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Enseignement de la conduite : Des acteurs s’engagent en faveur de l’environnement

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Professionnels auto-école environnement (1)

Plusieurs fournisseurs du secteur de l’enseignement de la conduite ont choisi d’unir leurs forces pour accompagner activement la transition écologique.  Ils affirment reconnaître l’urgence de la situation environnementale et la nécessité d’agir dès aujourd’hui, chacun à son niveau. Un manifeste déjà signé par de nombreux acteurs est proposé à l’ensemble de la profession : éditeurs de solutions pédagogiques, de logiciels, opérateurs du code de la route, réseaux, et tout autre acteur qui le souhaite.

Manifeste pour une filière de l'enseignement de la conduite plus respectueuse de l'environnement
AGX Informatique

co-animateur

VroomVroom

co-animateur

La Poste Codes et Examens
Objectifcode
Code'n Go
Pointcode
réseau ECF
CER Réseau
Davantages Formation
WBD
Drivup
Coach AAC
Orata

Une boîte à outils pour passer à l’action

Bien sûr la question est vaste, complexe et mondiale. Faut-il pour autant attendre ?

Justement, le principe de ce manifeste est de se rassembler pour agir dès aujourd’hui. Tous en même temps ! L’objectif des signataires est de s’encourager à adopter des pratiques vertueuses et de les partager. Pour en fin de compte, créer une boite à outils d’actions concrètes accessibles à tous les professionnels du secteur. Ils souhaitent à la fois agir sur leur propre structure et participer à la transition de tout l’écosystème. Conscients de la place centrale des écoles de conduite dans ce projet, une consultation est lancée pour mieux comprendre leurs attentes, interrogations ou freins sur ces sujets.

Auto-école : Dites-nous tout !

Prenez 3 minutes pour répondre à notre sondage. Dites nous les sujets qui vous préoccupent et sur lesquels vous souhaiteriez avoir plus d’informations et/ou conseils pour agir à votre échelle.

Car l’impact de ces actions sera d’autant plus puissant que l’ensemble des acteurs va s’impliquer : Auto-écoles, fournisseurs, enseignants, mais aussi élèves et partenaires locaux. Persuadés que le changement s’accélère grâce à la diffusion d’idées et de bonnes pratiques, PermisMag ouvre cette semaine une rubrique dédiée à ce sujet intitulée : « Écoresponsabilité »

Plusieurs fois par mois, vous y découvrirez des témoignages, des éclairages, des retours d’expérience et des pistes d’actions simples et réalisables. Le but : aider les professionnels – et pas seulement les auto-écoles – à réduire tous notre empreinte carbone. Il s’agira d’une véritable bibliothèque adaptée à notre filière. Dans laquelle chacun pourra piocher des idées et les mettre en place à son rythme et selon ses moyens.

Une démarche collaborative et tournée vers les solutions

Notre démarche se veut positive et inspirante. Principalement tournée vers les solutions car l’information sur les problèmes existe déjà en abondance. Ce que nous voulons apporter, c’est du tangible, du pratique.

Notre approche est également totalement dénuée d’arrière-pensée commerciale. Bien sûr les sociétés qui agissent améliorent leur image, mais nous veillerons à ce que ce soit le seul bénéfice pour les participants. Le but de ces articles est uniquement de souligner l’impact positif de leurs contributions. Notre démarche se veut enfin humble et ouverte à toutes les suggestions car nous ne sommes ni scientifiques ni spécialistes du climat.

Nous croyons en la force de l’intelligence collective et savons que nos meilleures idées viennent des autres. L’invitation est donc lancée, vous êtes les bienvenus !

Une initiative inclusive et ouverte à tous

La protection de l’environnement est l’affaire de tous. La démarche initiée par ces acteurs de l’enseignement de la conduite se veut ouverte à tous. Chacun d’entre vous peut rejoindre cette initiative et signer le manifeste.

Vous agissez pour le climat, l’air, l’eau, la nature, le vivant ? Partagez vos actions avec nous ! Nous aurons à cœur de les mettre en lumière à travers des articles et de faire en sorte que votre expérience bénéficie à tous.

N’hésitez pas à nous contacter sur les courriels : contact@permismag.com et convivialeattitude@agx.fr.


Auto-écoles : les dates de dé-confinement enfin connues!

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Après six semaines de fermeture administrative en raison de l’épidémie de Covid-19, l’annonce des dates de reprise pour les leçons et les examens de conduite représente, pour beaucoup, une lumière au bout du tunnel. Cette reprise progressive se fera selon des modalités et des protocoles sanitaires qui seront validés d’ici la semaine prochaine. Voici ce que l’on sait à l’heure actuelle.

Une réouverture progressive selon les départements

L’information a été donnée hier (28 avril) par le Premier Ministre, Édouard Philippe, le dé-confinement et la reprise de l’activité économique se fera de manière différenciée selon les départements. Dans les départements les moins impactés par l’épidémie, les entreprises pourront redémarrer plus tôt, alors que celles situées dans les départements les plus touchés devront patienter encore un peu.

Les départements seront classés par couleur : les départements « verts » et les départements « rouges ». La carte des départements sera dévoilée le 30 avril par le Professeur Jérôme Salomon lors de son point presse journalier sur l’évolution de la pandémie.

Une réouverture des bureaux dès le 11 mai

Quelle que soit la zone (verte ou rouge), les écoles de conduite pourront rouvrir leurs bureaux à partir du lundi 11 mai. La reprise des leçons et des examens dépendra, elle, du département et de la catégorie de permis concernée.

La reprise des activités devra se faire, a minima, selon les règles de sécurité sanitaire éditées par le Haut Conseil de la Santé Publique. Les organisations professionnelles ont travaillé sur des protocoles sanitaires. L’UNIC a établi un « guide de sécurité sanitaire » avec la SOCOTEC, alors que le CNPA a rédigé un « protocole de reprise » validé par une infectiologue du CHU de Strasbourg. Ces documents ont été soumis pour validation aux Ministères concernés.

Une conférence téléphonique doit avoir lieu lundi 4 mai entre la DSR et les organisations professionnelle pour définir de manière précise les mesures sanitaires qui devront être prises par les écoles de conduite. Il semblerait que la séparation en plexiglas, entre l’élève conducteur et l’enseignant ou l’inspecteur, ne soit pas retenue, pour des questions de sécurité et d’efficacité (une telle paroi n’empêcherait en rien la propagation du virus).

