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Enseignement de la conduite : Des acteurs s’engagent en faveur de l’environnement

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Professionnels auto-école environnement (1)

Plusieurs fournisseurs du secteur de l’enseignement de la conduite ont choisi d’unir leurs forces pour accompagner activement la transition écologique.  Ils affirment reconnaître l’urgence de la situation environnementale et la nécessité d’agir dès aujourd’hui, chacun à son niveau. Un manifeste déjà signé par de nombreux acteurs est proposé à l’ensemble de la profession : éditeurs de solutions pédagogiques, de logiciels, opérateurs du code de la route, réseaux, et tout autre acteur qui le souhaite.

Manifeste pour une filière de l'enseignement de la conduite plus respectueuse de l'environnement
AGX Informatique

co-animateur

VroomVroom

co-animateur

La Poste Codes et Examens
Objectifcode
Code'n Go
Pointcode
réseau ECF
CER Réseau
Davantages Formation
WBD
Drivup
Coach AAC
Orata

Une boîte à outils pour passer à l’action

Bien sûr la question est vaste, complexe et mondiale. Faut-il pour autant attendre ?

Justement, le principe de ce manifeste est de se rassembler pour agir dès aujourd’hui. Tous en même temps ! L’objectif des signataires est de s’encourager à adopter des pratiques vertueuses et de les partager. Pour en fin de compte, créer une boite à outils d’actions concrètes accessibles à tous les professionnels du secteur. Ils souhaitent à la fois agir sur leur propre structure et participer à la transition de tout l’écosystème. Conscients de la place centrale des écoles de conduite dans ce projet, une consultation est lancée pour mieux comprendre leurs attentes, interrogations ou freins sur ces sujets.

Auto-école : Dites-nous tout !

Prenez 3 minutes pour répondre à notre sondage. Dites nous les sujets qui vous préoccupent et sur lesquels vous souhaiteriez avoir plus d’informations et/ou conseils pour agir à votre échelle.

Car l’impact de ces actions sera d’autant plus puissant que l’ensemble des acteurs va s’impliquer : Auto-écoles, fournisseurs, enseignants, mais aussi élèves et partenaires locaux. Persuadés que le changement s’accélère grâce à la diffusion d’idées et de bonnes pratiques, PermisMag ouvre cette semaine une rubrique dédiée à ce sujet intitulée : « Écoresponsabilité »

Plusieurs fois par mois, vous y découvrirez des témoignages, des éclairages, des retours d’expérience et des pistes d’actions simples et réalisables. Le but : aider les professionnels – et pas seulement les auto-écoles – à réduire tous notre empreinte carbone. Il s’agira d’une véritable bibliothèque adaptée à notre filière. Dans laquelle chacun pourra piocher des idées et les mettre en place à son rythme et selon ses moyens.

Une démarche collaborative et tournée vers les solutions

Notre démarche se veut positive et inspirante. Principalement tournée vers les solutions car l’information sur les problèmes existe déjà en abondance. Ce que nous voulons apporter, c’est du tangible, du pratique.

Notre approche est également totalement dénuée d’arrière-pensée commerciale. Bien sûr les sociétés qui agissent améliorent leur image, mais nous veillerons à ce que ce soit le seul bénéfice pour les participants. Le but de ces articles est uniquement de souligner l’impact positif de leurs contributions. Notre démarche se veut enfin humble et ouverte à toutes les suggestions car nous ne sommes ni scientifiques ni spécialistes du climat.

Nous croyons en la force de l’intelligence collective et savons que nos meilleures idées viennent des autres. L’invitation est donc lancée, vous êtes les bienvenus !

Une initiative inclusive et ouverte à tous

La protection de l’environnement est l’affaire de tous. La démarche initiée par ces acteurs de l’enseignement de la conduite se veut ouverte à tous. Chacun d’entre vous peut rejoindre cette initiative et signer le manifeste.

Vous agissez pour le climat, l’air, l’eau, la nature, le vivant ? Partagez vos actions avec nous ! Nous aurons à cœur de les mettre en lumière à travers des articles et de faire en sorte que votre expérience bénéficie à tous.

N’hésitez pas à nous contacter sur les courriels : contact@permismag.com et convivialeattitude@agx.fr.


Auto-écoles : les dates de dé-confinement enfin connues!

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Après six semaines de fermeture administrative en raison de l’épidémie de Covid-19, l’annonce des dates de reprise pour les leçons et les examens de conduite représente, pour beaucoup, une lumière au bout du tunnel. Cette reprise progressive se fera selon des modalités et des protocoles sanitaires qui seront validés d’ici la semaine prochaine. Voici ce que l’on sait à l’heure actuelle.

Une réouverture progressive selon les départements

L’information a été donnée hier (28 avril) par le Premier Ministre, Édouard Philippe, le dé-confinement et la reprise de l’activité économique se fera de manière différenciée selon les départements. Dans les départements les moins impactés par l’épidémie, les entreprises pourront redémarrer plus tôt, alors que celles situées dans les départements les plus touchés devront patienter encore un peu.

Les départements seront classés par couleur : les départements « verts » et les départements « rouges ». La carte des départements sera dévoilée le 30 avril par le Professeur Jérôme Salomon lors de son point presse journalier sur l’évolution de la pandémie.

Une réouverture des bureaux dès le 11 mai

Quelle que soit la zone (verte ou rouge), les écoles de conduite pourront rouvrir leurs bureaux à partir du lundi 11 mai. La reprise des leçons et des examens dépendra, elle, du département et de la catégorie de permis concernée.

La reprise des activités devra se faire, a minima, selon les règles de sécurité sanitaire éditées par le Haut Conseil de la Santé Publique. Les organisations professionnelles ont travaillé sur des protocoles sanitaires. L’UNIC a établi un « guide de sécurité sanitaire » avec la SOCOTEC, alors que le CNPA a rédigé un « protocole de reprise » validé par une infectiologue du CHU de Strasbourg. Ces documents ont été soumis pour validation aux Ministères concernés.

Une conférence téléphonique doit avoir lieu lundi 4 mai entre la DSR et les organisations professionnelle pour définir de manière précise les mesures sanitaires qui devront être prises par les écoles de conduite. Il semblerait que la séparation en plexiglas, entre l’élève conducteur et l’enseignant ou l’inspecteur, ne soit pas retenue, pour des questions de sécurité et d’efficacité (une telle paroi n’empêcherait en rien la propagation du virus).

IMPORTANT :
Les auto-écoles (comme toute entreprise) devront mettre en place et veiller à une stricte application des mesures de sécurité sanitaire retenues à l’issue de la réunion du 4 mai! En effet, la responsabilité légale de l’entreprise sera engagée en cas de transmission du virus d’un élève vers un de vos salariés (ou inversement). La démonstration que la contamination a eu lieu pendant une leçon de conduite s’annonce néanmoins assez compliquée à démontrer…

La reprise dans les départements « verts »

11 mai

Ouverture des bureaux au public, reprise des leçons de conduite et de toutes les activités pour toutes les catégories de permis. Reprise des examens de code

18 mai

Reprise des examens moto et PL. Les places seront attribuées uniquement par options sur Printel. Pour les examens moto les durées seront modifiées : 12 minutes pour le plateau et 36 minutes pour la circulation.

1er juin

Reprise des examens B. La première semaine par options et à partir de la deuxième semaine retour à la méthode de population de référence.

La reprise dans les départements « rouges »

11 mai

Ouverture des bureaux au public. Possibilité de dispenser des leçons moto et poids-lourds (uniquement), après accord du Préfet du département.

18 mai

Dans les départements où le Prefet a donné son accord, reprise des examens moto et PL. Les places seront attribuées uniquement par options sur Printel.

1er juin

Reprise des leçons et des examens B. La première semaine par options et à partir de la deuxième semaine retour à la méthode de population de référence.


Candidats libres: des taux de réussite toujours mauvais

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Taux de réussite candidats libres permis de conduire
La Sécurité routière a mis en ligne fin février son Bilan des examens du permis de conduire pour l’année 2018. Nous nous sommes intéressés, cette année encore, aux chiffres concernant les candidats libres. Si leur nombre a été multiplié par deux comparé à 2017, leur taux de réussite reste lui toujours inférieur de 10 à 15 points selon les départements.

Un nombre de candidats libre en augmentation

Le nombre de candidats libre ne cesse d’augmenter rapidement, depuis 2015. Ils sont passés de 3081 (en 2015) à 23 311 (en 2018). L’accélération est particulièrement forte au cours de cette dernière année puisque leur nombre augmente de 132,8% entre 2017 et 2018.

