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Certification des auto-écoles : la dernière ligne droite!

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Comme nous vous le disions en juin, la loi Macron de l’été 2015 prévoit que les auto-écoles labellisées et/ou certifiées auraient accès à des dispositifs particuliers (sans préciser de quels dispositifs ils s’agit). Ces dispositions ont été transcrites dans le Code de la route (Article L.213-9).

Plusieurs groupements professionnels tels que les réseaux CER et ECF ont, suite à cette loi, établi leurs propres labels et chartes de qualité. Le CNPA – Conseil national des professions de l’automobile – a également créé sa charte éthique afin de défendre et valoriser les métiers qu’elle représente. Par ailleurs, le CNPA a signé la Charte européenne sur l’importance d’une éducation routière professionnelle de qualité, avec l’EFA (Fédération européenne des auto-écoles), lors de son Congrès annuel qui se tenait cette année à Lyon, au début du mois de juin.

Depuis le 20 septembre dernier, le dossier du référentiel qualité pour les auto-écoles a été validé par le Conseil supérieur de l’éducation routière (CNSER).

Le référentiel qualité doit désormais être examiné par le Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle (CNEFOP). Si celui-ci valide le dossier, les écoles de conduite qui le souhaitent pourront demander une certification. Apposé sur la vitrine de l’établissement, ce certificat pourra constituer un gage de qualité pour les élèves. Pour l’obtenir, il sera nécessaire de répondre à six critères particuliers (moins exigeants que pour une labellisation) inscrits dans le cahier des charges.

Ces conditions sont :

  • la qualification professionnelle et la formation continue des personnels chargés des formations ;
  • la prise en compte des appréciations rendues par les stagiaires ;
  • la qualification professionnelle et la formation continue des personnels chargés des formations ;
  • l’identification précise des objectifs de la formation et son adaptation au public formé ;
  • l’adaptation des dispositifs d’accueil, de suivi pédagogique et d’évaluation aux publics de stagiaires ;
  • l’adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement à l’offre de formation.

Pour effectuer la demande de certification, il suffira de remplir un formulaire en ligne. Les démarches seront gratuites et facultatives (aucune auto-école n’aura l’obligation de demander à être certifiée). Les auto-écoles qui possèdent déjà un label pourraient l’obtenir plus facilement.


Vérifications intérieures et extérieures: ce qui change au 1er janvier

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Chaque année, près de 350 accidentés de la route pourraient être sauvés si les gestes de premiers secours leur étaient prodigués avant l’arrivée des équipes médicales. Afin de réduire ce chiffre, le gouvernement a décidé de modifier le déroulement de l’épreuve pratique du permis de conduire dans un arrêté paru hier au Journal Officiel. Jusqu’à présent, l’arrêté du 19 février 2010 imposait aux candidats du permis B d’effectuer les vérifications techniques intérieures et extérieures du véhicule.

Une entrée en vigueur début 2018

À partir du 1er janvier 2018, les candidats devront être en mesure de répondre, en plus, à deux nouvelles questions: l’une portant sur les notions élémentaires de premiers secours et l’autre en lien avec la sécurité routière.

Sur les Certificats d’Examen du Permis de Conduire (CEPC), le candidat se verre toujours attribuer de 0 à 3 points pour la compétence « Effectuer des vérifications du véhicule » :

  • 1 point si la vérification est correcte ;
  • 1 point si la réponse à la question en lien avec la sécurité routière est correcte ;
  • 1 point si la réponse à la question portant sur les notions élémentaires de premiers secours est correcte.

L’arrêté ne précise pas quels types de questions seront posées et il faudra probablement attendre les premiers examens pratiques début janvier pour être fixés.

Des bénéfices à la portée plus globale

Selon une étude, seuls 15% des Français connaissaient les gestes de premiers secours en 2015. En Allemagne, 74% ont reçu une formation secouriste et près de 90% dans certains pays anglo-saxons.

Cette formation ne sera pas seulement bénéfique dans le cadre du permis de conduire. En effet, près de 20 000 personnes meurent chaque année dans un accident de la vie courante (AcVC). Selon la Croix-Rouge, si tous les Français passaient le PSC1 (Prévention secours civiques niveau 1), diplôme qui s’obtient en seulement 8 heures, plus de la moitié de ces personnes pourraient être sauvées.