IMPORTANT :
Les auto-écoles (comme toute entreprise) devront mettre en place et veiller à une stricte application des mesures de sécurité sanitaire retenues à l’issue de la réunion du 4 mai! En effet, la responsabilité légale de l’entreprise sera engagée en cas de transmission du virus d’un élève vers un de vos salariés (ou inversement). La démonstration que la contamination a eu lieu pendant une leçon de conduite s’annonce néanmoins assez compliquée à démontrer…

La reprise dans les départements « verts »

11 mai

Ouverture des bureaux au public, reprise des leçons de conduite et de toutes les activités pour toutes les catégories de permis. Reprise des examens de code

18 mai

Reprise des examens moto et PL. Les places seront attribuées uniquement par options sur Printel. Pour les examens moto les durées seront modifiées : 12 minutes pour le plateau et 36 minutes pour la circulation.

1er juin

Reprise des examens B. La première semaine par options et à partir de la deuxième semaine retour à la méthode de population de référence.

La reprise dans les départements « rouges »

11 mai

Ouverture des bureaux au public. Possibilité de dispenser des leçons moto et poids-lourds (uniquement), après accord du Préfet du département.

18 mai

Dans les départements où le Prefet a donné son accord, reprise des examens moto et PL. Les places seront attribuées uniquement par options sur Printel.

1er juin

Reprise des leçons et des examens B. La première semaine par options et à partir de la deuxième semaine retour à la méthode de population de référence.


Candidats libres: des taux de réussite toujours mauvais

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Taux de réussite candidats libres permis de conduire
La Sécurité routière a mis en ligne fin février son Bilan des examens du permis de conduire pour l’année 2018. Nous nous sommes intéressés, cette année encore, aux chiffres concernant les candidats libres. Si leur nombre a été multiplié par deux comparé à 2017, leur taux de réussite reste lui toujours inférieur de 10 à 15 points selon les départements.

Un nombre de candidats libre en augmentation

Le nombre de candidats libre ne cesse d’augmenter rapidement, depuis 2015. Ils sont passés de 3081 (en 2015) à 23 311 (en 2018). L’accélération est particulièrement forte au cours de cette dernière année puisque leur nombre augmente de 132,8% entre 2017 et 2018.

Leur nombre reste néanmoins limité comparé au total de candidats se présentant à l’examen pratique. En 2018, ils ne représentaient pas plus de 1,4% du nombre total de candidats. Par ailleurs, le phénomène touche principalement les grands centres urbains : Paris et les départements limitrophes (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-et-Marne et Yvelines), le Rhône et la Seine-Maritime.

La plupart de ces candidats libres se présentent dans la catégorie B (95,8% d’entre eux), le reste se présentant en groupe lourd ou en moto (0,8%).

Des taux de réussite toujours très inférieurs à la moyenne

Le taux de réussite des candidats libres à l’examen pratique pour l’année 2018 s’élève à…. 44,9%. Ce taux de réussite est en très légère hausse par rapport à celui constaté en 2017 (42,1%). En revanche, il reste très inférieur :

  1. à la moyenne nationale, qui est de 58% (-13 points pour les candidats libres) ;
  2. à la moyenne pour les candidats en conduite accompagnée, qui est de 74,6% (-32,6 points pour les candidats libres) ;
  3. à la moyenne dans les départements où les candidats libres sont les plus nombreux. En Seine-Saint-Denis, par exemple, le taux de réussite moyen est de 62,4% (- 15,5 points pour les candidats libres).

Consultez le Bilan du permis de conduire 2018 en intégralité sur le site de la Sécurité routière.


La loi de finances 2026 promulguée au Journal officiel, les restrictions sur le CPF entrent en vigueur

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Fin du CPF permis de conduire auto-écoles

Le budget de l’État français pour 2026 a été promulgué ce vendredi au Journal officiel après une longue séquence politique et parlementaire marquée par l’absence de majorité claire à l’Assemblée nationale et plusieurs recours à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de finances.

Les différents recours déposés, notamment sur le CPF, ont été rejetés par le Conseil Constitutionnel. Ce dernier ayant estimé qu’un traitement différencié des salariés et des chômeurs était « conforme à la Constitution ».

CPF limité aux demandeurs d’emploi et cofinancement

Comme cela est prévu à l’article 203 de la loi de finances 2026 :

  • seuls les demandeurs d’emploi pourront continuer à mobiliser leur CPF pour financer leur formation au permis de conduire. Ces financements seront plafonnés ;
  • les salariés pourront continuer à utiliser leur CPF, à condition que leur entreprise s’engage à cofinancer leur formation.

Le montant du plafonnement pour les demandeurs d’emploi et celui du cofinancement pour les employeurs sera fixé par décret dans les jours à venir. Comme nous vous l’indiquions en début de semaine, le projet de décret que nous avons pu consulter parle d’un plafonnement à 900€ et d’un cofinancement de 100€ minimum. Ces montants seront à confirmer.

Les auto-écoles doivent arrêter d’inscrire à compter d’aujourd’hui

Les auto-écoles disposant de la certification Qualiopi ont fait le plein d’inscriptions CPF ces derniers jours. Elles doivent arrêter d’effectuer des inscriptions à compter d’aujourd’hui, sous peine d’enfreindre la loi et de ne pas être payées pour ces formations.

Par ailleurs, il y a fort à parier que les auto-écoles qui ont inscrit massivement depuis un mois seront contrôlées par les prestataires de la Caisse des Dépôts, dans les mois qui viennent.

Les réactions des organisations professionnelles

Les représentants du secteur disent prendre acte de la décision, tout en poursuivant leur mobilisation. Christelle Oberholz, présidente de l’UNIDEC, juge que la mesure « est inacceptable car le gouvernement s’en prend à l’argent des Français. De plus, on sait que la mobilité, c’est l’emploi ! » et affirme que « l’UNIDEC va continuer à se battre pour permettre aux Français de financer la formation au permis de conduire et de pouvoir s’insérer dans la société ».

Benjamin Panis, président de l’UNIC, annonce travailler avec des responsables politiques pour revoir la loi de Finances 2026 lors du budget 2027. De son côté, Lorenzo Lefebvre (Mobilians-ESR) entend agir à plusieurs niveaux : peser sur les décrets d’application, mobiliser la profession, défendre un accès élargi au permis via le CPF lors d’une future loi sécurité routière et interpeller les partis en vue de la présidentielle de 2027.