Leur nombre reste néanmoins limité comparé au total de candidats se présentant à l’examen pratique. En 2018, ils ne représentaient pas plus de 1,4% du nombre total de candidats. Par ailleurs, le phénomène touche principalement les grands centres urbains : Paris et les départements limitrophes (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-et-Marne et Yvelines), le Rhône et la Seine-Maritime.

La plupart de ces candidats libres se présentent dans la catégorie B (95,8% d’entre eux), le reste se présentant en groupe lourd ou en moto (0,8%).

Des taux de réussite toujours très inférieurs à la moyenne

Le taux de réussite des candidats libres à l’examen pratique pour l’année 2018 s’élève à…. 44,9%. Ce taux de réussite est en très légère hausse par rapport à celui constaté en 2017 (42,1%). En revanche, il reste très inférieur :

  1. à la moyenne nationale, qui est de 58% (-13 points pour les candidats libres) ;
  2. à la moyenne pour les candidats en conduite accompagnée, qui est de 74,6% (-32,6 points pour les candidats libres) ;
  3. à la moyenne dans les départements où les candidats libres sont les plus nombreux. En Seine-Saint-Denis, par exemple, le taux de réussite moyen est de 62,4% (- 15,5 points pour les candidats libres).

Consultez le Bilan du permis de conduire 2018 en intégralité sur le site de la Sécurité routière.


Auto-école en ligne : Ornikar rachète En Voiture Simone

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Ornikar acquiert En Voiture Simone

La première plateforme auto-école en ligne poursuit sa croissance. Ornikar a annoncé ce matin le rachat de son concurrent, En Voiture Simone. Cette opération donne naissance à un groupe revendiquant plus de 10 % du marché national des auto-écoles et plus d’un million d’élèves accompagnés chaque année. Une consolidation qui confirme la montée en puissance des acteurs numériques dans le secteur de l’éducation routière.

Une consolidation majeure des auto-écoles en ligne

Le paysage de l’enseignement de la conduite poursuit sa transformation. Ornikar a annoncé le rachat d’En Voiture Simone, l’un des principaux acteurs de l’apprentissage de la conduite en ligne en France. Cette opération donne naissance à un ensemble qui revendique désormais plus de « 10 % du marché » du permis B et accompagne plus d’un million d’élèves chaque année. Le montant et les modalités de l’opération n’ont pas été précisés.

Ce rapprochement constitue un nouvel épisode dans la consolidation progressive d’un marché auto-école historiquement très fragmenté. Côté plateformes, cette union rebat également les cartes. Face au nouveau groupe Ornikar-EVS, on retrouve Stych qui poursuit sa croissance et Lepermislibre (dont la santé financière est plus que fragile et qui a frôlé la liquidation en il y a moins d’un an).

Plus de 100 000 élèves formés par an

Créées respectivement en 2013 et 2015, Ornikar et En Voiture Simone ont connu une croissance importante au cours de la dernière décennie. Le nouvel ensemble revendique des chiffres significatifs :

  • Plus de 8 millions d’élèves accompagnés depuis le lancement des deux plateformes ;
  • Plus de 100 000 nouveaux élèves au permis de conduire chaque année ;
  • Environ 1 million d’élèves préparant le code de la route chaque année ;
  • Plus de 3 000 enseignants indépendants partenaires ;
  • 276 collaborateurs au total (230 chez Ornikar / 46 chez En Voiture Simone).

Comme toujours, nous invitons à la plus grande prudence lors de la lecture de ces chiffres. Ornikar ayant depuis longtemps tendance à gonfler ses chiffres.

Malgré ce rapprochement, les deux marques devraient continuer à exister séparément. Ornikar précise vouloir conserver les identités respectives des deux entreprises tout en mutualisant progressivement certaines ressources et expertises.

Une stratégie qui dépasse désormais le seul permis de conduire

Cette acquisition s’inscrit dans une stratégie plus large engagée par Ornikar ces dernières années. Avec le lancement d’Ornikar Assurances en 2023, l’entreprise a commencé à étendre son activité au-delà de la formation à la conduite.

L’ambition affichée est désormais d’accompagner les jeunes conducteurs sur l’ensemble de leur parcours de mobilité : apprentissage du code, préparation à l’examen pratique, assurance automobile et, demain, potentiellement financement ou location de véhicules.

Pour Philippe Maso y Guell Rivet, directeur général d’Ornikar, ce rapprochement permet de renforcer cette vision d’un accompagnement global des conducteurs tout au long de leurs premières années de mobilité.

Un partenariat stratégique avec Cosmobilis

L’opération ne se limite pas au rapprochement entre deux auto-écoles en ligne. Elle s’accompagne également d’un partenariat entre Ornikar et Cosmobilis, ancien actionnaire majoritaire d’En Voiture Simone.

À travers sa filiale bee2link, spécialisée dans les technologies destinées à la distribution automobile, Cosmobilis entend mettre à disposition du nouvel ensemble ses outils et son réseau de concessionnaires.

L’objectif annoncé est de développer de nouveaux services pour les élèves et les enseignants partenaires, notamment autour du financement automobile, de la location de véhicules et de l’accès à certaines offres commerciales.

Trois complémentarités mises en avant

Pour justifier cette acquisition, les dirigeants des deux entreprises mettent en avant trois axes de complémentarité.

Une complémentarité technologique

En Voiture Simone dispose d’une application de préparation au code particulièrement populaire auprès des candidats (étant donné qu’elle est gratuite). De son côté, Ornikar a développé un écosystème plus large couvrant l’ensemble du parcours du jeune conducteur.

La mise en commun progressive de ces outils pourrait permettre d’enrichir les services proposés aux élèves ainsi qu’aux enseignants indépendants partenaires.

Une complémentarité géographique

Les deux réseaux d’enseignants couvrent des territoires parfois différents. Leur rapprochement doit permettre de renforcer la présence du groupe dans certaines zones où l’offre de formation reste insuffisante face à la demande.

Une complémentarité de marques

Ornikar et En Voiture Simone ne s’adressent pas toujours exactement aux mêmes publics et ne bénéficient pas de la même image auprès des candidats. Le groupe entend conserver cette diversité afin de toucher des audiences complémentaires.

Un signal fort pour l’ensemble de la profession

Au-delà des chiffres, cette opération confirme la montée en puissance des acteurs numériques dans le secteur de l’éducation routière… que nous documentons depuis 10 ans sur PermisMag. Elle illustre également l’accélération des mouvements de concentration observés ces dernières années.

Pour les auto-écoles traditionnelles comme pour les enseignants indépendants, ce rapprochement ne devrait pas avoir d’impact à court terme. Ceci étant dit, le nouvel ensemble Ornikar – En Voiture Simone s’impose désormais comme un mastodonte de la formation à la conduite en France et pourra à l’avenir peser encore davantage sur les réformes à venir.


Entretien avec Lorenzo Lefebvre, le nouveau Président de Mobilians ESR

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Lorenzo Lefebvre Président Mobilians ESR

Bonjour Lorenzo, vous avez été élu Président de Mobilians Éducation et Sécurité Routière ce week-end à l’occasion du Congrès de Toulon. Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Je suis gérant d’écoles de conduite depuis de nombreuses années. Quelques années après être devenu enseignant de la conduite, j’ai repris puis développé l’entreprise familiale créée par mes parents à Rouen et dans ses alentours. Aujourd’hui, je dirige au quotidien cette entreprise avec enthousiasme, conviction et passion. J’ai également la chance d’être entouré d’une équipe extraordinaire et extrêmement compétente.

Je suis engagé depuis longtemps au sein de Mobilians parce que je crois profondément au collectif.

Une profession qui ne se défend pas elle-même finit toujours par subir les décisions des autres. Aujourd’hui, je prends cette présidence avec beaucoup de fierté, mais surtout avec un immense sens des responsabilités dans une période charnière pour notre métier.

Vous prenez la succession de Patrice Bessone, dont vous étiez le vice-président. Est-ce que le « style Lorenzo Lefebvre » sera différent ou allez-vous prolonger l’action de votre prédécesseur ?

Patrice Bessone a énormément apporté à la profession. C’est quelqu’un qui a consacré une partie de sa vie à défendre les écoles de conduite avec beaucoup d’engagement, de sérieux et d’intelligence collective. J’ai énormément de respect pour lui.

