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Auto-écoles : place à l’unité et à la mobilisation!

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Depuis quelques jours, les grandes lignes du rapport de la mission parlementaire sur le permis de conduire sont connues. Comme beaucoup d’entre nous l’avaient pressenti, les « solutions » prônées pour renforcer la qualité des formations et garantir l’accessibilité du permis de conduire mettent un peu plus en péril la survie des auto-écoles de proximité, sans pour autant répondre aux objectifs affichés.

L’apprentissage du code à l’école et le passage de l’examen pendant le Service national universel (SNU), l’agrément national, l’inscription des candidats libres sur le site de la Sécurité routière… sont autant de mesures qui, si elles devaient être mises en place, précipiteront une grande partie des établissements vers la faillite.

Aussi, face à cette menace mortelle, l’heure n’est plus aux querelles de clochers entre les tenants de telle ou telle ligne, de tel ou tel syndicat. L’heure est à l’unité et au rassemblement de tous. Une manifestation est prévue le 11 février à Paris à l’appel des organisations professionnelles. Pour avoir une chance d’être entendus, il est primordial que cette manifestation rassemble le plus grand nombre d’entre nous.

Auto-écoles jaunes, vertes, violettes, bleu-blanc-rouge ou rouge et noires…

Tous à Paris le 11 février!

Auto-écoles de centre-ville, de banlieue, de campagne…

Tous à Paris le 11 février!

Auto-écoles traditionnelles, auto-écoles de proximité, auto-écoles « nouvelle génération »…

Tous à Paris le 11 février!

Auto-écoles syndiquées, non-syndiquées, indépendantes ou franchisées…

Tous à Paris le 11 février!

Mobilisons nos collègues, nos salariés, nos proches! Sur Printel, sur Facebook, sur les centres d’examen. Une seul mot d’ordre…

Tous à Paris le 11 février!

Le temps n’est plus à l’hésitation ou à se trouver des excuses. Oublions nos divisions passées et faisons front commun pour la défense de notre profession et, au delà, d’une certaine vision de notre société!

Le 11 février, manifestons tous ensemble pour demander au gouvernement :

  • de faire respecter la législation en interdisant le recours aux travailleurs indépendants pour l’enseignement de la conduite ;
  • de durcir les contrôles contre les loueurs de véhicules à doubles commandes proposant des prestations d’enseignement de la conduite (sans disposer d’agrément) ;
  • de réaffirmer la portée départementale de l’agrément et l’obligation de disposer d’un local ;
  • de renoncer à généraliser la présentation à l’examen pratique en candidat libre ;
  • et, enfin, de lutter contre tous ceux qui – aujourd’hui ou demain – seraient tentés de réduire la formation à la conduite à un simple service marchand, au détriment de la sécurité routière.

Pour défendre l’avenir des auto-écoles, tous à Paris le 11 février!


Décret n°2019-14 du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles

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Veille juridique Auto-école

Décret n° 2019-14 du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles


[Rétrospective] L’actualité du mois de novembre 📽️

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La fin d’année approche à grand pas et avec elle l’heure des bilans ! Sans attendre de passer en 2019, nous avons souhaité faire le point sur un mois de novembre particulièrement riche en annonces. Retour sur les événements .

9 novembre : M. Macron annonce sa volonté de faire « baisser drastiquement le prix du permis de conduire »

Alors qu’il entame une semaine d’itinérance mémorielle, dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre, le président Macron se trouve confronté à la contestation sociale incarnée du mouvement des « Gilets jaunes ». Afin de tenter de désamorcer la grogne, et donner l’impression d’un gouvernement qui agit, il annonce des mesures pour baisser « drastiquement » le prix du permis de conduire : faire passer le code à l’école (ou pendant le service civique).

Ces déclarations provoquent la stupeur et l’incrédulité au sein des écoles de conduite. Depuis lors nombreux sont les professionnels à avoir constaté une baisse « drastique » des inscriptions, mettant en péril la santé financière – déjà fragile – des écoles de conduite.

Notre analyse : Prix du permis de conduire, pourquoi Monsieur Macron se trompe de combat ?

14 novembre : Les chiffres fous d’Ornikar. « 20% du marché », vraiment ?

Porté par les déclarations présidentielles, Ornikar, par l’intermédiaire de son dirigeant, Benjamin Gaignault, entame une opération de communication dans les médias, avec une série d’articles et un communiqué de presse publié sur le site de la Fédération des Enseignants des Auto-écoles d’Avenir, syndicat qui regroupe également En Voiture Simone et Le Permis Libre.