Et vous, comment allez vous préparer vos élèves à ces nouvelles questions?


Sécurité routière : une invention qui améliore la visibilité des jeunes conducteurs la nuit

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Mis en place en 1994 par le gouvernement, les disques « jeune conducteur » et « conduite accompagnée » sont aujourd’hui obligatoires. Apposé à l’arrière de la voiture, ils signalent aux usagers que le conducteur au volant est encore soumis aux règles du permis probatoire ou bien qu’il est encore en plein apprentissage.

Magnétiques ou autocollants, ces disques ont très peu évolué en 25 ans. Pourtant, les mesures en terme de sécurité routière et les comportements sur la route ont, eux, considérablement changé.

Thomas Marionneau, un étudiant de 21 ans, a récemment apporté un souffle nouveau à ces disques. Une nuit, alors qu’il suit la voiture de son frère, Thomas s’aperçoit que le disque « conduite accompagnée » de ce dernier est à peine visible malgré l’éclairage de ses feux. Étonné par la dangerosité de la situation, il imagine alors des disques visibles de nuit. Si l’idée paraît simple, aucun disque de ce type n’avait été commercialisé avant. Un an et demi plus tard, le projet aboutit et les premiers disques sont mis en vente sur son site internet.

L’enjeu principal pour Thomas Marionneau est d’améliorer la visibilité des jeunes conducteurs et de renforcer la sécurité de tous les usagers de la route. Il rappelle d’ailleurs que 43% des accidents mortels se produisent de nuit et que la majorité des victimes d’accident la nuit ont entre 18 et 25 ans. Confiant, il reçoit déjà d’excellents retours de la part des principaux acteurs du secteur.

Pour les auto-écoles qui souhaiteraient se munir de ces disques, ils sont disponibles sur commande via l’adresse e-mail contact@disquesreflechissants.fr. Disponibles en version adhésive et magnétique depuis le 1er mars 2017, les disques réfléchissants connaissent déjà un franc succès!


[Revue de presse] Bilan de l’externalisation du code, limitation de la vitesse à Paris…

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Tout Paris à 30km/h, c’est pour bientôt! 

Il y a quelques semaines, la mairie de Paris a annoncé vouloir instaurer des « zones 30 » dans quatorze arrondissements de la capitale avant la fin de l’année 2017.

L’objectif pour la municipalité est d’« apaiser » la circulation en ajoutant des pistes cyclables et en élargissant les trottoirs, l’objectif final étant de permettre à tous les usagers de se partager la route en toute tranquillité. 

En réponse au mécontentement des automobilistes parisiens, l’adjoint EELV chargé des transports Christophe Nadjovski met en avant l’argument de la sécurité des piétons. Il rappelle : « Les aménagements réalisés incitent bien sûr à lever le pied mais surtout à être plus prudent. Lors d’un choc entre une auto et un piéton à 30 km/h, la collision n’est pas mortel à 80%. Alors qu’à 50 km/h si ! »

La municipalité ne compte pas s’arrêter là : en 2020, 85% des rues parisiennes devraient être limitées à 30 km/h. Seules les très grandes avenues et les boulevards des Maréchaux seront toujours limités à 50 km/h.

Nantes : un moniteur d’auto-école condamné pour harcèlement sexuel

Ce jeudi 5 octobre, un moniteur nantais de 31 ans a été convoqué devant le tribunal correctionnel de Nantes pour des faits de harcèlements sexuels. 

En novembre 2016, une jeune fille de 18 ans décide de porter plainte contre ce moniteur après un « dérapage » sur un parking à Ancenis, où l’homme aurait violemment saisi le visage de son élève pour l’embrasser.

La jeune fille affirme que le moniteur se montrait de plus en plus insistant au fil des leçons « Au départ, je l’ai trouvé sympathique, mais après j’ai trouvé qu’il était manipulateur »  déclare-t-elle. A plusieurs reprises, l’homme lui aurait dit « si tu ne fais pas tes angles morts, tu me fais un bisou » et pose sa main sur sa cuisse lorsqu’elle n’accélère pas assez. 