Une manifestation le 2 mars… pour la forme

Mobilians ESR appelle les écoles de conduite et tous les salariés qui le souhaitent à participer à un rassemblement le lundi 2 mars devant le ministère du Travail pour protester contre les mesures votées et pour demander à être associés à la rédaction du décret d’application.

Cette manifestation risque avant tout d’être symbolique, la loi ayant été votée et le décret est prêt à être publié… il le sera peut-être avant le 2 mars. Nous continuerons à vous informer en fonction de l’évolution de la situation.


La DSR envisage de réformer l’erreur éliminatoire

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DSR réforme erreur éliminatoire

La Délégation à la sécurité routière envisage de modifier la définition de l’erreur éliminatoire à l’examen du permis de conduire. Une réforme qui viserait à améliorer les taux de réussite et à réduire les délais d’attente, mais qui suscite une vive opposition des inspecteurs et des organisations professionnelles dans un contexte de hausse de la mortalité routière.

Vers une nouvelle définition de l’erreur éliminatoire à l’examen du permis

Selon un communiqué de presse commun des organisations professionnelles et du syndicat majoritaire des inspecteurs, la Délégation à la sécurité routière (DSR) envisagerait de revoir la définition de l’erreur éliminatoire lors de l’examen pratique du permis de conduire.

Deux exemples, cités dans le communiqué, illustrent cette orientation :

  • Le non-respect d’un STOP pourrait ne plus être éliminatoire, s’il n’y a aucun usager à l’intersection ;
  • Un changement de voie sans contrôle pourrait être toléré, s’il n’y a pas de danger immédiat.

Pour les organisations signataires, ces modifications reviendraient à transformer des fautes aujourd’hui considérées comme graves en erreurs simplement sanctionnées par des points, sans échec automatique à l’examen.

Un levier pour améliorer les taux de réussite et réduire les délais

Toujours selon le communiqué, cette évolution s’inscrirait dans une logique d’amélioration des taux de réussite à l’examen du permis de conduire.

En rendant certaines erreurs non éliminatoires, le Ministère de l’Intérieur pourrait mécaniquement augmenter le nombre de candidats reçus, et ainsi :

  • réduire les délais de première présentation ;
  • diminuer les délais de représentation après un échec.

Cette stratégie permettrait également de limiter le besoin de recruter de nouveaux inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR), en réduisant le besoin de places d’examen.

Une proposition critiquée dans un contexte de hausse de la mortalité routière

Cette perspective de réforme intervient dans un contexte jugé préoccupant par les professionnels. Selon le baromètre de la Sécurité routière, 290 personnes ont été tuées sur les routes de France métropolitaine en décembre 2025, soit 11 de plus qu’en décembre 2024.

La hausse concerne notamment les usagers vulnérables : les cyclistes, les usagers de deux-roues motorisés, les utilisateurs d’EDPm et les piétons. Plus globalement, le bilan provisoire fait état de 3 260 morts sur les routes de France métropolitaine en 2025, en hausse de 2,1 % par rapport à 2024.

Dans ce contexte, plusieurs organisations jugent paradoxal d’assouplir les critères d’élimination à l’examen du permis, alors même que les indicateurs de mortalité repartent à la hausse.

Une opposition commune des inspecteurs et des organisations professionnelles

Le syndicat majoritaire des inspecteurs, le SNICA-FO, ainsi que les organisations professionnelles représentant les auto-écoles (Mobilians ECSR, UNIDEC et UNIC), se disent « vivement opposés » à ce projet.

Dans leur communiqué commun, ils dénoncent une réforme qui viserait à « brader l’examen du permis de conduire » et qui ferait « perdre toute crédibilité à la réglementation routière, aux enseignants de la conduite et aux inspecteurs ».

Les signataires estiment que transformer des fautes graves en erreurs tolérées reviendrait à créer une « véritable roulette russe » lors de l’examen, en laissant le candidat « s’en remettre au hasard ».

Ils rappellent également deux positions de principe :

  1. « Seule une réelle montée en compétences des apprentis conducteurs peut améliorer le taux de réussite à l’examen et garantir une meilleure sécurité routière » ;
  2. « Seul le recrutement d’inspecteurs du permis de conduire peut permettre de réduire significativement et durablement les délais d’attente. »

Voitures électriques et Auto-Ecoles : Le témoignage d’un confrère qui a franchi le pas.

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voiture électrique auto-école

Une nouvelle ère pour l’auto-école a-t-elle démarré ?

On n’invente rien : « Nouvel’R » est bien le nom de cette auto-école de la Vienne qui témoigne aujourd’hui. Elle partage avec nous son expérience de transition vers une flotte de voitures électriques.

Randy et Rudy, les deux co-gérants ont franchi le pas de l’électrique depuis 2022. Leur motivation première était de pouvoir affirmer un jour « Tous nos véhicules sont plus respectueux de l’environnement que les traditionnels thermiques essence ou diesel ». Et ce jour, c’est aujourd’hui ! Leur flotte contient maintenant 5 voitures électriques et 3 scooters électriques. Et pour pousser leur engagement pour l’environnement plus loin, ils ont privilégié l’achat de leurs voitures et scooters en reconditionné et en occasion.

L’électrique en auto-école : un choix gagnant pour la planète et le portefeuille !

Avec l’expérience et le recul qu’ont maintenant Randy et Rudy, ils constatent que ce qui devait être une aventure écologique s’est transformée rapidement en une véritable aubaine économique. Oui ces deux mots se ressemblent tellement… (une nouvelle illustration de l’article précédent).

Concrètement voici ce qu’ils nous confient : « Notre consommation de « carburant » pour la flotte de 5 véhicules électriques doit être à peu près équivalente à la consommation d’une seule voiture thermique actuelle. En effet, pour 35h/hebdo, un véhicule électrique consomme moins d’une centaine d’euros sur un mois. Alors que nous rechargeons sur des bornes rapides (bien plus chères que les recharges à domicile) »

Un argument de poids quand on sait que l’entretien suit la même logique : « Les disques et plaquettes de notre premier véhicule, qui a roulé 160 000 km, sont toujours d’origine, alors qu’il a fallu les changer à 67 000 km sur la voiture thermique. On s’y retrouve aussi côté entretien (pas d’entretien constructeur imposé pour 4 de nos véhicules électriques) ».

Véhicules électriques : Stop aux idées reçues !

