Depuis quelques jours, les grandes lignes du rapport de la mission parlementaire sur le permis de conduire sont connues. Comme beaucoup d’entre nous l’avaient pressenti, les « solutions » prônées pour renforcer la qualité des formations et garantir l’accessibilité du permis de conduire mettent un peu plus en péril la survie des auto-écoles de proximité, sans pour autant répondre aux objectifs affichés.
L’apprentissage du code à l’école et le passage de l’examen pendant le Service national universel (SNU), l’agrément national, l’inscription des candidats libres sur le site de la Sécurité routière… sont autant de mesures qui, si elles devaient être mises en place, précipiteront une grande partie des établissements vers la faillite.
Aussi, face à cette menace mortelle, l’heure n’est plus aux querelles de clochers entre les tenants de telle ou telle ligne, de tel ou tel syndicat. L’heure est à l’unité et au rassemblement de tous. Une manifestation est prévue le 11 février à Paris à l’appel des organisations professionnelles. Pour avoir une chance d’être entendus, il est primordial que cette manifestation rassemble le plus grand nombre d’entre nous.
Auto-écoles jaunes, vertes, violettes, bleu-blanc-rouge ou rouge et noires…
Tous à Paris le 11 février!
Auto-écoles de centre-ville, de banlieue, de campagne…
Tous à Paris le 11 février!
Auto-écoles traditionnelles, auto-écoles de proximité, auto-écoles « nouvelle génération »…
Tous à Paris le 11 février!
Auto-écoles syndiquées, non-syndiquées, indépendantes ou franchisées…
Tous à Paris le 11 février!
Mobilisons nos collègues, nos salariés, nos proches! Sur Printel, sur Facebook, sur les centres d’examen. Une seul mot d’ordre…
Tous à Paris le 11 février!
Le temps n’est plus à l’hésitation ou à se trouver des excuses. Oublions nos divisions passées et faisons front commun pour la défense de notre profession et, au delà, d’une certaine vision de notre société!
Le 11 février, manifestons tous ensemble pour demander au gouvernement :
- de faire respecter la législation en interdisant le recours aux travailleurs indépendants pour l’enseignement de la conduite ;
- de durcir les contrôles contre les loueurs de véhicules à doubles commandes proposant des prestations d’enseignement de la conduite (sans disposer d’agrément) ;
- de réaffirmer la portée départementale de l’agrément et l’obligation de disposer d’un local ;
- de renoncer à généraliser la présentation à l’examen pratique en candidat libre ;
- et, enfin, de lutter contre tous ceux qui – aujourd’hui ou demain – seraient tentés de réduire la formation à la conduite à un simple service marchand, au détriment de la sécurité routière.
Pour défendre l’avenir des auto-écoles, tous à Paris le 11 février!




































