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Salaire des enseignants – PermisMag lance son premier baromètre!

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En ce début d’année, PermisMag lance une grande étude sur les salaires des enseignants de la conduite en France. Au sortir du premier confinement, les écoles de conduite ont connu un afflux soudain d’élèves et une pénurie d’enseignants. Nous nous en sommes fait échos dans un article au mois de septembre (« Auto-écoles cherchent enseignants désespérément »).

Pour essayer de mieux comprendre le phénomène, nous avons pensé qu’il serait intéressant de dresser une carte de France des salaires, département par département. Les auto-écoles pourront ainsi se positionner et déterminer si le salaire qu’elles proposent est en adéquation avec le marché.

Nous faisons donc appel aux auto-écoles pour répondre à un court questionnaire (8 questions). Les réponses au questionnaire ne seront pas publiées, seuls des données agrégées (moyenne par département) pourront l’être. Les résultats de l’étude seront partagés sur simple demande aux auto-écoles ayant participé à l’étude.

Pour être le plus précis possible, il est nécessaire que le plus grand nombre possible d’auto-écoles participent. Nous avons donc décidé de mettre en jeu un abonnement d’un an sur le site VroomVroom.fr (valeur : 300€ TTC) pour l’un des participants qui sera tiré au sort le 31/01/2021 (sous condition de participation d’un minimum de 500 auto-écoles).

Cela prend moins de 5 minutes (8 questions)

Le gagnant de l’abonnement est :

Auto-école Derollez à Berck-sur-Mer (62)

Voir le tirage au sort


Arrêté du 5 janvier 2021 portant application de l’article R. 313-32-1 du code de la route relatif à la signalisation matérialisant les angles morts sur les véhicules lourds

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Veille juridique Auto-école

Tout véhicule tel que désigné à l’article R. 313-32-1 du code de la route est équipé d’une signalisation matérialisant les angles morts conforme au modèle fixé en annexe du présent arrêté.

Chaque signalisation peut être rapportée sur le véhicule par collage ou rivetage ou tout autre moyen de fixation ou peut être peint ou poché sur la carrosserie. Lire la suite


CPF et permis de conduire : changements en vue

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Plusieurs informations importantes concernant l’utilisation du Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer son permis de conduire sont tombées en ce début de semaine. Modification des règles d’éligibilité, mesures anti-fraude, et la « portabilité » à nouveau demandée. Nous faisons le point.

Nouveau changement des règles d’éligibilité à compter du 1er janvier 2021

Fin octobre, la Caisse des Dépôts et consignations publiait une notice informant les organismes de formation (OF) d’une modification concernant les offres de formation au permis de conduire à compter du 1er novembre. Cette modification des règles excluait du financement les formations à la conduite seule (sans formation et présentation à l’examen théorique), ainsi que les formations sur véhicules équipés d’une boîte automatique (B78). Les formations au code de la route seule, déjà interdites précédemment, restaient interdites, dans le cadre du CPF.

Ces mesures, officiellement destinées à lutter contre les abus, avaient été vivement contestées par les différentes organisations professionnelles (CNPA, UNIC, UNIDEC), dans la mesure où elles excluaient du financement un grand nombre d’élèves. Les protestations ont porté leurs fruits puisque, vendredi dernier, 11 décembre, les règles d’éligibilité des formations au permis de conduire sur EDOF étaient à nouveau modifiées et une notice rectificative était publiée.

À partir du 1er janvier 2021, sont à nouveau éligible au financement par le CPF les formations suivantes :

– les formations comprenant une préparation à l’épreuve théorique du code de la route autorisant la conduite des véhicules des catégories B, C et D ;
– les formations comprenant une préparation à l’épreuve pratique du permis de conduire autorisant la conduite des véhicules de ces mêmes catégories ;
– les formations comprenant une préparation à l’épreuve théorique et une épreuve pratique réunie en une seule formation ;
– les formation au Permis B78 (permis B sur boite de vitesse automatique).

Les formations aux autres permis (B1, BE, B96, AM, moto, bateau, tracteur, etc…) demeurent inéligibles au financement par le CPF.