Il n’y a pas de « style Lorenzo ». Heureusement, ce n’est pas une histoire de style personnel.

Une organisation professionnelle n’est pas une aventure individuelle. Je suis là pour défendre un collectif et obtenir des résultats concrets : porter la voix des adhérents, valoriser notre métier, impulser une dynamique positive et conserver une vision terrain, à court comme à long terme.

Je souhaite une organisation capable d’être offensive quand il le faut, mais également force de proposition. C’est un véritable travail d’équipe, un collectif au service du collectif.

Notre profession est à un tournant majeur : transition énergétique, évolution des mobilités, difficultés économiques, gestion administrative de plus en plus complexe, manque de places d’examen, évolution des attentes des jeunes générations, baisse démographique à venir…

Nous devons évoluer sans subir.

Et surtout, je veux remettre encore davantage en avant le rôle fondamental des écoles de conduite et des enseignants de la conduite dans la sécurité routière. Nous ne sommes pas simplement des préparateurs d’examen. Nous sommes des formateurs à la mobilité et à la responsabilité.

Quelles sont les priorités de votre action et de Mobilians ESR dans les prochains mois ?

La priorité, c’est clairement la qualité de la formation, l’accès à l’examen et la simplification des procédures administratives.

Aujourd’hui, notre système est arrivé à saturation. Nous faisons face à un manque structurel de places d’examen depuis des années, et cela pénalise à la fois les élèves, les familles et les entreprises. Nous ne pouvons plus continuer avec un modèle où certains candidats attendent des mois pour passer ou repasser un examen.

Je vais défendre trois mesures fortes.

La première, c’est l’augmentation du nombre d’inspecteurs du permis de conduire. Nous ne réglerons jamais durablement le problème sans moyens humains supplémentaires. Dans une société où tout va toujours plus vite, il est impensable qu’un jeune puisse être empêché d’accéder à la mobilité faute de place d’examen.

La mobilité a fortement contribué à l’évolution de notre société et à l’émancipation des individus. Elle ne doit jamais être sacrifiée pour quelques économies budgétaires. La mobilité est un droit fondamental, et l’accès à l’examen du permis de conduire doit l’être tout autant.

La deuxième mesure concerne la montée en qualité de la formation, avec un socle plus solide avant le premier passage à l’examen. Il faut renforcer la formation ; cela aura un impact direct sur les résultats en matière de sécurité routière.

Quand on regarde les chiffres, les candidats issus de la conduite accompagnée, qui bénéficient de davantage d’expérience et d’un volume de formation plus important, obtiennent des taux de réussite largement supérieurs. Il faut arrêter de penser qu’on résoudra les problèmes avec toujours moins de formation, il faut stopper immédiatement le bricolage qui consiste à considérer que les heures de formations pratiques sont substituables à des vidéos.

Une formation plus qualitative, c’est plus de réussite, moins d’échecs, moins d’engorgement du système et surtout une amélioration concrète de la sécurité routière.

Le minimum d’heures actuel est devenu incohérent et met souvent les écoles de conduite dans une position difficile vis-à-vis des élèves et des familles.

La théorie doit redevenir un élément central de la formation. Il est impensable de se présenter à l’examen du permis de conduire sans avoir participé à de véritables cours théoriques.

Les attitudes, les comportements et l’acquisition des fondamentaux du Code de la route se construisent dans une salle, avec un formateur.

Lorsqu’il devient possible de réussir l’ETG sans véritable formation, cela favorise inévitablement certaines dérives et la fraude. Une formation théorique solide permet d’atteindre le niveau requis, d’augmenter les compétences et de limiter naturellement la fraude.

Je suis capable d’entendre que l’ETG doit répondre aux exigences de la directive européenne et qu’une partie des questions réglementaires répond à un cadre précis imposé à la France.

Mais la directive européenne n’interdit absolument pas les cours théoriques. Si nous considérons que l’examen seul ne répond plus totalement à nos exigences pédagogiques, alors soyons plus exigeants avec la formation.

Cette réflexion sur une formation plus efficace doit également concerner la formation à la catégorie AM du permis de conduire.

Nous devons également réformer la formation et l’examen du titre professionnel d’enseignant de la conduite. Depuis 2016, nous avons suffisamment de recul pour constater certaines dérives et corriger des dispositifs qui ne correspondent plus toujours aux réalités du terrain.

Je souhaite également engager un véritable chantier de simplification administrative pour les élèves, mais aussi pour l’ensemble des équipes administratives des écoles de conduite qui les accompagnent au quotidien.

Sous l’impulsion de Mobilians, plusieurs avancées importantes ont déjà été obtenues : simplification des agréments, allongement de leur durée, allègement de certains documents demandés, portabilité des agréments lors des cessions d’entreprise ou encore développement des démarches numériques au niveau national.

Ce sont des progrès concrets, mais il reste encore énormément à faire.

Aujourd’hui, le principal problème réside dans le manque d’harmonisation. Selon les départements, les demandes peuvent varier, les pièces exigées ne sont pas toujours identiques et les délais deviennent parfois incompréhensibles pour les professionnels comme pour les usagers.

Je souhaite donc lancer un grand chantier avec la Délégation à la Sécurité Routière afin de travailler conjointement avec les CERT, l’ANTS et les organisations professionnelles.

L’objectif est clair : créer un guide national commun, validé par l’ensemble des parties prenantes, afin d’harmoniser les pratiques et les documents demandés sur l’ensemble du territoire.

Je suis convaincu que cette simplification est essentielle. Aujourd’hui, beaucoup d’écoles de conduite passent un temps considérable sur des démarches administratives complexes, parfois incohérentes, au détriment de leur cœur de métier : la formation.

Des procédures claires, identiques pour tous et des documents harmonisés permettraient non seulement de simplifier le quotidien des entreprises, mais aussi de réduire les délais d’inscription et de délivrance des titres pour les élèves. Tout le monde y gagnerait : les professionnels, l’administration et surtout les usagers.

Nous devons également accompagner la transition vers les nouvelles mobilités et l’électrification du parc automobile. Les écoles de conduite vont devenir de véritables acteurs de l’électromobilité : gestion de l’énergie, compréhension des recharges, nouvelles technologies embarquées… Ce sont de nouvelles compétences à transmettre.

Enfin, il y a évidemment les enjeux économiques. Beaucoup d’entreprises souffrent : hausse des coûts, carburant, investissements, contraintes administratives… Notre rôle sera aussi de défendre la viabilité économique des écoles de conduite.

Des actions judiciaires ont été entamées par les organisations professionnelles, notamment sur les places d’examen et le plafonnement CPF. Est-ce que vous avez des nouvelles à nous donner à ce sujet ?

Oui, deux actions judiciaires sont actuellement en cours et nous restons extrêmement mobilisés.

La première concerne les places d’examen. Cela fait des années que nous alertons les pouvoirs publics sur cette situation. Aujourd’hui, les professionnels ne demandent pas des privilèges ; ils demandent simplement un système capable de fonctionner normalement. Lorsqu’un élève est prêt, il doit pouvoir passer son examen dans des délais raisonnables.

La seconde concerne le CPF. Nous considérons que les dernières décisions constituent une restriction extrêmement brutale de l’accès au permis de conduire pour de nombreux Français, notamment les jeunes et les publics les plus fragiles.

On parle souvent d’égalité des chances, mais dans beaucoup de territoires, sans permis, il n’y a ni emploi ni formation possible.

Le paradoxe, c’est que le permis de conduire est probablement l’un des outils les plus efficaces d’insertion professionnelle, et pourtant on complique aujourd’hui son financement.

Nous continuerons donc à défendre un accès plus juste et plus cohérent au CPF pour les formations au permis de conduire.

Est-ce que vous avez un message à faire passer aux écoles de conduite, qu’elles soient adhérentes Mobilians ESR ou non syndiquées ?

Oui. Le premier message, c’est que nous avons besoin d’unité. Les défis qui arrivent sont énormes : transformation des mobilités, évolution technologique, pression économique, réformes réglementaires… Aucun professionnel ne pourra affronter cela seul.

La deuxième chose, c’est que les écoles de conduite doivent être fières de leur rôle. Nous sommes souvent les premiers éducateurs à la sécurité routière des jeunes générations.

Chaque jour, des enseignants transmettent bien plus que de la technique : ils transmettent de la responsabilité, du civisme et des comportements qui sauvent des vies.

Nous avons organisé lors du congrès le concours des Étoiles de la Sécurité Routière afin de mettre à l’honneur des enseignants de la conduite venus de toute la France.

