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Smartphone ID : comment l’IA révolutionne la prise des photos d’identité pour le permis de conduire ?

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Pour beaucoup, l’intelligence artificielle a été popularisée en 2022 avec ChatGPT. Depuis, l’intelligence artificielle (IA) s’est profondément ancrée dans notre quotidien. C’est dans ce contexte, que les auto-écoles utilisent cette nouvelle technologie pour améliorer et faciliter les démarches d’inscription de leurs élèves, notamment pour la prise de photos d’identité. L’entreprise Smartphone iD a fait de cette problématique, sa marque de fabrique.

Des auto-écoles utilisatrices de l’intelligence artificielle

Grâce à cette application, basée sur l’IA, les photos d’identité peuvent désormais être prises et transmises instantanément de l’élève à l’auto-école, réduisant considérablement les délais d’attente. « Avant Smartphone iD, nous demandions aux élèves de faire une planche de photo d’identité avec code ePhoto via cabine photo puis de nous envoyer le code photo par mail », explique Charlène Delaplace, responsable de l’auto-école Benoît à Lons-le-Saunier, dans le département du Jura.

Une procédure chronophage et onéreuse, qui implique l’impression d’une planche photo inutile. En cas de refus de la photo, la démarche était alors à refaire. « Dorénavant, si la photo n’est pas acceptée, l’élève peut repasser nous voir en agence, ou refaire la photo de son côté avec son smartphone ». L’application séduit de plus en plus d’auto-écoles qui voient dans l’IA, la solution idéale pour alléger les procédures d’inscriptions de leurs élèves.

La technologie de l’IA au cœur du processus de création

Un choix pratique qui permet aussi une meilleure précision et moins de refus administratifs lors des procédures de fabrication de permis de conduire. L’intelligence artificielle de Smartphone iD est pensée pour recadrer les photos selon les normes administratives demandées.“On se base sur des points clés du visage, comme le sourcil, la bouche et les yeux. Actuellement, nous utilisons des modèles de deep learning (système d’algorithmes qui miment la réalisation de tâches spécifiques) pour obtenir les meilleurs résultats possibles, ”précise Manel Ben Youssef, manager et experte IA au sein de l’entreprise.

Avec un taux de réussite avoisinant les 92% dans le recadrage et la détection d’anomalies, l’application est en mesure d’alerter les clients en temps réel en cas de problème lors de la prise de photo. L’objectif actuel est de perfectionner la fonction de détourage. D’autres actions incluent des ajustements automatiques du contraste et de la luminosité, ainsi que la compression des images pour respecter les normes en vigueur pour le permis de conduire.

Une nouvelle plateforme en ligne pour 2024

Ces progrès technologiques seront inclus dans une web app qui permet de réaliser sa photo d’identité directement sur son smartphone sans avoir à télécharger une application mobile. Cette nouvelle fonctionnalité sera disponible pour 2024 sur l’ensemble des meilleurs progiciels du marché auto-école tels que Enpc-Ediser, Ma gestion Zen, ECF, Drivup, Inri’s,… dédié aux professionnels des auto-écoles. Déclinaison directe de l’application, il (elle – sous-entendu la fonctionnalité) illustre la volonté de l’entreprise de moderniser et de rendre accessibles les nouvelles technologies au service des structures les plus conventionnelles. Ainsi les auto-écoles n’ont plus à saisir le code e-Photo sur le service de l’ANTS, en intégrant la photo du candidat directement lors de son inscription.


L’application Agora s’enrichie de nouvelles fonctionnalités

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Fin novembre, nous vous annoncions le lancement de l’application Agora, la première application de messagerie et d’informations dédiée aux gérants et aux salariés des écoles de conduite. Cette semaine Agora évolue et s’enrichie de nouvelles fonctionnalités.

Une communication plus riche

Sur Agora, chaque utilisateur a la possibilité de rejoindre des groupes de discussion. Qu’il s’agisse des auto-écoles de son département, de son réseau ou de son organisation professionnelles… il a la possibilité d’échanger avec ses collègues sur les sujets du moment.

Pour rendre cette communication plus riche, Agora permet désormais :

  • de répondre à un message posté précédemment ;
  • d’ajouter une image ;
  • d’ajouter un lien (url) avec un aperçu du contenu du lien.
  • d’ajouter une réaction, sous la forme d’un émoji !