Ce revirement de situation, s’il est évidemment bienvenu, montre un fois encore la grande insécurité réglementaire à laquelle les professionnels de l’enseignement de la conduite sont confrontés.

De nouveaux types de fraude découverts

Les salariés consultant le site « Mon compte formation » sont appelés à redoubler de vigilance face aux risques d’escroquerie. En effet, depuis quelques mois, les sommes importantes amassées sur les CPF sont l’objet de la convoitise d’organismes aux pratiques frauduleuses. Repérées par la CDC, à partir du mois de septembre, elles peuvent prendre différentes formes.

1.Des informations mensongères diffusées dans le cadre de campagnes de prospection téléphonique
Il s’agit du cas le plus fréquent. Comme le précise Laurent DUPAIN, Directeur de la formation professionnelle à la Caisse des Dépôts, « des personnes se faisant passer pour des représentants du Ministère du Travail ou de la Caisse des dépôts — ce qui est un délit — laissent entendre que les crédits acquis au titre du DIF seront perdus s’ils ne sont pas utilisés avant le 31 décembre 2020 afin d’inciter à l’achat ». Ces arguments sont trompeurs dans la mesure où la date d’échéance pour l’inscription des droits aux DIF a été reportée au 30 juin 2021 (article 13 de la loi n° 2020-1379 du 14 novembre 2020).

2. Des cas d’usurpation d’identité

« Des personnes prétextant conseiller les usagers leur demandent leur identifiant et mot de passe pour prendre en charge l’ouverture de leur compte ou l’inscription en formation », précise la Caisse des dépôts. Les salariés sont invités à ne jamais communiquer leur numéro de Sécurité sociale ou leur mot de passe à des tiers.

Au total, ces fraudes porteraient sur 6 000 comptes personnels de formation (sur les quelques 38 millions de comptes gérés et alimentés par la Caisse des dépôts) pour un montant de prestations évalué à 10 millions d’euros. La Caisse des Dépôts et consignation a déposé sept plaintes contre 21 organismes de formation.

Parallèlement aux dépôts de plaintes, des mesures ont été prises pour mieux sécuriser les entrées des formations, la CDC va prochainement déployer un système d’authentification renforcé utilisant le dispositif France Connect (identifiant unique permettant d’accéder à différents services publiques). Par ailleurs, le site de l’État consacré à la lutte contre la cyber-malveillance détaille les procédures à suivre en cas d’arnaque au CPF.

La portabilité du CPF à nouveau sur la table

Le 12 décembre, Patrice Bessone et Lorenzo Lefevre – respectivement Président et Vice-président du CNPA Éducation routière – étaient les invités de l’émission « Ça Roule » sur Sud Radio (réécouter l’émission ici, à partir de 8:20). Ils ont été amenés à présenter leur vision du futur de l’auto-école. Parmi les différentes pistes abordées : simulateurs, création de « Maisons de la sécurité routière » (sur le modèle des Maisons de santé), etc… ainsi qu’une proposition sur la « portabilité du compte personnel de formation » des parents en faveur de leurs enfants.

Cette proposition permettrait que les parents puissent céder tout ou partie de leur crédit de formation à leurs enfants, dans le cadre de leur formation au permis de conduire. Elle permettrait de baisser drastiquement le coût de la formation pour les élèves (voir de la rendre « gratuite »), tout en permettant aux écoles de conduite de facturer leurs formations au juste prix.

Cette idée n’est pas nouvelle, son auteur Hicham AMRI, l’avait soumise à Françoise Dumas dans le cadre des travaux préparatoires au rapport Dumas (NDLR: pour mémoire, nous l’évoquions déjà comme l’une des solutions pour faire baisser le coût du permis, dans un article de décembre… 2018). Elle n’avait pas été retenue.

Cette proposition a néanmoins le mérite de faire la quasi-unanimité au sein des organisations professionnelles. Pour Thibault Droinet, le Vice-président de l’UNIC, « on pourrait commencer par expérimenter pour les élèves optant pour la conduite accompagnée, de façon à inciter les jeunes à se tourner vers ce type de formation ».