L’homme écope finalement de deux mois de prison avec sursis et d’une mise à l’épreuve pendant deux ans. Il devra verser 1 500 euros à sa victime et ne pourra plus exercer en tant que moniteur. Après enquête, il s’est avéré que l’homme avait déjà été licencié d’une auto-école de Nantes pour des faits similaires. 

Externalisation de l’ETG, quel bilan pour la première année ?

En vigueur depuis juin 2016, l’externalisation de l’ETG a entraîné de nombreux changements pour les auto-écoles et leurs élèves.

Les nouveautés de l’examen? Les sessions sont surveillées par des agents privés, les boîtiers sont remplacés par des tablettes numériques et les délais d’attente sont moins longs. En effet, il est possible de repasser l’examen théorique plusieurs fois et ce sans avoir à attendre, à condition bien sûr de repayer les 30 euros. 

Cette externalisation a également permis de réduire le temps d’attente entre deux passages à l’examen pratique. En effet, les inspecteurs n’étant plus sollicités pour surveiller les examens du code de la route et peuvent donc se focaliser uniquement sur les passages à la conduite. En 2014, un élève devait attendre en moyenne 90 jours avant de repasser son permis, contre 63 jours aujourd’hui.

En terme de résultat, on observe une hausse du taux de réussite depuis la mise en place de ces nouveaux centres. Examen plus souple, plus accessible et plus moderne, l’externalisation s’avère bénéfique pour les élèves. Pour les auto-écoles en revanche, celle-ci peut se montrer légèrement moins rentable puisque plusieurs élèves choisissent de s’entraîner seuls sur internet et s’inscrire en candidat libre à l’examen. Patrice Bessone, président de la branche éducation routière du CNPA se veut rassurant, il précise que les candidats libres sont finalement peu nombreux, « Ils doivent représenter entre 5% et 10% du nombre total d’élèves à se présenter. »  


Ornikar: opération séduction en direction des auto-écoles!

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PermisMag vous en parlait déjà en début de mois, Ornikar a décidé de démarcher par e-mail un certain nombre d’auto-écoles en leur faisant une proposition simple: détacher leurs moniteurs afin de les faire travailler quelques heures par semaine sur leur plateforme.

 

Si les auto-écoles en lignes arrivent à séduire un certain nombre d’élèves, à grand coup de publicité sur les réseaux sociaux et de prix cassés (à la limite même de la rentabilité), elles ont beaucoup plus de difficultés à attirer les enseignants de la conduite et font face à un réel manque de formateurs. Il est en effet plus intéressant pour un moniteur d’être salarié d’une structure traditionnelle plutôt que d’adopter le statut d’auto-entrepreneur (et la rémunération souvent inférieure) imposé par ces plateformes.

 

Conscients de ces désavantages, les formateurs continuent donc à s’orienter, dans leur grande majorité, vers les auto-écoles traditionnelles. Pour remédier à cette pénurie, les auto-écoles « nouvelle génération » sont prêtes à tout… y compris à s’adresser aux auto-écoles dont elles veulent « révolutionner le modèle » et qu’elles souhaitent remplacer à terme.

 

Si, pour les auto-écoles traditionnelles, il était inacceptable il y a quelques mois encore de partager leurs formateurs avec ces auto-écoles 2.0, il semblerait qu’un petit nombre d’entre elles soient prêtes à changer d’avis… contraintes et forcées.

 

Mais comment Ornikar essaye-t-elle de convaincre les auto-écoles de partager ses formateurs?

Par un e-mail amical et coloré envoyé aux auto-écoles, Ornikar propose un « partenariat » qui permettrait de remplir les trous dans leurs plannings en dispensant des cours à ses élèves. La start-up nantaise promet également d’apporter une nouvelle visibilité, un complément de revenus mais également un accès à une base de plus de 100 000 élèves dans toute la France (des chiffres bien évidemment invérifiables).

 

Ci-dessous une capture d’écran de l’e-mail reçu par certaines auto-écoles.

Dans sa brochure explicative, l’auto-école va plus loin et promet de « maximiser le chiffre d’affaire » grâce à une baisse des charges et une rémunération des heures de conduite. En revanche, elle ne détaille pas les conditions pratiques du partenariat (le montant versé à l’auto-école par heure de conduite, les conditions de la mise en place de contrat de sous-traitance, etc.) ni le statut des enseignants.