Ces nouvelles fonctionnalités permettent plus d’interactivité et se rapprochent des fonctionnalités présentes sur les autres messageries (WhatsApp, Messenger, etc).

Gestion des notifications

Il est parfois désagréable d’être inondé de notifications. Agora a résolu ce problème en vous permettant de gérer les notifications que vous recevez. Vous pouvez désormais désactiver les notifications pour un groupe ou pour un utilisateur.

Cette fonctionnalité sera particulièrement utile lorsque vous êtes en leçon de conduite ou en rendez-vous en agence.

Invitez vos collègues

Une application comme Agora est un mini « réseau social ». Vous avez désormais la possibilité d’inviter vos collègues à rejoindre l’application. Pour cela, vous devez donner accès à vos contact et envoyer une invitation.

Vous aimeriez d’autres fonctionnalités ? Faites nous en part, nous pourrons envisager de les ajouter !

Téléchargez Agora !

L’application est disponible sur iOS (iPhones) et sur Android. Elle est téléchargeable sur les différents store :

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Pour se connecter l’auto-école doit disposer d’un compte utilisateur (gratuit) sur VroomVroom. Plus de 9000 auto-écoles disposent déjà d’un compte, si ce n’est pas le cas, vous pouvez créer votre compte ici. En cas de difficulté à vous connecter ou de mot de passe oublié, n’hésitez pas à écrire un mail à l’adresse contact@vroomvroom.fr.

Agora

Permis moto et remorque financé avec le CPF : attention au non-respect des règles d’éligibilité

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Message avertissement CER permis moto avec le CPF
Depuis la fin de semaine dernière, les écoles de conduite ont la possibilité de publier leurs offres de formation au permis moto et au permis remorque sur Mon Compte Formation. Les règles d’éligibilité de la plateforme ont été mises à jour le 12 janvier. Attention aux sanctions encourues en cas de non-respect de ces règles. En particulier, si le candidat n’arrive pas à justifier que sa formation s’inscrit dans un cadre professionnel.

Une formation en lien avec le travail

Le compte personnel de formation (CPF) permet d’acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. Il contribue « au maintien de l’employabilité et à la sécurisation du parcours professionnel ».

Les formations financées grâce au CPF doivent s’inscrire dans un cadre professionnel. Peu importe la formation, cette dernière doit :

  • soit permettre de faciliter un retour vers l’emploi ;
  • soit de développer des nouvelles compétences pour évoluer vers un nouveau poste.

Les formations au permis de conduire, quelle qu’en soit la catégorie, doivent également répondre à cette exigence. Pour s’en assurer, les organismes de formation doivent faire remplir une attestation sur l’honneur au stagiaire avant son entrée en formation.

Téléchargez l’attestation sur l’honneur (version du 12 janvier 2024).

Des nombreuses dérives attendues…

Soyons honnête, si le permis B est généralement indispensable pour trouver un travail (surtout en milieu rural)… le permis moto est généralement envisagé comme un « permis loisir ». Il existe évidemment des exceptions et quelques rares candidats qui choisissent de passer le permis moto en tant que premier permis. Mais les cas où le permis moto est indispensable au projet professionnel sont relativement rares

Tout le monde se focalise sur le permis moto mais il en va de même pour le permis remorque. Combien de personnes ont réellement besoin de passer le permis remorque dans un cadre professionnel ? C’est le cas des chefs d’entreprise (artisans du bâtiment par exemple), d’indépendants ou de demandeurs d’emploi… ils restent très rares.

En ce qui concerne les salariés déjà en poste, la situation est différente. Si le permis moto ou remorque est nécessaire à leur évolution vers un nouveau poste, il revient à l’entreprise de financer leur formation, en sollicitant pour cela un financement auprès d’un OPCO… et non de passer par le CPF.