Les quatorze enseignant(e)s sélectionné(e)s ont montré tout ce qu’il y a de plus admirable dans notre profession. Ce sont de véritables ambassadeurs et ambassadrices de l’éducation routière. Le moment a été extrêmement émouvant, solidaire et intense.

Et au fond, chaque enseignant(e) est, à sa manière, une étoile de la sécurité routière.

Valoriser notre profession n’est pas un objectif pour moi. C’est un devoir. Et cet événement en est la preuve.

Enfin, je veux dire à tous les professionnels que Mobilians sera une organisation de combat, mais aussi de construction.

Nous continuerons à défendre fermement les intérêts de la profession tout en préparant son avenir. Parce que notre métier a de l’avenir, à condition qu’on lui donne les moyens d’évoluer intelligemment.


Bien protéger son logement : erreurs fréquentes à éviter avec son contrat de logement

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contrat assurance habitation

Votre logement représente bien plus qu’un simple toit : c’est un refuge, un investissement, parfois le fruit d’années d’économies. Pourtant, qu’on soit propriétaire ou locataire, on oublie souvent que notre chez-nous reste exposé à une multitude de risques au quotidien. Dégâts des eaux, incendies, cambriolages, bris de glace… la liste des incidents possibles est longue. Et disposer d’un contrat ne garantit pas automatiquement une protection solide.

Beaucoup découvrent cette réalité au pire moment : face à un sinistre, ils réalisent que leur indemnisation sera insuffisante, voire inexistante. La cause ? Des erreurs évitables commises lors de la souscription ou durant la vie du contrat. Déclarations approximatives, garanties inadaptées, franchises prohibitives, exclusions mal comprises… autant de pièges dans lesquels il est facile de tomber. Cet article vous aide à identifier ces erreurs courantes et vous livre des conseils concrets pour protéger réellement votre logement et vos biens. Pensez notamment à vérifier votre contrat après un déménagement, des travaux importants ou l’acquisition d’objets de valeur.

Comprendre les garanties essentielles avant de signer

Souscrire un contrat sans en comprendre les mécanismes revient à naviguer sans boussole. Avant toute chose, familiarisez-vous avec les grandes catégories de garanties : dommages aux biens (incendie, dégâts des eaux, catastrophes naturelles, vol, bris de glace), responsabilité civile vie privée, et garanties complémentaires comme la protection juridique ou le rééquipement à neuf.

Votre statut détermine en partie vos obligations. Un locataire doit impérativement couvrir sa responsabilité civile – c’est une exigence légale. Un propriétaire occupant, lui, n’y est pas contraint par la loi, même si cette garantie reste vivement recommandée.

Prenons un cas concret : ce locataire convaincu d’être couvert pour les dégâts causés chez ses voisins, qui découvre après un dégât des eaux que sa responsabilité civile n’était finalement pas incluse dans son contrat. Résultat : des milliers d’euros à débourser de sa poche.

Avant de parapher quoi que ce soit, assurez-vous de maîtriser certaines notions essentielles : la franchise (la somme qui reste à votre charge), les plafonds d’indemnisation (le montant maximum versé par l’assureur), la distinction entre valeur à neuf et valeur d’usage (cette dernière tenant compte de la vétusté), les délais de carence et les fameuses exclusions de garantie. Les conditions générales et particulières méritent une lecture attentive. Si certains termes vous paraissent obscurs, n’hésitez surtout pas à interroger un professionnel. Mieux vaut poser des questions qui semblent basiques que de se retrouver démuni face à un sinistre.

Évaluer correctement la valeur de ses biens pour éviter la sous-assurance

La sous-assurance constitue l’un des pièges les plus courants. Elle survient lorsqu’on évalue ses biens en dessous de leur valeur réelle. Les conséquences ? Une indemnisation réduite en cas de sinistre, via l’application de la redoutable règle proportionnelle. Même lors d’un sinistre majeur comme un incendie ravageur, vous risquez de ne toucher qu’une fraction de ce que vous avez réellement perdu.

Comment l’éviter ? Commencez par établir un inventaire méthodique de vos possessions, pièce par pièce. Mobilier, électroménager, équipements électroniques, garde-robe, objets de valeur… tout compte. Conservez précieusement factures, photos et justificatifs d’achat, surtout pour les biens coûteux. Ces documents feront toute la différence le jour où vous devrez prouver la valeur de vos possessions.

Imaginons cette famille qui a entièrement refait son salon : nouveau canapé design, meuble TV en bois massif, écran dernière génération. Seulement voilà, ils n’ont jamais pensé à actualiser le montant assuré auprès de leur assureur. Survient un dégât des eaux important. L’indemnisation ? Calculée sur l’ancienne valeur déclarée, bien inférieure à la réalité. La déception est immense.

La solution est simple : actualisez régulièrement la valeur de vos biens, particulièrement après des achats importants ou des travaux. Cette vigilance vous évitera bien des déconvenues.

Négliger les exclusions de garantie : une erreur fréquente

Les exclusions de garantie représentent les angles morts de votre contrat : ces situations, causes ou biens pour lesquels l’assureur ne versera aucune indemnisation. Parmi les exclusions classiques, on trouve les dommages résultant d’un défaut d’entretien manifeste, les pièces non déclarées, ou encore les activités professionnelles exercées à domicile sans en avoir informé l’assureur.

Prenons l’exemple de cette personne qui stocke du matériel professionnel dans une cave non déclarée. Après un dégât des eaux, surprise : ces biens ne sont pas couverts. La facture reste entièrement à sa charge.

Pour éviter ce genre de mauvaise surprise, plongez-vous dans les exclusions ligne par ligne au moment de lire vos conditions générales. Chaque clause floue mérite une clarification auprès de votre conseiller. N’oubliez pas que certains contrats imposent des conditions spécifiques pour les objets de valeur, les piscines, les dépendances ou encore les locations saisonnières. Mieux vaut le savoir avant qu’après.

Oublier de mettre à jour son contrat lors d’un changement de situation

Votre contrat doit évoluer au rythme de votre vie. Pourtant, nombreux sont ceux qui souscrivent une fois pour toutes et n’y touchent plus jamais. Erreur ! Plusieurs événements doivent vous inciter à revoir votre protection :

  • Un déménagement modifie tout : surface, localisation, étage, présence ou non d’équipements de sécurité
  • Des travaux importants transforment votre logement : extension, aménagement de combles, installation d’une piscine
  • L’achat de biens de forte valeur enrichit votre patrimoine : œuvres d’art, matériel hi-fi haut de gamme, bijoux
  • Un changement de situation familiale bouleverse l’occupation des lieux : mise en colocation, séparation

Sans mise à jour, un décalage se crée entre vos garanties et la réalité du risque. Ce propriétaire qui a fait construire une extension sans prévenir son assureur ? Il découvre après un sinistre qu’elle n’est tout simplement pas couverte. Le choc.

La règle d’or : déclarez tout changement significatif à votre assureur dans les délais prévus par votre contrat. C’est une démarche simple qui vous épargne bien des tracas.

Ne pas connaître les bons réflexes en cas de sinistre

Votre réaction dans les heures qui suivent un sinistre peut faire toute la différence sur votre indemnisation. Certains réflexes s’imposent : en premier lieu, assurez la sécurité des personnes – c’est la priorité absolue. Ensuite, limitez l’ampleur des dégâts sans vous mettre en danger : coupure d’eau en cas de fuite, disjonction du compteur électrique si nécessaire.

Puis vient le moment crucial : prévenez rapidement votre assureur. Les délais contractuels sont stricts et une déclaration tardive complique sérieusement la prise en charge. Pensez à ce vol signalé plusieurs jours après les faits : l’assureur peut légitimement douter de sa réalité.

Parallèlement, rassemblez un maximum de preuves : photographiez les dégâts sous tous les angles, retrouvez vos factures, recueillez des témoignages si possible. Et surtout, ne jetez rien avant le passage éventuel d’un expert. Ces biens endommagés constituent des preuves essentielles.

Vérifiez dès maintenant dans votre contrat les délais de déclaration et les modalités de contact : numéro de téléphone d’urgence, espace client en ligne, adresse postale. Avoir ces informations sous la main vous fera gagner un temps précieux le jour J.

Comment choisir un contrat adapté à son profil sans se laisser guider uniquement par le prix

Le réflexe est tentant : comparer les tarifs et choisir le moins cher. Pourtant, le prix ne devrait jamais constituer votre unique critère. Une cotisation alléchante cache parfois des franchises astronomiques, des plafonds dérisoires ou des exclusions à rallonge.