Cette expérience réelle raisonnera-t-elle plus fort en nous que toutes les idées reçues sur les véhicules électriques qui circulent et qui ont la peau dure ? Nous espérons que ce témoignage concret et vivant que l’école de conduite Nouvel’R nous livre, va nous éclairer sur le vrai du faux sur ce sujet.

Nous vous suggérons également cette publication très complète réalisée par Carbone 4 :
« Les idées reçues sur la voiture électrique » qui peut nous aider à y voir plus clair avant de faire notre propre expérience.

Voiture électrique et énergie verte ; un engagement global pour l’environnement.

Pour l’énergie utilisée pour ses leçons de conduite, Nouvel’R partage également avec nous que : « Le contrat souscrit auprès du fournisseur d’électricité nous garantit une électricité 100% d’origine renouvelable. »

En effet, notre profession pourrait parallèlement à l’électrification de sa flotte et donc la diminution instantanée de nos émissions, opter pour des énergies plus propres. Tout en privilégiant les véhicules électriques les plus légers pour réduire encore davantage notre empreinte carbone. A l’échelle de toute notre filière, ces actions sont loin d’être des « petits gestes » pour le climat et les générations futures. En langage auto-école, nous pourrions dire : nos élèves de demain nous remercieront !

Et vous, avez-vous déjà franchi le pas d’une flotte électrique dans votre auto-école ? Ou seriez-vous prêt à le franchir en 2026 ?

Retrouvez l’analyse complète de Carbone 4 et lien vers l’article « économie et écologie ».


CPF & permis de conduire : les dernières informations au 15 février

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CPF permis informations 15 février 2026

Alors que le Conseil Constitutionnel est en train d’examiner les recours déposés et devrait rendre sa décision dans les jours qui viennent, de nouvelles informations nous parviennent, notamment sur les montants du plafonnement, du ticket modérateur et du co-financement envisagés par le gouvernement. Jusqu’à la décision du Conseil constitutionnel et la parution des textes au Journal officiel, ces informations sont susceptibles d’évoluer.

3 à 4 mois d’inscriptions CPF en 15 jours

Depuis l’annonce de la fin du CPF « pour tous », les auto-écoles ont connu un afflux massif de candidats, notamment sur la dernière semaine de janvier et la première semaine de février. Certaines ont mis en place des ouvertures exceptionnelles (le soir ou le dimanche) pour pouvoir inscrire l’ensemble des candidats.

Cet afflux massif de candidats a fait planter le site MonCompteFormation et – très probablement RDVPermis – l’espace de 48 heures.

Le site MonCompteFormation en maintenance, face au nombre de demandes

MonCompteFormation indisponible

La Caisse des Dépôts et Consignation a publié ses chiffres pour le mois de janvier et ces derniers confirment le phénomène constaté sur le terrain. En janvier 2026, ce sont 59 141 dossiers qui ont été déposés (contre  25 245 en janvier 2025), ce qui représente une hausse de 134% du nombre d’inscriptions et un montant de 98 millions d’euros pour la CDC. Autrement dit, sur la dernière semaine de janvier, les auto-écoles ont réalisé l’équivalent d’un mois et demi d’inscriptions CPF.

Le phénomène a continué sur la première semaine de février, avec une ampleur assez proche, avant de ralentir par la suite. En 15 jours, ce sont donc l’équivalent de 3 à 4 mois d’inscriptions qui ont été réalisées.

Certaines structures ont volontairement limité le nombre d’inscriptions pour ne pas avoir à faire face à un afflux de candidats qu’elles auraient du mal à former (et à présenter).

Un plafonnement à 900€ pour les demandeurs d’emploi

Le CPF devrait, sauf décision contraire du Conseil Constitutionnel, être réservé aux demandeurs d’emplois et aux personnes bénéficiant d’un cofinancement par leur employeur.

Un projet de décret est paru dans la presse spécialisée. Il précise les montants des plafonds envisagés par Jean-Pierre Farandou, le Ministre du Travail et des Solidarités. Ces derniers seraient de :

  • 900€ pour le passage du permis de conduire, pour les véhicules du groupe léger
  • 1 500€ pour les formations inscrites aux Répertoire spécifique (i.e. les formations qui ne débouchent pas sur un diplôme inscrit au RNCP) ;
  • 1 600€ pour les bilans de compétence.

Par ailleurs, le projet de décret précise également le montant minimum du cofinancement prévu dans la Loi de finance 2026. Une personne (qui n’est pas demandeuse d’emploi) pourra mobiliser son CPF pour financer son permis de conduire si elle dispose d’un cofinancement pour un montant minimum de 100€ de la part de son employeur. Les procédures pour mettre en place ces cofinancements seront plus longues et compliquées que pour les inscriptions actuelles.

Que retenir de tout ça ?

La prudence s’impose tant que le Conseil constitutionnel n’a pas donné sa réponse et tant que la Loi de finance et le décret n’ont pas été publiés au Journal officiel. Nous vous tiendrons informés dès que ce sera le cas.

Les auto-écoles doivent sans attendre réfléchir à des stratégies de diversification de leur offre de formation et de leurs sources de revenus. La situation actuelle montre la dangerosité d’un modèle qui repose sur une source de financement unique.

Si l’on examine la situation à moyen-long terme. Les auto-écoles ont fait le plein de candidats pour les 4 à 6 mois à venir. Une fois la « vague » passée, la situation risque d’être plus compliquée pour les écoles de conduite et pour les élèves (dont le pouvoir d’achat est au plus bas). Plutôt que de militer pour des mesures qui vont renchérir la formation, il serait pertinent de se mobiliser collectivement pour trouver des financements (publics ou privés) pour aider les jeunes à financer leur permis.

En 2023, l’ECF avait fait des propositions de financement : cagnotte, Livret Permis de conduire, Pass permis – qui pourrait être abondé par les sociétés pétrolières, les sociétés d’autoroute aux profits exceptionnels, par les assurances mais aussi par la famille dans le cadre d’une épargne utile. Ces propositions pourraient être remises sur la table !


Arrêté du 9 février 2026 : des nouvelles règles d’agrément pour les auto-écoles

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réforme agrément auto-école arrêté 9 février 2026

Publié hier (dimanche) au Journal officiel, l’arrêté du 9 février 2026 réforme en profondeur les règles applicables aux auto-écoles et aux enseignants de la conduite. Il est le fruit d’une réflexion menée depuis un an et demi avec les organisations professionnelles.

