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[Opinion] Garantie financière : le gouvernement doit prendre ses responsabilités

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En conditionnant le maintien du dispositif « Permis à 1€ par jour » à l’obtention du label « Qualité des formations au sein des écoles de conduite », le Ministère de l’Intérieur entend inciter les écoles de conduite à se labelliser. Dans le même temps, les assurances proposant des garanties financières quittent le marché les unes après les autres, échaudées par un nombre de faillites en forte hausse. L’État, en partie responsable de cette situation, doit se substituer aux assureurs s’il souhaite que le label soit adopté par le plus grand nombre.

 

Le permis à 1€ réservé aux auto-écoles labellisées

Le 19 novembre, le Décret n° 2019-1194 était publié au journal officiel. Il prévoit que « l’aide au financement de la formation à la conduite » (c’est-à-dire le dispositif du permis à 1€ par jour) soit réservée aux auto-écoles agréés labellisés. Il vient ainsi modifier le Décret n° 2005-1225 du 29 septembre 2005 relatif au permis à 1€ par jour. Cette mesure entre en vigueur à compter du 1er janvier 2020 (ou du 1er mars 2020 pour les auto-écoles sociales).

D’ici un mois, les auto-écoles qui ne seraient pas labellisées ne pourront donc plus proposer le Permis à 1€ par jour. Cette décision est surprenante car en restreignant l’accès à un dispositif d’aide, elle va à l’encontre du souhait affiché de « réduire le coût du permis de conduire ». En effet, certaines auto-écoles préféreront abandonner le Permis à 1€ par jour plutôt que de se lancer dans une démarche de labellisation coûteuse et chronophage.

 

La garantie financière obligatoire pour être labellisé

Les auto-écoles qui souhaiteraient continuer à proposer ce mode de financement du permis de conduire, devront donc entamer les démarches afin d’obtenir le label ministériel avant la fin de l’année.

L’un des aspects les plus contraignants de ce label est l’obtention d’une garantie financière couvrant l’ensemble des élèves (soit pour un montant correspondant à 100% du CA TTC et non plus 30% du CA TTC comme cela était demandé dans le cadre du Permis à 1€ par jour).

Cette obligation est précisée au critère 1.2. Ce dernier impose d’« avoir souscrit à un dispositif de garantie financière renouvelé annuellement et couvrant l’ensemble des élèves et des formations préparant aux différentes catégories du permis de conduire. »

 

Les assurances quittent le marché

Nombreuses sont les auto-écoles qui, depuis la rentrée, ont reçu un courrier de leur assurance leur indiquant ne plus être en mesure de poursuivre leur contrat de Garantie financière. Des compagnies d’assurances importantes comme Allianz et Markel ont jeté l’éponge, suivies par les courtiers qui travaillaient avec elles (comme April). D’autres, comme Groupama, acceptent toujours de travailler avec les auto-écoles… mais pour combien de temps encore?

 

Extrait du courrier envoyé par le courtier APRIL à ses clients (octobre 2019). NB: Les passages en gras sont tels quels dans le courrier.

La raison de se désengagement est clairement stipulée dans le courrier. La sinistralité dans le secteur de l’auto-école est devenue telle que les assureurs ne souhaitent plus prendre de risque, de peur d’avoir à régler des indemnités supérieures aux primes perçues.

 

L’État, en partie responsable de la situation, doit se poser en garant

En favorisant le modèle économique des plateformes (en allant jusqu’à investir dans leur capital) au détriment des écoles de conduite de proximité, l’État a fragilisé tout un secteur économique et participé à la hausse des défaillances d’écoles de conduite.

La garantie financière est une contrainte et une charge supplémentaire imposée aux auto-écoles. Cette contrainte est d’autant plus lourde à assumer que leurs interlocuteurs historiques, leur tournent désormais le dos.

Si rien n’est fait, certaines auto-écoles pourraient se détourner du label et renoncer au Permis à 1€ par jour. Cela irait à l’encontre de l’objectif affiché de « réduire le coût du permis de conduire ». C’est pourquoi il apparaît nécessaire que l’État intervienne et prenne en charge la gestion des garanties financières. L’État doit se substituer aux assureurs qui ne jouent plus leur rôle et constituer un fonds public de garantie auquel les écoles de conduite pourraient abonder.

Ce fonds pourrait prendre une forme similaire au Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) qui garantit les petits épargnants en cas de faillite de leur établissement bancaire, à hauteur de 100 000€ par client et par établissement.

 

Vous cherchez une garantie financière?Voici quelques contacts qui pourraient vous être utiles :

  • Cap Europe Assurances contact@capeuropeassurances.fr / 03 90 41 68 21
  • Master Assurancecontactmaster@monceauassurances.com / 02 54 73 85 00
  • VroomVroom Assurance contact@vroomvroom.fr / 01 85 08 47 51
  • Catanzano Assurances catanzano.laurent@gmail.com / 01 69 050 060

 


Black Friday : une auto-école doit-elle faire des soldes?