 

Par ailleurs, la mise en place de telles pratiques pose question. Comment l’auto-école pourra-t-elle justifier l’absence de contrat de formation pour ces élèves en cas de contrôle? Vers qui l’élève devra se tourner en cas de problème au cours de sa formation? Sans parler du manque total de suivi : un élève pourra commencer sa formation avec un moniteur indépendant d’Ornikar, effectuer quelques heures à l’auto-école A, poursuivre avec le moniteur indépendant, reprendre des heures avec l’auto-école B, etc… un comble, au moment même où Emmanuel Macron dit compter sur les auto-écoles en matière de sécurité routière!

 

Après avoir mis plusieurs centaines d’auto-écoles en difficulté1, Ornikar se pose désormais en recours. Certains gérants, faisant face à une baisse d’activité ou à des charges fixes importantes, pourraient être tentés de saisir la main tendue…

 

 

Ceci dit, chiffre d’affaires et marge n’étant pas synonymes, il est très probable que ce partenariat qui est présenté et/ou pourrait être perçu comme un « remède » se révèle en réalité être un « poison mortel », à court ou moyen terme! Les auto-écoles qui accepteraient un tel partenariat n’ayant pas, parmi leurs actionnaires, des personnes prêtes à financer un modèle économique qui n’a pas su démontrer sa rentabilité.

 

Et vous, avez-vous reçu l’email d’Ornikar (où d’une autre auto-école en ligne)?

1 Pour rappel, le nombre total d’auto-écoles a diminué de 500 sur l’année 2016 et la tendance se poursuite depuis le début de l’année.


Taux de réussite 2016 : les auto-écoles en ligne, vers une sortie de route?

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Ils sont arrivés! Après neuf mois d’attente, le Ministère de l’Intérieur a finalement diffusé les taux de réussite des auto-écoles. Les données et statistiques des quelques 13 000 établissements d’enseignement de la conduite sont riches d’enseignement. Ils seront mis en lignes dans les jours qui viennent sur VroomVroom.fr [NDLR: PermisMag est édité par VroomVroom.fr]. Impatients, nous y avons déjà jeté un coup d’œil et nous vous livrons nos premières impressions!

 

Disparition des statistiques pour l’ETG

Externalisation des examens de code oblige, l’une des grandes nouveautés en ce qui concerne les taux de réussite 2016 est la disparition des statistiques concernant le code de la route.

 

Face à la multiplicité des pratiques, certaines auto-écoles continuent à faire les démarches pour le compte des élèves et encaissent les frais de présentation de 30€, alors que d’autres préfèrent laisser les élèves s’inscrire en toute indépendance, le Ministère a probablement choisi la bonne option. Affecter des taux de réussite à certains établissements et pas à d’autres auraient été incompréhensible pour le grand public!

 

Un taux de réussite à l’examen B globalement en hausse

Le taux de réussite moyen, toutes présentations confondues, est de 57,8% en 2016. Ce taux est en hausse par rapport aux années précédentes. Il masque néanmoins de fortes disparités entre centres d’examen. Les auto-écoles situées dans des grandes agglomérations ont généralement des taux de réussite moins élevés que celles situées dans des villes plus petites.

 

Ainsi, le taux de réussite moyen à Paris s’élève à 48,7% sur l’année 2016, il est de 53% à Marseille, de 51% à Lille et 46% à Bordeaux… et seulement 44% à Lyon.  Les établissements situés à Mont-de-Marsan (64%), Tours (63%), Vienne (62%) ou Blois (61%) bénéficient, eux, de taux supérieurs à la moyenne nationale.

 

Les auto-écoles en ligne: vers une sortie de route?

Sans revenir sur la signification et la pertinence des taux de réussite (dont nous avons déjà parlé ici, ici et ici), nous avons souhaité nous pencher sur les taux de réussite des auto-écoles en ligne.

 

En effet, nombre d’entre elles ont reçu un agrément fin 2015 ou dans le courant de l’année 2016 et il s’agit donc des premières statistiques dont nous disposons. Alors, la liberté, la simplicité et les prix cassés vantés sur leurs sites internet riment-ils avec réussite à l’examen et formation de qualité? Notre analyse.