Durée de l’agrément, superficie des locaux, mutualisation des moyens, suspension ou retrait : un ensemble de modifications qu’il faudra prendre en compte. Voici, point par point, ce que le nouveau texte change pour les professionnels.

Un nouveau texte de référence pour les auto-écoles

En discussion depuis plusieurs mois, l’arrêté du 9 février 2026 remplace plusieurs textes anciens et devient le nouveau cadre réglementaire de l’enseignement de la conduite.

Il rappelle un principe fondamental : l’enseignement de la conduite est une profession réglementée et deux autorisations sont nécessaires pour exercer. L’établissement doit disposer d’un agrément préfectoral et chaque enseignant doit détenir une autorisation d’enseigner (art. 1). Les décisions administratives (agréments, suspensions, retraits) sont inscrites dans le registre national de l’enseignement de la conduite des véhicules à moteur et de la sécurité routière (art. 6).

Le texte abroge notamment les arrêtés de 2001 et 2016 (art. 45) et est entré en vigueur après sa publication au Journal officiel hier.

Demande d’agrément : une procédure qui évolue légèrement

Comme c’était déjà le cas, toute auto-école ou association qui souhaite enseigner la conduite doit obtenir un agrément préfectoral (art. 7). La demande est adressée au préfet du lieu d’implantation, qui accuse réception sous un mois et peut réclamer des pièces complémentaires (art. 2).

Le dossier doit notamment comporter : l’identité de l’exploitant, le numéro SIREN ou SIRET, les justificatifs relatifs aux locaux, la liste des enseignants, et, pour les ressortissants étrangers, un titre de séjour (art. 18).

Le préfet vérifie les conditions légales, administratives et le casier judiciaire du demandeur avant de délivrer l’agrément (art. 2).

Un agrément par département, valable 6 ans et attaché à l’entreprise

L’agrément d’un établissement ou d’une association est délivré pour une durée de six ans (art. 7) contre cinq ans auparavant.

L’agrément est désormais attaché à l’entreprise et non plus à une personne physique (art. 8) ce qui devrait simplifier les procédures en cas de vente d’une auto-école. Toute modification de ces éléments doit être signalée au préfet afin de mettre à jour l’agrément. Il concerne une structure précise, avec ses locaux, ses moyens et les catégories de permis enseignées.

Un exploitant peut disposer de plusieurs locaux dans un même département sous un seul agrément, à condition de les déclarer lors de la demande initiale et/ou de demander une modification de son agrément à chaque ouverture d’un nouveau local (art. 11).

Renouvellement d’agrément : délais et conditions à respecter

La demande de renouvellement doit être déposée au moins deux mois avant l’expiration de l’agrément. Si cette formalité est respectée, l’agrément reste valable jusqu’à la décision du préfet (art. 3).

Le silence de l’administration pendant quatre mois vaut acceptation du renouvellement (art. 4).

Des mesures transitoires sont prévues : certains agréments en cours sont prolongés d’un an (art. 46) ; les exploitants disposant de plusieurs établissements devront déposer un dossier unique à l’échéance du plus ancien agrément (art. 47).

L’obligation du local réaffirmée

L’auto-école doit disposer d’un local conforme, ainsi que de véhicules et d’enseignants qualifiés (art. 9). Ces dispositions sont inchangées.

Le local doit mesurer au moins 25 m², être exclusivement dédié à l’activité et comporter au minimum une salle d’accueil et une salle d’enseignement (art. 17). Là encore, pas de modification par rapport à la réglementation existante.

En cas de locaux partagés, une surface plus importante peut être exigée (art. 17).

Les nouvelles règles de superficie ne s’appliquent pas à certains établissements anciens, conformément aux dispositions transitoires (art. 48).

Des précisions sur la mise en commun de moyens

La mise en commun de moyens entre plusieurs exploitants (locaux, véhicules, matériels pédagogiques, enseignants) était déjà possible. L’arrêté vient apporter certaines précisions.

Cette organisation doit être formalisée par une convention écrite entre les parties (art. 10). La convention doit être transmise au préfet et préciser les modalités de fonctionnement.

Obligations de fonctionnement et contrôles

L’exploitant doit respecter les programmes officiels, afficher l’agrément et les tarifs, et disposer des moyens nécessaires à l’enseignement (art. 9).

L’administration peut effectuer des contrôles pour vérifier le respect des conditions d’agrément (art. 13). Les documents demandés doivent être présentés. À défaut, l’agrément peut être suspendu ou retiré.

Suspension et retrait de l’agrément

Le préfet peut suspendre l’agrément pour une durée maximale de six mois dans plusieurs cas (art. 14), notamment : infractions graves, refus de contrôle, non-respect du programme de formation ou troubles à l’ordre public. Avant toute suspension, l’exploitant doit être informé des motifs et disposer d’au moins dix jours pour présenter ses observations (art. 5).

Le préfet peut retirer l’agrément si les conditions ne sont plus remplies (art. 15). Le retrait peut intervenir notamment en cas de : manquements répétés, fausses déclarations, cessation d’activité, enseignement sans agrément pour une catégorie.

Autorisation d’enseigner : des règles inchangées

Chaque enseignant doit détenir une autorisation individuelle pour exercer (art. 1). La demande comprend notamment l’identité, le diplôme, un certificat médical et, le cas échéant, un titre de séjour (art. 26).

Le préfet vérifie les conditions légales et le casier judiciaire avant délivrance (art. 27). L’autorisation doit être renouvelée avant expiration (art. 28 et art. 29). Elle peut être suspendue ou retirée en cas de faits graves, d’inaptitude médicale ou de condamnation (art. 32 à 34).

Autorisations temporaires : une solution transitoire

Des autorisations temporaires peuvent être délivrées pour exercer pendant une période transitoire (art. 35). La demande doit comporter un contrat de travail et les justificatifs habituels (art. 36).

La durée totale de ces autorisations ne peut pas dépasser douze mois (art. 39). Elles sont liées à un établissement précis et prennent fin dès l’obtention de l’autorisation complète (art. 38 et 43). Elles peuvent être suspendues ou retirées si les conditions ne sont plus remplies (art. 41 et 42).

Limite d’âge des véhicules portée à 7 ans

L’Annexe 1 de l’arrêté précise les caractéristiques des véhicules utilisés pour l’enseignement de la conduite. Seul changement significatif à noter, la limite d’âge pour les véhicules des catégories A1, A2, A, B1 et B est portée à 7 ans.