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Depuis une semaine, les offres spéciales Black Friday fleurissent sur internet et dans les différents médias. Aux États-Unis, le Black Friday (littéralement « Vendredi noir ») désigne le vendredi qui suit la fête de Thanksgiving. Le Black Friday est un jour de soldes qui lance la saison des achats de fin d’année.
Initialement pratiquée par les grandes surfaces, ces soldes sont désormais aussi pratiquées par des commerce de proximité. L’occasion pour nous de réfléchir à l’opportunité pour les auto-écoles de pratiquer ce genres d’opérations commerciales.
Plusieurs visions s’affrontent, nous essaieront d’analyser ici les différents arguments.

Augmenter les inscriptions et remplir les plannings

Nombreuses sont les auto-écoles qui pratiquent de fortes remises au moment de leur ouverture (afin d’inscrire plus facilement leurs premiers élèves) ou pendant les périodes creuses (ex: les offres de Noël alors que le mois de décembre est généralement calme).

Il s’agit là d’un moyen efficace pour inscrire rapidement des élèves, engranger de la trésorerie et donner du travail aux enseignants.

Si l’efficacité de ces pratiques est démontrée à court terme, ces tarifs trop bas pénalisent aussi bien l’auto-école qui les propose que ses concurrents immédiats. La première travaille à perte (au moins sur les prestations vendues dans le cadre de l’offre promotionnelle) et les seconds inscrivent moins.

« Les gens ne veulent plus payer »

La situation actuelle est paradoxale, le consumérisme n’a jamais été aussi prononcé, grandement aidé par la publicité. Le client-consommateur veut toujours plus, toujours plus vite pour toujours moins cher.

Il est influencé par les publicités des auto-écoles en ligne qui proposent le code de la route « 10x moins cher » et le permis « 35% moins cher ».

Face à cela, il peut être tentant pour un gérant d’auto-école de baisser ses prix pour s’aligner – même temporairement – sur les auto-écoles en ligne et récupérer ainsi une partie des élèves qui pourraient être tentés par leurs prix bas.

Deux visions du métier

Céder à la tendance ou y résister? Deux visions s’affrontent aujourd’hui au sein des gérants d’auto-écoles. D’un côté, les gérants-entrepreneurs, pour qui l’enseignement de la conduite est un business comme un autre. Pour ceux là, la communication et les offres promotionnelles sont des aspects à exploiter.

De l’autre, les « amoureux du métier » pour qui l’enseignement de la conduite et la sécurité routière est une vocation. Pour ceux-là, leur savoir-faire et celui de leurs enseignants ne doit pas être bradé comme n’importe quelle autre marchandise.

Ces deux visions du métier ne sont pas mutuellement exclusives et il est possible de combiner l’amour du métier avec une vision entrepreneuriale.

Comment se positionner?

Il est très compliquer d’avoir une position tranchée sur un sujet aussi sensible. Cependant, quelques rappels de bon sens s’imposent :

  1. Attention à ne pas confondre marge et chiffres d’affaires. La trésorerie engrangée permettra de payer les prochaines factures, mais une entreprise qui ne fait pas de marge durablement court à la faillite.
  2. Les auto-écoles en ligne proposent des offres low-cost (littéralement à bas prix) et dont la qualité est inférieure. Le nivellement par le bas n’est pas une solution. Un effort de pédagogie s’impose pour leur expliquer pourquoi les tarifs (et la qualité) est meilleure en auto-école traditionnelle.
  3. Les offres exceptionnelles doivent le rester… Une auto-école qui pratique des remises de 20-30% quatre fois par an est de facto une auto-école low-cost. Il s’agit d’un modèle économique en soi, avec ses règles et ses contraintes.
  4. Quitte à faire des remises importantes, il est préférable de faire des remises sur des prestations ciblées (accès code en ligne, leçon sur simulateur) sur lesquelles la marge est la plus importante, ou alors sur des formations particulières (exemple : formation boîte automatique).
  5. Enfin, il est important de former les personnes en charges des inscriptions afin qu’elle renseigne les prospects au mieux. Leur travail sera de faire en sorte que l’élève opte non pas pour le prix d’appel, mais pour une formule non remisée.

Auto-écoles : pourquoi et comment géolocaliser votre flotte ?

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La géolocalisation par balise GPS permet d’encadrer l’utilisation des véhicules professionnels. Ces solutions permettent aux gérants d’auto-écoles de suivre l’utilisation de leurs véhicules et offrent un gain de productivité non négligeable. Quels sont les bénéfices de la géolocalisation de véhicule ? Comment l’installer ? Que dit la loi ?

Les bénéfices

La géolocalisation de véhicules fait remonter des informations simples en temps réel : position du véhicule, vitesse, indice de freinage. Couplées à une cartographie Google Maps, ces données sont exploitables facilement pour analyser l’usage des véhicules à un instant T ainsi que leur historique.

Par exemple, il est possible de connaitre un à moment donné la position d’un véhicule. Ceci permet d’éviter à avoir à appeler le moniteur, de le déranger durant son cours, simplement pour connaître sa localisation en cas de changement pour le cours suivant.