 

Tout d’abord, il est bon de rappeler que les modèles retenus par ces acteurs varient: si auto-ecole.net et PermiGo ont choisi d’ouvrir des agences physiques, En Voiture Simone et Ornikar se contentent toujours d’exercer avec un seul agrément au niveau national. Par ailleurs, le modèle économique de ces auto-écoles repose sur le candidat libre et non sur la présentation de candidats sur leur agrément. Ceci étant dit, nous n’avons pas de raison de penser que les candidats présenter sur leur agrément sont meilleurs/mieux formés (ou moins bons/moins bien formés) que les élèves présentés en candidats libres.

 

Ornikar, qui se vante sur son site internet d’être la première auto-école en ligne de France avec plus de 100 000 inscrits et d’un taux de réussite de 90% au code de la route, dispose d’un agrément à Nantes depuis 2016. L’auto-école a fait passer, sur cet agrément, 25 candidats pour un taux de réussite de……. 28%!

 

PermiGo, dont les déboires financiers ont fait les gros titre cette année, s’en sort un petit peu mieux. La start up lyonnaise a présenté quelques 977 élèves sur ses 14 agences en 2016. Sur le 8 agences conservées à l’issue du plan de cession, le taux de réussite moyen est de 48%, soit 10 points de moins que la moyenne nationale.

 

Auto-ecole.net, qui a adopté depuis le début la même stratégie « phy-gitale » (mêlant agences physique et présence sur internet), a présenté 1122 élèves en 2016 sur ses différents agréments, pour un taux de réussite de 48% également.

 

En Voiture Simone, n’a pas présenté de candidat en 2016 sur son agrément.

 

Il semble donc que les chiffres officiels diffèrent quelques peu (c’est un euphémisme) de la communication officielle de ces « auto-écoles 2.0 »… qui préfèrent désormais mettre en avant leur taux de réussite à l’examen du code supérieurs à 90%, taux bien évidemment invérifiables.

Dématérialisation, Ornikar et cannabis… une rentrée bien chargée!

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Septembre arrive et marque pour beaucoup la fin des vacances! PermisMag fait le point sur les principales actualités survenues au mois d’août.

Dématérialisation des dossiers : le fiasco continue!

Depuis quelques mois, plusieurs départements testent l’inscription « dématérialisée » au permis de conduire. Exit les formulaires CERFA papier, les auto-écoles ont désormais la possibilité de saisir les coordonnées des élèves sur le site de l’ANTS afin de générer leur dossier. Ce changement, destiné à simplifier le processus d’enregistrement, pour les auto-écoles comme pour les élèves, n’est malheureusement toujours pas au point! Bugs à répétition, impossibilité d’enregistrer les données en fin de formulaire, refus de prendre en compte certaines adresses email,… la procédure dématérialisée se révèle finalement plus contraignante pour les auto-écoles! Dès l’annonce de la mise en place de ce nouvel outil, les professionnels ont vu une menace : pour l’Unidec, cette réforme est une véritable porte ouverte à de nouvelles plateformes digitales et à une « ubérisation » de l’inscription au permis de conduire.
Pour Pierre Ginefi, sous-directeur de l’Éducation routière et du permis de conduire (SDERPC), la mise en place de la dématérialisation s’apparente à un « gros chantier » et nécessite une phase d’expérimentation pour améliorer le système avant le lancement officiel. Mais la phase de mise au point du système semble sans fin et la patience de nombreux gérants est mise à rude épreuve.
Une seule solution pour l’instant, envoyer un message à l’adresse e-mail suivante : celluleweb-ants@interieur.gouv.fr ou contacter l’assistance par téléphone au 0 810 903 270.

Les principales critiques émises par les auto-écoles
à l’encontre du site de l’ANTS (cliquez pour agrandir)

 

Conduite accompagnée : fin de l’obligation de formation pour les accompagnateurs

Jusqu’à présent, l’arrêté du 15 juillet 2013 imposait une formation de 4 heures pour les accompagnateurs de conduite accompagnée. Cette formation permettait aux accompagnants de retrouver les réflexes nécessaires à la conduite accompagnée, et d’éviter aux parents de transmettre les mauvaises habitudes de conducteurs confirmés aux futurs apprentis. Mais un nouvel arrêté du 28 juillet 2017 revient sur cette réforme :  désormais l’accompagnateur doit seulement être titulaire du permis de conduire depuis au moins 5 ans, sans interruption. Cette décision n’est pas sans danger : au volant, les mauvaises habitudes (oublie d’un clignotant, de l’angle mort, refus de priorité, excès de vitesse…) sont très souvent la principale cause d’accident et celles-ci surviennent principalement après la période probatoire. Alors, comment un conducteur qui n’a plus les bons réflexes peut-il surveiller la conduite d’un élève?