Cette proposition de « portabilité du compte personnel de formation » devrait être renouvellée en janvier 2021 dans le cadre de la commission dédiée à la modernisation du secteur de l’auto-école, une commission qui sera co-pilotée par le Ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le Ministre délégué chargé des PME, Alain Griset. Espérons qu’elle soit retenue cette fois-ci!


Alain Griset à l’écoute des écoles de conduite

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Alain Griset et Gilles Drykes (Unic)
Le ministre délégué aux PME-TPE, Alain Griset, s’est rendu hier (vendredi 4 décembre) dans le Val-de-Marne, à la rencontre des représentants départementaux des organisations professionnelles représentatives des écoles de conduite (CNPA, UNIC, UNIDEC). Après une visite de l’Auto-école Dalayrac (photo ci-dessus), une réunion a eue lieu à la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne.

Au cours de cette réunion, plusieurs sujets ont été abordés et des demandes concrètes ont été formulées.

La reprise de la préparation à l’épreuve du code de la route en présentiel

Les représentants des organisations professionnelles ont demandé au Ministre la reprise des formations à l’examen théorique général (ETG) en présentiel, à l’instar de certaines formations théoriques et des stages de récupérations de points, de nouveaux autorisés. Les professionnels ont souligné qu’il n’y avait aucune raison à ce que ce qu’un distinction soit effectuée entre ces différentes formations théorique, dès lors qu’un protocole sanitaire stricte a été mis en place.

Ils ont demandé, soit l’autorisation de rouvrir les salles de code, soit qu’une indemnisation complémentaire soit versée aux écoles de conduite qui sont empêchées de faire de la préparation à l’ETG, afin de compenser le manque à gagner qu’elles subissent.

Garantie financière et financement des flottes de véhicules

Avec près de 4 mois passés en état de « fermeture administrative », les bilans des écoles de conduite pour l’année 2020 risquent de ne pas être bons. Dans ce contexte, les assureurs, ainsi que les sociétés de financement des différents constructeurs, pourraient hésiter à renouveler la garantie financière des écoles de conduite. Pour autant, ces résultats financiers ne sont pas dus à des erreurs de gestion, mais plutôt à la pandémie et aux décisions prises à cette occasion.

Sans garantie financière, les écoles de conduite labellisées perdraient à la fois la label et les avantages qui y sont attachés (permis à 1€ par jour, équivalence Datadock, formation passerelle B78 vers B,…). De la même façon, si les constructeurs refusent les financements (LLD ou LOA), les auto-écoles pourraient avoir du mal à renouveler leur flotte de véhicules.

Face à ces craintes, les organisations professionnelles ont demandé à ce que le Ministère de l’Économie puisse proposer une réassurance pour le renouvellement de la garantie financière (via la BPI ou un autre mécanisme) qui permette aux écoles de conduite de sortir de cette impasse.

Incitation à l’acquisition de véhicules propres par les auto-écoles

Il a été demandé au Ministre Griset, que les écoles de conduite puissent bénéficier d’aides pour acquérir des véhicules propres (électriques ou hybrides), de telles aides n’existant pas à l’heure actuelle. Il a été souligné qu’il était aujourd’hui plus avantageux pour une école de conduite d’acheter un véhicule diesel (plus polluant) qu’un véhicule hybride.

Financement des formations via le CPF et concurrence des plateformes

Enfin, il a été demandé au Ministre de peser en faveur d’un assouplissement des conditions de recours au compte personnel formation (CPF) pour financer le permis : un élargissement du CPF au permis moto et la transmissibilité des droits du CPF des parents aux enfants pour financer leur permis de conduire (une proposition déjà émise par PermisMag en décembre… 2018, NDLR).

Le cas de la concurrence déloyale des plateformes en ligne, qui bénéficient de surcroît d’aides publiques, a également été évoqué.

Des propositions communes

Contrairement aux reproches qui leurs sont parfois fait, les organisations professionnelles ont présenté un front uni et des propositions communes… comme en témoignent leurs différents communiqués de presse. Ces propositions ont — semble-il — été plutôt bien accueillies par le Ministre. Ces propositions seront examinées avec attention et la création d’une commission de travail a été annoncée pour le mois de janvier 2021. Pilotée par le Ministère de l’Économie, son objectif sera de travailler à la modernisation du secteur de l’enseignement de la conduite et l’obtention des financements pour les écoles de conduite de proximité.