Les indices d’accélération, de freinage ainsi que les arrêts moteur en marche vous aideront à sensibiliser vos moniteurs à l’éco-conduite et vous permettront de réaliser jusqu’à 25% d’économie de carburant.

Enfin, les rapports de trajets quotidiens vous donneront une vue détaillée des parcours empruntés par vos moniteurs lors des leçons. Il est évidemment possible de désactiver la géolocalisation durent les épreuves.

Le fonctionnement

Le système se présente sous la forme d’une petite balise GPS équipée d’une carte SIM. La balise peut-être placée sous le tableau de bord, branchée sur la prise diagnostique ou même directement sur la batterie du véhicule. L’installation peut être effectuée par un professionnel ou par vos soins dans le cas des balises sur prise diagnostique ou sur batterie.

Une fois les balises activées auprès du fournisseur, les informations sont actualisées en temps réel et envoyées à une application web et / ou smartphone.

A savoir : il est formellement interdit d’installer un système de géolocalisation de véhicules sans en avertir ses salariés.

Est-ce légal ?

Que ce soit dans le cadre de l’utilisation des données ou du respect de la vie privée, la CNIL a établi certaines règles à respecter par l’employeur :

  • Le logiciel de suivi doit être sécurisé et l’accès doit se faire par mot de passe.
  • L’employé a le droit de récupérer ses relevés de géolocalisation en cas d’accident.
  • La désactivation du système doit être possible dès lors que l’employé utilise le véhicule de fonction en dehors de son temps de travail.

Et d’une manière générale, la CNIL recommande que les instances représentatives du personnel soient informées avant toute décision d’installation d’un système de géolocalisation de véhicules professionnels.

Un système de géolocalisation de véhicules professionnels ne peut pas être utilisé pour :

  • Contrôler les limitations de vitesse.
  • Suivre les déplacements d’un représentant syndical dans le cadre de son mandat.
  • Suivre un employé disposant d’une liberté d’organisation de son temps de travail.
  • Calculer le temps de travail des employés alors qu’un autre dispositif existe déjà.
A savoir : depuis l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) le 25 mai 2018, la mise en place de la géolocalisation ne nécessite plus d’effectuer une déclaration auprès de la CNIL.

Sources :
https://www.cnil.fr/fr/la-geolocalisation-des-vehicules-des-salaries
https://contrat-de-travail.ooreka.fr/astuce/voir/275684/geolocalisation-des-salaries-droits-et-limites


Voiture d’occasion : comment bien choisir sa voiture ?

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Comment bien choisir sa voiture d’occasion ?

Que ce soit pour leurs prix accessibles ou pour leur grande diversité, les voitures d’occasion semblent séduire de plus en plus de conducteurs français. Le marché des véhicules d’occasion est d’ailleurs en pleine expansion avec des acteurs de plus en plus divers. Du concessionnaire automobile classique aux particuliers revendeur de voiture, en passant par les mandataires automobiles, il n’a jamais été aussi facile de trouver un revendeur automobile qu’en 2019. Retour sur les bons gestes à observer pour choisir sa voiture d’occasion.

Pourquoi acheter une voiture d’occasion en 2019 ?

Acheter une voiture d’occasion est très souvent synonyme d’économies pour les conducteurs. En effet, la décote des voitures neuves peut être assez rapide sur des modèles d’entrée et de milieu de gamme, rendant alors accessibles des véhicules à peine sortis de l’usine. Ainsi, d’après une étude du site Ooreka, une voiture neuve perdrait entre 15 et 30% de sa valeur lors de sa première année d’utilisation, et jusqu’à 50% de sa valeur initiale dans sa seconde année d’utilisation.

Il est ainsi possible de trouver d’excellente affaire sur le marché des voitures d’occasion, avec des véhicules comptant moins de 10 000 kilomètres au compteur ! Une aubaine pour les automobilistes exigeants, cherchant de bonnes affaires sans lésiner sur la qualité automobile.

Quels sont les points primordiaux à vérifier pour éviter les mauvaises surprises ?

Si l’acquisition de voiture d’occasion est aujourd’hui simplifiée, eu égard au nombre d’interlocuteurs accessibles sur le marché, il convient de rester vigilant pour éviter les mauvaises surprises.

En effet, la démocratisation des ventes de voitures d’occasion entre particuliers a conduit à une généralisation des mauvaises pratiques en termes de prix de vente, de qualité des véhicules, ainsi que de documents administratifs.

En général, il est conseillé de procéder à plusieurs étapes avant d’acheter une voiture d’occasion. À savoir :

  • Faire appel à un interlocuteur sérieux ;
  • Tester le véhicule seul ou accompagné d’un proche,
  • Et exiger certains papiers au vendeur particulier ou professionnel.

Comment reconnaître un interlocuteur sérieux ?

