Alors que les délais d’attente pour passer le permis de conduire continuent d’atteindre des niveaux records dans certains départements, le rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA), commandé par le ministère de l’Intérieur, est désormais attendu pour la fin du mois de mai. Ce rapport devrait proposer une vingtaine de mesures pour tenter de désengorger l’examen pratique.
Un manque de places d’examen qui mobilise la profession depuis des mois
Depuis l’été dernier, les organisations professionnelles des auto-écoles alertent les pouvoirs publics sur l’aggravation des délais d’attente pour obtenir une place d’examen au permis de conduire. Dans certains départements, les délais dépassent désormais plusieurs mois, mettant en difficulté les établissements comme les candidats.
Cette situation a conduit à une mobilisation régulière de la profession partout en France. Une première manifestation était organisée le 29 septembre 2025 à Paris, et les semaines suivantes dans différentes villes de Province. L’objectif était de dénoncer le manque de places d’examen, les difficultés de répartition des inspecteurs et les conséquences économiques pour les écoles de conduite.
Les exploitants dénonçaient alors notamment une situation devenue intenable pour les élèves, certains candidats devant attendre plus de 200 jours avant de pouvoir se présenter à l’épreuve pratique.
Une intersyndicale reçue par le ministère de l’Intérieur
Si ces manifestations n’ont pas eu le succès escompté (avec une mobilisation relativement faible), elles ont néanmoins permis aux représentants des différentes organisations professionnelles du secteur ainsi que les représentants des inspecteurs du permis de conduire, réunis en intersyndicale, d’être reçus à plusieurs reprises par différents ministres et chefs de cabinet à l’automne.
Dans un premier temps, les pouvoirs publics avaient envisagé la mise en place d’une mission parlementaire dite « mission flash » afin d’étudier les causes du manque de places d’examen et les solutions possibles. Mais dans un contexte de forte instabilité politique et de menace de censure, cette piste a finalement été abandonnée. La mission flash a alors été remplacée par une enquête confiée à l’Inspection générale de l’administration (IGA), à la demande du ministère de l’Intérieur.
Dans le cadre de cette mission, de nombreuses auditions ont été menées en début d’année auprès de l’ensemble des acteurs concernés : auto-écoles traditionnelles, auto-écoles en ligne, inspecteurs du permis de conduire, organisations professionnelles et autres représentants du secteur.
Une vingtaine de mesures attendues dans le rapport de l’IGA
Selon les informations révélées par Le Télégramme, la publication du rapport de l’IGA, initialement prévue en mars, est désormais attendue pour la fin du mois de mai 2026.
Commandée par le ministère de l’Intérieur, ce rapport d’experts devrait déboucher sur une vingtaine de mesures destinées à réduire les délais d’attente pour passer l’examen pratique du permis de conduire. La publication du rapport coïncidera avec la publication par Mobilians de son Livre Blanc.
Le manque de places d’examen ne date pas d’hier. Les mesures proposées par le rapport de l’IGA devront être analysées avec attention, ainsi que leurs modalités de mises oeuvre et le calendrier envisagé. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés dès leur publication.

![[Manque de places d’examen] Le rapport de l’IGA enfin dévoilé ! Rapport IGA 2026 Permis de conduire](https://www.permismag.com/wp-content/uploads/2026/06/Rapport-IGA-2026-Permis-de-conduire-218x150.jpg)
![[Exclusif] Les 27 recommandations de l’IGA pour le permis de conduire](https://www.permismag.com/wp-content/uploads/2026/06/27-recommandations-rapport-IGA-permis-de-conduire-218x150.jpg)

![[Opinion] « 28 heures minimum », pourquoi c’est une mauvaise idée ! Contrat de formation 28 heures minimum](https://www.permismag.com/wp-content/uploads/2025/10/Contrat-de-formation-28-heures-minimum-218x150.jpg)







































![[Manque de places d’examen] Le rapport de l’IGA enfin dévoilé ! Rapport IGA 2026 Permis de conduire](https://www.permismag.com/wp-content/uploads/2026/06/Rapport-IGA-2026-Permis-de-conduire-100x70.jpg)