La CDC annonce des contrôles renforcés

La Caisse des dépôts et consignations (CDC) est consciente de ce phénomène et annonce, de manière préventive des contrôles et des sanctions. Dans son guide à destination des organismes de formation, il est écrit : « Nous vous rappelons par ailleurs que tout manquement d’un organisme de formation est sanctionné selon les conditions et modalités prévues par l’article 4 des Conditions particulières applicables aux organismes de formation de Mon Compte Formation. »

Ces contrôles concerneront aussi bien les stagiaires que les organismes de formation. « Des contrôles des conditions d’éligibilités seront effectués par la Caisse des Dépôts, gestionnaire du service, et en cas de manquement des sanctions seront prises à l’encontre des titulaires et/ou des organismes de formation. »

Des sanctions prévues pour les OF

La Caisse des dépôts et consignations précise les sanctions encourues.

  • « Le titulaire de compte est passible de devoir rembourser l’intégralité des montants engagés lors d’une fausse déclaration ou en cas d’incapacité de fournir certaines pièces justificatives.
  • L’organisme de formation est également passible de sanctions qui peuvent aller jusqu’au déréférencement de son catalogue sur Mon Compte Formation dans le cadre de cette pratique non autorisée par la loi. »

Concrètement, cela signifie que les stagiaires devront pouvoir démontrer que le passage du permis était indispensable pour leur évolution professionnelle ou pour leur retour à l’emploi. Ils devront se constituer un dossier, accumuler des preuves, des justificatifs, etc… et le conserver pendant au minimum 3 ans.

Du côté des écoles de conduite, les sanctions en cas de fraude peuvent aller jusqu’au dé-référencement du catalogue EDOF. L’OF devra obligatoirement faire signer l’attestation sur l’honneur à ses candidats. Attention, cela ne pourrait pas être suffisant ! En effet, si l’école de conduite n’a pas de pouvoir d’enquête (elle ne peut pas s’assurer que le stagiaire a effectivement besoin du permis dans un cadre professionnel), elle a tout de même un devoir d’information. Si les contrôles venaient à démontrer que la majorité des candidats d’un OF n’avaient pas besoin du permis dans le cadre professionnel, l’OF en question pourrait être tenu responsable et sanctionné.

L’étau se resserre sur les fraudeurs

Comme à chaque changement de législation, il existe certains « petits malins » pour imaginer comment contourner la loi (à leur avantage). La passerelle permis A2 vers A n’étant pas éligible au financement par le CPF, certaines écoles de conduite ont d’ores et déjà publié des offres pour une formation au permis A2 avec 40 ou 50 heures et indiquent aux candidats que les 7 heures de passerelle sont incluses dedans. Nous avons fait le test pour nous en assurer.

Ces pratiques seront difficiles à justifier en cas de contrôle. D’autant plus que ces leçons devront être consignées sur le livret numérique…


Faux départ pour la publication des offres de formation CPF moto et remorque

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La semaine dernière nous vous informions que les écoles de conduite pourraient créer leurs offres de formation CPF pour les permis moto et remorque à partir du 11 janvier. Cette information venait des portails EDOF et Mon Compte Formation. Ce matin, le décret attendu n’avait pas encore été publié. Nous vous relayons un appel à la prudence de l’Unidec. 

Chers adhérents, chères adhérentes, chers confrères,

L’UNIDEC s’est inquiété, au travers d’un échange de mails avec les services de la Caisse des Dépôts et Consignations, du flou et de l’inexactitude de certaines informations qui étaient diffusées, tant sur le portail EDOF à l’intention des organismes de formation, que sur le portail « Mon Compte Formation » à destination du public ».

Dans sa réponse, la Caisse des dépôts et consignations nous fait remarquer qu’à ce jour, le décret précisant les conditions d’application de la Loi Houlié n’est toujours pas paru, et que seul ce décret, signé du Premier Ministre et du Ministre du Travail fera foi.

Aussi, l’UNIDEC ne peut que vous appeler à la prudence à cette heure, tant dans la publication de vos offres que dans la contractualisation avec vos futurs élèves en attendant la parution de ce décret.

Enfin, concernant l’ensemble des nouvelles catégories, il est impératif d’informer vos prospects de la nécessité de prouver le caractère « professionnel » de la formation, notamment en faisant systématiquement remplir de la main du demandeur, et sans influencer ses arguments, la déclaration sur l’honneur que vous devrez impérativement garder dans vos archives.

Quoi qu’il en soit, le décret n’étant pas paru cette nuit, la publication des offres ne sera pas possible dans l’immédiat.