Le 14 novembre, Monsieur Gaignault est reçu dans l’émission « Good Morning Business » présentée par Stéphane Soumier. Pendant un peu plus de 5 minutes d’« interview » (nous préférons mettre des guillemets, tant il s’agissait davantage d’un publi-reportage que d’un entretien journalistique), une série de chiffres plus ou moins fantaisistes sont énumérés :

  • Ornikar a « divisé par 2 le coût du permis de conduire » :  FAUX , les députés Guérini et Dumas ont donné les chiffres moyens de 1 844 euros dans une auto-école classique, 1 581 euros dans une auto-école en ligne (soit un prix 14% moins cher).
  • 200 000 nouveaux élèves / 20% du marché :  FAUX . Ornikar semble confondre le fait d’acheter des accès pour réviser son code de la route et le fait de faire une formation complète. Par ailleurs, Ornikar semble confondre ses objectifs 2019 avec les chiffres effectivement réalisés en 2018 ;
  • 500 enseignants partenaires en 2018 / 1500 prévus en 2019 :  INVÉRIFIABLE . Une chose est sure, 500 enseignants ne peuvent pas former 200 000 élèves… un simple calcul suffit à le vérifier.
  • 500 000 heures de conduite dispensées en 2018 :  INVÉRIFIABLE  et surtout incohérent avec les nombres d’élèves précédemment cités !
  • Société rentable :  INVÉRIFIABLE .
  • Un meilleur taux de réussite que les auto-écoles:  FAUX , les taux de réussite des élèves présentés en candidat libres (ce qui est le cas des élèves Ornikar) est 15 points inférieur à la moyenne.

Notre analyse : Depuis longtemps déjà Ornikar gonfle ses chiffres

20 novembre : Le Permis Libre condamné à 1 mois et demi de fermeture administrative, les indépendants requalifiés en salariés

Mi-avril, l’ancien préfet du Rhône, Stéphane Bouillon, avait ordonné la fermeture administrative de l’auto-école Le Permis Libre pour trois mois. Cette fermeture avait été suspendue en référé au motif qu’elle mettait en danger la survie de la start-up lyonnaise. Le 20 novembre, le tribunal administratif de Lyon a annulé partiellement cette fermeture (ramenée tout de même à un mois et demi), mais estime que l’activité des moniteurs « en faisaient des salariés de l’entreprise et non des auto-entrepreneurs ».

Selon le tribunal « les conditions d’exercice de leur activité par ces moniteurs d’auto-école dans le cadre de la plateforme numérique « Le permis libre » en faisaient des salariés de l’entreprise et non des auto-entrepreneurs. En effet les modalités de tarification et de facturation sont décidées unilatéralement par la société R&L et celle-ci dispose d’outils de contrôle et de surveillance des moniteurs, peut leur donner des directives et prononcer des sanctions. Il existe ainsi un lien de subordination juridique permanente durant l’exécution de ce travail entre ces moniteurs d’auto‑école et la société R&L, exploitante de la plateforme, traduisant en l’espèce une relation de salariat. »

Cette décision de justice constitue une première victoire contre le modèle défendu par certaines plateformes (Ornikar et En Voiture Simone pour ne pas les nommer). Le lien de subordination et la possible requalification des auto-entrepreneurs en salariés viendraient remettre en question l’existence même de ces modèles low cost.

28 novembre : La réunion entre organisations patronales et le gouvernement reportée

Face au mécontentement, l’Elysée accepte de recevoir les représentants des deux principales organisations patronales, réunis en intersyndicale, le CNPA et l’UNIDEC. Cette réunion est annulée à la dernière minute et reportée au lundi 3 décembre.

Les principales annonces à la sortie de l’Élysée.


[Opinion] Prix du permis de conduire, pourquoi Monsieur Macron se trompe de combat ?

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Lors de sa visite dans un centre social à Lens, le 9 novembre 2018, le président Macron annonce sa volonté de mettre en place des mesures pour diminuer « drastiquement le prix du permis de conduire ». Si ses intentions sont louables (redonner du pouvoir d’achat et aider les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle), le Président se trompe de combat ! Le permis de conduire représente certes un coût non négligeable mais il est à relativiser et à mettre en perspective avec d’autres coûts tout aussi indispensables.

Le coût des études supérieures

Une fois leur bac obtenu, les jeunes ont certes besoin d’un véhicule pour s’insérer dans le monde professionnel, mais ils ont avant tout besoin de suivre des études supérieures. Il est pertinent de comparer, dans la mesure où les études supérieures (comme le permis de conduire, en théorie) ne se passent qu’une fois au cours de la vie.

Selon une enquête sur le sujet par l’institut CSA Research au printemps 2018, le budget global consacré par les familles françaises aux études supérieures est de 7 118 euros en moyenne par an et par enfant. Un montant qui inclut toutes les dépenses, directes et connexes (frais de scolarité, de logement, d’alimentation, de transport, etc.). Sans surprise, le choix de filières sélectives, comme les écoles de commerce (10 735 euros) et d’ingénieurs (9 733 euros), coûte nettement plus cher que celui de cycles courts et professionnalisant, comme le BTS (6 870 euros) ou de l’université (6 473 euros).

Selon que l’élève suive une formation courte de type licence (3 ans) ou une formation plus longue (un master, en 5 ans), le coût des études est donc compris entre 20 000 et 36 000€. Le coût des études supérieures est donc entre 11 et 20 fois le prix d’une formation au permis de conduire.

Le coût d’une voiture

Passer le permis à moindre coût, c’est bien, mais quel est l’intérêt si l’on n’a pas les moyens ensuite de posséder et entretenir un véhicule par la suite?

