les pouvoirs publics sur cette situation. Aujourd’hui, les professionnels ne demandent pas des privilèges ; ils demandent simplement un système capable de fonctionner normalement. Lorsqu’un élève est prêt, il doit pouvoir passer son examen dans des délais raisonnables.

La seconde concerne le CPF. Nous considérons que les dernières décisions constituent une restriction extrêmement brutale de l’accès au permis de conduire pour de nombreux Français, notamment les jeunes et les publics les plus fragiles.

On parle souvent d’égalité des chances, mais dans beaucoup de territoires, sans permis, il n’y a ni emploi ni formation possible.

Le paradoxe, c’est que le permis de conduire est probablement l’un des outils les plus efficaces d’insertion professionnelle, et pourtant on complique aujourd’hui son financement.

Nous continuerons donc à défendre un accès plus juste et plus cohérent au CPF pour les formations au permis de conduire.

Est-ce que vous avez un message à faire passer aux écoles de conduite, qu’elles soient adhérentes Mobilians ESR ou non syndiquées ?

Oui. Le premier message, c’est que nous avons besoin d’unité. Les défis qui arrivent sont énormes : transformation des mobilités, évolution technologique, pression économique, réformes réglementaires… Aucun professionnel ne pourra affronter cela seul.

La deuxième chose, c’est que les écoles de conduite doivent être fières de leur rôle. Nous sommes souvent les premiers éducateurs à la sécurité routière des jeunes générations.

Chaque jour, des enseignants transmettent bien plus que de la technique : ils transmettent de la responsabilité, du civisme et des comportements qui sauvent des vies.

Nous avons organisé lors du congrès le concours des Étoiles de la Sécurité Routière afin de mettre à l’honneur des enseignants de la conduite venus de toute la France.

Les quatorze enseignant(e)s sélectionné(e)s ont montré tout ce qu’il y a de plus admirable dans notre profession. Ce sont de véritables ambassadeurs et ambassadrices de l’éducation routière. Le moment a été extrêmement émouvant, solidaire et intense.

Et au fond, chaque enseignant(e) est, à sa manière, une étoile de la sécurité routière.

Valoriser notre profession n’est pas un objectif pour moi. C’est un devoir. Et cet événement en est la preuve.

Enfin, je veux dire à tous les professionnels que Mobilians sera une organisation de combat, mais aussi de construction.

Nous continuerons à défendre fermement les intérêts de la profession tout en préparant son avenir. Parce que notre métier a de l’avenir, à condition qu’on lui donne les moyens d’évoluer intelligemment.


Bien protéger son logement : erreurs fréquentes à éviter avec son contrat de logement

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contrat assurance habitation

Votre logement représente bien plus qu’un simple toit : c’est un refuge, un investissement, parfois le fruit d’années d’économies. Pourtant, qu’on soit propriétaire ou locataire, on oublie souvent que notre chez-nous reste exposé à une multitude de risques au quotidien. Dégâts des eaux, incendies, cambriolages, bris de glace… la liste des incidents possibles est longue. Et disposer d’un contrat ne garantit pas automatiquement une protection solide.

Beaucoup découvrent cette réalité au pire moment : face à un sinistre, ils réalisent que leur indemnisation sera insuffisante, voire inexistante. La cause ? Des erreurs évitables commises lors de la souscription ou durant la vie du contrat. Déclarations approximatives, garanties inadaptées, franchises prohibitives, exclusions mal comprises… autant de pièges dans lesquels il est facile de tomber. Cet article vous aide à identifier ces erreurs courantes et vous livre des conseils concrets pour protéger réellement votre logement et vos biens. Pensez notamment à vérifier votre contrat après un déménagement, des travaux importants ou l’acquisition d’objets de valeur.

Comprendre les garanties essentielles avant de signer

Souscrire un contrat sans en comprendre les mécanismes revient à naviguer sans boussole. Avant toute chose, familiarisez-vous avec les grandes catégories de garanties : dommages aux biens (incendie, dégâts des eaux, catastrophes naturelles, vol, bris de glace), responsabilité civile vie privée, et garanties complémentaires comme la protection juridique ou le rééquipement à neuf.

Votre statut détermine en partie vos obligations. Un locataire doit impérativement couvrir sa responsabilité civile – c’est une exigence légale. Un propriétaire occupant, lui, n’y est pas contraint par la loi, même si cette garantie reste vivement recommandée.