Ce qu’il faut retenir

Le nouvel arrêté du 9 février 2026 remplace les textes anciens sur l’agrément des auto-écoles,
fixe une durée d’agrément de six ans, précise les conditions de mutualisation des moyens et encadre plus strictement les contrôles, suspensions et retraits.

Il devient le nouveau texte de référence pour l’organisation administrative des auto-écoles et des enseignants de la conduite. Ces nouvelles règles demanderons un effort d’adaptation et une vigilance accrue aux auto-écoles… mais également à l’administration ! Les anciens textes, par manque de précision, laissaient une marge d’interprétation aux BER et pouvaient conduire à des abus de pouvoir dans certains départements.


La DSR rappelle l’interdiction de filmer pendant les examens du permis de conduire

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DSR interdiction filmer examen permis de conduire

La Délégation à la sécurité routière (DSR) alerte sur la multiplication des situations où des inspecteurs du permis de conduire sont filmés ou enregistrés durant les épreuves pratiques. Ces pratiques, strictement interdites, concernent aussi bien les candidats que les accompagnateurs ou les professionnels de l’enseignement de la conduite.
Les enregistrements sont le plus souvent réalisés à l’intérieur du véhicule d’examen. Ils peuvent provenir de smartphones utilisés par les accompagnateurs à l’arrière, de lunettes équipées de caméras, d’enregistrements audio lancés par les candidats eux-mêmes, ou encore de dashcams installées dans les véhicules de formation et laissées actives pendant l’épreuve.

La DSR appelle l’ensemble des acteurs concernés à une vigilance particulière afin de faire cesser ces pratiques et d’éviter la diffusion d’images ou de sons sur les réseaux sociaux.

Une interdiction clairement prévue par la réglementation

Sur le plan administratif, tout enregistrement sonore ou visuel pendant une épreuve pratique du permis de conduire est strictement interdit. Cette règle est fixée par l’article 2, II.G de l’arrêté du 20 avril 2012 relatif aux conditions de délivrance du permis de conduire.

Lorsque l’enregistrement est effectué par l’accompagnateur, il s’agit également d’un comportement inadapté susceptible de perturber le déroulement de l’examen. Dans ce cas, l’épreuve peut être interrompue immédiatement. En cas de faits répétés ou particulièrement graves, le service local chargé des examens peut refuser à cette personne le droit d’accompagner des candidats, sur décision du préfet après notification officielle.

Des sanctions pénales possibles

Au-delà de l’aspect réglementaire, filmer ou enregistrer une personne sans son consentement constitue une atteinte au droit à l’image, réprimée par l’article 226-1 du code pénal. La DSR encourage les inspecteurs victimes de tels faits à déposer plainte et indique qu’elle les soutiendra dans leurs démarches.

Les services chargés des examens doivent également effectuer un signalement au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Ces faits peuvent être considérés comme incompatibles avec le maintien de l’autorisation d’enseigner ou de l’agrément d’exploiter un établissement de conduite, conformément à l’article R. 212-4 du code de la route.

En cas d’urgence ou de risque de récidive, une suspension de l’autorisation d’enseigner ou de l’agrément d’exploitation peut être prononcée pour une durée maximale de six mois, dans l’attente de la décision judiciaire. En cas de condamnation définitive inscrite au casier judiciaire, l’autorisation ou l’agrément sont retirés.

Un signalement systématique des contenus

La DSR rappelle que les images ou enregistrements diffusés en ligne doivent être signalés sur la plateforme PHAROS afin de permettre leur traitement et, le cas échéant, leur retrait.

L’objectif est double : faire cesser ces pratiques et garantir la protection juridique et fonctionnelle des inspecteurs dans l’exercice de leurs missions.


ECF réaffirme son engagement pour une moto accessible à tous

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Permis moto inclusif handicap ECF

ECF, l’École de Conduite Française, sera présente au Salon du 2 Roues 2026, qui se tiendra à Lyon du 26 février au 1er mars, afin de mettre en avant son engagement en faveur d’une moto plus accessible et inclusive.

Si le réseau est connu du grand public pour ses formations généralistes, il s’impose également comme un acteur majeur de la formation deux-roues. Chaque année, ECF délivre environ 26 000 permis moto (A1 et A2), soit près de 16 % de parts de marché.

Encourager la pratique féminine

Depuis plusieurs années, ECF mène des actions pour rendre le permis moto accessible à tous, et notamment aux femmes, encore sous-représentées dans cet univers. Chaque année, plus de 4 000 femmes obtiennent leur permis moto au sein du réseau.

Pour encourager davantage la pratique féminine, ECF s’est associé à la marque de vêtements moto pour femmes Eudoxie. Ensemble, ils offrent chaque année le permis à trois influenceuses. Une fois leur formation terminée, celles-ci participent à un road trip organisé avec la marque, afin de sensibiliser et d’inspirer de nouvelles pratiquantes.

Un partenariat pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

Le groupe agit également en faveur des personnes en situation de handicap, avec une approche axée sur l’innovation et l’adaptation des équipements.

Dans cette optique, ECF a noué un partenariat avec FUTURALL Tech, une entreprise française fondée en 2021 par l’ancien pilote moto Philippe Brunet. Spécialisée dans la recherche et le développement de kits pour les personnes à mobilité réduite, la société conçoit des systèmes d’adaptation pour motos.

Initialement développées pour le tout-terrain, ces solutions sont désormais adaptées à la route grâce au partenariat avec ECF. Elles visent à redonner l’accès au permis moto aux personnes ayant une mobilité réduite, notamment à la suite d’une amputation, d’une arthrodèse ou de séquelles d’AVC.

Des équipements adaptés et fabriqués en France

Les équipements conçus par FUTURALL Tech sont fabriqués à 100 % en France, dans le Tarn, et protégés par un brevet international. Ils peuvent être installés sur des motos standards, utilisables aussi bien par des conducteurs valides que par des personnes en situation de handicap.

Parmi les solutions proposées :

  • Un système de vitesses au guidon
  • Un freinage à double commande (frein arrière à l’index gauche conservant la commande au pied)
  • Un kit de rabaissement pour les personnes de petite taille

Développé avec le soutien de Honda France et Honda Europe, ce dispositif est actuellement en cours de déploiement dans plusieurs écoles pilotes du réseau, notamment à ECF CAT (46) à Caix et ECF Vienne (38), après une phase de tests menée en 2022 à Toulouse.