Si aujourd’hui, le prix d’un véhicule neuf se situe en moyenne autour de 25 000€ (soit exactement l’équivalent d’une année de salaire moyen), le budget consacré par les ménages à l’automobile s’élève lui à 12% de leurs revenus. Une étude de 2015 estimait à 5 800€ le coût annuel (carburant, entretien, réparation et assurance) d’une Clio essence, modèle le plus vendu en France.

Au cours de sa vie de conducteur (estimée à 60 ans), un automobiliste dépensera ainsi quelques 350 000€ pour son véhicule. Le coût du permis représente donc 0,5% des dépenses liées à l’automobile au cours d’une vie.

Le coût du permis… mensualisé

Pour bien se rendre compte du coût du permis de conduire, un autre calcul pourrait consister à ramener son coût par mois. Aujourd’hui, de nombreux services sont mensualisés (la téléphonie, les frais bancaires, etc.). Si l’on divise le coût moyen de la formation (1 840€) par sa durée d’utilisation (60 ans, soit 720 mensualités), obtenir son permis de conduire revient à… 2€50 par mois.

Les exemples pourraient être multipliés à l’infini ! Ce n’est pas notre objectif. Il s’agit uniquement de souligner que la formation au permis de conduire reste relativement peu chère comparée à d’autres dépenses tout aussi nécessaires. Vouloir raboter le coût de cette formation, le plus souvent au détriment de la qualité est donc bien dérisoire.

Un élève moins bien formé sera plus dangereux sur la route, pour lui-même et pour les autres. Ainsi, le coût pour la société risque, au final de s’en trouver majoré.

Quelles solutions?

Pour faire baisser le prix de la formation au permis de conduire, des solutions existent :

  • Exonérer les établissements d’enseignement de la conduite du paiement de la TVA (comme c’est le cas pour les établissements d’enseignement supérieur) ;
  • Réduire ou exonérer les établissements d’enseignement de la conduite des cotisations sociales grâce à un dispositif semblable au CICE (qui prendra fin en janvier 2019) ;
  • Mobiliser des nouveaux dispositifs de financement. Par exemple, permettre aux parents de faire bénéficier à leurs enfants des heures de formations accumulées sur leurs comptes CPF (cette idée est notamment défendue par Hicham Amri, l’un des cofondateurs du réseau Point Conduite).

[Analyse] Depuis longtemps déjà Ornikar gonfle ses chiffres

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Le 14 novembre, Monsieur Gaignault est reçu dans l’émission « Good Morning Business » présentée par Stéphane Soumier. Pendant un peu plus de 5 minutes d’« interview », une série de chiffres plus ou moins fantaisistes sont énumérés. Parmi ces chiffres, un a retenu notre attention : 200 000 élèves inscrits, qui représenteraient « 20% du marché ».

Nous avions déjà parlé des taux de réussite affichés par la start-up nantaise au code de la route et à la conduite. Penchons-nous à présent sur l’évolution du nombre de candidats revendiqués par Ornikar depuis sa création.

La start-up ne commence à communiquer autour de son nombre d’élèves inscrits qu’à partir du moment où elle obtient un agrément début 2016. Le 21 janvier 2016, Ornikar affichait déjà 8187 inscrits, près de trois ans plus tard, ce nombre est passé à 522 144.

Ces chiffres sont-ils crédibles? À quoi correspondent-ils? Tentons d’y voir un peu plus clair.

500 000 élèves en 3 ans?

Selon le compteur présent sur son site, Ornikar aurait inscrit plus de 500 000 élèves depuis 2016.

Capture d’écran du site Ornikar.com

Ces chiffres sont cependant à prendre avec beaucoup de recul. Il s’agit en effet de chiffres déclarés (et non audités). Ces chiffres sont des éléments de communication invérifiables. Par ailleurs, Ornikar joue sur les mots « élèves », « inscrits », « utilisateurs » ont tour à tour été employés. Le plus probable est que ces chiffres représentent le nombre de comptes utilisateurs créés sur la plateforme.

Posséder un compte utilisateur (gratuit) ne signifie par forcément être client ou élève. De la même façon, acheter un accès au code de la route à 29€90 ne suffit pas à dire que l’élève a fait sa formation chez Ornikar.

Un début d’essoufflement?

Autre indication intéressante, si l’on regarde l’évolution du taux de croissance du nombre d’utilisateurs, on constate que celui-ci est en forte baisse depuis la fin de l’été.

Plusieurs explications possibles :

  • Ornikar connaît un début d’essoufflement, le bouche-à-oreille fait son effet ;
  • Ornikar découvre le principe de la saisonnalité avec une hausse des inscriptions avant l’été et à la rentrée, puis une baisse à l’automne ;
  • dernière hypothèse, les chiffres ont été un peu trop « gonflés » par le passé et cela commençait à se voir.