Adoptez plutôt une démarche méthodique. Commencez par cerner vos besoins selon votre profil : êtes-vous locataire, propriétaire occupant ou bailleur ? S’agit-il de votre résidence principale ou secondaire ? Une fois ce cadre posé, comparez les garanties, les exclusions, les franchises et les plafonds avant même de regarder les tarifs.

Imaginez deux contrats affichant des prix quasi identiques. En creusant, vous découvrez que l’un offre une couverture vol bien plus étendue, tandis que l’autre plafonne l’indemnisation des dégâts des eaux à un montant dérisoire. Le prix ne dit pas tout.

Avant de vous engager, prenez le temps de comparer plusieurs offres d’assurance habitation disponibles sur le marché. Examinez précisément les garanties, les plafonds et les exclusions de chaque proposition. Pensez aussi aux services annexes qui peuvent faire la différence : assistance 24h/24, protection juridique, accompagnement renforcé lors de sinistres importants. Cette analyse approfondie vous permettra de dénicher le contrat réellement adapté à votre situation, et non simplement le moins cher.

Bonnes pratiques pour garder un contrat clair, à jour et compréhensible

Un contrat bien géré, c’est un contrat qu’on connaît. Adoptez quelques habitudes simples pour garder le contrôle : classez soigneusement vos documents (contrat, avenants, factures importantes) dans un endroit accessible – pas au fond d’un carton oublié au grenier. Relisez votre contrat au moins une fois par an, ou à chaque événement marquant de votre vie.

Pour vous faciliter la tâche, créez un document synthétique reprenant les éléments clés : garanties principales, montants des franchises, numéros d’urgence, délais de déclaration. Une fiche A4 bien faite vaut mieux qu’un contrat de 50 pages qu’on ne consulte jamais.

N’hésitez jamais à solliciter un professionnel en cas de doute. Un terme technique vous échappe ? La portée d’une exclusion vous semble floue ? Le fonctionnement d’un plafond reste mystérieux ? Posez la question. C’est le rôle de votre conseiller de vous éclairer.

Parmi les bonnes pratiques essentielles : conservez vos factures et justificatifs d’achat (on ne le répétera jamais assez), actualisez vos informations dès qu’un changement survient, et surtout, n’attendez pas un sinistre pour découvrir votre contrat. Cette démarche proactive transforme radicalement votre tranquillité d’esprit et votre capacité à faire face aux imprévus.

Bien comprendre ses garanties, éviter la sous-assurance, décrypter les exclusions, actualiser son contrat au fil des changements, adopter les bons réflexes face à un sinistre et choisir une protection adaptée plutôt que simplement bon marché : voilà les piliers d’une protection efficace. Un contrat bien choisi et régulièrement suivi vous permet d’affronter les aléas avec sérénité.

Alors, que diriez-vous de consacrer une heure à relire votre contrat actuel ? Vérifiez que vos garanties correspondent toujours à votre situation. Posez les questions qui vous taraudent. Cette vigilance représente votre meilleure arme face aux imprévus du quotidien. Parce qu’au fond, mieux vaut prévenir que guérir – surtout quand il s’agit de protéger ce qui compte vraiment.


Conduite accompagnée dès 14 ans : la proposition du Groupe ECF

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Conduite accompagnée 14 ans ECF

Chaque semaine ou presque, l’actualité rappelle la vulnérabilité des très jeunes conducteurs sur les routes françaises. Depuis le passage du « permis à 17 ans », plusieurs accidents dramatiques impliquant des automobilistes à peine sortis de l’adolescence ont relancé le débat sur la formation, la maturité et l’accompagnement des nouveaux conducteurs.

Au sein de la profession des enseignants de la conduite, le permis à 17 ans continue d’ailleurs de diviser. Certains y voient une réponse concrète aux besoins de mobilité des jeunes, notamment dans les territoires ruraux. D’autres s’inquiètent au contraire d’un accès trop précoce à l’autonomie, alors même que les comportements à risque restent particulièrement élevés dans cette tranche d’âge.

Pour trouver des solutions au manque de places d’examen, l’Inspection générale de l’administration (IGA) a auditionné, en début d’année, les représentants des principales organisations professionnelles afin de préparer un rapport à paraître dans les jours qui viennent. À cette occasion, le Groupe ECF a réaffirmé une proposition qu’il défend depuis trois ans : ouvrir la conduite accompagnée dès 14 ans (contre 15 ans actuellement).

Une étude du LEEM pour défendre l’efficacité de l’AAC

Pour appuyer cette position, le Laboratoire d’étude pour une éducation à la mobilité (LEEM) de l’ECF a publié une étude intitulée « Conduite accompagnée : origine, efficacité et perspectives d’évolution à 14 ans » (télécharger l’étude complète).

Basée sur la littérature scientifique internationale consacrée à l’Apprentissage anticipé de la conduite accompagnée (AAC), cette publication confirme selon ses auteurs l’efficacité du dispositif mis en place en France à la fin des années 1980 afin de renforcer la sécurité routière des jeunes conducteurs.

L’étude rappelle notamment que l’AAC constitue aujourd’hui l’un des dispositifs les plus performants en matière de préparation au permis de conduire et d’apprentissage progressif de la conduite.

Des résultats jugés très favorables

Le document met en avant plusieurs indicateurs particulièrement positifs pour les élèves issus de la conduite accompagnée.

Premier constat : le taux de réussite à l’examen pratique reste nettement supérieur à celui observé dans la filière traditionnelle. Les candidats ayant suivi l’AAC afficheraient un taux moyen de réussite de 75 %, contre 59 % pour les élèves ayant suivi une formation classique.

L’étude souligne également une baisse significative de la sinistralité lors des premières années de conduite autonome. Les jeunes conducteurs passés par l’AAC présenteraient une réduction des accidents comprise entre 20 % et 30 % durant leur première année après l’obtention du permis.

Le LEEM insiste aussi sur les bénéfices pédagogiques d’un apprentissage plus précoce. L’adolescence correspondrait à une période de forte plasticité cérébrale, particulièrement favorable à l’acquisition des compétences motrices, cognitives et comportementales nécessaires à la conduite.

Enfin, la richesse de l’expérience acquise en conduite accompagnée est largement mise en avant. Les élèves en AAC parcourent souvent jusqu’à 3 000 kilomètres avant l’examen, dans des situations variées, ce qui favoriserait une meilleure maîtrise du véhicule et une autonomie plus progressive.

Un dispositif qui présente aussi certaines limites

L’étude de l’ECF ne passe toutefois pas sous silence les fragilités du modèle actuel.

Elle évoque notamment les inégalités d’accès entre les familles. Tous les élèves ne disposent pas du même environnement pour réaliser une conduite accompagnée dans de bonnes conditions. La disponibilité des accompagnateurs, leur niveau d’implication ou encore leur propre comportement au volant peuvent fortement influencer la qualité de l’apprentissage.

Le rapport pointe également une diversité parfois limitée des situations de conduite rencontrées durant l’AAC, ainsi qu’un possible excès de confiance chez certains jeunes au moment du passage à la conduite autonome.

Les chercheurs rappellent enfin que l’influence des pairs reste un facteur de risque important chez les adolescents, notamment dans les premières années de conduite.

L’exemple américain du permis progressif

Pour défendre l’idée d’un apprentissage dès 14 ans, l’ECF s’appuie aussi sur plusieurs exemples étrangers, notamment le modèle américain du Graduated Driver Licensing (GDL).

Dans plusieurs États américains – comme le Dakota du Nord, l’Iowa, le Kansas, le Dakota du Sud, le Montana ou encore l’Idaho – les jeunes peuvent commencer un apprentissage supervisé dès 14 ans, dans le cadre d’un système progressif associant conduite accompagnée, restrictions intermédiaires puis accès graduel au permis complet.

Selon les études citées par le LEEM, ce modèle serait associé à une baisse de 20 % à 40 % des accidents mortels chez les 16-17 ans, en particulier lorsque des restrictions strictes sont appliquées concernant la conduite de nuit ou le transport de passagers du même âge.

L’étude cite également les travaux de Gardner et Steinberg (2005), qui montrent que la présence de passagers adolescents augmente significativement les comportements à risque chez les jeunes conducteurs.

Vers un parcours global d’éducation à la mobilité dès 14 ans

Au-delà de la seule question de la conduite automobile, le Groupe ECF défend depuis 2023 une approche plus large autour d’un « continuum éducatif de la mobilité » dès 14 ans.