Une seule mesure serait pourtant utile, qui est demandée depuis 30 ans je pense environ: recruter + d’IPCSR et rien d’autre.
On va encore nous sortir des mesures pathétiques de gens qui « ont fait de grandes études » qui ne connaissent rien aux problèmes sur le terrain.
Tant que c’est l’administration qui gère rien ne fonctionnera…
Un rapport de l’IGA + un livre blanc « by » mobilians…ça sent la fin de semestre hilarante…
Mauvais esprit ? Ou pas ? Je ne crois pas car la question de la qualité de formation n’a jamais été mise sur la table. Une véritable ETG et des auto-écoles qui font des formations théoriques amélioreraient à coup sûr la préparation des candidats et limiteraient les redoublements (voire pire).
Le contrôle des centre de formation des enseignants permettrait de réguler un peu mieux la qualité de l’enseignement dans les centres, mais ensuite dans les auto-écoles.
Mais malheureusement ce ne serait pas des mesures efficaces electoralement parlant, donc elle ne viendront jamais.
Une petite pensée pour le rapport DUMAS-GUERINI de 2019 qui devait faire baisser le prix du permis (lol il est gratuit) de 30% et.. cette formation a augmenté de 25% depuis, malgré l’adoption de plus de 3/4 des propositions.
Bref… quand les syndicats d’auto-écoles feront leur job…
Éternel problème qui trouve son origine dans le manque de préparation des candidats. Le taux de réussite national demeure scotché autour des 55% comme il y a 30 ans alors que l’examen a été considérablement allégé depuis 10/15 ans.
Tant qu’il n’y aura aucune mesure sérieusement contraignante à l’encontre des candidats multirécidivistes et des vendeurs de « roule la poule » il n’y aura aucune amélioration.
Il suffit de consulter la carte des auto-écoles pour voir qui consomme des places à gogo pour avoir une idée de ce qui ne va pas dans le système….
Toutes les mesures qui ont été prises jusqu’à présent se sont soldées non seulement par un échec total mais ont eu des effets délétères sur la qualité des formations, l’image du métier, l’attrait du métier ou encore l’idée que ce fait le public des formations et de l’examen.
En résumé ça fait des dizaines d’années qu’on tourne autour d’un problème qui n’en serait pas un si on avait un minimum de courage. Le soucis est que nous sommes dans un pays où les constipations émotionnelles se mélangent aux intérêts politiques et aux bidouilles technocratiques, résultat rien n’avance, tout se complique toujours plus, tout se dégrade.
Plus d’examinateurs ? Il ne faut pas y compter car ça n’a jamais eu aucun sens. Pire ça tue l’exigence de travail que devrait avoir les candidats donc au final ça dévalorise notre travail. Ce qui pose problème est le taux d’échec trop élevé malgré un examen qui est de plus en plus vide. Des inspecteurs en plus pour quoi faire ? Pour repasser à répétition des candidats dont le niveau ne vaut pas un pet de lapin ? Qui pensent que c’est le loto ? Ça ne servirait à rien et ça favoriserait essentiellement ceux qui ont des résultats dégueulasses, au premier rangs desquels les plateformes. Plus d’examinateurs c’est comme ouvrir un peu plus le robinet alors que la baignoire fuit toujours plus, ou pour les patrons ou contribuables qui ne comprennent toujours pas, augmenter encore plus les charges et impôts pour payer le gaspillage honteux de l’argent public…
Notre profession est en déclin : ne nous trompons pas de combat
À la lecture de certaines initiatives récentes, notamment lorsque des organisations professionnelles et des réseaux d’auto-écoles annoncent attaquer l’État en justice afin d’obtenir davantage de places à l’examen du permis de conduire, une question essentielle mérite d’être posée : sommes-nous certains de mener le bon combat ?
Réclamer plus de places d’examen peut sembler légitime. Mais cela ne répond pas au problème de fond.
Si de nombreux candidats échouent à l’examen, ce n’est pas uniquement parce qu’il manque des places. C’est aussi, et surtout, parce qu’une partie d’entre eux est présentée trop tôt, sans avoir atteint le niveau de compétence nécessaire.
Il faut avoir le courage de le dire : notre profession traverse une crise profonde. Une crise de qualité, de pédagogie, d’exigence et de transmission.
Aujourd’hui, des enseignants arrivent sur le marché avec des compétences pédagogiques parfois insuffisantes pour accompagner efficacement les élèves jusqu’au niveau attendu à l’examen. Beaucoup de jeunes enseignants rencontrent des difficultés à évaluer précisément si un élève est réellement prêt, à adapter leur enseignement, à gérer les difficultés d’apprentissage ou à faire progresser durablement les candidats.
Et pourtant, le niveau d’exigence de l’examen lui-même n’a jamais semblé aussi accessible qu’aujourd’hui.
Dans ces conditions, demander seulement davantage de places d’examen revient à traiter la conséquence plutôt que la cause. C’est déplacer le problème sans le résoudre.
Si les organisations professionnelles et les réseaux d’auto-écoles souhaitent réellement défendre l’avenir de notre métier, alors le combat prioritaire devrait être ailleurs : la formation continue des enseignants de la conduite.
Nous devons remettre au cœur de notre profession :
– La pédagogie ;
– Le savoir enseigner ;
– L’évaluation réelle du niveau des élèves ;
– L’accompagnement des candidats en difficulté ;
– La qualité de la formation initiale et continue ;
– L’exigence professionnelle.
Car une profession qui ne se forme plus, qui ne se remet plus en question et qui se contente de réclamer davantage de créneaux d’examen prend le risque de s’affaiblir davantage.
Les avis laissés par les élèves sur les réseaux sociaux devraient nous alerter. Ils traduisent trop souvent une perte de confiance, un sentiment de manque de sérieux, d’accompagnement insuffisant ou de formation incomplète.
Nous pouvons continuer à chercher des responsables à l’extérieur. Ou nous pouvons regarder lucidement ce qui ne fonctionne plus dans notre propre profession.
Se tromper de combat, c’est aggraver les problèmes au lieu de les résoudre.
L’avenir des écoles de conduite ne se jouera pas seulement sur le nombre de places à l’examen. Il se jouera sur notre capacité collective à retrouver de l’exigence, de la compétence et de la crédibilité.
Bien cordialement,