« Nous sommes fiers d’être précurseurs sur ces sujets. Permettre à des personnes en situation de handicap de se former à la moto ou de reprendre la pratique donne pleinement du sens à notre mission de formateur », déclare Patrick Mirouse, président d’ECF.

Le perfectionnement moto à l’honneur

À l’occasion du Salon du 2 Roues 2026, ECF sera présent aux côtés de FUTURALL Tech pour promouvoir une moto plus accessible, inclusive et sûre pour tous.

Le réseau mettra également en avant son offre de perfectionnement destinée aux motards déjà titulaires du permis. En partenariat avec Honda, ECF propose notamment les « Honda Safety Days », des journées consacrées à la maniabilité, au freinage, au travail des trajectoires, à la révision des fondamentaux (position, équipements) ainsi qu’à la découverte des technologies embarquées et aides à la conduite.

« ECF ambitionne désormais de développer ses propres ECF Safety Days pour démocratiser le perfectionnement deux-roues auprès du grand public et renforcer la sécurité des motards », conclut Patrick Mirouse.


CPF : Mobilians ESR saisit le Conseil constitutionnel sur l’article 81 de la loi de finances

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Après l’adoption définitive de la loi de finances pour 2026, le lundi 2 février, à la suite d’un recours à l’article 49.3 de la Constitution, plusieurs groupes parlementaires ont saisi le Conseil constitutionnel. Sont notamment à l’origine de cette démarche Mathilde Panot pour La France insoumise – Nouveau Front populaire, Cyrielle Chatelain pour le groupe Écologiste et Social, Stéphane Peu pour la Gauche démocrate et républicaine, ainsi que Marine Le Pen pour le Rassemblement national.

Les parlementaires contestent plusieurs dispositions du texte, dont l’article 81. Celui-ci prévoit de limiter l’utilisation du Compte personnel de formation (CPF) pour financer le permis de conduire aux personnes en recherche d’emploi et aux salariés bénéficiant d’un cofinancement de leur employeur.

Une mesure jugée contraire au principe d’égalité

Les députés à l’origine de la saisine estiment que cette restriction dénature l’esprit du CPF, conçu comme un droit individuel permettant à chaque actif de se former tout au long de sa vie professionnelle.

Selon eux, exclure les salariés en poste du financement du permis de conduire via leur CPF constitue une rupture d’égalité. Ils invoquent le principe inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, selon lequel la loi doit être la même pour tous, qu’elle protège ou qu’elle sanctionne.

Mobilians-ESR également mobilisé

De son côté, Mobilians-ESR a lui aussi saisi le Conseil constitutionnel pour demander la censure de l’article 81. L’organisation professionnelle considère que le permis de conduire ne peut être assimilé à une dépense de loisir, mais qu’il représente un outil essentiel d’accès et d’évolution dans l’emploi.

Son vice-président, Lorenzo Lefebvre, affirme que cette saisine constitue une première étape. Il annonce une mobilisation à Paris prévue fin février ou début mars et appelle l’ensemble de la profession à se mobiliser contre cette mesure. Selon lui, les décisions du gouvernement touchent directement les travailleurs et les jeunes, et nécessitent une réaction collective.

Une censure de l’article 81 jugée peu probable

Sans préjuger de la décision du Conseil constitutionnel, plusieurs observateurs estiment toutefois qu’une censure de l’article 81 apparaît relativement improbable au regard de la jurisprudence habituelle de l’institution.

Dans l’attente de la réponse des Sages, les auto-écoles font face à un afflux massif de candidats. De nombreux actifs cherchent en effet à profiter des derniers jours durant lesquels il est encore possible d’utiliser leur CPF pour financer leur permis de conduire, avant l’entrée en vigueur des nouvelles restrictions prévues par la Loi de finance 2026.


Ruée vers les auto-écoles avant la restriction du CPF

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Ruée inscriptions CPF auto-écoles

Après le rejet des motions de censure déposées par le RN et par LFI, le projet de loi de finances a été définitivement adopté hier, lundi 2 février, par l’Assemblée nationale. Sauf surprise lors du passage devant le Conseil constitutionnel, sa promulgation interviendra dans les prochains jours. Et avec elle, une mesure très redoutée : la limitation du recours au CPF pour le financement du permis de conduire, désormais réservé aux seuls demandeurs d’emploi.

L’annonce de cette mesure, il y a 8 jours, n’a pas tardé à produire ses effets. Dans les heures qui ont suivi, les auto-écoles proposant le CPF ont constaté une vague d’inscriptions d’une ampleur inédite. Un phénomène, largement relayée par les médias grand public. TF1 évoque des « ventes de panique », Le Figaro parle d’une « ruée vers les auto-écoles », tandis que France Info écrit que « les auto-écoles font le plein ».

Plusieurs mois d’inscriptions… en quelques jours

Sur le terrain, les chiffres donnent le tournis. À Paris, Sabrina Abizid (ECF Faidherbe, 12ème arrondissement) résume la situation sans détour : « Ce que l’on fait sur deux mois environ, là on l’a fait sur une semaine ». Même constat dans le 15ème arrondissement, où Alexandra Maréchal annonce être passée de « deux ou trois dossiers CPF par mois » à « presque vingt en quatre jours ».

En province, le phénomène est tout aussi marqué. À Vernon (Eure), Matthieu Jouveau, gérant de l’auto-école Montlhéry, confirme avoir « reçu beaucoup d’appels » et observe un doublement de ses inscriptions hebdomadaires : « Au lieu de 10 à 12 inscriptions par semaine, on est à une vingtaine ».

Dernière ligne droite avant la fermeture du robinet

Pour de nombreux candidats, l’objectif est clair : s’inscrire avant qu’il ne soit trop tard. Il resterait encore une petite dizaine de jours pour bénéficier du CPF, la mesure n’entrant vraisemblablement pas en vigueur avant la mi-février.

Pour capter ces inscriptions de dernière minute, certaines auto-écoles sont même restées ouvertes le dimanche pour absorber l’afflux. D’autres structures adaptent leur discours commercial et proposent des contrats de formation valables jusqu’à 24 mois, une durée inhabituelle en auto-école — mais parfaitement conforme au contrat-type.

Gérer la hausse d’inscriptions et anticiper la baisse

Si cet afflux massif d’élèves a de quoi rassurer à court terme, il soulève aussi de sérieuses interrogations pour la suite. Difficile, pour les gérants, de ne pas y voir un air de déjà-vu. La situation rappelle en effet la fin 2020 et la période post-déconfinement : avec une explosion des inscriptions pendant 2 ans, puis pénurie d’enseignants et une forte tension sur les places d’examen… jusqu’à aujourd’hui.