Arrêté du 4 décembre 2020 modifiant l’arrêté du 13 avril 2016 relatif au certificat de qualification professionnelle « responsable d’unité(s) d’enseignement de la sécurité routière et de la conduite »

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Veille juridique Auto-école

Mise à jour du référentiel du certificat de qualification professionnelle « responsable d’unité(s) d’enseignement de la sécurité routière et de la conduite » (CQP RUECSR). Lire la suite


Leçons annulées, examens maintenus : une situation intenable pour les auto-écoles

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auto-ecole lecons annulées
La nouvelle est tombée en milieu de matinée, ce samedi ! Contrairement aux déclarations du Premier Ministre, les auto-écoles ne pourront pas dispenser de leçons de conduite pendant toute la durée de ce deuxième confinement. La Délégation à la Sécurité routière a communiqué l’information aux organisations professionnelles et aux Bureaux de l’éducation routière des différents départements.

Ce matin, alors que la plupart des écoles de conduite avaient informé leurs élèves que les leçons de conduite et les examens étaient maintenus, beaucoup d’entre elles ont découvert – sur les réseaux sociaux ou sur Printel – le message de la Déléguée interministérielle à la Sécurité routière (reproduit ci-dessous).

Messieurs les présidents,

Pour faire suite aux questions évoquées hier, je vous confirme que l’intention est, par le Décret  2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, de ne permettre que la tenue des examens et non d’autoriser les écoles de conduite, de proximité ou en ligne, à dispenser durant la période de confinement des cours de conduite.

La DSR se tient évidement à votre disposition et à vos côtés dans cette période difficile .

Marie Gautier-Melleray

Déléguée interministérielle à la Sécurité routière

À Matignon, des conseillers ministériels hors-sol

Ce message, s’il a le mérite d’être clair (contrairement au Décret), n’en reste pas moins incompréhensible. Il illustre à lui seul le manque de communication au sein de l’administration et la déconnexion totale des conseillers à Matignon avec le terrain.
Lorsque Jean Castex fait son discours jeudi soir et annonce le maintien des activités de formation et des « examens du permis de conduire », de toute évidence, ni le Ministère de l’Intérieur ni la DSR n’ont été consultés. Ils n’ont pas plus été consultés lors de la rédaction du décret paru la nuit suivante.

Face aux différents syndicats de la profession (écoles de conduite et inspecteurs), la Déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Marie Gautier-Melleray, ne peut que reconnaître son embarras. Dans le compte-rendu de leur audio-réunion, les représentants de l’UNSA-Saneer écrivent : « MGM dit affronter une réalité douloureuse en raison de la lecture interprétable du décret. Elle cherche à obtenir des éclaircissements quant à sa rédaction, un élargissement est-il prévu ou non sur la dernière partie du décret. »

« L’intention du décret » : le texte et son interprétation

La réponse arrive samedi matin. Après être allée prendre des instructions auprès de Matignon, Gautier-Melleray communique la nouvelle aux différents acteurs : « je vous confirme que l’intention est, par le Décret 2020-1310 du 29 octobre 2020 […], de ne permettre que la tenue des examens et non d’autoriser les écoles de conduite, de proximité ou en ligne, à dispenser durant la période de confinement des cours de conduite. »

Désormais, incapable de prendre des décisions cohérentes, le gouvernement demande aux Français de savoir lire entre les lignes. Comme si les mots ne suffisaient plus à exprimer une « pensée complexe », chère à Emmanuel Macron, il faut désormais ne plus s’arrêter à une interprétation littérale des textes. Il faut en comprendre l’« intention ». Pour ceux qui n’y arriverait pas, l’administration est là pour en faire l’exégèse.

La DSR, dernière informée, doit se livrer à un numéro d’équilibriste et justifier auprès des différents intervenants d’une décision absurde, prise sans elle… par des technocrates ne connaissant rien au secteur de l’enseignement de la conduite.