Ornikar démarche les auto-écoles pour étendre son offre

L’un des problèmes majeur auquel font face les auto-écoles en ligne est la pénurie de formateurs. En effet, les enseignants ne sont pas nombreux à être attirés par ce modèle qui leur propose davantage de précarité (de par leur statut d’auto-entrepreneur) et des rémunérations inférieures à celles offertes par les auto-écoles traditionnelles. Pour recruter des enseignants certaines auto-écoles en ligne ont choisi de recruter dès la sortie des centres de formation (auto-ecole.net, par exemple).
Ornikar semble avoir opté pour une stratégie différente et n’hésite pas à démarcher directement des auto-écoles en leur proposant de détacher certains de leurs salariés, quelques heures par semaine et de les faire travailler sur leur plateforme. Inenvisageable il y a quelques mois, certaines auto-écoles semblent désormais hésiter à franchir le pas, d’autant plus que la baisse des inscriptions – quasi-généralisée – depuis le début de l’année a pénalisé les trésorerie. Et vous, avez-vous été démarchés par Ornikar?

Consommation de drogue ou d’alcool en leçon : qui est responsable?

Le 19 juillet dernier à Nantes, une monitrice d’auto-école conduit son élève, qu’elle soupçonne d’avoir consommé du cannabis, au commissariat. Après plusieurs tests, il s’avère que l’élève avait effectivement consommé du cannabis la veille. Si cette monitrice n’avait pas suivi son intuition, le cours de conduite aurait pu être fatal.
Cet événement a soulevé bon nombre de questions : si l’élève, sous l’emprise de stupéfiants, avait eu un accident, qui aurait été responsable ? La loi est claire à ce sujet, les doubles commandes engagent la responsabilité du moniteur en cas d’excès de vitesse ou de non respect de la signalisation par exemple, puisqu’il pourrait freiner ou accélérer en cas de danger. En effet, l’élève est considéré comme une personne tierce dans la voiture. Mais lorsque celui-ci est sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants, les doubles commandes peuvent être inefficaces et les auto-écoles ne sont pas équipées pour vérifier l’état de leurs élèves.
Aussi, comment annuler une heure de conduite qu’un élève a déjà payé pour la simple raison que notre « intuition » nous fait sentir que l’élève n’est pas en état de conduire ? Certains gérants ont trouvé la solution : lorsque un élève présente des signes de fatigue très prononcée ou qu’il n’a pas l’air dans son état habituel, ils leurs proposent de remplacer ces heures par des heures théoriques comme les vérifications du véhicule par exemple.

Diffusion des taux de réussite : pourquoi autant d’attente?

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Depuis le printemps, pas une semaine ne passe sans que PermisMag ne reçoive une demande au sujet des taux de réussite diffusés sur VroomVroom.fr1, 2. Ces demandes, émanant pour la plupart de gérants d’auto-écoles, sont légitimes. En effet, il est incompréhensible qu’en juillet 2017 les dernières données accessibles soient celles de l’année 2015!

 

Aussi imparfaits soient-ils, les taux de réussite constituent aujourd’hui l’un des nombreux critères pris en compte par les élèves avant de s’inscrire dans une école de conduite… avec bien entendu la proximité de l’établissement, ses tarifs, ses horaires de conduite et surtout les avis laissés par les anciens élèves.

 

L’absence de taux ou l’ancienneté des données empêche donc les futurs candidats de faire leur choix, en toute transparence et en toute connaissance de cause! Elle pénalise également certaines auto-écoles pour qui les données de 2015 (que ce soient le nombre de passages ou le taux de réussite) ne reflètent pas la réalité de 2016/2017… sans parler des auto-écoles ouvertes courant 2016 qui n’affichent aucune statistique.