Manque d’inspecteurs du permis de conduire : « Dans le 94, la situation est intenable »

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Lors de l’annonce du « permis à 17 ans » à l’été dernier, certains professionnels s’étaient inquiétés des conséquences de la mesure sur le nombre de places d’examen et sur les délais de passage. Alors que la mesure n’est en place depuis quelques jours et que les inscriptions débutent à peine, plusieurs départements souffrent déjà d’un manque criant d’inspecteurs du permis de conduire. Le Val-de-Marne (94) est quant à lui dans une situation intenable, ce qui fait craindre pour la survie de certains établissements.

Une situation ancienne

Le manque d’inspecteurs dans le Val-de-Marne n’est pas nouveau. Les auto-écoles avaient manifesté devant la préfecture en mars 2023 et avaient obtenu des avancées. Un nouveau délégué avait été nommé au BER et la situation s’était quelque peu améliorée pendant l’été, avant de se dégrader brutalement en fin d’année.

Une nouvelle réunion d’urgence est organisée le 12 décembre en présence des organisations professionnelles. Interrogée, Christine Chauvet (gérante du CER Gil et Chris et présidente de Mobilians ESR pour le 94) nous a déclaré « l’effectif du département devrait être de 27 IPCSR. En 2023 déjà, nous n’avions que 23 IPCSR et maintenant les effectifs sont tombés à 14 IPCSR et 2 examinateurs de La Poste ». Ces absences sont dues à des arrêts maladies ou des mutations non remplacées. Elle ajoute « nous avons dans le département à peine 50% des effectifs… et notre département ne semble pas attirer ».

L’impact sur le nombre de place d’examen est immédiat. En décembre 2023, le seuil était de 3-3,1, en janvier 2024 il est de 2,9 et en février 2024, il est annoncé à 3,3. Pour Christine Chauvet, « on est partis pour avoir des seuils autour de 3 pendant toute l’année 2024, le temps que de nouveaux IPCSR soient formés ».

Une situation qui met en danger les écoles de conduite

Un enseignant de la conduite travaille entre 151 et 169 heures par mois. Pour que l’auto-école soit viable, elle doit remplir son planning et donc former minimum 5 élèves par mois et par enseignant (à raison de 35h en moyenne par élève en Île-de-France, NDLR). Lorsque les seuils sont à 3, cela pénalise les auto-écoles et les élèves.

Pour Christine Chauvet, « j’entends que certains départements ont des seuils à 5,9 alors que nous sommes en pénurie. Tout département qui a un seuil en dessous de 4 devrait recevoir des renforts d’inspecteurs ». Une mesure mise en place au lancement de RDVPermis qui semble-t-il a été abandonnée… Elle ajoute « les élèves du 94 et leurs parents payent des impôts comme tout le monde, ils ont le droit à un service public qui fonctionne ».

Pétition et courrier à la DSR

Pour dénoncer le manque de places d’examen, les auto-écoles du 94 ont commencé à faire circuler une pétition. Elle sera signée par les gérants d’école de conduite, par leurs salariés et par leurs élèves.

Un courrier est en préparation pour demander un rendez-vous à la DSR afin de leur faire part de l’urgence de la situation.

Les autres départements concernés

Le Val-de-Marne (94) n’est pas le seul département concerné. Des dizaines d’autres départements sont dans des situations plus ou moins critiques : la Val-d’Oise (95), l’Ille-et-Vilaine (35), l’Ain (01), les Deux-Sèvres (79), etc… La liste n’est pas exhaustive et les articles parus ces dernières semaines dans la presse quotidienne régionale témoignent de ces tensions bien réelles.

Fausses déclarations d’ETP et absence de contrôle

Comme souvent, lorsqu’une situation d’urgence survient, certains vont mettre en place des « mécanismes de survie » pour tenter de passer la crise. Selon Christine Chauvet, il est évident que les déclarations d’ETP de certaines auto-écoles ne sont pas correctes. Elle ajoute « quand je vois que certains ne prennent pas leur seuil de places alors que celui-ci est à 2,9. Je me pose des questions… ».

Les fausses déclarations d’ETP devaient être contrôlées et sanctionnées, et pouvaient aller jusqu’au retrait de l’agrément. Selon nos informations, ces contrôles ont été extrêmement rares, pour ne pas dire inexistants. Christine Chauvet ajoute « on nous a dit qu’avec le livret numérique ça allait être réglé, qu’il y aurait une totale transparence… j’attends de voir ».