Des tarifs moins attractifs 

Jusqu’à présent, Ornikar communiquait sur des tarifs « 10 fois moins chers » pour la code de la route et « 2 fois moins chers » pour la conduite. La mise à jour récente (courant novembre du site internet, a été l’occasion de revoir ces affirmations à la baisse. La partie pratique est désormais présentée comme étant « 35% moins chère » qu’en auto-école traditionnelle. Cette affirmation se base sur une étude vieille de plus de 2 ans et est encore éloignée des chiffres officiels qui parlent d’un écart de 15%.

Que retenir de tout ça? Les chiffres présentés par Ornikar sont dé-corrélés de la réalité. Ils sont utilisés par la start-up pour communiquer et pour paraître plus importante qu’elle n’est réellement. Les exemples dans l’histoire ont montré qu’il était compliqué de se défaire de telles exagérations et que toute bulle finit par éclater…


[Bilan 2017] Les taux de réussite des candidats libres

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Le bilan 2017 « Examens du Permis de conduire » vient d’être mis en ligne sur le site de la Sécurité routière. Sur 57 pages, ce document nous éclaire sur l’évolution du nombre de présentations et les taux de réussite aux examens du permis de conduire. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux chiffres relatifs fournis au sujet des candidats libres. 

La Sécurité routière commence par définir les candidats libres, les candidats se présentant à l’examen, « sans être inscrit dans une école de conduite ». Cette définition est surprenante dans la mesure où l’immense majorité de ces candidats sont bel et bien inscrits dans une auto-école, le plus souvent dans une auto-école en ligne et dans certains cas (plus rares) dans des auto-écoles traditionnelles manquant de places d’examen.

Un phénomène qui reste relativement marginal

S’il est en nette progression par rapport aux années précédentes, le nombre de candidats libres reste marginal. Le Bilan de la Sécurité routière nous indique qu’« au total, 10 013 candidats libres ont été examinés en examens pratiques en 2017, contre 4 023 en 2016 ». Cela représente respectivement 0,51% des 1,5 millions d’examens et 0,62% des candidats examinés.

Ce phénomène est concentré sur les grandes agglomérations où opèrent les auto-écoles en ligne (Paris, Marseille, Strasbourg,… ainsi qu’en Seine-Saint-Denis). Par ailleurs, 94% des candidats libres se présentent aux examens de la catégorie B (très peu se présentent à l’examen moto ou aux examens du groupe lourd).

 

Un taux de réussite inférieur de 15 points à la moyenne nationale

Sur les 10 013 examens, 3 949 permis ont été délivrés, soit un taux de réussite de 39,4%. Le Bilan de la Sécurité routière affiche des chiffres légèrement supérieurs (42,09%). L’explication de cet écart de chiffres vient probablement du fait que certains examens sont annulées (véhicules non conformes, défaut d’assurance, etc). Cela représente tout de même 631 examens (soit 6-7% des examens attribués aux candidats libres). Autant de places « perdues » qui auraient pu être attribuées à des auto-écoles.

Quoi qu’il en soit ces taux sont très éloignés des taux de réussite communiqués par Ornikar et En Voiture Simone sur leurs sites internet respectifs… et très inférieurs à la moyenne nationale (57% en 2017).

Un taux gonflé par les candidats présentés par les auto-écoles traditionnelles

Le taux de réussite d’environ 40% attribué aux candidats libre n’est pas celui des candidats présentés par les auto-écoles en ligne. En effet, face à la pénurie de places, certaines auto-écoles traditionnelles ont fait le choix (souvent contraint) de présenter certains élèves en candidats libres. En considérant que ces élèves ont eu une formation de qualité équivalente au reste des élèves formés en auto-écoles traditionnelles, ces « faux candidats libres » viennent gonfler artificiellement les taux de réussite.

Les chiffres sont là: le taux de réussite des élèves formés par les auto-écoles en ligne et présentés en candidats libre se situe probablement aux alentours de 30-35%. 

Un rapport qualité-prix beaucoup moins attractif

Les auto-écoles en ligne communiquent sur des tarifs « deux fois moins chers » qu’en auto-école traditionnelle. La députée LReM Françoise Dumas (Gard), en charge de la mission parlementaire qui travaille actuellement sur le thème du permis de conduire, a déclaré à BFM TV il y a quelques jours :

« Passer le permis coûte en moyenne 1 844 euros dans une auto-école classique, 1 581 euros dans une auto-école en ligne. S’il existe de nombreux dispositifs financiers, il faut les rendre plus transparents. Une réflexion doit aussi être menée sur la manière de rendre cet examen accessible, compréhensible, au plus grand nombre ».

En définitive, un élève qui choisirait de passer par une auto-école en ligne déboursera donc 14% moins que dans une auto-école traditionnelle, mais aura 25 à 40% moins de chances d’obtenir son permis. La communication et le marketing sont une chose, mais la réalité des chiffres est souvent plus cruelle…

Le bilan complet est disponible en téléchargement sur cette page.


Le réseau INRI’S se lance dans une grande opération de communication

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Depuis le début du mois de septembre, le réseau INRI’S s’est lancé dans une grande opération de communication à destination des auto-écoles. Son objectif : recruter de nouveaux membres et étendre son maillage territorial. Il s’appuie pour cela sur son savoir-faire et sur des outils numériques performants afin de lutter contre l’arrivée massive des auto-écoles en lignes sur le marché.