Une décision absurde

« Abracadabrantesque ! » aurait dit le Président Chirac. L’interprétation du texte de l’article 35 du décret n’est ni compréhensible, ni même logique.

L’examen du permis de conduire est l’aboutissement d’une formation. Il vient valider le fait que l’élève ait atteint un niveau de conduite suffisant pour pouvoir déplacer un véhicule, en toute sécurité, dans le respect du Code de la route. Maintenir des examens sans permettre aux élèves de s’y préparer, c’est les envoyer à l’échec!

Quel élève acceptera de passer l’examen dans ces conditions ? Et quel chef d’entreprise acceptera de présenter ses élèves dans ces conditions ?

On comprend que Matignon veuille maintenir les examens pour éviter le phénomène d’engorgement connu à la fin du premier confinement. Mais il s’agit là d’une fausse bonne idée! En effet :

  • des élèves pas assez préparés risquent d’échouer (et donc de devoir être représentés en sortie de confinement) ;
  • ces échecs pèseront sur les taux de réussite des auto-écoles ;
  • ces échecs induiront des frais supplémentaires pour les élèves.

Il fallait donc soit décider de la fermeture des écoles de conduite et l’annulation des examens, soit les autoriser à poursuivre les formations pratiques et à présenter leurs élèves. La deuxième solution semblait réaliste, d’autant plus que les règles sanitaires étaient plutôt bien respectées et qu’aucun cluster ne s’est déclaré au sein des établissements d’enseignement de la conduite.

Une décision est nécessaire

Au lieu de cela, les services du Premier Ministre ont opté pour un entre-deux complètement incompréhensible et surtout très préjudiciable.

Soit les auto-écoles sont autorisées à travailler, et donc à dispenser des leçons de conduite, soit elles font l’objet d’une fermeture administrative… avec les conséquences que cela comporte : possibilité de placer les employés en chômage partiel et éligibilité aux aides de l’État.

Une décision claire, dans un sens ou dans l’autre et nécessaire, rapidement !

Sur la diffusion d’informations en période de crise

Nous sommes bien conscients que les informations présentes dans notre article d’hier ne sont plus valables aujourd’hui et nous tenions à nous en excuser. Nous sommes attachés chez PermisMag à diffuser une information fiable. Ceci étant dit, dans la crise actuelle que nous traversons, les informations changent très vite et la réalité d’hier n’est pas celle de demain. Merci pour votre compréhension.


Les auto-écoles autorisées à rester ouvertes, malgré le reconfinement

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Reconfinement auto-ecole Jean Castex
[Mise à jour du 31/10/2020 à 17h30] Les informations présentes dans cet articles ne sont plus d’actualité. Pour les derniers développements, nous vous invitons à consulter notre article : Leçons annulées, examens maintenus : une situation intenable pour les auto-écoles

 

Lors de sa conférence de presse, tenue à hier 18h30, le Premier Ministre Jean Castex a précisé les règles applicables sur l’ensemble du territoire français, pendant ce deuxième confinement. Ses déclarations ainsi que le décret paru au Journal officiel dans la nuit semblent indiquer que les écoles de conduite peuvent rester ouvertes, dispenser des leçons pratiques et accompagner aux examens. Les cours de code en présentiel sont, quant à eux, interdits.

Un reconfinement adapté

Après avoir déclaré que « les modalités et le contour de ce nouveaux confinement ne seraient pas ceux de mars », et affirmé que le gouvernement en avait tiré des enseignements, Jean Castex a réaffirmé la volonté de l’exécutif de préserver l’essentiel : « se soigner, travailler, s’éduquer, se former. »

Il précisé que les Français ne pourront quitter leur domicile que pour certaines raisons et munis d’une attestation : « faire des course, aller et venir entre son domicile et son lieu de travail (si le télétravail n’est pas possible), pour des motifs médicaux, pour des motifs familiaux impérieux, […]. »

Salles de code fermées, leçons pratiques et examens maintenues

Le Premier Ministre a néanmoins affirmé sans équivoque :