En effet, il est hautement improbable que le livret numérique incite les « tricheurs » à arrêter de tricher. Certains ont déjà commencé à réfléchir à contourner le système d’une manière différente. La situation n’est pas prête de s’améliorer tant qu’il n’y aura pas :

  • un recrutement significatif d’inspecteurs, allant bien au-delà du saupoudrage promis par la DSR ;
  • la mise en place de contrôles effectifs avec des sanctions dissuasives.

Autrement dit : si on veut arrêter d’inciter les auto-écoles à la triche et à les monter les unes contre les autres, il faut « augmenter la taille du gâteau et non pas continuer à partager un gâteau qui est trop petit pour nourrir tout le monde. »


Le permis moto finançable grâce au CPF à partir du 11 janvier

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permis moto CPF

Cette fin d’année est décidément riche en rebondissements. Permis à 17 ans, conduite accompagnée autonome, livret numérique. Une nouvelle information est tombée cet après-midi sur la page d’accueil de la plateforme EDOF et elle était, elle aussi, très attendue :

Au 1er janvier 2024, tous les permis terrestres sont éligibles au CPF. Pour des raisons techniques, les organismes de formation pourront ajouter ces nouveaux permis à leur catalogue sur EDOF à partir du 11 janvier. Les titulaires de compte CPF pourront faire leur demande d’inscription dès le lendemain.

La Loi Houlié du 21 juin 2023

Pour mémoire, l’article 3 de la Loi Houlié du 21 juin 2023 « visant à faciliter le passage et l’obtention de l’examen du permis de conduire » étend la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation (CPF) pour financer une formation préparant « aux épreuves théoriques et pratiques de toutes les catégories de permis de conduire d’un véhicule terrestre à moteur ».

Cette mesure devait entrer en vigueur au 1er janvier 2024. À quelques jours près, les délais devraient donc être respectés.

Des points en suspens

La Caisses des Dépôts et Consignations n’a pas encore mis à jour ses Règles d’éligibilité les actions « permis de conduire » (les règles actuelles datent de 2021). Ces nouvelles règles devront préciser quelles sont les formations éligibles et quelles sont celles qui ne le sont pas. Notamment, les formations ne donnant pas lieu à un examen…

Au moment où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas d’information sur l’éligibilité :

  • du permis AM ;
  • de la formation B96 ;
  • de la passerelle BEA vers B ;
  • de la passerelle A2 vers A.

Ces points devraient être clarifiés avant le 11 janvier 2024, date à laquelle les écoles de conduite pourront commencer à créer leurs formations sur EDOF.

Retrouvez également les offres de formation CPF des auto-moto-écoles près de chez vous sur VroomVroom.fr !


Veille juridique : Arrêté du 19 décembre 2023 relatif au livret d’apprentissage numérique

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Veille juridique Auto-école

Après le décret instaurant le permis à 17 ans, paru la semaine dernière, la Déléguée interministérielle a la Sécurité routière a pris, le 19 décembre un arrêté relatif au livret d’apprentissage numérique. Ce décret est paru aujourd’hui, 27 décembre 2023, au Journal officiel.

Ce texte participe à la mise en œuvre de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités qui indique qu’un livret numérique doit être ouvert à chaque élève (article L. 211-2 du code de la route).

Le livret d’apprentissage numérique devient obligatoire pour chaque catégorie de permis de conduire, et pour tout élève débutant la partie pratique de sa formation B ou motocyclette à compter du 1er janvier 2024 et PL ou BE à compter du 1er mars 2024. Le texte précise que les élèves ayant validé leur inscription (AIPC) avant le 1er janvier 2024 pour les catégories B et motocyclettes et avant le 1er mars 2024 pour les catégories poids-lourd et BE peuvent continuer à utiliser un livret papier sans limitation de durée.

Il intègre également l’obligation pour les établissements agréés de déclarer dans le livret d’apprentissage numérique d’un candidat son inscription à l’une des cinq formations qualifiantes. L’intégration des formations qualifiantes au livret numérique permettra de développer l’application CONSTA pour un meilleur contrôle de ces formations au cours de l’année 2024.