Prenons un cas concret : ce locataire convaincu d’être couvert pour les dégâts causés chez ses voisins, qui découvre après un dégât des eaux que sa responsabilité civile n’était finalement pas incluse dans son contrat. Résultat : des milliers d’euros à débourser de sa poche.

Avant de parapher quoi que ce soit, assurez-vous de maîtriser certaines notions essentielles : la franchise (la somme qui reste à votre charge), les plafonds d’indemnisation (le montant maximum versé par l’assureur), la distinction entre valeur à neuf et valeur d’usage (cette dernière tenant compte de la vétusté), les délais de carence et les fameuses exclusions de garantie. Les conditions générales et particulières méritent une lecture attentive. Si certains termes vous paraissent obscurs, n’hésitez surtout pas à interroger un professionnel. Mieux vaut poser des questions qui semblent basiques que de se retrouver démuni face à un sinistre.

Évaluer correctement la valeur de ses biens pour éviter la sous-assurance

La sous-assurance constitue l’un des pièges les plus courants. Elle survient lorsqu’on évalue ses biens en dessous de leur valeur réelle. Les conséquences ? Une indemnisation réduite en cas de sinistre, via l’application de la redoutable règle proportionnelle. Même lors d’un sinistre majeur comme un incendie ravageur, vous risquez de ne toucher qu’une fraction de ce que vous avez réellement perdu.

Comment l’éviter ? Commencez par établir un inventaire méthodique de vos possessions, pièce par pièce. Mobilier, électroménager, équipements électroniques, garde-robe, objets de valeur… tout compte. Conservez précieusement factures, photos et justificatifs d’achat, surtout pour les biens coûteux. Ces documents feront toute la différence le jour où vous devrez prouver la valeur de vos possessions.

Imaginons cette famille qui a entièrement refait son salon : nouveau canapé design, meuble TV en bois massif, écran dernière génération. Seulement voilà, ils n’ont jamais pensé à actualiser le montant assuré auprès de leur assureur. Survient un dégât des eaux important. L’indemnisation ? Calculée sur l’ancienne valeur déclarée, bien inférieure à la réalité. La déception est immense.

La solution est simple : actualisez régulièrement la valeur de vos biens, particulièrement après des achats importants ou des travaux. Cette vigilance vous évitera bien des déconvenues.

Négliger les exclusions de garantie : une erreur fréquente

Les exclusions de garantie représentent les angles morts de votre contrat : ces situations, causes ou biens pour lesquels l’assureur ne versera aucune indemnisation. Parmi les exclusions classiques, on trouve les dommages résultant d’un défaut d’entretien manifeste, les pièces non déclarées, ou encore les activités professionnelles exercées à domicile sans en avoir informé l’assureur.

Prenons l’exemple de cette personne qui stocke du matériel professionnel dans une cave non déclarée. Après un dégât des eaux, surprise : ces biens ne sont pas couverts. La facture reste entièrement à sa charge.

Pour éviter ce genre de mauvaise surprise, plongez-vous dans les exclusions ligne par ligne au moment de lire vos conditions générales. Chaque clause floue mérite une clarification auprès de votre conseiller. N’oubliez pas que certains contrats imposent des conditions spécifiques pour les objets de valeur, les piscines, les dépendances ou encore les locations saisonnières. Mieux vaut le savoir avant qu’après.

Oublier de mettre à jour son contrat lors d’un changement de situation

Votre contrat doit évoluer au rythme de votre vie. Pourtant, nombreux sont ceux qui souscrivent une fois pour toutes et n’y touchent plus jamais. Erreur ! Plusieurs événements doivent vous inciter à revoir votre protection :

  • Un déménagement modifie tout : surface, localisation, étage, présence ou non d’équipements de sécurité
  • Des travaux importants transforment votre logement : extension, aménagement de combles, installation d’une piscine
  • L’achat de biens de forte valeur enrichit votre patrimoine : œuvres d’art, matériel hi-fi haut de gamme, bijoux
  • Un changement de situation familiale bouleverse l’occupation des lieux : mise en colocation, séparation

Sans mise à jour, un décalage se crée entre vos garanties et la réalité du risque. Ce propriétaire qui a fait construire une extension sans prévenir son assureur ? Il découvre après un sinistre qu’elle n’est tout simplement pas couverte. Le choc.

La règle d’or : déclarez tout changement significatif à votre assureur dans les délais prévus par votre contrat. C’est une démarche simple qui vous épargne bien des tracas.