Créé en 2013, le réseau INRI’S (« Instruction nationale routière innovante et sécuritaire ») est le quatrième réseau d’auto-écoles, mais également celui qui connaît la plus forte croissance. Il rassemble aujourd’hui une centaine d’agences liées par une licence de marque (un système moins contraignant que la franchise).

Très bien implanté en région parisienne, le réseau d’auto-écoles INRI’S ambitionne de se développer sur tout le territoire national. Armel Lebié, le fondateur et président d’INRI’S, détaille ses ambitions: « nous souhaitons renforcer notre présence au niveau national en accueillant de nouvelles agences au sein du réseau, notamment à Lille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Montpellier. »

Stages accélérés, outils numériques performants et tarifs négociés

Pour convaincre de nouveau adhérents à rejoindre, le réseau INRI’S mise sur son savoir-faire en matière de stages accélérés (stage code 3 jours, stage conduite 3, 5 et 10 jours, stage moto 3 et 5 jours), en plus des formations traditionnelles. En 2015, Armel Lebié déclarait dans un article paru sur un  article paru sur La Tribune des auto-écoles « c’est notre produit phare, et à notre avis la meilleure solution pour l’élève. Une formation efficace doit être concise et pas trop espacée dans le temps, sinon la déperdition des connaissances est inévitable. Nous comptons ainsi être « le 1er réseau d’auto-écoles spécialisées en stage permis intensif ».

Par ailleurs, le réseau INRI’S met à disposition de ses adhérents un outil de gestion numérique parmi les plus performants du marché en effet cette plateforme INRI’S ONLINE permet de gérer tout le cycle de vie de l’élève (de l’état de prospect à client jusqu’à sa réussite à l’examen), des outils marketing afin d’assurer leur visibilité et leur développement économique.

Capture d’écran du site INRI’S Formations

Enfin, les membres du réseau bénéficient de prix négociés auprès de nombreux partenaires, que ce soit pour la location ou l’achat de véhicules, le carburant, les fournitures pédagogiques et l’assurance.

Un plan de communication ambitieux pour contrer les auto-écoles en ligne

Le réseau INRI’S a mis en place une stratégie de communication globale et multi-support à destination des futurs conducteurs à travers notamment :

  • une présence numérique importante (site, référencement, application mobile, etc…) ;
  • des campagnes de spots publicitaires en radios nationales ;
  • une animation quotidienne de ses pages réseau social (Facebook et Instagram) ;
  • des campagnes de distribution de prospectus en boîte aux lettres.
Les auto-écoles qui souhaiteraient davantage d’informations sur INRI’S et sur les conditions pour intégrer le réseau peuvent remplir une demande de renseignements sur cette page.

 


[REVUE DE PRESSE] L’actualité de la semaine du 3 septembre

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Ces derniers jours ont été riches en annonces: lancement d’une mission parlementaire sur l’éducation routière, la réforme du permis moto et la privatisation de l’examen B qui « serait » envisagée à très court terme (1er janvier 2019). Si vous n’avez pas eu le temps de suivre, nous vous avons préparé une revue de presse. Bonne lecture!

Une mission parlementaire sur l’éducation routière

Le 30 août, le Ministère de l’Intérieur annonçait sur Twitter le lancement d’une mission parlementaire sur l’éducation routière. Son objectif sera de « formuler des propositions permettant de garantir, dans le temps et en tout point du territoire, une formation de qualité au permis de conduire, tout en assurant son accessibilité et celle des examens en termes de délais et de prix. La réflexion visera également à consolider le secteur économique de l’éducation routière et à définir des modalités de contrôle adaptées à l’ensemble de la profession. Elle proposera, le cas échéant, des évolutions législatives et réglementaires et, d’une manière générale, toute mesure permettant d’assurer la qualité de la formation des conducteurs et l’accessibilité du permis de conduire. » Le communiqué en intégralité est reproduit dans le tweet ci-dessous.

Vers une réforme du permis moto en 2019

La semaine passée, Permis Pratique publiait un article faisant état des différentes pistes de réflexion autour d’une réforme du permis moto en 2019: la mise en place d’un code moto E.T.M (Epreuve Théorique Moto), l’épreuve en circulation serait rallongée à 40-45 minutes (contre 30 actuellement) alors que l’épreuve du plateau serait, elle, raccourcie. Enfin, un nouveau système de notation pour l’épreuve hors-circulation pourrait voir le jour. Pour plus de détails, l’article de Permis Pratique.

La privatisation de l’examen B au 1er janvier 2019?

Le sujet est sur la table depuis des mois, avec ses défenseurs et ses détracteurs. La semaine dernière la magasine Auto Plus publiait une enquête avec des éléments tendant à montrer que la privatisation pourrait être mise en place dès le début de l’année prochaine. L’objectif pour l’État serait de réaliser des économies budgétaires (dans le cadre du plan Action Publique 2022), et la Sécurité routière travaillerait sur une évolution de l’examen pratique avec, notamment, deux candidats à bord, ou avec l’examinateur assis à l’arrière pour mieux évaluer le candidat. Une mise en place dans des délais si courts et alors que la mission parlementaire vient d’être annoncée semble néanmoins difficile à croire… L’intégralité de l’article d’Auto Plus ici.