Par ailleurs, d’autres dispositions ont été clarifiées. Désormais, seule l’AIPC ou le récépissé prévu à l’annexe I justifient dans leur version papier ou dématérialisée de la qualité d’élève conducteur lors des formations sauf lors de l’évaluation préalable prévue à L. 213-2 qui ne nécessite, par définition, pas d’enregistrement préalable.

Bonnes fêtes à toutes et à tous🎄


La cartographie des écoles de conduite sur le site de la sécurité routière mise à jour

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Cartographie auto-école sécurité routière

Les écoles de conduite ont été informées par leur BER que le site de la cartographie des écoles de conduite vient d’être mis à jour. Plus d’un an après sa mise en ligne, certains des problèmes signalés dans notre dernier article ont été corrigés mais pas tous.

Sont désormais affichés les taux de réussite et nombre d’examinés pour les 3 groupes de permis par auto-école pour tous les départements à partir de données extraites le 14/12/2023 pour la période allant du 1er septembre 2023 au 30 novembre 2023. S’agissant des auto-écoles disposant d’un agrément valide mais sans résultats associés (cas des bureaux pour lesquels la gestion a été mutualisée sous un seul compte), le message suivant est affiché : « Pas de statistiques disponibles pour cet établissement sur la période. »

Conscientes des grosses lacunes du site, la DSR a multiplié les messages d’avertissement : « À l’attention des auto-écoles : toute anomalie constatée concernant votre établissement notamment sur la géolocalisation est à signaler au bureau de l’éducation routière de votre département. » Et plus loin : « Les données auto-écoles sont affichées à titre indicatif ».

Enfin, il est précisé dans le mail reçu par les écoles de conduite que « Les mises à jour seront trimestrielles et la période d’étude sera progressivement augmentée jusqu’à 12 mois. »

Ceux qui attendaient de ce site officiel qu’il soit fiable et à jour en seront pour leurs frais.


Permis à 17 ans : le décret enfin publié !

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permis 17 ans
Les professionnels l’attendaient avec impatience, il a enfin été publié. Le décret n°2023-1214 « portant abaissement de l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à dix-sept ans » a été publié hier, 21 décembre 2023, au Journal officiel.

À 3 jours de Noël, et 10 jours avant l’entrée en vigueur de la mesure, le Ministère de l’Intérieur daigne enfin « offrir » aux écoles de conduite un peu de visibilité. Le décret publié au Journal officiel est laconique, il ne contient que trois articles. Ce décret vient modifier l’article R221-5 du Code de la route.

Pour obtenir plus d’informations, il convient de se reporter aux courriers que la Déléguée interministérielle, Florence Guillaume, a fait parvenir aux organisations professionnelles. Voici, en résumé, le contenu de ces courriers :

1. Jeunes concernés par la mesure

La mesure bénéficiera à tous les jeunes âgé de 17 ans à l’entrée en vigueur du texte, quel que soit le mode de formation choisi. Cette généralité s’expliquant du fait que l’inscription et la présentation à l’épreuve théorique générale (ETG) sont déjà possibles :

  • dès 15 ans dans le cadre de la conduite accompagnée
  • et dès 16 ans dans le cadre de l’apprentissage traditionnel.

2. Journée Défense et Citoyenneté (JDC)

Les jeunes n’ayant pas été convoqués et ne pouvant présenter le certificat de participation à la JDC présenteront l’attestation provisoire de situation vis-à-vis du service national pour demande d’inscription à l’examen ou une demande de délivrance de titre.

3. Jeunes inscrits dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite (AAC) avant le 1er janvier 2024

Les candidats inscrits dans le cadre de l’AAC, ayant réussi l’examen avant l’âge de 18 ans en 2023 et n’ayant pas atteint leur majorité au 31 décembre 2023, pourront demander la délivrance du permis de conduire à la date de l’entrée en vigueur du futur décret (1er janvier 2024).

Ces jeunes pourront conduire seuls grâce au certificat d’examen du permis de conduire (CEPC) qui sera valable pendant 4 mois, à compter du 1er janvier 2024. La réglementation concernant le CEPC va être modifiée.