L’idée serait de construire un parcours progressif intégrant différentes formes de mobilité : vélo, engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), voiturettes sans permis et conduite accompagnée.

« Non, on ne conduira pas seul à 14 ans. »

Pour lever tout malentendu, Patrick Mirouse précise, dans une vidéo postée sur Linkedin, que 14 ans est l’âge du début de la formation.

Selon l’ECF, cette logique permettrait de mieux structurer l’apprentissage du partage de l’espace public et des règles de sécurité routière dès le début de l’adolescence. Patrick Mirouse estime ainsi nécessaire d’engager « une évolution ambitieuse du modèle actuel ».

Les pistes avancées par le Groupe ECF

Dans le prolongement de cette étude, le Groupe ECF appelle notamment à :

  • lancer une expérimentation nationale encadrée de la conduite accompagnée dès 14 ans ;
  • renforcer l’éducation à la mobilité dès le début de l’adolescence ;
  • améliorer l’encadrement des accompagnateurs et des enseignants de la conduite ;
  • démocratiser l’accès à la conduite accompagnée sur l’ensemble du territoire ;
  • intégrer davantage les nouvelles mobilités dans les parcours de formation.

Reste désormais à savoir si ces propositions trouveront un écho favorable dans les conclusions du rapport de l’IGA attendu dans les prochains jours. Dans un contexte où la sécurité des jeunes conducteurs redevient un sujet central, le débat sur l’âge du début de l’apprentissage de la conduite semble, lui, loin d’être terminé.


Autorisation d’enseigner : une nouvelle procédure dématérialisée

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Les démarches administratives liées aux professions de l’éducation routière continuent à évoluer. L’administration met en place une nouvelle procédure pour les demandes d’autorisations d’enseigner la conduite, les autorisations restrictives et temporaires d’exercer (ATRE) ainsi que les autorisations d’animer des stages de sensibilisation à la sécurité routière. Ces demandes seront désormais dématérialisées.

Cette évolution vise à centraliser les demandes sur une plateforme numérique unique et à simplifier les échanges entre les professionnels et l’administration.

Toutes les démarches désormais accessibles en ligne

Désormais, les enseignants de la conduite et les professionnels concernés peuvent effectuer directement en ligne l’ensemble des démarches liées à leurs autorisations administratives. La plateforme permet notamment de réaliser :

  • une première demande d’autorisation,
  • un renouvellement,
  • une déclaration de modification de situation.

Cette nouvelle organisation marque la fin progressive des démarches papier pour ces procédures. À compter de maintenant, l’ensemble des demandes devra être réalisé exclusivement via la plateforme nationale dédiée.

Une plateforme nationale unique

Les professionnels peuvent accéder au nouveau service via le portail officiel suivant :
https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/autorisation-d-exercer-une-profession-de-l-education-routiere

Cette centralisation doit permettre d’harmoniser les procédures sur l’ensemble du territoire et de réduire les délais de traitement des dossiers par les services administratifs. Des délais qui sont parfois très longs dans certains départements, comme en Seine-Saint-Denis ou à Paris.

Des autorisations désormais entièrement dématérialisées

Autre changement important : les autorisations ne seront plus délivrées sous format papier.

Les documents seront désormais entièrement dématérialisés et transmis via la messagerie sécurisée intégrée à la plateforme numérique. Les enseignants et exploitants devront donc veiller à consulter régulièrement leur espace personnel afin de suivre l’avancement de leurs dossiers et récupérer leurs autorisations.

Cette évolution s’inscrit dans le mouvement plus large de modernisation des services administratifs engagé par l’État ces dernières années.

Les dossiers déjà envoyés par courrier restent instruits

L’administration précise toutefois que les demandes déjà transmises par voie postale et réceptionnées avant la mise en place du dispositif continueront d’être instruites normalement.

Les professionnels ayant récemment envoyé un dossier papier n’ont donc pas besoin de déposer une nouvelle demande en ligne, sauf demande contraire de l’administration.

Une transition à anticiper pour les auto-écoles

Pour les gérants d’auto-écoles comme pour les enseignants de la conduite, cette nouvelle procédure demandera une petite adaptation. La gestion numérique des autorisations devrait toutefois permettre, à terme, un suivi plus rapide et plus fluide des dossiers.

Vous êtes exploitant ou exploitante d’une auto-école ? Informez vos équipes de cette évolution afin d’éviter tout retard lors des prochaines demandes ou renouvellements d’autorisation.


Organisations professionnelles et réseaux d’auto-écoles attaquent l’État en justice

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OP syndicat réseau auto-école attaque etat justice

Après les manifestations et les mobilisations organisées partout en France à l’été puis à l’automne 2025, les représentants du secteur de l’éducation routière ont décidé de porter le combat sur le terrain judiciaire. Les principales organisations professionnelles — UNIDEC, UNIC et Mobilians ESR — ainsi que les réseaux d’auto-écoles ECF et CER ont engagé deux actions distinctes devant le Conseil d’État.

En ligne de mire : le manque chronique de places d’examen au permis de conduire et le plafonnement du financement CPF pour les formations à la conduite. Deux dossiers jugés particulièrement préoccupants par la profession, qui estime que les décisions — ou l’inaction — de l’État fragilisent durablement les auto-écoles et pénalisent les élèves.

Une action devant le Conseil d’État pour le manque de places d’examen

Depuis plusieurs années, les difficultés d’accès à une place d’examen pratique du permis de conduire alimentent la colère des auto-écoles. Dans de nombreux départements, les délais d’attente restent particulièrement élevés, avec des conséquences directes pour les élèves comme pour les établissements : allongement des formations, surcharge des plannings, coûts supplémentaires et tensions commerciales.

Face à cette situation, les organisations professionnelles et les réseaux avaient multiplié les actions de terrain en 2025 : manifestations locales, opérations escargot, rassemblements devant les préfectures ou encore interpellations des parlementaires. Malgré plusieurs réunions avec les pouvoirs publics et les annonces successives du ministère de l’Intérieur, la profession considère que les réponses apportées restent insuffisantes.

Le 28 janvier 2026, les organisations professionnelles UNIDEC, UNIC, Mobilians ESR ainsi que les réseaux ECF et CER ont officiellement mis en demeure le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, afin d’obtenir des mesures concrètes pour résorber la pénurie de places d’examen.

Selon les représentants du secteur, cette mise en demeure est restée sans réponse. Les organisations ont donc décidé d’engager une procédure devant le Conseil d’État afin de contraindre l’État à agir sur cette problématique qu’elles jugent structurelle.

À travers cette action, les requérants souhaitent notamment faire reconnaître les conséquences économiques et organisationnelles du manque de places pour les établissements de conduite, mais également les difficultés rencontrées par les candidats, parfois contraints d’attendre plusieurs mois avant de pouvoir se présenter à l’examen pratique.

Le plafonnement du CPF également contesté

Parallèlement à cette première procédure, une seconde action judiciaire a été engagée devant le Conseil d’État concernant le financement des formations au permis de conduire via le Compte Personnel de Formation (CPF).

Les organisations professionnelles et les réseaux contestent plus particulièrement le plafonnement à 900 € du financement CPF pour les formations au permis de conduire. Une mesure qui, selon eux, crée une rupture d’égalité entre les titulaires d’un compte CPF et introduit une différence de traitement difficilement justifiable.

Les représentants du secteur soulignent en effet que d’autres formations professionnelles financées par le CPF peuvent bénéficier de plafonds nettement supérieurs, atteignant selon les cas 1 500 € ou 1 600 €. Pour les représentants de la profession, cette différence de traitement pénalise directement les candidats au permis de conduire, alors même que la mobilité constitue un enjeu majeur d’accès à l’emploi et à l’insertion professionnelle.

Ces derniers estiment également que ce plafonnement risque d’exclure une partie des publics les plus fragiles de l’accès au permis de conduire, en particulier dans les territoires où la voiture reste indispensable pour travailler.

Au-delà de la question financière, les organisations dénoncent une mesure susceptible d’affaiblir durablement l’activité des établissements de conduite, dans un contexte déjà marqué par la hausse des coûts d’exploitation, les difficultés de recrutement et les tensions persistantes sur les places d’examen.

Un changement de stratégie

Avec ces deux actions devant le Conseil d’État, les acteurs de la profession semblent désormais vouloir changer de stratégie. Fini les réunions au Ministère, ce sera désormais devant la justice que se tiendra le combat pour les places d’examen.