  1. Qu’il sera possible d’aller se former, uniquement lorsque cela n’est pas possible à distance. La formation au code de la route est possible à distance. Selon cette logique, les salles de code devraient donc rester fermées. En revanche, la formation à l’examen pratique, ne peut se faire qu’en présentiel (en voiture ou sur simulateur). Il serait donc logique que ces leçons soient maintenues, dans le respect du protocole sanitaire rédigé lors du déconfinement.
  2. Que les déplacements seront autorisés pour se rendre à un examen, notamment à l’examen du permis de conduire. Les examens du permis de conduire sont maintenus. Les examens pratiques sont donc maintenus. Les examens théoriques également.

Dans la nuit, le Décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (Article 35) précise à son alinéa 2 : « Les établissements mentionnés au livre II du code de la route peuvent accueillir des candidats pour les besoins des épreuves du permis de conduire ».

Si la formulation n’est pas des plus claires, elle semble confirmer que les écoles de conduite peuvent continuer à accueillir des candidats pour les former à l’examen pratique. La formation à l’examen théorique, qui peut s’effectuer à distance, ne pourra avoir lieu au sein des auto-écoles jusqu’à la fin de la période de confinement.

Et les inscriptions?

Dernier point : qu’en sera-t-il des inscriptions? Si les bureaux des agences peuvent rester ouverts et les formations en cours continuer à avoir lieu, comment les futurs élèves vont-ils réagir? Vont-ils continuer à venir s’inscrire malgré les restrictions de déplacement ou vont-ils préférer reporter leurs formations en fin de confinement? L’avenir le dira.

Bon courage à tous!


Leçons annulées, MotorProtect vous assure !

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MotorProtect assurance auto-école
Toutes les auto-écoles sont confrontées à des annulations de leçons de conduite au dernier moment. Le gérant doit alors choisir entre décompter la leçon à l’élève (et parfois entrer en conflit avec l’élève) ou « perdre » la leçon. Depuis 2015, l’entreprise MotorProtect propose aux auto-écoles son assurance « Protect’heures » qui couvre les leçons annulées tardivement.

La garantie contre les annulations d’heures de conduite

« Protect’heures » est un contrat d’assurance que l’auto-école souscrit pour le compte de l’ensemble de ses élèves. Ce contrat permet de se protéger contre le risque de perte financière (auparavant assumé par l’élève ou son auto-école). La garantie couvre ainsi toutes les heures de conduite des élèves dès lors qu’elles sont annulées moins de 48 heures avant leur date prévue, et que l’élève dispose d’un motif justifié (santé, obligation professionnelle, scolaire ou universitaire, panne de véhicule des parents, grève ou retard de train…).

Les annulations de journées de formation (stage code, passerelle A2>A …), ou encore d’examen pratique sont également couvertes.

Que dit le nouveau contrat-type ?

Dans son paragraphe V intitulé « Obligations des parties », le contrat type – entré en vigueur au 1er juillet 2020 – prévoit que :

« En cas d’annulation des leçons en formation pratique : Sauf cas de force majeure ou motif légitime dûment justifié à l’établissement, toute leçon non décommandée par l’élève au moins 48 heures à l’avance n’est pas remboursée. Si elle n’a pas été payée à l’avance, elle est considérée comme due. […] »

Ce délai de 48 heures n’est pas nouveau et il s’agit d’un usage répandu en auto-école. La nouveauté est qu’il est désormais possible de se protéger contre ces annulations.

Combien coûte cette assurance ?

Le prix par élève assuré est de 40% du prix d’une heure de conduite. Si le prix d’une heure de conduite supplémentaire d’une auto-école est de 50 €, le prix de l’adhésion pour couvrir l’ensemble de la formation de l’élève du risque annulation sera de 20 € / élève.

Le prix de cette assurance peut (et doit) être répercuté sur le prix du forfait proposé (ligne « Forfait de formation pratique »).

Comment cela fonctionne ?

Le produit n’est pas contraignant pour les auto-écoles. Elles ont accès à un espace dédié dans lequel elles déclarent les inscriptions de leurs élèves. Cette déclaration crée automatiquement un espace dédié pour chaque élève, qui y retrouve l’ensemble des éléments de son contrat.