 

Interrogée à ce sujet, la DSR (qui dépend du Ministère de l’Intérieur) nous a fait savoir que les taux consolidés ne seraient pas disponibles avant le mois de septembre.

 

Ces délais qui semblent se rallonger posent question. Pourquoi la diffusion d’un simple fichier Excel regroupant les taux de réussite des auto-écoles des 100 départements français prend-elle plus de 9 mois? Les taux de réussite sont connus et calculés en permanence pour l’attribution des places d’examen! Les rassembler ne devrait donc prendre que quelques jours / semaines tout au plus.

 

VroomVroom.fr, qui diffuse les taux de réussite depuis 2012, a constaté que les informations sont accessibles chaque année de plus en plus tard. Si en 2013, les taux étaient disponibles dès le mois d’avril, il avait fallu attendre fin juin 2016 pour obtenir les taux de réussite 2015! L’accès à ces données devient également de plus en plus difficile. L’an dernier, la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs) avait dû être saisie à nouveau pour parvenir à obtenir ces taux.

 

Dans sa décision, la CADA rappelle que les taux de réussite ont un caractère de « donnée publique » et que par conséquent tous les citoyens ont le droit d’y avoir accès! Il serait bien que l’obligation porte également sur les délais de diffusion… cela aiderait tout le monde à y voir plus clair et éviterai les procès en manipulation (tel que celui intenté par l’UFC-Que Choisir à certaines auto-écoles en début d’année).

 

Dans certains pays européens, comme en Espagne, les taux de réussite des auto-écoles sont disponibles sur internet et sont mis à jour tous les mois.

1NDLR: PermisMag est édité par les équipes de VroomVroom.fr 
2Ces taux de réussite sont également diffusés sur d’autres plateformes.


Comment gérer la page Facebook de votre auto-école ?

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Un grand nombre d’auto-écoles possèdent aujourd’hui une page Facebook, mais force est de constater que ces pages sont mises à jour plus ou moins régulièrement… et qu’elles ne sont pas toujours utilisées de manière optimale. Si Facebook est un lieu incontournable où il est indispensable d’être présent pour toucher les 18-25 ans, il est également primordial de maîtriser les codes du premier réseaux social pour communiquer au mieux auprès des élèves (anciens, actuels et futurs).

 

Novice ou expert dans l’utilisation de Facebook, il est parfois intéressant de revoir certains principes de base pour gérer une page « professionnelle », afin de communiquer de manière efficace et percutante. De cette manière, vous pourrez développer votre activité et votre communication auprès de vos « cibles ». Mais attention! Cela demande de l’investissement car poster simplement un message ou une photo n’aura que très peu d’impact sur l’engagement de vos abonnés.

 

Gestion générale

Il est primordial de connaître le fonctionnement de Facebook si vous souhaitez augmenter votre notoriété. Utiliser les bonnes pratiques et avoir assimilé au préalable les règles du réseau social ne s’apprend pas en un jour. Privilégiez donc de « surfer » sur votre fil d’actualité personnel en observant les tendances et les bons usages d’autres pages, avant de vous lancer dans la vôtre.

 

Que ce soit sur Facebook ou n’importe quelles autres plateformes web, vous devez rester fidèles à vous-même. Utilisez donc une approche quasi-identique avec vos internautes, comme vous le faites dans votre auto-école. Restez sympathique et n’hésitez pas à engager une conversation. Répondre rapidement aux commentaires augmentera votre visibilité et vous donnera une bonne note sur votre présente et votre réactivité. Il est plus rare qu’une personne s’engage sur vos publications ou ne pose de question si elle constate que vos n’êtes pas présent sur votre page ou que votre page est abandonnée.

 

Augmenter votre notoriété est synonyme d’une hausse du nombre de vos abonnés sur votre page, ainsi que l’engagement de ces derniers sur vos posts. L’engagement concerne les réactions sur chacune des publications (le « Like » mais également toutes les nouvelles fonctionnalités qui permettent d’ouvrir plus largement les dialogues/débats), mais également le « Partage » qui est une vraie source de notoriété. Plus vos publications seront partagées, plus elles seront vues sur Facebook.