Dans le secteur de l’automobile, une seule règle prévaut : le vendeur doit être à l’écoute des demandes de l’acheteur. Ainsi, que vous souhaitiez acquérir une voiture auprès d’un particulier ou auprès d’un professionnel de la vente automobile, vous devez vous assurer d’avoir un interlocuteur attentif à vos demandes. Même sur internet, canal où vous n’êtes pas forcément en contact direct avec le vendeur, vous devez vous assurer d’avoir accès à un service après-vente de qualité. N’hésitez pas à consulter les sites d’avis avant de vous lancer. Vous pourriez alors vous prémunir de plusieurs mauvaises surprises !

Pourquoi est-il important de tester son véhicule ?

Autre point très important : comme pour l’achat d’une voiture neuve auprès d’un concessionnaire, vous devez exiger de pouvoir tester le véhicule avant de l’acheter. Ce point vous permettra ainsi d’être sûr de faire le bon choix, mais également d’inspecter l’intérieur et l’extérieur du véhicule convenablement.

Il est ainsi particulièrement indiqué de vérifier :

  • L’état global de la carrosserie ;
  • L’état des pneumatiques et de leur usure ;
  • L’état des éléments mécanique, notamment du moteur et de la batterie ;
  • L’état des sièges, des vitrages, des ceintures et du plancher (attention aux infiltrations d’eau !) ;
  • Ainsi qu’au compteur kilométrique (gare aux compteurs trafiqués !).

Comment profiter de financements avantageux pour acquérir une voiture d’occasion !

Pour éviter les mauvaises surprises et profiter des meilleures offres de véhicules d’occasion, nous vous conseillons de vous intéresser aux offres de financements en leasing d’occasion. Ainsi, certaines plateformes web telles que Vivacar.fr proposent plusieurs annonces de voitures d’occasion éligibles aux financements en location avec option d’achat. Pratiques et agiles, ces financements permettent notamment d’acquérir des véhicules haut de gamme de qualité tout en profitant de loyers avantageux.


Loi LOM, Permis à 1€… l’actualité de la semaine

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L’actualité législative est chargée en ce début de semaine. Mardi 19 novembre la Loi LOM était adoptée par l’Assemblée nationale. Le jour même un décret était publié pour réserver le dispositif du Permis à 1€ par jour aux auto-écoles labellisées.

La loi LOM adoptée

L’Assemblée nationale a adopté définitivement en deuxième lecture, le projet de loi sur l’Orientation des mobilités (LOM).

Les différents amendements déposés par certains députés et sénateurs visant à rendre l’agrément département ou national, n’ont pas été retenus. Le gouvernement, qui donne des consignes de vote aux parlementaires, a donc décidé de ne pas toucher au statu quo actuel.

Les auto-écoles en ligne devraient donc pouvoir, à moyen terme, continuer à surfer sur le flou juridique qui entoure la portée de l’agrément. Le temps que les procédures juridiques en cours aboutissent.

Le permis à 1€ réservé aux auto-écoles labellisées

Le même jour, le Décret n° 2019-1194 était publié au journal officiel. Ce décret prévoit que « l’aide au financement de la formation à la conduite » soit réservée aux auto-écoles agréés labellisés. Il vient ainsi modifier le Décret n° 2005-1225 du 29 septembre 2005 relatif au permis à 1€ par jour.

En clair, le dispositif du permis à 1€ par jour, sera réservé aux écoles de conduite disposant du label de qualité. Cette mesure entre en vigueur à compter du 1er janvier 2020 (ou du 1er mars 2020 pour les auto-écoles sociales).

Que retenir de tout ça?

Existe-t-il un lien entre ces deux informations a priori sans rapport? Le gouvernement et la DSR semblent tout mettre en œuvre pour inciter les écoles de conduite à se labelliser. La portée de l’agrément n’est pas tranchée… Les plus méfiants diront qu’il s’agit là d’une ultime manœuvre avant de supprimer définitivement l’agrément et de le remplacer par le label. L’avenir le dira…


Le réseau INRI’S lance INRI’S Financial Services

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Budget with woman using her smartphone on a couch
Depuis la rentrée, le réseau d’auto-école INRI’S met à disposition un nouveau service à destination de ses élèves : INRI’S Financial Services, une solution de financement, digitale et ouverte à tous.

Les professionnels du réseau ont fait un constat simple, le permis de conduire représente un certain budget qui représente un frein pour de nombreux jeunes désireux de passer le permis.

Ce nouveau service est donc né de leur volonté de proposer une véritable solution de financement du permis de conduire à ses clients. Leur objectif, faciliter l’accès au permis de conduire.

INRI’S est le premier réseau auto-école en France à posséder sa propre solution de financement. Cette nouveauté est aujourd’hui disponible dans toutes les agences INRI’S soit près d’une centaine d’auto-écoles en France.

Un service de financement simple et rapide :

  • Une solution 100% numérique ;
  • Une simulation personnalisée en quelques clics ;
  • Un pré-accord en moins de 10 minutes ;
  • Un conseiller pour les accompagner dans leurs démarches.

Avec l’accompagnement de la ou du secrétaire de l’agence, le futur candidat au permis choisit la somme qu’il souhaite emprunter, la durée et le montant de ses mensualités en quelques clics.