Taux de réussite 2017: les auto-écoles en ligne publient des chiffres discutables

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La publication des taux de réussite en début de semaine est l’occasion de nous pencher sur les taux de réussite des auto-écoles en ligne et sur les chiffres qu’elles mettent en avant sur leurs sites internet respectifs… des chiffres bien différents des taux officiels fournis par le Ministère de l’Intérieur. En s’attribuant des taux de réussite entre 75 et 90%, Ornikar et En Voiture Simone ont recours à des pratiques commerciales discutables… à la limite de la publicité mensongère?

En consultant les sites internet des principales auto-écoles en ligne (très bien conçus par ailleurs), les promesses faites aux futurs candidats sont claires: (1) un permis de conduire moins cher, (2) plus facile d’obtention grâce à leur meilleur taux de réussite et (3) une organisation plus souple et plus rapide! Pour appuyer leurs propos, ces auto-écoles communiquent des taux de réussite pour le moins « gonflés ».

Ornikar, des taux sortis du chapeau?

Capture d’écran du site ornikar.com

« Quand c’est flouc’est quil y a un loup » et le moins que l’on puisse dire avec Ornikar c’est que les taux affichés manquent de transparence. Les futurs candidats se voient promettre 90% de réussite au code de la route et 70% à la conduite… pour avoir davantage d’informations, ils devront aller consulter les explications fournies (en tout petit) en bas de page.

Capture d’écran du site ornikar.com

On y apprend donc que :

  • le taux de réussite de 90% au code de la route correspond aux taux déclarés par les candidats libres entre juillet et novembre 2016;
  • le taux de réussite de 70% au permis de conduire correspond aux informations déclarées par les candidats libres en première présentation, cette fois sur toute l’année 2016.

Ces taux sont problématiques pour plusieurs raisons:

  • ces données sont datées, elles ont plus de 2 ans. Ornikar devrait pouvoir communiquer des chiffres plus récents! Les taux de réussite à l’examen du code de la route datent de 2016. Ornikar travaille avec les différents opérateurs (La Poste, SGS, Codengo), dont les API permettent de remonter les taux de réussite quasiment en temps réel et fournissent des chiffres exacts à la virgule prêt. Il est donc étonnant qu’Ornikar ne communique pas ses chiffres sur les 8 premiers mois de 2018.
  • d’un point de vue méthodologique, Ornikar communique des données qui ne sont pas homogènes (l’une sur une période de 5 mois, l’autre sur 12), sans préciser le nombre de candidats concernés ni pour le code, ni pour la pratique ;
  • les taux affichés sont « étonnants »: il s’agit de chiffres ronds (on imagine mal qu’il s’agisse d’une coïncidence), bien supérieurs à la moyenne nationale (57,8% à l’examen B en 2016) ;
  • Le taux de réussite à l’examen pratique est pour le moins éloigné du taux de réussite officiel attribué à Ornikar pour 2016. Pour mémoire, ce dernier était de 28% pour 25 candidats! Drôle d’auto-école où les meilleurs élèves sont présentés en candidats libres alors que les moins bons sont passés sur leurs propres places…
  • Dernier point, ces chiffres sont invérifiables. Le taux de 70% de réussite en première présentation a été obtenu en interrogeant d’anciens élèves. Cela pose problème pour plusieurs raisons. Premièrement,  Ornikar n’indique pas si tous les élèves présentés sur la période ont répondu à l’enquête. Deuxièmement, il s’agit d’informations déclaratives (aucune vérification n’a semble-t-il été faite en demandant aux élèves de fournir leur CEPC). Troisièmement, même si cela a été fait, Ornikar n’a pas les CERFA en sa possession et l’indice de présentation ne figure par sur le résultat de l’examen… et il serait bien compliqué pour Ornikar de savoir si un candidat libre était effectivement en première présentation ou pas!

En Voiture Simone, un taux calculé sur une période de 13 jours!

En Voiture Simone, elle aussi, a décidé que ses taux de réussite seraient bons (tant qu’à faire)! Ses taux de réussite affichés sont donc de 85% pour le code de la route et 76% au permis de conduire.

Capture d’écran du site En Voiture Simone

Comme Ornikar, En Voiture Simone semble avoir du mal avec les chiffres! Les taux de réussite pour le code de la route sont calculés sur les 3 derniers mois de 2017… les taux de réussite à l’examen B sont quand à eux calculés sur la période allant du 30 août au 12 septembre 2017 (soit sur une période de 13 jours!!). Ces chiffres ne sont absolument pas représentatifs (à ce compte là, une auto-école qui aurait 3 élèves reçus au cours de la semaine écoulée pourrait revendiquer un taux de réussite de 100%) et le nombre de candidats n’est pas mentionné non plus!