 

Connaître et comprendre les statistiques

Connaître les statistiques vous permettra d’assurer une gestion optimale de votre page professionnelle et ainsi améliorer vos performances. Vous trouverez au-dessus de votre page (en mode « business manager ») un onglet « Statistiques ». Plusieurs informations clefs vous sont alors données :
– la Portée : elle permet de voir le nombre de personnes qui ont vu/aimé/commenté/partagé vos publications. Vous pouvez donc constater directement quelles actions ont le mieux fonctionné et ainsi les reproduire.
Vues de Pages : il s’agit de nombre de personnes qui ont consulté votre Page.
Publications : tout simplement, ce sont des détails sur les performances de vos posts, très utiles pour la mise en place d’une stratégie de communication.
Personnes : enfin, cette catégorie vous permet d’avoir plus d’informations sur les personnes ayant visité votre page, pour ensuite mieux cibler votre futur contenu.

 

Savoir publier du contenu pertinent

Rien de très compliqué ! Au départ, il vous faudra tester plusieurs types de contenus, à des fréquences différentes et avec des tons dissemblables. Une fois que vous aurez constaté les éléments qui fonctionnent le mieux dans vos statistiques, adoptez donc les bonnes pratiques en vous créant une identité visuelle et des détails qui n’appartiennent qu’à vous ! Dans le cas contraire, peu d’internautes retiendront votre nom et votre activité. Si votre cible est jeune, n’hésitez pas à regarder les tendances pour pousser aux partages et aux tags ( = quand une personne tag un ami directement en commentaires, exemple @John Lemon, celui-ci arrivera en un clic sur votre publication et pourra peut-être à son tour s’engager sur votre post). De plus, votre publication apparaîtra dans les fils d’actualité des amis de la personne qui l’a commenté.

 

Évitez le contenu trop banal, car il ne sera pratiquement pas visible sur le Facebook de vos abonnés. Évitez également les posts trop « commerciaux », vos abonnés n’y prêteront plus attention ! Privilégiez les photos, vidéos ou articles qui attireront l’attention des utilisateurs et vous permettront de vous démarquer dans leurs fils d’actualité. Enfin, n’hésitez pas à faire appel à un expert pour démarrer, vous gagnerez très certainement en coût et en temps, pour ensuite mieux opérer sur Facebook !

 


Réforme du code de la route au 1er juillet : le vrai du faux!

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Depuis quelques jours, de nombreuses rumeurs circulent concernant l’entrée en vigueur de nouvelles règles au volant depuis le 1er juillet 2017.

 

Ainsi selon plusieurs sources : le fait de manger un sandwich, fouiller dans la boîte à gants, écouter de la musique trop fort, ou encore se maquiller même à l’arrêt serait désormais passible d’une amende de 75 euros…

 

Si tous ces comportements s’avèrent effectivement dangereux, la Délégation à la Sécurité Routière (DSR) a annoncé par communiqué de presse qu’ils ne faisaient en rien l’objet de nouvelles réglementations. La seule modification appliquée le 1er juillet 2017 porte sur la taille réglementaire des plaques des deux et trois roues motorisés.

 

Comment ces informations erronées ont-elles pu se répandre aussi rapidement, au point même d’être reprises par certains médias ? 

 

Il s’agit en réalité d’une confusion due à la publication d’une étude sur les mauvaises habitudes au volant. Le sondage, réalisé par Aviva à l’institut Ipsos, concerne 13 pays et a été publié au même moment que les modifications apportées par la DSR, créant la confusion générale.

 

Dans son communiqué, la DSR tient à rappeler que certaines des rumeurs ne sont pas complètement infondées. Le fait de téléphoner au volant est sanctionné par la perte de 3 points et 135 euros d’amende depuis janvier 2012 et la présence d’un écran dans le champ de vision du conducteur est inscrite dans le Code de la route depuis 2008. En ce qui concerne la baisse du taux d’alcoolémie légal pour les conducteurs novices, l’interdiction est entrée en vigueur il y a deux ans.

 

Aucun article ne mentionne spécifiquement l’interdiction d’écouter de la musique, de manger un sandwich ou encore de fouiller dans la boîte à gants un volant. Cependant, l’article R.412-6 du Code de la route datant de 2001 et modifié en 2008 donne aux forces de l’ordre la possibilité de sanctionner tout comportement jugé dangereux.