Une stratégie qui pourrait être payante, mais qui ne produira pas d’effet à court terme. La justice française n’étant pas connue pour la rapidité de ses décisions…


Écoles de conduite : ne perdez plus de temps sur RdvPermis

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À chaque publication, le même scénario se répète dans les auto-écoles : Connexion à Rdv Permis, recherche des créneaux, clics frénétiques… et souvent, frustration !

Trouver des places d’examen est un enjeu central. Mais pour y parvenir, beaucoup de professionnels passent encore trop de temps sur la plateforme, au détriment de leur activité principale.

Une contrainte qui pèse sur l’organisation… et sur la rentabilité.

C’est cette problématique que Florian Damiot et Romain Mirian, ont décidé de résoudre en créant Otopilot.

Photo de Florian (Fondateur) et Gilles (Directeur du développement commercial)
Photo de Florian (Fondateur) et Gilles (Directeur du développement commercial)

Une perte d’efficacité devenue structurelle

Entre les publications à heure fixe et les créneaux qui apparaissent de façon imprévisible, la réservation des dates d’examen impose une vigilance constante.

« Je me connectais plusieurs fois par jour. Parfois je trouvais une place, souvent non. Mais dans tous les cas, ça me prenait du temps », explique un gérant dans l’Aude.

Pour les petites structures, l’impact est immédiat :

Moins de temps en conduite, moins de disponibilité pour les élèves, et une organisation plus difficile à tenir.

À cela s’ajoute une incertitude permanente : Comment annoncer une date d’examen quand on ne maîtrise pas son obtention ?

Dans certains départements, les délais dépassent aujourd’hui plusieurs mois, avec des conséquences directes sur la satisfaction client et le chiffre d’affaires.

Une solution simple : mettre la réservation de ses places d’examen en pilote automatique.

C’est précisément ce que propose Otopilot 🪐.

L’outil surveille en continu les disponibilités sur Rdv Permis et réserve automatiquement les places du seuil formateur de l’école de conduite (Permis A et B) dès qu’un créneau correspondant à ses critères est disponible.

Concrètement :

  • vous définissez le nombre de candidats et comment vous souhaitez les regrouper,
  • vous indiquez le centre d’examen sur lequel vous voulez présenter vos candidats,
  • vous paramétrez les périodes idéales pour votre planning.

Résultat : le logiciel va réserver les places disponibles auxquelles vous avez le droit, pour vous.

Capture d'écran du logiciel Otopilot

Des résultats concrets dès les premiers jours

Les écoles de conduite qui l’utilisent parlent d’un changement immédiat.

« Avant, je bloquais des fins de matinée pour les publications. Aujourd’hui, je suis en voiture avec mes élèves et je ne rate plus les créneaux », témoigne un utilisateur.

« J’ai récupéré des dates que je n’aurais jamais eues avant », ajoute un autre.

Au-delà du gain de temps, c’est toute l’organisation qui évolue :

meilleure réactivité, planning plus fluide, et surtout moins de stress.

Aujourd’hui, plus de 650 auto-écoles utilisent déjà Otopilot partout en France.

Un outil conforme et pensé pour le terrain

Contrairement à certaines idées reçues, Otopilot est parfaitement légal, en respectant scrupuleusement les règles établies par Rdv Permis dans le cadre de sa charte d’utilisation.

L’outil agit comme un système de réservation, dans le respect du seuil formateur et du fonctionnement de Rdv Permis.

Cofondé par un gérant d’auto-école, Otopilot répond directement aux contraintes du métier, de manière pratique et pragmatique.

Tester gratuitement et sans engagement

Otopilot propose des tarifs en fonction du nombre d’ETP, pour un prix adapté à la taille de l’école de conduite, à partir de 29€ HT par mois. Il est possible de consulter les différents tarifs sur le simulateur de leur site (www.otopilot.fr/information/pricing). Et actuellement, un essai gratuit et sans engagement est proposé.

Une manière simple de vérifier, en conditions réelles, ce qu’Otopilot va changer pour vous.

Plus d’informations :

🌐 https://otopilot.fr

📩 contact@otopilot.fr




« Permis d’opprimer » : un documentaire sur les violences sexuelles en auto-école

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Depuis 2022, au moins 28 enseignants de la conduite ont été condamnés pour des faits de harcèlement, d’agressions sexuelles ou de viols. Avec le documentaire « Permis d’opprimer », France Télévision s’empare d’un sujet sensible mais devenu incontournable : les violences sexistes et sexuelles dans les auto-écoles. Nourri de témoignages et d’enquêtes de terrain, ce documentaire entend remettre au cœur du débat public la question de la sécurité des élèves, et plus particulièrement des femmes, dans l’habitacle de formation.

Une réalité encore peu abordée

Dans son documentaire « Permis d’opprimer », visionnable ici , la journaliste et réalisatrice indépendante Clara Losi s’intéresse à la face sombre de l’apprentissage de la conduite.

L’enquête revient sur plusieurs affaires ayant conduit à des condamnations pénales d’enseignants de la conduite ces dernières années. Selon les éléments avancés par la production, au moins 28 moniteurs ont été condamnés depuis 2022 pour des faits de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles ou de viol.

Le documentaire donne également la parole à des victimes, des avocats, des représentants syndicaux ainsi qu’à des enseignants de la conduite. Il s’inscrit dans un contexte où les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux, contribuant à libérer progressivement la parole autour de situations longtemps tues.

Une relation pédagogique qui peut créer une situation de vulnérabilité

Le documentaire souligne une spécificité propre à l’enseignement de la conduite : la formation se déroule le plus souvent dans un espace clos, sans témoin direct, avec une forte relation d’autorité entre l’enseignant et l’élève.

Pour certaines candidates, notamment les plus jeunes, cette configuration peut créer une situation de vulnérabilité, voire d’emprise. Les violences dénoncées ne se limitent pas aux faits les plus graves : remarques sexistes, comportements déplacés, propos humiliants ou attitudes racistes sont également évoqués.

Le film met aussi en avant les conséquences parfois lourdes pour les victimes. Au-delà du traumatisme, certaines élèves finissent par abandonner leur formation ou repousser le passage du permis de conduire.

Or, dans de nombreux territoires, le permis reste un outil indispensable d’accès à l’emploi, à l’autonomie ou aux études. « Rater son permis, voire renoncer à le passer, c’est bien plus qu’un échec administratif », rappelle le documentaire.

Les réseaux sociaux également pointés du doigt

L’enquête s’intéresse aussi à certains contenus publiés sur les réseaux sociaux par des influenceurs liés au monde de l’enseignement de la conduite.

Selon la réalisatrice, certains formats humoristiques ou viraux reposent encore sur des clichés sexistes visant les femmes au volant. Des représentations qui peuvent sembler anodines mais qui participeraient à banaliser certains comportements ou à fragiliser davantage certaines candidates.

Le documentaire établit ainsi un parallèle entre ces stéréotypes largement diffusés en ligne et les situations de malaise ou de discrimination vécues pendant la formation.

Une absence de cadre spécifique dans le secteur

L’un des principaux constats soulevés par « Permis d’opprimer » concerne l’absence de dispositif structuré dédié à la prévention des violences sexistes et sexuelles dans le secteur des auto-écoles.

À ce jour, aucune formation obligatoire spécifique sur les VSS (violences sexistes et sexuelles) n’est imposée aux enseignants de la conduite dans le cadre de leur formation initiale ou continue.

Le documentaire interroge également les mécanismes de signalement, la prévention au sein des établissements ainsi que les procédures internes susceptibles d’être mises en place par les réseaux ou les exploitants indépendants.

Pour les professionnels du secteur, ce sujet sensible pose aussi la question de l’image de la profession. La très grande majorité des enseignants exercent leur métier avec sérieux et bienveillance, mais chaque affaire médiatisée contribue à fragiliser la confiance des élèves et des familles.

Un sujet qui pourrait progressivement s’imposer dans les débats professionnels

Avec ce documentaire, France Télévision entend replacer la sécurité des élèves au cœur du débat public.

Dans un contexte où les questions de prévention, de déontologie et d’encadrement des pratiques professionnelles prennent une place croissante dans de nombreux secteurs accueillant du public, le monde de l’enseignement de la conduite pourrait lui aussi être amené à faire évoluer ses pratiques.

Formation des enseignants, sensibilisation aux comportements inappropriés, procédures de signalement ou accompagnement des élèves : autant de sujets qui pourraient désormais s’inviter plus régulièrement dans les discussions de la profession.