En cas d’annulation, l’auto-école facture son élève des heures annulées, et déclare l’annulation en quelques clics sur son espace MotorProtect. Elle n’a rien d’autre à faire ! MotorProtect rentre alors en contact avec l’élève qui transmet via son espace internet dédié ou par email son RIB et son justificatif d’absence. MotorProtect s’engage à traiter le remboursement de l’élève sous 48 heures.


Capture d’écran de l’espace dédié aux auto-écoles

L’auto-école n’a plus à rechercher à tout prix le remplacement d’un élève par un autre : la perte financière est prise en charge par MotorProtect. Elle n’a plus à « courir après » les justificatifs d’absence de ses élèves, ni à arbitrer si le motif est légitime ou non : tout motif justifié est pris en charge par le contrat, et les échanges avec les élèves sont traités directement par MotorProtect.

L’auto-école dispose également d’un accès à l’ensemble de ses annulations et de l’état d’avancement de leur traitement. Elle peut ainsi s’assurer que MotorProtect tient bien ses engagements vis-à-vis des élèves. Pour Vianney ALEXANDRE, le fondateur de MotorProtect, « nous travaillons avec désormais près de 100 auto-écoles et le succès du programme passe par la satisfaction de chacun, écoles de conduite comme élèves ».

Vous souhaitez entrer en contact avec MotorProtect ou obtenir plus d’informations sur l’assurance « Protect’heures » ? Vous pouvez contacter l’entreprise :


Auto-école.net annonce une levée de fonds de 10 millions d’euros

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Vendredi matin, Benoit Storelli, le Directeur général d’Auto-école.net annonçait sur BFM Business une levée de fonds de 10 millions d’euros auprès du fonds d’investissement Ring Capital et détaillait les plans de l’entreprise pour les années à venir. L’interview (à revoir en sur le site de BFM) est riche en enseignements. Nous avons tenté de la décortiquer.

Un modèle différent des auto-écoles en ligne

La situation est connue : les évolutions législatives, soutenues par Emmanuel Macron depuis 2015 (en tant que Ministre de l’Économie, puis en tant que Président), ont favorisé l’émergence de nouveaux acteurs, des pure players digitaux, proposant des formations « moins chères ».

Pour Benoit Storelli, tous ces acteurs n’ont pas le même modèle économique et ne doivent pas être confondus. Il distingue :

  • Un modèle de plateformes de mise en relation qui fonctionnent avec des moniteurs indépendants et qui souhaitent « ubériser » le marché (à l’instar du géant américain avec les taxis et les VTC). Il s’agit du modèle défendu par Ornikar, En Voiture Simone, Le Permis Libre… ;
  • Un deuxième modèle plus intégré (et plus respectueux de la législation) avec des locaux, des moniteurs salariés, des élèves présentés sur ses propres places d’examen… et qui s’appuie sur le digital pour réduire le montant des formations, notamment grâce à la formation en ligne (e-learning). C’est le modèle défendu par Auto-école.net.

Si tous ces acteurs soulignent dans leurs publicités le caractère « moins cher » de leurs formations, Storelli défend une approche différente de ses concurrents. Auto-école.net ne communique pas sur le fait que ses formations sont « moins chères qu’en auto-école ». Il se défend de toute volonté de « casser les prix » et explique la différence de prix par le fait que l’e-learning permet de réduire le nombre d’heures nécessaires pour passer le permis de conduire.

On aurait donc d’un côté des « courtiers » qui utilisent le digital pour mettre en relation élèves et indépendants et qui proposent des prix bas grâce à une concurrence déloyale (en ne payant ni locaux, ni charges sociales) et, de l’autre, une « edtech » (startup technologique spécialisée dans l’éducation et l’apprentissage) qui propose des prix bas en remplaçant une partie des leçons pratiques par des enseignements en ligne.