4. Equivalence AM option quadricycle à moteur

Les élèves inscrits dans le cadre de l’AAC et ayant validés leur formation initiale devraient pouvoir bénéficier d’une équivalence au Brevet de Sécurité Routière (BSR) correspondant à la catégorie AM du permis de conduire option quadricycle à moteur.

Cette mesure avait été proposée il y a quelques semaines par Patrick Mirouse, le président de l’ECF, sous le nom de « conduite accompagnée autonome ».

5. Veille de l’ONISR

L’Observatoire national interministériel de la Sécurité routière (ONISR) assurera un suivi de l’impact de la mesure du permis à 17 ans sur la sécurité routière.

6. Examens et délais d’attente

Afin de tenir compte de l’augmentation de la demande d’examens, le ministère de l’Intérieur recrutera en 2024 :

  • 38 inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière supplémentaires ;
  • 35 examinateurs supplémentaires.

Les auto-écoles toujours dans l’attente

Ces informations viennent donner un peu de clarté mais ne répondent pas à l’ensemble des interrogations que se posent les professionnels de l’enseignement de la conduite, notamment :

  1. sur la suppression du délai pour pouvoir effectuer la formation passerelle BEA vers B ;
  2. sur la possibilité d’avoir recours au CPF pour financer des formations d’autres catégories de permis (et principalement le permis moto).

Nous vous tiendrons informés dès que ces informations seront en notre possession.


Livret numérique : les auto-écoles non labellisées seront pénalisées

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règles calcul ETP livret numérique

Le livret numérique sera obligatoire à compter du 1er janvier 2024. La semaine dernière, la DSR présentait aux organisations professionnelles les nouvelles règles applicables pour le calcul des ETP (et donc l’attribution des places d’examen). Contrairement à la volonté affichée par la loi, ces règles ne sont ni plus simples, ni justes. Notre billet d’opinion.

Des règles plus simples ?

Prévu par la mesure n°8 du rapport Dumas, le livret numérique doit garantir davantage de transparence aux élèves, une portabilité facilitée en cas de changement d’établissement et permettre de faire « baisser le prix du permis de conduire. » Pour les écoles de conduite, le livret numérique doit permettre une « simplification et garantie de règles de concurrence loyale : le livret numérique permettra d’automatiser la mise à jour du seuil formateur des AE dans RdvPermis sur la base des heures de formations déclarées. »

Ces règles sont décrites dans un document de 14 pages et résumées sur le visuel ci-dessous :

Règles applicables pour le calcul des ETP

règles calcul ETP livret numérique

Sur le papier, ces règles sont simples mais comme souvent, le diable se cache dans les détails. Un détail nous a particulièrement interpellé. Les accompagnements à l’examen ne seront comptés dans les ETP uniquement si l’école de conduite dispose du label de qualité.

Des règles qui changent en cours de route

Lors de la mise en place du label en 2018, la DSR avait communiqué sur les avantages que conférait le label de qualité : la possibilité de faire les formations passerelles B78 vers B, la possibilité de dispenser des formations post-permis, un référencement sur une plateforme officielle et sur Datadock. En 2021, les critères du label ont été revus et le celui-ci donne désormais accès à la certification Qualiopi (si l’école de conduite est organisme de formation)… et donc aux financement CPF.

Ces avantages étaient clairement annoncés et les écoles de conduite pouvaient décider, en connaissance de cause, si elles souhaitaient se labelliser ou pas. Début décembre 2023, ce sont 3930 auto-écoles qui étaient labellisées, soit environ 1/3 des écoles de conduite (davantage en réalité si l’on considère que certains gérants décident de ne labelliser qu’un seul bureau).

Pour les quelques 8000 bureaux non labellisés, les accompagnements à l’examen ne seront pas comptabilisés dans les ETP. Exemple : une auto-école non labellisée qui réalise 300 examens sur l’année perdra l’équivalent de 6 à 10 places d’examen par rapport à la même structure qui serait labellisée.

Cette règle « sortie de nulle part » n’est mentionnée ni sur le site de la sécurité routière, ni dans l’arrêté de 2018, ni même dans celui de mars 2021. Elle pose à notre sens plusieurs problèmes.