Le « Code de la sortie de route » : un nouvel outil pédagogique à disposition des auto-écoles

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Code sortie de route

À quelques jours des Journées de la sécurité routière au travail, organisées du 18 au 22 mai 2026, l’association Victimes & Citoyens a officiellement lancé ce mardi 12 mai à Paris le « Code de la sortie de route ». Présenté dans les locaux de ECF Faidherbe, ce nouveau dispositif entend mieux accompagner les victimes d’accidents de la route, leurs proches, mais aussi sensibiliser plus largement le grand public aux conséquences d’un accident.

Soutenu notamment par la Délégation à la sécurité routière, Parifex et le Groupe ECF, ce projet pourrait également trouver sa place dans l’univers de la formation à la conduite.

Un dispositif centré sur « l’après-accident »

Le constat dressé par les porteurs du projet est simple : si le Code de la route apprend à éviter les accidents, très peu d’automobilistes savent réellement quoi faire lorsqu’un accident survient.
Selon les chiffres avancés lors du lancement, près de 60 % des automobilistes ignoreraient les démarches à entreprendre après un accident de la route. Déclarations d’assurance, expertise médicale, indemnisation, prise en charge psychologique, responsabilités civiles ou pénales : les victimes se retrouvent souvent confrontées à des procédures complexes, sans accompagnement clair.

« L’accident ne s’arrête pas au choc initial », ont rappelé les représentants de l’association Victimes & Citoyens. Les conséquences humaines, sociales et professionnelles peuvent se prolonger pendant des mois, voire des années.

Le nouvel outil a donc été conçu pour enseigner « les bons réflexes » à adopter lorsqu’on est concerné par un accident, que l’on soit victime, témoin ou auteur.

Un format inspiré du Code de la route

Le « Code de la sortie de route » prend la forme d’un dispositif pédagogique complet. Il comprend :

  • un site internet dédié sur lequel chacun peut tester ses connaissances : https://le-code-de-la-sortie-de-route.com/ ;
  • un guide explicatif structuré en plusieurs chapitres (à télécharger ici) ;
  • un module interactif inspiré du Code de la route ;
  • des questionnaires permettant de tester ses connaissances.

L’objectif affiché est de vulgariser des notions souvent perçues comme techniques ou administratives afin de les rendre accessibles au plus grand nombre.

Le dispositif existe également en version numérique via QR code et s’accompagnera d’une campagne d’affichage déployée partout en France.

Parmi les thèmes abordés figurent notamment :

  • protéger, alerter, secourir ;
  • les démarches administratives après un accident ;
  • les droits des victimes ;
  • l’indemnisation ;
  • l’accompagnement médical et psychologique ; et,
  • le retour à l’emploi ou à la conduite après un traumatisme.

La sécurité routière au cœur des politiques locales

Présent lors du lancement, Dan Lert, adjoint à la Maire de Paris chargé des transports et des mobilités, a rappelé l’objectif de « zéro mort » porté par la capitale.

L’élu a évoqué la persistance d’accidents graves et dénoncé les « violences routières » qui continuent de tuer à Paris. Il a également annoncé plusieurs mesures locales visant à renforcer la sécurité routière, notamment :

  • une politique de sanction accrue des comportements dangereux ;
  • une protection renforcée des usagers vulnérables ;
  • la création d’une brigade de police municipale dédiée à la sécurité routière.

Pour les organisateurs, le lancement du « Code de la sortie de route » s’inscrit pleinement dans cette logique de prévention et d’accompagnement.

Un outil qui pourrait intéresser les auto-écoles

Si le dispositif cible d’abord le grand public et les victimes d’accidents, plusieurs intervenants ont insisté sur l’intérêt pédagogique que pourrait représenter cet outil pour les professionnels de l’enseignement de la conduite.

Patrick Mirouse, le Président de l’ECF, a notamment indiqué envisager une mise à disposition du dispositif auprès de l’ensemble de ses élèves. Dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC), les rendez-vous pédagogiques organisés avec les parents pourraient constituer un moment pertinent pour aborder ces questions.

Il a également rappelé qu’« un conducteur passe souvent le permis vers 24 ans puis n’entend parfois plus parler de sécurité routière pendant des décennies ». Selon lui, le « Code de la sortie de route » viendrait compléter le Code de la route traditionnel : le premier apprend à éviter les accidents, le second à les gérer lorsqu’ils surviennent.

L’ECF dispose par ailleurs d’une centaine de centres équipés pour accompagner les personnes handicapées ou traumatisées souhaitant reprendre le volant après un accident.

Vers une évolution de la formation des enseignants ?

Autre sujet évoqué lors du lancement : la formation des enseignants de la conduite.
Alors que les modalité d’évaluation du titre professionnel ECSR sont amenées à évoluer, l’ECF souhaite proposer l’intégration de modules liés à la gestion des accidents et à l’accompagnement post-accident dans les futurs programmes de formation.

L’idée serait notamment de mieux former les formateurs afin qu’ils puissent sensibiliser les élèves aux conséquences concrètes d’un accident, au-delà de la seule préparation à l’examen du permis de conduire.

Une orientation qui illustre l’évolution progressive des attentes autour de l’enseignement de la conduite, de plus en plus centré sur les comportements, la prévention et la responsabilité des usagers.


Délais de présentation : le rapport de l’IGA attendu pour la fin du mois de mai

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Rapport IGA - mai 2026

Alors que les délais d’attente pour passer le permis de conduire continuent d’atteindre des niveaux records dans certains départements, le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), commandé par le ministère de l’Intérieur, est désormais attendu pour la fin du mois de mai. Ce rapport devrait proposer une vingtaine de mesures pour tenter de désengorger l’examen pratique.

Un manque de places d’examen qui mobilise la profession depuis des mois

Depuis l’été dernier, les organisations professionnelles des auto-écoles alertent les pouvoirs publics sur l’aggravation des délais d’attente pour obtenir une place d’examen au permis de conduire. Dans certains départements, les délais dépassent désormais plusieurs mois, mettant en difficulté les établissements comme les candidats.

Cette situation a conduit à une mobilisation régulière de la profession partout en France. Une première manifestation était organisée le 29 septembre 2025 à Paris, et les semaines suivantes dans différentes villes de Province. L’objectif était de dénoncer le manque de places d’examen, les difficultés de répartition des inspecteurs et les conséquences économiques pour les écoles de conduite.

Les exploitants dénonçaient alors notamment une situation devenue intenable pour les élèves, certains candidats devant attendre plus de 200 jours avant de pouvoir se présenter à l’épreuve pratique.

Une intersyndicale reçue par le ministère de l’Intérieur

Si ces manifestations n’ont pas eu le succès escompté (avec une mobilisation relativement faible), elles ont néanmoins permis aux représentants des différentes organisations professionnelles du secteur ainsi que les représentants des inspecteurs du permis de conduire, réunis en intersyndicale, d’être reçus à plusieurs reprises par différents ministres et chefs de cabinet à l’automne.

Dans un premier temps, les pouvoirs publics avaient envisagé la mise en place d’une mission parlementaire dite « mission flash » afin d’étudier les causes du manque de places d’examen et les solutions possibles. Mais dans un contexte de forte instabilité politique et de menace de censure, cette piste a finalement été abandonnée. La mission flash a alors été remplacée par une enquête confiée à l’Inspection générale de l’administration (IGA), à la demande du ministère de l’Intérieur.

Dans le cadre de cette mission, de nombreuses auditions ont été menées en début d’année auprès de l’ensemble des acteurs concernés : auto-écoles traditionnelles, auto-écoles en ligne, inspecteurs du permis de conduire, organisations professionnelles et autres représentants du secteur.

Une vingtaine de mesures attendues dans le rapport de l’IGA

Selon les informations révélées par Le Télégramme, la publication du rapport de l’IGA, initialement prévue en mars, est désormais attendue pour la fin du mois de mai 2026.
Commandée par le ministère de l’Intérieur, ce rapport d’experts devrait déboucher sur une vingtaine de mesures destinées à réduire les délais d’attente pour passer l’examen pratique du permis de conduire. La publication du rapport coïncidera avec la publication par Mobilians de son Livre Blanc.

Le manque de places d’examen ne date pas d’hier. Les mesures proposées par le rapport de l’IGA devront être analysées avec attention, ainsi que leurs modalités de mises oeuvre et le calendrier envisagé. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés dès leur publication.