Selon les chiffres annoncés, Auto-école.net aurait formé l’an passé 60 000 élèves pour un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Comme souvent, ces chiffres sont difficiles à vérifier, mais ils permettent de déduire deux éléments :

  1. L’ensemble de ces élèves inscrits n’effectuent pas sur une formation complète (code et conduite). Le panier moyen étant de 250€ / élève.
  2. Auto-école.net est le deuxième acteur du secteur, derrière Ornikar, en termes de chiffres d’affaires (hors formation pro).

La levée de fonds de 10 millions d’euros annoncée vendredi doit lui permettre de continuer son développement et notamment de concurrencer Ornikar (qui avait levé 12 millions d’euros en juillet 2019, NDLR).

Les 10 millions d’euros pour accélérer et se diversifier

Pour Benoît Storelli, la récente levée de fonds doit permettre à Auto-école.net d’aller plus vite sur son cœur de métier. Il souhaite :

  • Améliorer le maillage territorial pour couvrir, à terme, les 100 plus grandes agglomérations de France (contre 30 agglomérations couvertes actuellement).
  • Investir dans le « produit » en améliorant la qualité des applications, le suivi de l’apprentissage des élèves, en développant des simulateurs… L’objectif est de pousser encore plus loin la digitalisation de l’enseignement de la conduite.
  • Investir dans les « talents ». Concrètement, il s’agit de renforcer les équipes enseignantes. Le groupe déclare recruter 20 moniteurs par mois en ce moment.

De l’enseignement de la conduite à l’enseignement de toutes les mobilités

Ces 10 millions d’euros doivent également servir à développer de nouvelles activités et notamment une offre de sécurité routière et d’écoconduite à destination des entreprises, des municipalités et des particuliers, en capitalisant sur les outils déjà développés.

Auto-école.net entends désormais s’adresser « aux entreprises qui ont des flottes automobiles et qui veulent former leurs conducteurs », ou à « des entreprises qui ont des flottes dans les nouvelles mobilités » (vélos, trottinettes, …). L’objectif est d’adresser les problématiques de sécurité autour de ces nouvelles mobilités.

« Notre modèle nous permet ainsi désormais d’envisager avec confiance le déploiement de nos activités sur toutes les formes de mobilité et de réaliser pleinement notre mission qui est d’accompagner tous les Français vers une mobilité plus respectueuse et responsable », explique Stanislas Llurens, co-fondateur d’Auto-école.net.

POUR ALLER PLUS LOIN

Encore un financement avec de l’argent public ?

Lors de la levée de fonds d’Ornikar en 2019, nous avions publié un article intitulé « Ornikar, nouvelle start-up d’État » et montré – chiffres à l’appui – que 10 millions sur les 12 millions d’euros levés avaient été apportés par BPI France.

La levée de fonds d’Auto-école.net a été réalisée auprès de Ring Capital. Le communiqué de presse précisé « Ring Capital [investit] des tickets de € 3 à 15M dans les « scale-ups » françaises pour les accompagner dans leur phase de passage à l’échelle, notamment via l’internationalisation et la croissance externe. […] Les fonds gérés proviennent d’acteurs institutionnels tels que Tikehau Capital et BPI France et d’investisseurs familiaux ou privés. »

S’il ne s’agit pas directement d’argent public comme pour Ornikar, il semblerait donc qu’une partie des fonds apportés par Ring Capital, proviennent indirectement de BPI France.

Pas d’expansion à l’international pour l’instant

Dans son communiqué de presse, Auto-école.net ne mentionne pas de projets d’expansion à l’international. Sage décision ? Peut-être, si l’on en croit les déboires que rencontre Ornikar à l’étranger. La filiale allemande Odokar a été purement et simplement abandonnée (le site a été clôturé ainsi que la page Facebook), quant à la filiale espagnole Obicar, elle a été discrètement renommée Onroad.to …


Décret n° 2020-1264 du 16 octobre 2020 relatif à l’obligation d’équipement de certains véhicules en période hivernale

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Veille juridique Auto-école

Dispositions relatives à l’obligation de port ou de détention d’équipements hivernaux des véhicules visant à améliorer la sécurité et les conditions de circulation en période hivernale. Le décret fixe les modalités d’application de l’article L. 314-1 du code de la… Lire la suite