Capture d’écran du site En Voiture Simone

Capture d’écran du site En Voiture Simone

Pour une auto-écoles qui revendique sur son site 91 542 élèves, publier des taux sur une période aussi restreinte ne peut que susciter l’interrogation. Si une cinquantaine d’élèves d’EVS se sont présentés sur la période de 13 jours (un chiffre qui nous semble déjà élevé), cela veut dire qu’En Voiture Simone communique sur un échantillon de 0,05% de ses élèves inscrits!

 

 

 

Taux erronés ou publicité mensongère?

Ornikar et En Voiture Simone s’attribuent donc des chiffres invérifiables, datés, calculés sur des échantillons non représentatifs. Ces chiffres:

  1. laissent croire que le taux de réussite des élèves de ces auto-écoles en ligne est bien supérieur à la moyenne alors que le taux de réussite des candidats libres est inférieur de 10% à la moyenne ;
  2. laissent croire que les chances d’obtenir le permis en passant par ces auto-écoles en ligne sont supérieures aux chances de l’obtenir en passant par une auto-école traditionnelle.

Afin de lever tout soupçon de publicité mensongère, ces auto-écoles devraient publier des taux qui remplissent les mêmes critères et qui aient le même périmètre que les taux de réussite fournis par le Ministère pour l’ensemble des auto-écoles : (1) des taux toutes présentations confondus, (2) des taux sur l’ensemble des candidats présentés du 1er janvier au 31 décembre de l’année passée et (3) des taux vérifiables / auditables étant donnés les caractéristiques de leur modèle économique basé sur le candidat libre. L’État devrait les y obliger.

Pour rappel, l’article L. 121-1 du code de la consommation définit la publicité mensongère ainsi : « Une pratique commerciale est trompeuse […] lorsqu’elle repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur et portant sur […] les caractéristiques essentielles du bien ou du service, à savoir : ses qualités substantielles, […] ses propriétés et les résultats attendus de son utilisation, ainsi que les résultats et les principales caractéristiques des tests et contrôles effectués sur le bien ou le service ».

Les auto-écoles labellisées vont, dans les semaines qui viennent être contraintes de fournir à leurs élèves leurs taux de réussite en première présentation, ces taux feront l’objet de vérifications par la DGCCRF et les établissements présentant des taux erronés seront sanctionnés. Il serait normal que les auto-écoles en lignes soient soumises aux mêmes obligations de transparence…

TANT QU’ON Y EST…

Ornikar, vraiment « 10 fois moins cher »?

Les taux de réussite ne sont pas le seul élément qu’Ornikar met en avant dans sa communication. L’accent est également mis sur le prix. Ainsi, passer le code de la route sur la plateforme au tarif de 29,90€ serait « 10 fois moins cher » qu’en auto-école traditionnelle (cf. capture d’écran ci-dessous). Cette affirmation est appuyée par la note de bas de page suivante : « Tarifs moyens constatés pour une formation au Code de la Route : 305 €. D’après une étude menée par Ornikar en août 2017 auprès de 104 auto-écoles. »

Ornikar compare donc le prix facturé à ses élèves pour accéder à sa plateforme de révision avec… le tarif d’un stage code. Deux prestations qui n’ont rien à voir! Un stage code comprend bien souvent: les démarches administratives sur ANTS, le livre de code, les accès code en ligne, l’accès au code en salle et (le plus important) des cours de code dispensés par un enseignant diplômé. Comparer les prix de deux services aussi différents ne peut qu’induire le consommateur en erreur!

 

Prix code de la route ornikar
Capture d’écran du site ornikar.com


C’est la rentrée: les taux de réussite 2017 viennent d’être publiés!

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Comme chaque année à la même époque, Vroomvroom.fr (dont l’équipe est également responsable de la publication de PermisMag) publie les taux de réussite officiels des auto-écoles et centres de formation professionnelle. Cette semaine, nous répondons aux questions fréquemment posées à propos de ces fameux taux de réussite.

D’où proviennent ces taux de réussite?

Les taux diffusés par Vroomvroom.fr (et certains autres sites) sont les taux de réussite « officiels », ils sont calculés et diffusés par la Délégation à la Sécurité routière (DSR), rattachée au Ministère de l’Intérieur. Depuis une décision de la CADA de 2013, ces taux de réussite ont été reconnus « donnée publique » et sont communiqués dans le cadre de la politique d’open data de l’État.

Comment sont calculés ces taux?

Pour chaque catégorie de permis, les taux de réussite sont calculés toutes présentations confondues, sur les élèves présentés par l’auto-école entre le 1er janvier et le 31 décembre 2017.

« Les taux de réussite ne veulent rien dire! »

Les taux de réussite sont un indicateur parmi d’autres. Comme tout indicateur, ils ne sont pas parfaits et doivent être pris avec précaution (nous en avons déjà parlé ici, ici et encore ici). Certains facteurs externes peuvent influer sur le taux de réussite de l’auto-école, notamment les élèves « forçant » leur présentation alors que leur niveau est insuffisant.