Ne pas connaître les bons réflexes en cas de sinistre

Votre réaction dans les heures qui suivent un sinistre peut faire toute la différence sur votre indemnisation. Certains réflexes s’imposent : en premier lieu, assurez la sécurité des personnes – c’est la priorité absolue. Ensuite, limitez l’ampleur des dégâts sans vous mettre en danger : coupure d’eau en cas de fuite, disjonction du compteur électrique si nécessaire.

Puis vient le moment crucial : prévenez rapidement votre assureur. Les délais contractuels sont stricts et une déclaration tardive complique sérieusement la prise en charge. Pensez à ce vol signalé plusieurs jours après les faits : l’assureur peut légitimement douter de sa réalité.

Parallèlement, rassemblez un maximum de preuves : photographiez les dégâts sous tous les angles, retrouvez vos factures, recueillez des témoignages si possible. Et surtout, ne jetez rien avant le passage éventuel d’un expert. Ces biens endommagés constituent des preuves essentielles.

Vérifiez dès maintenant dans votre contrat les délais de déclaration et les modalités de contact : numéro de téléphone d’urgence, espace client en ligne, adresse postale. Avoir ces informations sous la main vous fera gagner un temps précieux le jour J.

Comment choisir un contrat adapté à son profil sans se laisser guider uniquement par le prix

Le réflexe est tentant : comparer les tarifs et choisir le moins cher. Pourtant, le prix ne devrait jamais constituer votre unique critère. Une cotisation alléchante cache parfois des franchises astronomiques, des plafonds dérisoires ou des exclusions à rallonge.

Adoptez plutôt une démarche méthodique. Commencez par cerner vos besoins selon votre profil : êtes-vous locataire, propriétaire occupant ou bailleur ? S’agit-il de votre résidence principale ou secondaire ? Une fois ce cadre posé, comparez les garanties, les exclusions, les franchises et les plafonds avant même de regarder les tarifs.

Imaginez deux contrats affichant des prix quasi identiques. En creusant, vous découvrez que l’un offre une couverture vol bien plus étendue, tandis que l’autre plafonne l’indemnisation des dégâts des eaux à un montant dérisoire. Le prix ne dit pas tout.

Avant de vous engager, prenez le temps de comparer plusieurs offres d’assurance habitation disponibles sur le marché. Examinez précisément les garanties, les plafonds et les exclusions de chaque proposition. Pensez aussi aux services annexes qui peuvent faire la différence : assistance 24h/24, protection juridique, accompagnement renforcé lors de sinistres importants. Cette analyse approfondie vous permettra de dénicher le contrat réellement adapté à votre situation, et non simplement le moins cher.

Bonnes pratiques pour garder un contrat clair, à jour et compréhensible

Un contrat bien géré, c’est un contrat qu’on connaît. Adoptez quelques habitudes simples pour garder le contrôle : classez soigneusement vos documents (contrat, avenants, factures importantes) dans un endroit accessible – pas au fond d’un carton oublié au grenier. Relisez votre contrat au moins une fois par an, ou à chaque événement marquant de votre vie.

Pour vous faciliter la tâche, créez un document synthétique reprenant les éléments clés : garanties principales, montants des franchises, numéros d’urgence, délais de déclaration. Une fiche A4 bien faite vaut mieux qu’un contrat de 50 pages qu’on ne consulte jamais.

N’hésitez jamais à solliciter un professionnel en cas de doute. Un terme technique vous échappe ? La portée d’une exclusion vous semble floue ? Le fonctionnement d’un plafond reste mystérieux ? Posez la question. C’est le rôle de votre conseiller de vous éclairer.

Parmi les bonnes pratiques essentielles : conservez vos factures et justificatifs d’achat (on ne le répétera jamais assez), actualisez vos informations dès qu’un changement survient, et surtout, n’attendez pas un sinistre pour découvrir votre contrat. Cette démarche proactive transforme radicalement votre tranquillité d’esprit et votre capacité à faire face aux imprévus.

Bien comprendre ses garanties, éviter la sous-assurance, décrypter les exclusions, actualiser son contrat au fil des changements, adopter les bons réflexes face à un sinistre et choisir une protection adaptée plutôt que simplement bon marché : voilà les piliers d’une protection efficace. Un contrat bien choisi et régulièrement suivi vous permet d’affronter les aléas avec sérénité.

Alors, que diriez-vous de consacrer une heure à relire votre contrat actuel ? Vérifiez que vos garanties correspondent toujours à votre situation. Posez les questions qui vous taraudent. Cette vigilance représente votre meilleure arme face aux imprévus du quotidien. Parce qu’au fond, mieux vaut prévenir que guérir – surtout quand il s’agit de protéger ce qui compte vraiment.