Le défi sera donc double : absorber une hausse brutale mais temporaire, tout en anticipant une probable baisse des inscriptions dans les mois à venir. Un exercice délicat, en particulier pour les petites structures, souvent moins flexibles en termes de ressources humaines et de trésorerie.

Car après la ruée, l’inquiétude pointe déjà. « Nous nous attendons à une baisse d’activité », confie Mathieu Jouveau, rappelant que « 15 à 20 % » de ses inscriptions étaient jusqu’ici financées via le CPF. Il anticipe une contraction d’au moins 10 % de son chiffre d’affaires. Une crainte partagée par de nombreux professionnels. Selon la Dares, le permis de conduire représente près d’un quart des formations financées par le CPF. De quoi expliquer les alertes lancées par la profession : « Les fermetures constituent un risque réel », prévient le président national de l’Unic, Benjamin Panis.

Et pour l’État, l’opération est-elle vraiment rentable ?

Officiellement, la restriction du CPF vise à réaliser des économies. Mais cet objectif sera-t-il atteint ? On peut légitimement en douter… Avec cette ruée, certaines auto-écoles auront encaissé en deux semaines l’équivalent de trois à huit mois de « chiffre d’affaires CPF ». Autant dire que les économies attendues en 2026 pourraient être… relativement modestes.
Autre effet collatéral possible : la fin du CPF pourrait encourager un retour aux paiements en espèces — et, parfois, à des pratiques moins déclarées. Ce que l’État économisera d’un côté pourrait ainsi se perdre de l’autre, notamment en recettes de TVA.

Enfin, et sans trop de surprises, les structures ayant développé des pratiques abusives autour du CPF ont déjà commencé à s’organiser pour contourner les futures restrictions. Par esprit de responsabilité (et pour éviter de donner de mauvaises idées), nous n’entrerons pas ici dans les détails.

Préparer l’avenir

Si, à court terme, il semble improbable que le gouvernement revienne sur une loi qui vient d’être votée, les auto-écoles et leurs représentants gardent un rôle à jouer. À elles de convaincre le gouvernement et le Ministère du Travail de la pertinence d’un outil tel que le CPF pour financer le permis de conduire. Est-ce que de nouvelles règles doivent être mises en place pour empêcher les dérives ? Peut-être. Est-ce qu’il faut imaginer un autre type de financement pour le permis de conduire ?  C’est ce qu’avait proposé l’Unidec en 2023 et son président d’alors, Bruno Garancher, avec le Compte personnel de Mobilité (CPM). Toutes les idées sont les bienvenues…


Avocat en droit routier : kesako ?

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avocat droit routier

En 2024, plus de 27,6 millions d’infractions ont été constatées en France, dont 1,1 million de délits sérieux, tels que la conduite sans assurance ou sans permis. Pour les conducteurs, ces situations fragilisent les acquis et la crédibilité. L’aide d’un avocat en droit routier s’avère nécessaire, car il assure la défense des droits des conducteurs. Son action garantit des procédures justes et une approche claire face aux sanctions.

Défendre les conducteurs et leurs permis de conduire

Un avocat en permis de conduire est un spécialiste qui intervient dès lors qu’un conducteur est confronté à une sanction menaçant son permis de conduire. Face aux juridictions compétentes, comme le tribunal de police ou le tribunal correctionnel, son expertise couvre :

  • les infractions ;
  • les délits routiers ;
  • les accidents.

Il négocie les peines ou l’aménagement de sanctions associées. Il analyse chaque dossier, identifie les failles procédurales et construit une défense adaptée. En avoir connaissance vous oriente rapidement vers une solution fiable en cas de nécessité.

Domaines d’intervention essentiels

L’action de l’avocat s’articule autour de plusieurs missions précises. Il conteste des infractions comme :

  • l’excès de vitesse ;
  • le franchissement de feu rouge ;
  • la conduite en état d’ivresse ou sous stupéfiants ;
  • le défaut d’assurance ;
  • l’absence ou l’invalidité de permis.

Il défend le permis face aux invalidations administratives comme la notification 48SI. De plus, il accompagne les victimes d’accidents dans leurs démarches d’indemnisation et négocie avec les compagnies d’assurance. Chaque intervention contribue à préserver la légitimité des sanctions et la sécurité des usagers.

Pourquoi les auto‑écoles sont directement concernées

La perte du permis de conduire affecte directement le fonctionnement de la structure. Lors des leçons de conduite, le moniteur est responsable des infractions commises, car l’apprenant n’est pas encore titulaire d’un permis de conduire. Les sanctions peuvent aller jusqu’à 3 750 euros d’amende pour l’auto-école en cas de non-assurance et une mise en fourrière. L’avocat en droit routier est alors un allié pour maintenir la stabilité de la formation. L’accompagnement couvre aussi bien la défense des agréments préfectoraux que la gestion des litiges avec les élèves ou les infractions commises par les moniteurs.

Coûts et modalités pratique

Les honoraires varient selon la complexité du dossier. Comptez entre 120 et 300 euros hors taxes de l’heure. Certains avocats proposent des forfaits allant de 250 à plus de 3 000 euros.

Le coût dépend de la gravité de l’infraction et du temps consacré à la procédure. Il est recommandé de contacter un avocat dès la rétention du permis. Cette réactivité augmente les chances de succès et réduit les impacts financiers.

Impact stratégique sur la sécurité routière et la formation

L’action d’un avocat ne défend pas seulement l’individu. Elle contribue à la légitimité des sanctions et au respect des règles. Une défense juridique juste assure que chaque conducteur est jugé selon des procédures claires.

Cette dynamique renforce la perception selon laquelle les règles de sécurité routière ne sont pas arbitraires, mais structurées et appliquées équitablement. Pour une auto-école, cela crée un environnement au sein duquel les élèves sont mieux informés des conséquences d’un comportement à risque, ce qui améliore la culture de sécurité au sein de vos formations.

L’avocat en droit routier représente un soutien majeur pour tout conducteur confronté à une infraction ou à une suspension de permis. Son intervention permet de préserver la mobilité, de garantir une défense adaptée et de sécuriser l’avenir professionnel et personnel des automobilistes. Ces derniers peuvent ainsi agir rapidement en cas de sinistre ou de litige pour protéger leur droit à circuler et renforcer leur responsabilité face aux règles de sécurité routière.