Ces taux sont néanmoins scrutés par les élèves et, nouveauté cette année, les auto-écoles ayant obtenu le label de qualité de l’État devront communiquer ces taux de réussite aux élèves en faisant la demande (ainsi que le nombre d’heures de conduite effectuées par les élèves en première présentation, critère 5.4).

Sur vroomroom.fr, les candidats sont invités à consulter les taux de réussite mais ils sont invités avant tout à se rendre à l’auto-école et à prendre connaissance des avis certifiés des anciens élèves, davantage révélateurs de la qualité d’une école de conduite.

Mon taux de réussite est-il « bon »?

La réponse à cette question est compliquée. Risquons nous tout de même à quelques éléments de réponse:

  • le taux de réussite doit être comparé aux taux des auto-écoles situées alentours (idéalement, celles présentant ses élèves sur le même centre d’examen). Comparer les taux d’une auto-école de Bordeaux et d’une auto-école de Lyon n’a pas de sens.
  • il convient de tenir compte de l’emplacement de l’auto-école (une auto-école située à côté d’un lycée agricole n’aura pas le même taux de réussite qu’une auto-école située dans un quartier difficile).
  • le nombre de candidat présenté est important. Avoir un taux de réussite de 75% sur 40 candidats est bien, avoir ce même taux sur 300 candidats est exceptionnel!
  • enfin, il est nécessaire de regarder combien d’heures de conduite en moyenne ont été effectuées pour parvenir à ce taux (plus les élèves effectuent d’heures avant l’examen, plus il est « normal » que le taux soit élevé). Ce critère est repris par le label de qualité.

Vos élèves vous parlent de vos taux de réussite? Il est important de leur répondre de manière honnête (de toute façons l’information est largement accessible aujourd’hui) et faire de la pédagogie et d’expliquer ces différences aux élèves (ou prospects) qui poseraient la question.

Et les auto-écoles en ligne / candidats libres dans tout ça?

Le fichier transmis par la DSR ne contient pas, à notre grand regret, de statistiques sur les élèves se présentant en candidat libre. D’après nos sources, leur taux de réussite serait inférieur de 10% à la moyenne… et cela ne concerne que les élèves qui sont autorisés à prendre l’examen (certains ne se présentent pas / viennent sans accompagnateur ou avec une voiture non conforme). Nous attendrons donc la publication du Bilan 2017 du permis de conduire pour avoir des chiffres plus fiables.

Les taux de réussite officiels des auto-écoles en ligne et ceux qu’elles communiquent au grand public diffèrent grandement… ce qui est pour le moins problématique! Nous consacrerons un article dédié à ce sujet dans les jours qui viennent.

Les taux de réussite de mon agence sont faux, que faire?

Le fichier communiqué par la DSR n’est pas parfait… loin de là! Chaque année, des erreurs se glissent dans le fichier. Par ailleurs, ces erreurs peuvent être dues à une multitude de facteurs (échange/don de places d’examen, attribution d’options/places suplémentaires non comptabilisées, etc.).

Il est possible de demander la correction/suppression du taux de votre établissement, sous certaines conditions.

  • en cas d’erreur de frappe (vous avez présenté 212 candidats et non 122, votre taux de réussite est de 52% et non de 25%, etc…).
  • le taux de réussite ou le nombre de candidats affichés sont éloignés de la réalité (écart de plus de 5%).
  • le nombre de candidats présentés n’est pas significatif (en particulier pour les auto-écoles ayant ouvert dans les derniers mois de 2017).

Toute demande de modification / rectification des taux devra impérativement être accompagnée d’un justificatif:

  • soit un relevé fourni par la DDT sur la période allant du 1er janvier et le 31 décembre 2017;
  • soit l’ensemble des bordereaux d’examen pour l’année 2017.

J’ai vu un taux de réussite différent sur un autre site, comment est-ce possible?

Contrairement à certains sites (moins scrupuleux) qui publient l’information brute, Vroomvroom s’attache à fournir aux futurs candidats des taux aussi fiables et proches de la réalité que possible. Pour cela, nos équipes mènent un long et fastidieux travail de vérification, de recoupement et de correction des informations qui nous sont transmises. Aussi, nous pouvons être amenés à corriger les taux dans certains cas:

  • les auto-écoles ayant fermé depuis le 31 décembre 2017 sont supprimées;
  • les taux de réussite des auto-écoles apparaissant à plusieurs reprises dans la liste sont fusionnés;
  • les taux de réussite des auto-écoles ayant changé d’agrément en cours d’année sont fusionnés.

Exemple: une auto-école dont l’agrément a été renouvelé en cours juin 2017 aura présenté 124 élèves avec 54,83% de réussite sur son agrément commençant par E12 et 24 élèves avec 66,67% de réussite sur son agrément commençant par E17. Nous afficherons alors 148 candidats et 56,75% (soit =(142*0,5483)+(24*0,6667) ).

Vous avez une question à propos de votre taux de réussite, vous souhaitez nous signaler une erreur sur notre site ou une auto-école ayant fermé dans votre ville, appelez-nous au 01 45 08 47 51 ou envoyez-nous un message à l’adresse e-mail suivante.