Les élèves du réseau INRI’S peuvent désormais disposer d’un service de prêt sur mesure directement en agence et envisager leur formation plus sereinement.

Au-delà de la formation au permis de conduire, cette solution est également disponible pour financer un premier véhicule ou tout autre projet.

Un service qui vient étoffer l’éventail d’outils numériques déjà à la disposition des élèves du réseau INRI’S.


Portée de l’agrément : la fin du débat?

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Jeudi, alors que les députés reprenaient les débats autour du projet de loi d’Orientation des mobilités (LOM), la Cour de Cassation rejetait le pourvoi déposé par l’UNIC, dans le cadre du procès qui l’oppose à Ornikar depuis 2016. Le rejet des amendements visant à faire inscrire la portée départementale de l’agrément dans le loi et cette décision de la plus haute juridiction marquent-ils la fin du débat sur la portée de l’agrément?

Dans son arrêt du 17 octobre 2019, la Cour de Cassation refuse d’aller à l’encontre de l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 11 janvier 2018 et rejette le pourvoi de l’Union nationale des indépendants de la conduite (UNIC).

L’UNIC a fait valoir qu’en affirmant qu’« un agrément délivré par le préfet de la Loire-Atlantique et que le lieu d’exploitation de l’établissement n’a pas à être exclusivement situé dans un cadre départemental dès lors que l’autorisation d’enseigner la conduite des véhicules à moteur est valable sur l’ensemble du territoire national », la cour d’appel avait confondu l’autorisation d’enseigner et non à l’agrément d’exploiter (et par la même violé les articles L. 213-1 et R. 213-1 du code de la route). La Cour de Cassation n’a pas retenu cet argument. Elle note qu’Ornikar dispose bien depuis le 31 mars 2016 d’un agrément délivré par le préfet de Loire-Atlantique.

NB: S’il ne casse pas la décision de la Cour d’appel, l’arrêt de la Cour de Cassation n’affirme pas pour autant que la portée de l’agrément est nationale.

Le gouvernement continue à entretenir le flou

La position du gouvernement au sujet de la portée de l’agrément manque de clarté, c’est le moins que l’on puisse dire! Dans une note datant du mois de janvier 2019, consultable sur son site internet, la DGCCRF (rattachée au Ministère de l’économie) écrit « l’agrément est obligatoire et a une portée nationale ». Interrogée à ce sujet lors de la remise de son rapport au mois de février 2019, la député du Gard, Françoise Dumas, avait déclaré s’en remettre à la décision de la Cour de cassation (évoquée précédemment).

Le 3 septembre, le tout nouveau secrétaire d’État chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, déclarait à l’Assemblée nationale : « L’agrément a déjà une dimension départementale, puisque c’est le préfet qui le délivre. J’ajoute qu’il n’est pas nécessaire d’inscrire cette précision dans la loi, dans la mesure où elle est d’ordre réglementaire. Surtout, l’enjeu est qu’un contrôle effectif soit exercé ; ce contrôle doit donc être renforcé, notamment en ce qui concerne les auto-écoles en ligne. ». Ces déclarations pour le moins explicites pouvaient laisser entrevoir une clarification.

Cependant, jeudi (17 octobre), plusieurs amendements ont été écartés par le gouvernement. Ces amendements demandaient que la portée départementale de l’agrément soit clairement actée. La LOM ne devrait donc pas modifier les articles L. 213-1 et R. 213-1 du code de la route et le flou juridique est parti pour durer.

Quelles conséquences à ce statu quo?

Le gouvernement fait tout son possible pour que la portée départementale de l’agrément ne soit pas explicitement écrite dans la loi. En laissant exercer, à l’échelle nationale, les auto-écoles en ligne sans exiger qu’elles obtiennent d’agrément dans chacun des départements où elles sont présentes, l’État – par ailleurs actionnaire d’Ornikar, par l’intermédiaire de BPIFrance – continue de fermer les yeux sur la concurrence déloyale qu’elles exercent en direction des auto-écoles de proximité.

Le combat judiciaire continue

Le jour même où la décision de la Cour de cassation était connue, l’intersyndicale CNPA-Unidec annonçait dans un communiqué de presse avoir entamée une procédure judiciaire contre Ornikar auprès du Tribunal de commerce de Paris pour concurrence déloyale, non-respect de la réglementation applicable et « publicité mensongère ».

Cette action judiciaire vise à attaquer Ornikar sur d’autres points problématiques inhérents à son modèle économique et notamment: sur le statut des enseignants de la conduite, sur l’utilisation détournée du statut de candidat libre et sur la publicité qu’Ornikar fait autour de ses taux de réussite et de son nombre de élèves, des chiffres qui sont de nature à induire en erreur le consommateur.

Les auto-écoles ont peut-être perdu une bataille, mais elles n’ont pas perdu la guerre!


Permis de conduire, les auto-écoles se mettent à l’électrique

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Si elles ont été prises au début pour des engins atypiques, les voitures électriques ont considérablement gagné en popularité ces dernières années. Offrant l’avantage d’être écologiques et nettement moins bruyants que les voitures à essence, ces véhicules sont même parvenus à se faire une place dans les écoles de conduite. Cet article vous entretient sur l’incursion de l’électrique au sein des auto-écoles.