Les auto-écoles non labellisées « présumées coupables »

Les défenseurs de cette nouvelle règle diront que « les auto-écoles labellisées ont l’obligation d’envoyer en examen un enseignant diplômé » (et non pas une personne chargée de l’administratif). Certes, mais cela ne veut pas dire que les auto-écoles non labellisées font accompagner leurs élèves uniquement par des personnes non diplômées.

Cette règle revient à pénaliser, par principe et sans discernement, les auto-écoles non labellisées. Elle n’est ni juste ni loyale.

Une obligation implicite à se labelliser pour ne pas être pénalisé

En conférant toujours plus d’avantages aux écoles de conduite labellisées, la volonté de la DSR est d’inciter le maximum d’auto-écoles à se labelliser (y compris contre leur gré). Lorsqu’une auto-école a décidé de ne pas demander le label depuis 5 ans, c’est qu’elle n’en a pas l’utilité. Faire en sorte de pénaliser celles qui ne voudraient pas (ou ne pourraient pas) se labelliser est tout sauf juste.

Par ailleurs, cela doit amener à une vraie réflexion sur la « valeur » effective du label de qualité décerné par le Ministère. Ce label avait pour objectif de récompenser des auto-écoles vertueuses s’engageant sur un certains nombre de critères.

Aujourd’hui, un tiers des écoles de conduite sont labellisées. Si demain cette proportion monte à 50% ou 75%, comment est-ce que les candidats feront-ils la différence entre une bonne auto-école et une mauvaise. Les deux auront un sticker jaune sur leur vitrine avec la Marianne.

Autrement dit, si l’on se met à distribuer des médailles à tour de bras, la médaille en question ne vaudra bientôt plus rien.

Une labellisation de plus en plus compliquée

Un autre problème, réside dans le fait que la labellisation coûte de l’argent. Que l’auto-école se fasse accompagner ou qu’elle monte son dossier elle-même, les processus à mettre en place prennent du temps et l’entreprise doit assumer ces coûts.

Par ailleurs, l’obligation de souscrire à une garantie financière pose problème. Après deux années plutôt fastes, les écoles de conduite connaissent un sérieux ralentissement de leur activité depuis la fin de l’été. Toutes n’auront pas un bilan 2023 positif et ne pourront pas renouveler leur garantie financière facilement.

Ces surcoûts liés au label devront être répercutés sur les tarifs des formations. L’objectif affiché de « faire baisser le prix du permis » s’éloigne chaque jour un peu plus…

D’autres incohérences relevées

La comptabilisation des accompagnements aux examens pour les seules auto-écoles labellisées n’est pas la seule incohérence relevée :

  • un leçon d’un heure en conduite accompagnée compte pour 1,2… quand une leçon B classique compte 1. L’explication avancée est que les élèves en conduite accompagnée ont – en moyenne – besoin de moins de leçons que les élèves en formation traditionnelle. Cette explication ne tient pas, et elle va à l’encontre du système général mis en place. Si le nombre de leçon effectuée et/ou le taux de réussite entre en compte, pourquoi ne pas distinguer l’enseignant qui dispense un cours en boîte manuelle de celui qui enseigne en boîte automatique ?
  • les formations passerelles (exemple : B78 vers B) comptent, alors même qu’elles ne donnent pas lieu à un examen.
  • Les leçons sur simulateur comptent, qu’elles soient effectuées par un enseignant ou pas. D’une part, l’arrêté du 22 décembre 2009 prévoit la possibilité d’avoir recours à un simulateur. D’autre part, le label de qualité (critère 4.1) prévoit que « Si l’établissement dispose d’un simulateur, la présence systématique d’un enseignant est obligatoire, à l’exception du travail de la compétence 1 « maîtriser le maniement du véhicule de la catégorie B du permis de conduire dans un trafic faible ou nul » mentionnée à l’arrêté du 29 juillet 2013 relatif au livret d’apprentissage de la catégorie B du permis de conduire. ». En d’autres termes, le temps de travail d’une secrétaire non diplômée qui serait présente pendant qu’un élève travaille la compétence 1 peut être comptabilisé et entrer dans le calcul des ETP.

Qu’on soit pour ou contre le nouveau système, on avait un mode de calcul clair et lisible « 1 ETP = X places d’examen. » Ce système est en train d’être complexifié à l’extrême avec des cas particuliers, des exceptions, etc… jusqu’à le rendre incompréhensible.