Le permis de conduire avec les voitures électriques

Les voitures électriques sont très en vue depuis peu. Ceci est dû aux nouveaux modèles tels que Renault ZOE, Nissan LEAF, Tesla Model S, BMW i3, Volkswagen e-up, etc. qui ont récemment fait leur apparition sur le marché de l’automobile. Le renforcement qu’a connu le barème bonus-malus et le progrès subi par la Taxe sur les Véhicules de Société ont également contribué à cette évolution de la voiture électrique.

De façon progressive, les véhicules à batterie rechargeable se frayent un chemin vers les écoles de conduite. Il est ainsi possible aujourd’hui de se faire délivrer un permis de conduire au volant d’un véhicule électrique, pour le plus grand bonheur des propriétaires de ces engins qui se délectent de la conduite simple et facile.

Les promoteurs d’auto-écoles rendent un ou deux modèles électriques disponibles au niveau de leurs centres de formation, avec des motivations diverses. Certains gérants parlent d’économie de carburant tandis que d’autres disent soutenir les progrès du marché automobile.

Des écoles de conduite avec des voitures électriques à double commande

L’auto-école Marius, se trouvant dans la Marne en France et possédant 3 agences, a amorcé une révolution en Octobre 2012 lorsqu’elle a acquis une Peugeot iOn électrique. En offrant l’option d’un apprentissage sur une voiture électrique, les promoteurs de l’auto-école ont fait un véritable pari sur l’avenir. Comparativement aux véhicules thermiques pourvus d’une BVM, les voitures électriques ont une conduite plutôt calme et silencieuse.

Dans ce même mois d’Octobre de l’année 2012, deux écoles de conduite ont suivi le mouvement en Angleterre. Ainsi, elles ont délivré leurs tous premiers permis de conduire dans la catégorie des voitures électriques. L’un des apprenants roulait une Opel Ampera. Au début de l’année 2013, une troisième école de conduite de Grande-Bretagne se mettait en possession d’une Nissan LEAF, et ceci avec la promesse d’économiser 3 250 euros par an.

Toujours cette même année, au niveau du canton de Neuchâtel en Suisse, une conductrice a eu son permis sur une voiture électrique. Le modèle qu’elle conduisait était une Mitsubishi i-MiEV.

Des aides pour inciter davantage les auto-écoles à l’électrique

Dans la capitale française et dans d’autres grandes villes du monde, les auto-écoles sont entrain de recevoir un soutien dans leur adoption de l’électrique. A Paris, depuis le 1er Janvier 2018, il a été procédé à un renforcement du dispositif d’aides mis en place pour l’achat de voitures à faibles émissions polluantes. L’objectif est d’éradiquer en 2024 les voitures à motorisation diesel et en 2030 les modèles à essence.

Dans la capitale française et dans d’autres grandes villes du monde, les auto-écoles sont entrain de recevoir un soutien dans leur adoption de l’électrique. A Paris, depuis le 1er janvier 2018, il a été procédé à un renforcement du dispositif d’aides mis en place pour l’achat de voitures à faibles émissions polluantes. L’objectif est d’éradiquer en 2024 les voitures à motorisation diesel et en 2030 les modèles à essence.

Pour parvenir à ses fins, la mairie de Paris a instauré une subvention de 6 000 euros offerte aux professionnels chaque fois qu’un modèle « zéro émission » est acheté. A cette aide, s’ajoute le bonus écologique dont profitent les promoteurs d’auto-écoles. Là encore, la municipalité leur fait don de 6 000 euros pour chaque acquisition de véhicule électrique. Et ce n’est pas tout ! Lorsque les professionnels achètent une voiture électrique, il leur est accordé une exonération absolue en ce qui concerne la Taxe sur les véhicules de société.

Ces différentes décisions sont en train d’avoir un impact positif sur la préférence des voitures à batterie. On comprend aisément pourquoi les auto-écoles sont en train d’évoluer vers les véhicules électriques pour les permis de conduire.


Les taux de réussite 2018 : enfin publiés !

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Cela faisait plus de 10 mois qu’on les attendait, les taux de réussite officiels des écoles de conduite pour l’année 2018 viennent d’être publiés! Ces taux sont disponibles sur le site vroomvroom.fr1, 2. Comme chaque année, ces taux seront scrutés, commentés, analysés. S’ils peuvent servir à se situé par rapport à un collègue ou à un concurrent, ils ne sont qu’un indicateur de qualité parmi d’autres… et certainement pas le plus important. Nous vous livrons ici quelques éléments de contexte pour y voir plus clair.

En préambule, nous republions les réponses aux questions fréquentes qui reviennent chaque année à propos des taux de réussite.

Des taux qui diffèrent selon les départements

En 2018, pour la catégorie B, un total 826 571 candidats ont été reçus à la suite de 1 426 528 examens, cela représente un taux de réussite de 57,9%. Comme chaque année, ce taux masque de grandes disparités d’un département à l’autre (voir tableau complet en fin d’article) et d’un centre d’examen à un autre.

Comme chaque année, les départements « ruraux » affichent les meilleurs taux de réussite moyens (la Lozère, la Dordogne, le Lot, la Vendée, la Charente et la Corse-du-Sud affichent des taux de réussite supérieurs à 70%) alors que Paris (75) ou le Rhône (69) présentent des taux de réussite proches des 50%.

Attention : ces chiffres concernent les candidats présentés par des auto-écoles, ils ne tiennent pas compte des candidats libres.

La baisse du nombre d’auto-écoles continue

Alors que la France comptait 12 000 auto-écoles en activité au 31 décembre 2017, elles n’étaient plus que 11 500 un an plus tard, soit une baisse nette (ouvertures – fermetures) de 4% du nombre d’établissements en un an.

Cette baisse est particulièrement marquée dans les grandes agglomérations (où la concurrence des auto-écoles en ligne et des agences de location de double-commandes est la plus forte). Ainsi, Paris (75) a perdu 31 auto-écoles sur l’année 2018. Les Hauts-de-Seine (29 fermetures nettes), le Rhône (27 fermetures nettes) et les Bouches-du-Rhône (17 fermetures nettes) sont également touchés.

Les chiffres par département

Code département Nom du département Nombre de candidats présentés Nombre de candidats reçus Taux de réussite moyen
01 Ain 13520 8054 59,6%
02 Aisne 10501 6687 63,7%
03 Allier 5811 4018 69,1%
04 Alpes-de-Haute-Provence 3371 2276 67,5%
05 Hautes-Alpes 2849 1881 66,0%
06 Alpes-Maritimes 23792 13127 55,2%
07 Ardèche 6061 3967 65,5%
08 Ardennes 6322 3885 61,5%
09 Ariège 3399 1859 54,7%
10 Aube 6842 4045 59,1%
11 Aude 7125 4097 57,5%
12 Aveyron 5702 3195 56,0%
13 Bouches-du-Rhône 41814 23782 56,9%
14 Calvados 15282 9112 59,6%
15 Cantal 2463 1689 68,6%
16 Charente 6816 4797 70,4%
17 Charente-Maritime 14488 7517 51,9%
18 Cher 6217 3652 58,7%
19 Corrèze 4858 2926 60,2%
2A Corse-du-Sud 2544 1870 73,5%
2B Haute-Corse 3222 2148 66,7%
21 Côte-d’Or 11674 6133 52,5%
22 Côtes-d’Armor 11634 7694 66,1%
23 Creuse 2119 1246 58,8%
24 Dordogne 6594 4629 70,2%
25 Doubs 12000 7564 63,0%
26 Drôme 10947 6598 60,3%
27 Eure 15641 8639 55,2%
28 Eure-et-Loir 12213 7460 61,1%
29 Finistère 19492 11901 61,1%
30 Gard 15632 10005 64,0%
31 Haute-Garonne 27507 16163 58,8%
32 Gers 4046 2763 68,3%
33 Gironde 33508 18621 55,6%
34 Hérault 25884 14000 54,1%
35 Ille-et-Vilaine 22988 15071 65,6%
36 Indre 4928 2965 60,2%
37 Indre-et-Loire 12113 7375 60,9%
38 Isère 29010 16724 57,6%
39 Jura 5483 3267 59,6%
40 Landes 7513 4411 58,7%
41 Loir-et-Cher 6364 3834 60,2%
42 Loire 18290 9917 54,2%
43 Haute-Loire 4625 2946 63,7%
44 Loire-Atlantique 27986 17523 62,6%
45 Loiret 12520 7915 63,2%
46 Lot 3111 2177 70,0%
47 Lot-et-Garonne 6048 4149 68,6%
48 Lozère 1498 1109 74,0%
49 Maine-et-Loire 15429 9493 61,5%
50 Manche 10139 6294 62,1%
51 Marne 12730 6864 53,9%
52 Haute-Marne 3960 2471 62,4%
53 Mayenne 6450 4092 63,4%
54 Meurthe-et-Moselle 18482 9262 50,1%
55 Meuse 3219 2078 64,6%
56 Morbihan 14895 9489 63,7%
57 Moselle 22996 12419 54,0%
58 Nièvre 4278 2746 64,2%
59 Nord 65961 36632 55,5%
60 Oise 18473 11404 61,7%
61 Orne 6068 3558 58,6%
62 Pas-de-Calais 32174 19668 61,1%
63 Puy-de-Dôme 12854 8267 64,3%
64 Pyrénées-Atlantiques 13699 8738 63,8%
65 Hautes-Pyrénées 5226 2901 55,5%
66 Pyrénées-Orientales 9423 5516 58,5%
67 Bas-Rhin 22418 13615 60,7%
68 Haut-Rhin 16936 10025 59,2%
69 Rhône 43573 22119 50,8%
70 Haute-Saône 5291 3005 56,8%
71 Saône-et-Loire 12809 7374 57,6%
72 Sarthe 11872 7273 61,3%
73 Savoie 9857 5599 56,8%
74 Haute-Savoie 18535 10803 58,3%
75 Paris 32435 16453 50,7%
76 Seine-Maritime 29639 16137 54,4%
77 Seine-et-Marne 31268 18926 60,5%
78 Yvelines 29608 15004 50,7%
79 Deux-Sèvres 7083 4654 65,7%
80 Somme 11700 7257 62,0%
81 Tarn 7970 4855 60,9%
82 Tarn-et-Garonne 5551 2849 51,3%
83 Var 23241 13011 56,0%
84 Vaucluse 13242 6993 52,8%
85 Vendée 12659 9008 71,2%
86 Vienne 8431 4995 59,2%
87 Haute-Vienne 7931 4342 54,7%
88 Vosges 7810 4809 61,6%
89 Yonne 6533 3615 55,3%
90 Territoire de Belfort 3124 1886 60,4%
91 Essonne 30987 17047 55,0%
92 Hauts-de-Seine 24562 13880 56,5%
93 Seine-Saint-Denis 35850 22615 63,1%
94 Val-de-Marne 27641 14127 51,1%
95 Val-d’Oise 30046 17683 58,9%
971 Guadeloupe 14051 5417 38,6%
972 Martinique 9007 4556 50,6%
973 Guyane 6029 2771 46,0%
974 La Réunion 24083 12403 51,5%
975 Saint-Pierre-et-Miquelon 78 65 83,3%
976 Mayotte 3855 2125 55,1%
Total 1426528 826571 57,9%

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Suspension ou retrait de permis, prévenez votre assureur !

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Un conducteur qui a subi une suspension ou un retrait de son permis par suite d’infractions doit impérativement prévenir son assurance auto. En effet, cette donnée est susceptible de faire évoluer les tarifs de la prime d’assurance de façon conséquente.

Il est donc fondamental de prévenir votre assureur pour tout changement de situation de ce type.

Les démarches à effectuer

En cas de retrait ou de suspension de permis, n’attendez pas pour prévenir votre assurance auto : les procédures à suivre sont très précises et il est important de les appliquer d’une façon stricte.

L’article L113-2 du Code des assurances indique précisément les modalités de la déclaration : l’assuré doit prévenir sa compagnie d’assurance auto par pli recommandé, dans un délai de quinze jours à partir du moment où il en a eu connaissance.

Un délai assez bref, donc, qu’il convient de respecter scrupuleusement. Il vous faudra joindre à la lettre un certain nombre d’éléments :

  • Une copie recto verso de la carte grise du véhicule assuré ;
  • Une notification de suspension ;
  • Une indication sur le type de délit commis : alcoolémie, consommation de stupéfiants, délit de fuite, excès de vitesse…

Les répercutions à attendre

Pour une compagnie d’assurance auto, assurer un conducteur qui a subi un retrait ou une suspension de permis représente un risque non négligeable.

A ce titre, votre compagnie d’assurance auto vous imposera un montant de prime nettement plus conséquent.

  • Pour une suspension de permis inférieur ou égal à 6 mois, comptez une augmentation maximum de 50% de votre prime.
  • Pour une suspension de 6 plus de six mois, il faut prévoir une augmentation de 100% de votre prime d’assurance auto.
  • Si vous n’avez pas signalé cette information capitale au moment de la souscription du contrat d’assurance auto, votre assureur peut également doubler le montant de votre prime.
  • Si l’infraction a été commise en état d’ivresse, l’augmentation de la prime peut monter jusqu’à 150%
  • Enfin, si vous avez cumulé sur la même année plusieurs suspensions de permis, vous devrez faire face à une augmentation de 200% de votre assurance auto !

Le plus grand risque : une résiliation de contrat

Si vous annoncez un retrait ou une suspension de permis à votre assurance auto, votre assureur est en droit de résilier votre contrat.

Sachez dans ce cas, que pour souscrire à une nouvelle assurance auto les démarches risquent d’être longues et complexes. Il existe des compagnies d’assurance auto spécialisées dans ce type de couverture, mais que les tarifs en sont généralement très élevés.

Vous pouvez aussi contacter le bureau central de tarification, qui sera à même de vous accompagner, de sélectionner avec vous un assureur et de fixer le montant de votre prime d’assurance auto en fonction des critères que vous lui communiquerez.

Sachez que là encore il s’agit de procédures particulièrement lourdes sur le plan financier et administratif.

Et si vous ne prévenez pas votre assurance auto ?

Si vous ne déclarez pas à votre assurance auto que vous avez subi un retrait ou une suspension de permis, vous encourez le risque que votre assureur déclare votre contrat caduc.

Ainsi, si vous provoquez une nouvelle infraction, votre assureur peut vous refuser toute indemnisation. Vous ne serez pas pour autant remboursé des cotisations que vous avez versées depuis le retrait ou la suspension de votre permis.

Vous ne serez pas pour autant remboursé des cotisations que vous avez versées depuis le retrait ou la suspension de votre permis.Il est donc nettement préférable de déclarer dans les règles à votre assureur.